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Je me permets de publier cet éditorial du devoir que j'ai mis originalement dans la section politique. Comme c'est un sujet qui concerne tout le monde, j'ai pensé qu'il était plus pertinent de le mettre dans les discussions générales et ainsi ouvrir la porte à un débat plus large.

 

 

http://www.ledevoir.com/politique/canada/421057/conjoncture-chaud-devant

 

CONJONCTURE

Chaud devant!

15 octobre 2014 |Jean-Robert Sansfaçon | Canada

Alors qu’Ottawa et les provinces poursuivent avec acharnement leurs efforts de compression budgétaire, l’économie canadienne fait du sur-place et subit les contrecoups de la faible croissance à l’échelle mondiale. S’ils n’y prennent garde, nos gouvernements aggraveront le mal qu’ils disent vouloir combattre.

 

Chacun de son côté, les principales provinces canadiennes et le gouvernement fédéral ont entrepris une course contre la montre pour revenir à l’équilibre budgétaire. Dans le cas du Québec, l’opération est d’autant plus difficile que l’emploi progresse très lentement, avec les conséquences que l’on sait sur les recettes de l’État.

 

À Ottawa, les choses vont mieux grâce aux revenus pétroliers et aux cotisations à l’assurance-emploi largement plus élevées que les prestations versées aux chômeurs, dont 38 % seulement ont désormais accès au programme.

 

Or cette situation pourrait tourner rapidement si le prix du pétrole continuait de baisser comme c’est le cas depuis l’été. Plusieurs experts prédisent même une chute du prix du baril jusqu’à 70 $US comparativement à plus de 110 $ le printemps dernier et à 82 $ hier. Si c’était le cas, non seulement les recettes des gouvernements en seraient affectées, mais ce serait aussi la fin temporaire du boom d’investissements dans les sables bitumineux.

 

Cette baisse de prix est due à la conjoncture économique mondiale défavorable, tant en Asie et en Amérique du Sud qu’en Europe, où le FMI évalue à 40 % le risque d’une troisième récession en sept ans.

 

Bien sûr, pour l’instant la situation n’est pas si difficile chez notre principal partenaire, les États-Unis. Mais cela pourrait ne pas durer puisqu’étant devenus de grands producteurs de pétrole et de gaz de schiste, ils subiront à leur tour les effets d’une baisse des prix qu’ils appelaient pourtant de tous leurs voeux lorsque le pétrole provenait des pays de l’OPEP.

 

En conséquence, les gouvernements qui comptent largement sur les ressources, tels l’Alberta et le gouvernement fédéral, risquent d’être directement touchés.

 

Le Québec ne produit pas de pétrole, mais il subit aussi les contrecoups du ralentissement mondial de la demande en ressources. Et même si les libéraux de Philippe Couillard se veulent rassurants, ils ont très peu d’influence sur les investisseurs qui préfèrent attendre des signaux positifs du marché avant d’aller de l’avant avec leurs projets de mines et d’usines de transformation.

 

Devant tant d’incertitudes, il est décevant de constater qu’on s’entête à placer ses ambitions politiques devant les exigences de la conjoncture. C’est vrai pour le Québec aux prises avec un manque à gagner plus important que prévu. Ce qui devrait inciter les libéraux à revoir leur échéancier de retour à l’équilibre sous peine de comprimer les dépenses au-delà de ce qui est raisonnable.

 

Mais c’est surtout vrai du fédéral, dont c’est la responsabilité première de veiller à la stabilité économique du pays.

 

Au lieu de promettre des bonbons, les trois principaux partis fédéraux devraient s’engager dès maintenant à stimuler l’activité économique en rehaussant de façon importante le programme des infrastructures, surtout en matière de transports collectifs, si peu développés chez nous, et en redonnant accès à l’assurance-emploi aux travailleurs mis à pied. Après tout, contrairement à l’idéologie d’un parti, l’économie d’un pays n’est pas un long fleuve tranquille sur lequel il suffit de se laisser glisser pour se maintenir au pouvoir.

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  • 3 weeks later...

http://journalmetro.com/actualites/national/587923/prentice-et-clark-sentendent-sur-loleoduc/

 

03/11/2014 Mise à jour : 3 novembre 2014 | 18:04 Ajuster la taille du texte

Prentice et Clark s’entendent sur l’oléoduc

Par Rédaction

La Presse Canadienne

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The Canadian Press Jim Prentice et Christy Clark

VANCOUVER – Selon le premier ministre de l’Alberta Jim Prentice, lui et son homologue de la Colombie-Britannique, Christy Clark, ont mis derrière eux les jours houleux d’Alison Redford.

 

L’ancienne première ministre de l’Alberta et Mme Clark entretenaient des relations glaciales en raison des demandes de la part de la Colombie-Britannique de partage des revenus d’un possible oléoduc.

 

Pendant une rencontre à Vancouver, lundi, Mme Clark a affirmé que M. Prentice était le premier chef albertain à véritablement comprendre sa province. Elle n’a pas élaboré.

 

Jim Prentice et Christy Clark ont accepté de continuer de travailler pour obtenir la construction d’un oléoduc qui transporterait le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à la côte ouest, tout en respectant les inquiétudes de la Colombie-Britannique sur l’environnement, les questions autochtones, le partage des profits et la capacité à réagir en cas de déversement.

 

M. Prentice a pour sa part dit que Mme Clark l’avait réinvité pour la semaine de la Coupe Grey, ce mois-ci, et qu’il prévoyait accepter.

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  • 2 months later...

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201501/27/01-4838979-le-quebec-commence-a-produire-du-petrole.php

 

Accueil > Affaires > Économie > Énergie et ressources > Le Québec commence à produire du pétrole

Publié le 27 janvier 2015 à 17h10 | Mis à jour le 27 janvier 2015 à 17h10

 

Le Québec commence à produire du pétrole

 

 

Junex a obtenu un débit de production de 161 barils quotidiens pendant six jours lors d'essais sur son puits Galt no 4 horizontal, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé.

 

Pour la première fois le pétrole coule au Québec avec un débit suffisant pour permettre une industrialisation, a annoncé mardi Junex, une petite société d'exploitation pétrolière.

 

C'est un des six puits à l'ouest de Gaspé, que Junex a enregistré «un débit de production constant de 161 barils de pétrole léger par jour» au cours de six jours de son essai de production.

 

Le flux est limité par «la configuration des équipements de pompage de surface installés sur le puits», a indiqué Junex en annonçant un volume total de production de 2017 barils de pétrole léger.

 

Cette entreprise reste au stade de l'exploration car aucune infrastructure ne permet actuellement d'acheminer une éventuelle production à grande échelle vers des unités de raffinage.

 

«Ce débit de production de 161 barils de pétrole par jour est le meilleur débit de production de pétrole atteint jusqu'à présent au Québec et, selon nos calculs, il s'agit d'un débit de production de pétrole commercial même aux prix actuels du pétrole», a estimé Peter Dorrins, Pdg de Junex en faisant référence à la chute des cours du brut sous les 50 dollars le baril.

 

Outre ces puits, Junex explore aussi d'autres secteurs en Gaspésie avec des réserves estimées de 330 millions de barils.

 

Par ailleurs, la société Petrolia explore au nord de la péninsule gaspésienne, au bord du golfe du Saint-Laurent. La municipalité de Gaspé avait, en vain il y a un an, cherché à bloquer les forages pour éviter les risques de pollution de l'eau.

 

Pétrolia possède par ailleurs des permis sur l'île d'Anticosti, dans le golfe du Saint-Laurent, en copropriété avec le gouvernement de la province via la société Ressources Québec. Cette dernière possède en partenariat avec Junex d'autres permis sur cette île où les associations environnementales dénoncent les risques d'une exploitation pétrolière.

 

Joyau écologique, Anticosti recèlerait 40 milliards de barils d'un pétrole de schistes.

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Nous commençons à peine à puiser ce pétrole gaspésien qui se fait dans la phase d'exploration et d'études sur les rendements possibles. On affirme cependant que le coût d'extraction de cette ressource serait rentable au prix du pétrole actuel (autour de 45$). Ce qui serait un net avantage par rapport au pétrole des sables bitumineux. Bien sûr on est très loin d'une quelconque autosuffisance, et on pourrait peut-être même douter d'y arriver un jour. Mais qui sait?

 

En attendant sur un autre front, on parle de possibles déversements indétectables sur le pipeline d'Énergie Est http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/430234/energie-est-une-premiere-etude-independante-montre-des-failles-de-securite

 

ÉNERGIE EST

Des fuites indétectables seraient possibles

29 janvier 2015 |Pierre Saint-Arnaud - La Presse canadienne | Actualités sur l'environnement

 

Selon l'étude, les systèmes de surveillance prévus par TransCanada ne pourraient détecter une fuite dont le débit serait de moins de 1,5 % du débit total de l’oléoduc.

Une première étude environnementale indépendante réalisée au Québec vient soulever des craintes quant à la possibilité d’un déversement de pétrole lourd provenant du futur oléoduc Énergie Est de TransCanada.

 

On y apprend que les systèmes de surveillance prévus par TransCanada ne pourraient détecter une fuite dont le débit serait de moins de 1,5 % du débit total de l’oléoduc. Or, une fuite de 1,5 % du débit représenterait pas moins de 2,6 millions de litres par jour.

 

Bien que l’étude ait été faite à la demande de la MRC d’Autray — qui regroupe notamment les municipalités de Berthierville, Lanoraie, Lavaltrie et Saint-Gabriel-de-Brandon —, ses conclusions s’appliquent à la quasi-totalité des municipalités où passera l’oléoduc.

 

Les deux firmes ayant réalisé l’étude, J.Harvey Consultant et ECOgestion-solutions, estiment qu’il pourrait s’écouler plusieurs semaines avant de détecter une fuite dont le débit serait moins de 1,5 % du débit total. Sans surprise, le rapport recommande donc à la MRC d’exiger un système de détection des fuites sous le seuil de 1,5 %.

 

Sources d’inquiétudes

 

Par ailleurs, le document souligne que la société pétrolière invoque le secret professionnel à valeur commerciale pour ne pas dévoiler les produits qu’elle utilise comme diluants pour permettre au pétrole lourd de circuler dans l’oléoduc. Toutefois, certains de ces diluants sont hautement toxiques et ont déjà été identifiés comme étant la cause de problèmes de santé très graves lors de déversements.

 

Parmi les autres sources d’inquiétude, l’évaluation note qu’un déversement dans un marais ou une tourbière de pétrole particulièrement lourd tiré des sables bitumineux pourrait se traduire par une pollution chronique de ces milieux.

 

Les auteurs de l’évaluation ajoutent que la MRC devrait exiger des clapets antiretour dans les sections en pente de l’oléoduc pour empêcher un reflux qui aggraverait un déversement en cas de rupture.

 

La MRC d’Autray rendra publique la semaine prochaine sa position quant aux recommandations du rapport, qui doit servir à alimenter ses démarches devant l’Office national de l’énergie, qui aura le dernier mot sur le projet Énergie Est.

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