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http://www.lapresse.ca/international/dossiers/virus-ebola/201410/23/01-4812090-un-patient-atteint-debola-a-new-york.php

 

Publié le 23 octobre 2014 à 20h48 | Mis à jour le 23 octobre 2014 à 23h14

Un patient atteint d'Ebola à New York

 

Agence France-Presse

Un médecin de New York récemment revenu d'Afrique de l'Ouest a contracté le virus Ebola, a annoncé jeudi soir le maire de la ville, Bill de Blasio.

 

Ce médecin de 33 ans qui avait travaillé en Guinée pour Médecins sans Frontières avec des malades d'Ebola est le premier cas avéré d'Ebola dans la plus grande ville américaine et le quatrième aux États-Unis.

 

«Il n'y a pas de raison pour les New-Yorkais de s'inquiéter», a déclaré M. de Blasio lors d'une conférence de presse, insistant sur le fait que la ville de 8,4 millions d'habitants s'était préparée à cette éventualité.

 

Le médecin, Craig Spencer, avait été hospitalisé plus tôt dans la journée avec plus de 39 de fièvre et des douleurs abdominales. Des examens approfondis avaient été décidés au regard de «ses récents voyages, des symptômes et de son travail passé», avaient expliqué les autorités sanitaires new-yorkaises.

 

Il a été immédiatement placé en quarantaine à l'hôpital Bellevue de Manhattan.

 

L'hôpital Bellevue est l'un des établissements spécialement préparés pour gérer les éventuels cas d'Ebola à New York.

 

Les autorités new-yorkaises, sur le pied de guerre face à la menace depuis plusieurs semaines, ont également lancé une enquête pour savoir quelles personnes le jeune médecin pourrait avoir rencontrées à New York et potentiellement mis en danger depuis son retour d'Afrique il y a dix jours.

 

Sa petite amie a été placée en isolation, et l'appartement du médecin à Harlem scellé.

 

Médecins sans Frontières (MSF) a confirmé qu'un personnel médical ayant travaillé pour l'organisation «dans un des pays d'Afrique de l'Ouest affectés par Ebola, l'avait informé jeudi qu'il avait de la fièvre. Dans le cadre des consignes strictes données à son personnel de retour d'une mission Ebola, cette personne surveillait régulièrement sa santé, et a fait part de ce développement immédiatement», a ajouté MSF USA.

 

MSF a alors prévenu les services de santé de New York, là encore dans le cadre des protocoles en place.

 

Le médecin a alors été transporté par ambulance de son domicile de Harlem à l'hôpital Bellevue, par une équipe spécialement formée et portant des tenues de protection.

 

Les résultats de ses examens médicaux établissant que Craig Spencer a contracté le virus Ebola sont préliminaires, et devront encore être confirmés par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

 

Le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone sont les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique virale qui a fait 4877 morts sur 9936 cas, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

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Après toutes les garantis qu'on nous donne pour rassurer la population, il est tout de même étonnant qu'un nouveau cas d'ébola se déclare aux USA, et cela seulement quelques semaines après celui du Texas? Un médecin soignant qui devrait pourtant avoir pris toutes les précautions durant son service à l'étranger, devient lui-même un possible vecteur de contagion. Connaissant le temps d'incubation de la maladie, ne serait-il pas sage d'imposer une quarantaine automatique à son arrivée en terre d'Amérique (ou ailleurs), à toute personne ayant été en contact direct avec des malades souffrant de ce type d'infection?

 

Nous voilà donc pris une fois de plus dans une course folle contre la montre, où il faudra tenter de contacter tous ceux qui ont côtoyé de près ou de loin ce médecin. Dans la situation actuelle, on joue clairement à la roulette russe, en ne prenant pas dès le départ des mesures vigoureuses à l'échelle de la virulence de cette peste qui menace la santé publique. Surtout qu'il demeure encore quelques mystères sur sa propagation, en dépit des mesures de protection pourtant appliquées rigoureusement dans les zones affectées.

 

Sans sombrer dans la panique, ce nouveau cas nous indique que nous ne sommes pas suffisamment vigilants, puisque la maladie réussit à traverser les filtres qu'on a mis en place pour la contrer. Mieux vaut alors être encore plus sévères quitte à s'ajuster éventuellement à mesure que nous connaîtrons mieux les vecteurs de propagation. Le laxisme apparent, même si on nous affirme le contraire, est une menace sérieuse non seulement pour la santé publique, mais aussi pour l'économie mondiale.

 

On trouve l'argent pour combattre les terroristes religieux, qui sont pourtant beaucoup plus faciles à confiner, même si le phénomène exige une réponse énergique et immédiate. Toutes les autres crises sanitaires précédentes: vache folle, SRAS et autres, ont été vaincues par des actions concertées de la part de l'ensemble des pays. Ici nous faisons face à un mal qui a un taux de mortalité de 70% et qui pourrait provoquer un état de panique général, si on en perdait véritablement le contrôle.

 

Pourtant les intervenants aux premières lignes de front, sonnent l'alarme depuis des mois et l'ensemble de la communauté internationale regarde la situation, en répondant mollement au cas par cas. Où sont l'argent et les moyens de défenses? J'ose donc espérer que ce nouveau cas déclaré à New-York, servira de véritable appel de réveil. Car ici l'ennemi est invisible, inaudible et totalement furtif. Il a le pouvoir de voyager sans passeport, se cacher à leur insu parmi les gens que nous aimons et agir lentement mais sûrement, comme s'il était un dangereux terroriste armé qu'on n'aura pas pu démasquer à temps. L'image est peut-être forte, mais combien réaliste.

 

Plus que jamais nous vivons des urgences qui nous mettent au pied du mur. Ce ne sont pas les individus qui sont menacés, mais l'humanité toute entière. Le terrorisme et l'ébola sont les menaces les plus visibles et qui frappent le plus notre imagination. Mais toutes les autres comme le réchauffement planétaire, la perte de biodiversité, la surpêche, la déforestation etc, travaillent de concert et nous promettent eux-mêmes des jours très difficiles, si on n'intervient pas sérieusement.

 

Il faut revoir nos valeurs et penser globalement. Nous avons créé la mondialisation parce qu'elle sert bien le commerce et une forme d'enrichissement. Mais elle ne vient pas seule, parce que plus personne n'est à l'abri de rien, puisque cette dernière ouvre la porte à tout le reste. Nous ne pouvons plus choisir égoïstement ce qui fait notre affaire, la condition du monde nous concerne tous sans exception, parce que l'humanité est une et indivisible sur notre petite planète.

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Il ne faudrait pas surréagir à cette nouvelle ou toute autre, seulement lui apporter une réponse adéquate tout en demeurant vigilant. La paranoïa ou la peur excessive sont toujours de mauvaises conseillères. Pour combattre un ennemi efficacement, il faut bien le connaitre, et l'attaquer directement dans ses points faibles. Je ne doute donc pas que les autorités New-Yorkaises prendront les mesures localement pour éviter toute propagation.

 

Cependant mon commentaire de ce matin visait bien plus la communauté internationale dans son ensemble, qui hésite toujours à prendre rapidement toutes les mesures nécessaires afin de confiner dans un premier temps le problème localement. Puis dans un deuxième temps l'éliminer définitivement, avant qu'il ne se propage durablement ailleurs. Pour cela, il faut que tous les pays fournissent d'urgence l'argent, le personnel et l'équipement nécessaire pour soigner et éradiquer cette maladie dans les plus brefs délais.

 

Loin de moi l'idée d'être alarmiste, mais ce virus que j'associerais à une arme de destruction massive potentielle, serait grandement nuisible si les organisations terroristes décidaient de s'en servir dans leur folie meurtrière. N'oublions pas que le Boko Haram, branche sunnite d'extrémistes religieux, sévit au Nigéria, pays touché par l'épidémie d'ébola. Je n'ose d'ailleurs pas imaginer à quel point cette arme serait redoutable puisque les gens qui la manipuleraient souhaitent déjà mourir pour leur cause, afin d'aller au paradis.

 

On ne peut pas raisonner avec les fous, on ne peut qu'essayer de les empêcher de nuire. Et ici on voit bien que ce n'est pas seulement un défi contre la montre pour éradiquer cette menace. Mais aussi une question de sécurité pour ces équipes et leurs patients en Afrique, pour qu'elles demeurent isolées et sans risque d'être attaquées, enlevés ou même que l'on vole des liquides biologiques hautement contagieux.

 

Je suis désolé d'aborder la question sous cet angle, mais avouons que ce qui peut paraitre aujourd'hui de la fiction, peut très bien devenir la réalité, si d'autres esprits, ceux-là malfaisants décidaient de faire d'une pierre deux coups. On dit que la réalité dépasse la fiction et je ne souhaite pas que le monde en fasse l'expérience de cette manière. Aussi est-il de notre responsabilité en tant que nation humanitaire, de se concerter avec le reste de la planète, afin de prévenir l'impensable. Parce que notre monde est devenu ironiquement, par notre technologie et nos moyens modernes, plus vulnérable que jamais.

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