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Lemay acquiert DAA, Cardinal Hardy Architectes et Martin Marcotte / Architectes


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Suite au poste de UrbMtl

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Lemay a annoncé avoir complété l’acquisition de trois filiales québécoises du groupe torontois IBI, soit DAA, Cardinal Hardy Architectes et Martin Marcotte / Architectes. Lemay a également annoncé la formation d’une coentreprise avec le Groupe IBI en Chine. De plus, Lemay s’établit dans les Caraïbes avec cette transaction. Enfin, elle permet à Lemay de devenir un chef de file canadien en design intégré de l’environnement bâti.

 

« Cette annonce incarne de manière exceptionnelle la poursuite de notre objectif de mieux servir à la fois les besoins grandissants de nos clients et ceux des communautés de demain », a déclaré Louis T. Lemay, président de Lemay. « Nous sommes convaincus que la grande complémentarité des entités que nous jumelons aujourd’hui et la qualité du talent, de l’expérience et des réalisations de notre équipe font du nouveau Lemay un joueur incontournable de l’industrie et, plus que jamais, un partenaire stratégique de calibre mondial. Cela constitue également une occasion unique de faire rayonner le talent inégalé et le savoir-faire des créateurs d’ici à l’échelle internationale et de créer de la richesse au Québec et au Canada », a poursuivi M. Lemay.

 

Avec l’acquisition de ces trois entités et la création de la coentreprise chinoise, Lemay rassemble désormais près de 500 professionnels et renforce sa position de première société québécoise dans les services de conception intégrés et de quatrième en importance au Canada. À l’international, l’entreprise entre également au prestigieux palmarès des 100 plus importantes sociétés du domaine.

 

http://www.portailconstructo.com/actualites/lemay_acquiert_daa_cardinal_hardy_architectes_martin_marcotte_architectes

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La Caisse investit 6 M$ dans Lemay

 

Québec, le 2 octobre 2014 – La Caisse de dépôt et placement du Québec investit 6 M$, sous forme de prêt, dans la firme Lemay, un joueur québécois de premier plan dans les services intégrés de conception de l'environnement bâti.

 

Tel qu’annoncé aujourd’hui par Lemay, cet investissement s’inscrit dans le cadre de l’acquisition des actifs québécois d’IBI Group, une société torontoise d’architecture. Ainsi, les firmes montréalaises DAA, Cardinal Hardy Architectes, et Martin Marcotte / Architectes deviendront la propriété de Lemay. La complémentarité des différents bureaux permettra d’étendre l’expertise de Lemay, notamment en matière d’aménagement urbain, de design urbain et de paysage. Avec cette acquisition, Lemay deviendra un chef de file canadien en design intégré de l’environnement bâti et rassemblera près de 500 employés.

 

En plus de l’acquisition de ces actifs québécois, Lemay aura aussi une participation dans IBI Chine qui exploite un bureau à Beijing et à Shanghai.

 

« Cette transaction s’inscrit dans notre volonté d’accompagner les entreprises québécoises à croître non seulement ici, mais également dans de nouveaux marchés, affirme Christian Dubé, premier vice-président, Québec, à la Caisse. Avec cet investissement, la Caisse permet à Lemay de disposer de la masse critique et de l’expertise complémentaire nécessaires à la mise en oeuvre de son plan de croissance à l’international. »

 

« Cette annonce incarne de manière exceptionnelle la poursuite de notre objectif de mieux servir à la fois les besoins grandissants de nos clients et ceux des communautés de demain », a déclaré Louis T. Lemay, président et facilitateur de l’excellence de Lemay. « L’offre pluridisciplinaire enrichie de Lemay permettra à nos clients d’accéder à plus de créativité, de ressources et d’expertises pour trouver des solutions d’affaires encore plus distinctives et innovantes », a-t-il ajouté.

 

http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/communiques/caisse-investit-6-m-dans-lemay

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Par Étienne Coutu :

 

http://ethiqueurbaine.blogspot.ca/

Que doit-on penser de l'acquisition de CHA, DAA et MMA par Lemay?

 

La nouvelle est tombée jeudi soir, un peu avant 18h. Une grosse nouvelle dans le domaine de l'architecture et de l'aménagement au Québec, la firme Lemay et associés architectes annonçait qu'elle avait finalisé l'acquisition des trois bureaux montréalais du groupe torontois IBI. Cette nouvelle a eu peu de couverture dans les médias. Cette fusion de quatre grands bureaux montréalais est une grande première, du jamais vu au Québec, et il est probablement trop tôt pour en tirer quelque conclusion que ce soit. Je vais quand même tenter l'exercice, l'occasion est trop belle de parler de l'état de la profession, en particulier à Montréal. Qu'est-ce que cette nouvelle signifie pour les architectes, pour les donneurs d'ouvrage, pour Montréal, et pour le Sud-Ouest?

 

Lemay_merger.gif

 

Sommes-nous arrivés à l'âge d'or de l'architecture pratiquée en français au Québec? N'a-t-on jamais vu au Québec un bureau d'architecture employer plus de 400 employés, dans un cadre de travail qui se passe majoritairement en langue française? Il faut certes se rapporter il y a 100 ans pour trouver des bureaux d'une telle ampleur à Montréal. À la belle époque où Montréal était la métropole canadienne par excellence. Où son port était la porte d'entrée incontournable pour tout navire venant de l'Europe. Alors que le canal Lachine était le cœur industriel du Canada et la rue Saint-James était l'adresse des sièges sociaux des grandes banques canadiennes. Quand les compagnies ferroviaires pouvaient faire la pluie et le beau temps tant elles étaient puissantes.

 

À cette époque, une firme brillait par sa grandeur. Rappelez-vous qu'à l'époque, l'architecture se pratique encore avec des crayons, des règles, des compas et des équerres! Qu'à cette époque, un bureau d'architecte fourmillait de dessinateurs, et on comparait la grosseur des bureaux par le nombre de dessinateurs qui étaient à l'emploi de la firme. Le bureau le plus important au Canada, à l'entre-deux-guerres, se nommait Ross & MacDonald, et était établi à Montréal. Il était si gros qu'il pouvait même se permettre d'investir dans ses propres projets. C'est ainsi qu'il ont érigé à partir de 1930, à l'intersection des boulevards Dorchester et côte du BeaverHall, un gratte-ciel de style art nouveau connu sous le nom " The architects building", l'édifice des architectes, et qui a dominé le centre-ville de Montréal jusqu'à sa démolition en 1965.

 

Architect-bldg.jpg

 

Ne cherchez pas, il ne reste plus de trace de cet édifice. Cependant, si vous souhaitez avoir une idée de ce qu'il pouvait avoir l'air, regardez du côté du Vieux-Québec, l'édifice Price a été réalisé à peu près au même moment, par la même firme. Imaginez, une tour splendide, remplie d'architectes et de dessinateurs, un ouvrage magnifique qui était devenu un lieu repère à Montréal. Aujourd'hui, on trouve à cet endroit le 500 René-Lévesque Ouest, un édifice austère, anonyme, construit en 1983, et qui héberge les bureaux de divers ministères québécois. C'est d'ailleurs là que se tiennent les audiences de la Commission Charbonneau. Jamais un bureau montréalais n'a pu rivaliser de taille avec Ross & MacDonald, sauf aujourd'hui, conséquence de cette impressionnante nouvelle.

 

Ma première réaction en entendant cette nouvelle a été de la méfiance. Quatre des plus gros bureaux d'architecture se fusionnent, quelle place restera-t-il pour les petits joueurs? De quoi aura l'air la compétition lors d'appels d'offres publics pour les services professionnels? Comment réagiront les compétiteurs? Vont-ils eux aussi se regrouper afin de rester compétitifs? Puis, j'ai pensé aux employés. Une opération de la sorte se traduira-t-elle en mises à pied? Du moins pour les fonctions administratives, malgré que trois d'entre eux avaient déjà entamé un premier regroupement avec le groupe IBI. Mais, en m'informant davantage, j'ai réalisé que la Caisse de dépôt et placement du Québec avait joué un rôle important dans cette transaction en investissant 6 millions $ dans Lemay. Un geste éminemment nationaliste visant à reprendre d'une entreprise de Toronto, le contrôle de ses actifs québécois pour les remettre entre les mains d'une entreprise québécoise en pleine croissance.

 

On dira ce qu'on voudra, mais il faut souligner l'importance du geste de la Caisse, qui reconnait ici le dynamisme du secteur architectural au Québec, et soutient une initiative qui permet ce grand regroupement d'entreprises performantes, qui plus est, sont chacune dirigée par des associés québécois, francophones, et où les affaires se font majoritairement en français. Ne sentez-vous pas là une petite fierté? D'autant plus que ce que ça signifie pour celles-ci, c'est que leur croissance à compter d'aujourd'hui va se faire vers les marchés internationaux: c'est clair, on ne crée pas un bureau dans ce domaine avec près de 500 employés pour réaliser des piscines, des bibliothèques et des arénas au Québec! L'objectif ici est d'exporter un savoir-faire, offrir une plus-value québécoise aux marchés en croissance, notamment en Asie et en Amérique du Sud.

 

C'est un fait, la qualité de l'architecture québécoise est désormais reconnue à travers le pays, et elle pourra l'être bientôt dans le monde. Les architectes du reste du Canada ont un immense respect pour le talent dont nous disposons au Québec. Vous n'y croyez pas? En effet, c'est peut-être dur à croire, car cette production de qualité semble perdue dans un océan de banalités et de laideurs qu'on a peine à les retrouver. Mais il suffit de vous référer à la sélection que fait chaque année l'Ordre des architectes du Québec quand se tiennent les prix d'excellence en architecture pour vous en convaincre. Les 4 bureaux dont il est question y font belle figure, mais ce sont le plus souvent les jeunes architectes qui y raflent les palmes.

 

Le gros avantage de ce regroupement est la complémentarité de chacun des bureaux. On crée ainsi une entreprise qui n'a rien à envier aux grands joueurs de renommée internationale établis à New York, Chicago ou Boston: un mégabureau qui a la capacité de livrer un mégahopital, une tour de 40 étages ou même un aéroport. Un bureau qui fonctionne avec les outils qui sont à la fine pointe de la technologie, qui a œuvré avec la conception intégrée dans des projets extrêmement complexes. J'ai eu le privilège d'appendre comment cela se fait dans une firme montréalaise spécialisée en architecture de théâtre qui a travaillé avec certains de ces mégabureaux américains. Je me suis toujours dit qu'il n'y avait pas de raison pour qu'on ne puisse pas faire la même chose ici au Québec. Nous avons clairement des écoles d'architecture qui valent bien celles qui sont aux États-Unis, et nous avons définitivement un talent qui ne demande qu'à être exporté.

 

bureau_lemay.jpg

 

Pour Montréal, c'est une nouvelle carte de visite. Ce groupe continuera certes d'être très présent à Montréal, d'autant plus que leurs bureaux sont tous les deux dans le Sud-Ouest, les trois ex-filiales du groupe IBI sont dans Griffintown, alors que Lemay occupe un ancien édifice industriel qu'il a habilement rénové sur la rue Brewster. Pour les donneurs d'ouvrage, c'est la possibilité d'avoir un groupe qui offre l'ensemble des services dont ils ont besoin, d'avoir affaire à une entité solide dont les résultats seront garants de succès. Pour les petits compétiteurs, ça signifie une réduction du nombre de joueurs en lice pour obtenir les projets publics, mais de devoir compter sur la présence du géant, dont l'offre sera compétitive. Certains réagiront probablement en effectuant des alliances stratégiques entre eux, le phénomène des consortiums qui existait déjà, créés pour des occasions particulières, prendra probablement de l'ampleur.

 

Après réflexion, cette nouvelle est bonne pour l'architecture au Québec. Les architectes n'ont jamais été reconnus pour leur capacité à s'unir entre eux. Le "chacun pour soi" est plutôt de mise, et les associations d'architectes ont peine à aborder certains problèmes par manque d'implication et de cohésion de leurs membres; facturation, stages, mise à jour des cadres réglementaires pour suivre l'évolution technologique, etc. La création de ce gros joueur forcera les architectes à s'organiser pour mieux se défendre, et ce groupe aura les ressources pour jouer un rôle primordial dans les instances professionnelles afin de contribuer à l'avancement de la profession. Il y aura enfin des architectes assez puissants qui pourront traiter pratiquement d'égal à égal avec les grandes firmes d'ingénieurs qui en menaient large ces dernières décennies.

 

Finalement, c'est dans le Sud-Ouest de Montréal, leur habitat naturel, là où se trouve le plus grand potentiel de développement urbain dense à construire, qu'on souhaite d'ailleurs voir réalisé avec une qualité architecturale exceptionnelle, que ce groupe pourra s'exprimer en premier lieu. Plusieurs alliances avec des entrepreneurs œuvrant dans cet arrondissement et au Centre-ville sont désormais concentrées dans le même bureau. Pour peu que l'administration Coderre laisse un peu de jeu budgétaire à l'arrondissement du Sud-Ouest, en abandonnant sa réforme, des ressources pourraient être mises à planifier les grands secteurs qu'on verra se transformer ces prochaines années, au-delà du secteur de Griffintown, notamment le corridor Bonaventure de l'autre coté du Bassin Peel, mais aussi les abords de la station de métro Lionel-Groulx et du marché Atwater, et l'ouest de Saint-Henri, autour de l'échangeur Turcot.

 

Il ne nous reste plus qu'à souhaiter bonne chance aux nouveaux mariés. Espérons qu'ils seront de bons ambassadeurs du talent architectural québécois, et qu'ils obtiendront tout le succès possible à l'international. Célébrons le nouvel âge d'or de l'architecture à Montréal, cette fois-ci en français.

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