Jump to content

Campagne promotionnelle du Village - Le «franglais» ne fait pas rire


WestAust
 Share

Recommended Posts

On peut bien accuser MacLeans ou Financial post de faire du Québec bashing, mais on s'aide pas non plus avec des situations de ce genre! Je suis entièrement d'accord avec le fait de vouloir protéger le français, mais faut pas exagérer non plus!

 

Campagne promotionnelle du Village

Le «franglais» ne fait pas rire

 

20140730-063447-g.jpg

 

La dernière campagne promotionnelle de l'arrondissement de Ville-Marie ne fait pas rigoler tout le monde alors que des affiches placées sur la rue Sainte-Catherine Est, dans le Village, invitent les passants à rire «en franglais».

 

«Mangez indien, recevez un massage suédois, riez en « franglais» et finissez avec une poutine italienne», peut-on lire sur les affiches déployées depuis le 9 juin dernier.

 

Les défenseurs de la langue française y voient une situation qui est non seulement provocante, mais également inacceptable.

 

«C'est un signal d'alarme puisque le terme est institutionnalisé. Une administration l'utilise pour faire la promotion de son quartier et ça soulève un questionnement quant à la dégradation de notre langue», a mentionné Christian Rivard, président par intérim du mouvement Québec français.

 

Clin d'œil à Sugar Sammy

 

L'arrondissement de Ville-Marie soutient que la campagne vise à mettre en valeur le caractère unique et festif du centre-ville.

 

L'administration municipale mentionne avoir collaboré avec les Sociétés de développement commercial (SDC) sur son territoire pour la conception de ces affiches.

 

Le «riez en franglais» n'apparaît donc que sur les affiches du Village. Ailleurs, on retrouvera plutôt: «Regardez un film bulgare».

 

«Le terme fait référence au spectacle de Sugar Sammy (You're gonna rire et En français svp) présenté à l'Olympia», a expliqué Anik De Repentigny, chargée de communication à l'arrondissement de Ville-Marie.

 

Sur les réseaux sociaux, les images de ces affiches provoquent de vives réactions depuis les derniers jours.

 

L'arrondissement de Ville-Marie assure toutefois qu'aucune plainte à ce sujet n'a été reçue, au contraire dit-on la campagne est «très bien reçue par le public».

 

Aspect provocateur

 

Des passants rencontrés à proximité de l'Olympia où se retrouve une des affiches étaient pour la plupart peu interpellés par le message sur celles-ci.

 

L'un confie ne pas avoir fait le lien avec le spectacle de Sugar Sammy.

 

Une autre dame quant à elle estime qu'il faut arrêter de voir le terme comme une provocation.

 

«Ça fait partie de la réalité de Montréal, je ne me sens pas heurtée», a commenté Laurie Côté.

 

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2014/07/20140730-063447.html

Link to comment
Share on other sites

Comment "on ne s'aide pas" pour éviter le Quebec Bashing??

J'ai lu l'article. Les seules personnes ou organisation qui se plaignent, c'est le mouvement Québec français. C'est normal : c'est leur job.

 

Aucune plainte n'a été déposé à l'arrondissement.

 

C'est le traitement médiatique qu'on en fait qui donne l'impression d'une grosse histoire.

Faut éviter de faire des liens boiteux et simples.

Link to comment
Share on other sites

Premièrement, le terme franglais c'est n'importe quoi! Le terme qui devrait etre ulitilisé est "chiac".

 

En passant, les gens qui utilisent le "chiac" au Nouveau-Brunswick sont ultimement percus comme des débiles légers!

 

Bref, la glorification du "franglais" par une pseudo élite mondialiste est simplement risible. #Elvis Gratton, #Trudeau

 

En fait, le chiac est un signe frappant de la faiblaisse d'une langue et de l'assimilation tranquille d'un peuple. #Acadie

Link to comment
Share on other sites

Franglais n'est pas moins approprié que chiac, de un. Chiac ne voulait rien dire à une certaine époque. Aujourd'hui, on sait ce que c'est, c'est tout.

 

Deux, la perception des néo-brunswickois comme débiles légers à cause de l'accent équivaut à du racisme. Seraient-ils plus "intelligents" en parlant un français conventionnel?

Radio Radio deviendrait-il un groupe plus respectable en écrivant leurs textes en français parisien? J'en doute. Et je doute de l'intérêt que ça aurait.

 

La référence au franglais dans l'affiche, encore une fois, concernait le spectacle très apprécié et connu de Sugar Sammy "You're gonna rire". Il ne s'agit pas d'une glorification tous azimuts qui voudrait en faire la langue commune. On est loin de là.

 

L'indignation continuelle de certains ultra-zélés à propos de vétilles anecdotiques (ai-je besoin de rappeler le cas gênant du pastagate?) finit par transformer toute forme de défense de la langue française en combat rétrograde de pittoresques habitants habillés avec une ceinture fléchée et le visage peinturluré en bleu et blanc. Les combats plus importants deviennent entachés par cette perception d'obsession malsaine et un peu fanatique.

 

Aussi: la différence avec Gratton aujourd'hui, c'est que le mélange des langues se fait aussi bien chez les francos que chez les anglos. Et même chez les allophones, qui font du "franglais-mandarin-espano-gréco-wolof-ourdou-machin". Plutôt que d'être un caractère symbolique d'une soumission de l'un vis-à-vis l'autre, c'est plutôt en train de devenir un trait original de l'identité montréalaise urbaine et multiculturelle. Comme le verlan parisien devenu un langage reconnu comme patois local et générationnel. On sait bien que le verlan n'a pas remplacé le français là-bas non plus. Il ne faut pas exagérer l'importance d'un créolisme qui tient plus de la socialisation contextuelle que d'une forme de communication généralisée à grande échelle.

 

Le jeunes de Montréal, mixés et habillés des couleurs du monde entier, font de notre ville un cas spécial et unique. Et c'est tant mieux, Montréal n'a pas à ressembler aux régions du Québec. God forbid!

 

Finalement, si je souhaitais défendre la langue française avec autant de passion, je m'arrangerais pour l'écrire comme il faut. Faiblaisse s'écrit faiblesse.

 

Merci et sans rancune.:P

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

<header style="box-sizing: border-box; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; font-size: 18px; line-height: 22.5px;">http://www.ledevoir.com/societe/education/415106/plint-chaud-la-langue-des-rappeurs-signe-d-un-francais-fort

 

POINT CHAUD

 

La langue des rappeurs, signe d’un français fort?

 

</header>4 août 2014 |Lisa-Marie Gervais | Éducation

<figure class="photo_paysage" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; font-size: 18px; line-height: 22.5px;">image.jpg<figcaption style="box-sizing: border-box; font-size: 0.846em; line-height: 1.2em; padding: 2px 0px 15px;">Photo: Toma Iczkovits

Le débat de l’anglicisation du français a refait surface avec la polémique ravivée autour du sextuor hip-hop franglo-québécois Dead Obies.</figcaption></figure>C’est le français qu’on « créolise », qu’on « bâtardise », la langue de Molière qu’on anglicise — plutôt qu’on multilinguise —, et c’est aussi le nouvel idiome et vecteur de création des rappeurs. N’en déplaise à ceux qui déplorent haut et fort le déclin de la langue officielle du Québec, consacrée par le projet de loi 22 qui célébrait ses 40 ans la semaine dernière, le français n’est pas mis en danger par les jeunes générations, croit Mela Sarkar, sociolinguiste et professeur à l’Université McGill. Au contraire. Il se renforce.

«La grande proportion d’anglophones autour de nous [menace] beaucoup plus la langue française que quelques jeunes qui rappent dans un français mixte. Ça a toujours été le cas et ce l’est encore», a dit la chercheuse, qui s’intéresse à la langue des rappeurs, et auteure principale de Ousqu’on chill à soir? Pratiques multilingues comme stratégies identitaires dans la communauté hip-hop montréalaise. «D’avoir un français qui évolue et des jeunes qui s’en servent, qui utilisent une syntaxe française avec des ajouts et des emprunts dans beaucoup d’autres langues montre plutôt la réussite de toutes les politiques linguistiques québécoises.»

 

Controverse

L’éternel débat de l’anglicisation de la langue française a refait surface ces deux dernières semaines, avec la polémique ravivée autour du sextuor hip-hop franglo-québécois Dead Obies, dont l’amalgame linguistique qu’il utilise désole certains commentateurs des médias et une bonne partie de l’opinion publique. Accusé de faire l’éloge d’un créole dominé par l’anglais, Yes Mccan (alias Jean-François Ruel), l’un des membres du populaire groupe, avait vivement répliqué sur un blogue. «Ma bâtardisation vous choque? Soit. Votre puritanisme medégoûte.»

La controverse n’a pas étonné la chercheuse Mela Sarkar, une Torontoise d’origine qui a marié un Québécois « de souche » et a fait sa vie au Québec. «Il y a un débat autour de la qualité de la langue depuis des décennies et il y a toujours une possibilité qu’il resurgisse. Il y a constamment des gens qui s’inquiètent et écrivent dans les journaux que la langue est en train de se dégrader», dit-elle. L’oeuvre de Michel Tremblay n’a-t-elle pas été sévèrement critiquée pour son joual il y a quelques décennies ? Ce fut l’enthousiasme des Français à l’endroit de ce nouveau langage qui l’avait finalement réhabilitée, rappelle-t-elle.

 

« On va live ou on va die »

Les principaux défenseurs de la langue française qui dénoncent son massacre par certaines générations «ne semblent pas se préoccuper des usages multilingues des jeunes; ils ne les entendent pas, sauf à l’occasion pour les déplorer — occasion dont ils profitent pour critiquer le système scolaire, qui, selon de nombreux commentateurs dans les médias, éduque si mal les adolescents», écrit Mela Sarkar dans un de ses articles scientifiques, publié dans Diversité urbaine. Ses recherches — avec des collègues, elle a analysé la langue d’une trentaine de chansons rap tirées de neuf albums de groupes de hip-hop et récolté de nombreux témoignages de leurs membres — ont permis de montrer comment ce langage mixte a évolué.

Par exemple, les verbes ou les substantifs en anglais qui étaient francisés (Je «checkerai» ça, je l’ai «callée»), ne le sont plus. «Dans l’expression « On va live ou on va die », le verbe anglais ne s’insère pas dans la morphologie du français et n’est pas conjugué de façon traditionnelle. C’est un phénomène nouveau et inusité», soutient Mme Sarkar.

Même si ce n’est pas d’hier que des mots anglais se glissent dans la langue française, parfois totalement à l’insu des locuteurs. «Une de mescollègues, enseignante d’anglais langue seconde, s’était fait demander par un petit francophone comment on disait “pizza all dressed” en anglais, raconte-t-elle. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers.»

Ses analyses lui ont aussi fait constater que les jeunes rappeurs n’utilisent pas cette langue hybride par paresse ou parce qu’ils ne maîtrisent pas bien le français. «Ils sont encore plus doués et encore plus capables de s’adapter que quiconque», croit-elle.

Pour elle, la réplique de Yes Mccan, écrite dans un très bon français truffé de mots anglais et en joual pour se moquer, en est le parfait exemple. «Ce jeune-là est très capable de s’exprimer dans un français standard. C’est juste que c’est moins intéressant pour lui de le faire», souligne-t-elle. Le constat est le même envers les autres rappeurs. «Certains font des bacs et études littéraires et sont très au courant de ce que la langue française permet de faire et de ne pas faire. Ils choisissent de créer dans la langue qu’ils veulent, en fonction de ce qui est artistiquement plus intéressant.»

 

Raciste, le Québec ?

 

Reste que ce langage en choque plusieurs. «Pourquoi? Il faut consulter des psychanalystes, note Mme Sarkar. Ça doit avoir à voir avec le fait de se sentir menacé dans son identité. Plus la menace est grande, plus la réaction est forte. Il y en a certains qui ne s’en préoccupent pas vraiment, dont l’identité ne tient pas qu’à ça.»

Le Québec est-il raciste ? Les préjugés envers les minorités — pas seulement visibles, puisque les Français peuvent aussi être mis à l’écart pour la façon dont ils s’expriment — existent bel et bien mais la chose est absolument taboue, remarque la chercheuse de McGill. «Ici, on est sur le vif pour tout ce qui concerne la langue. On a cherché partout dans la littérature et il semble que ce soit défendu de dire qu’au Québec, le racisme existe.»

L’ironie, c’est que c’est sans doute ce sentiment de non-appartenance, voire de rejet quant à la culture linguistique dominante, qui a poussé, sans qu’ils s’en rendent compte eux-mêmes, les artistes du hip-hop à se réunir au sein d’une culture qui leur est propre, conclut Mme Sarkar dans son étude. «C’est un mouvement contestataire, parce qu’ils sentent qu’ils n’ont pas le droit de faire partie de l’identité mainstream. Je ferais la même chose si on medisait que je n’appartenais pas au groupe. Au moins, j’appartiendrais à quelque chose.»

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...
adblock_message_value
adblock_accept_btn_value