Jump to content

Recommended Posts

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/francois-cardinal/201407/07/01-4781621-montreal-lanti-bilbao.php

 

Montréal, l'anti-Bilbao

876700-trait-union-original-entre-marche.jpg

Agrandir

Trait d'union original entre le marché Jean-Talon et le boulevard Saint-Laurent dans la Petite Italie, la place Shamrock a été inaugurée samedi.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

 

=author%3AFran%C3%A7ois+Cardinal&sort=recent"]FRANÇOIS CARDINAL

La Presse

 

 

 

On aurait dû profiter du remplacement du pont Champlain pour doter Montréal d'une oeuvre architecturale spectaculaire qui aurait fait «boum» et attiré les foules du monde entier...

 

C'est le commentaire qui s'est retrouvé le plus souvent dans ma boîte de courriels, ces derniers jours, avec une foule d'images de ponts à couper le souffle conçus par des starchitectes comme Santiago Calatrava et Norman Foster.

 

Plusieurs évoquent le Viaduc de Millau, parfois l'impressionnant pont à haubans Trinity River Bridge, puis citent l'exemple de Bilbao, cette ville espagnole peu connue et peu visitée, qui est devenue un épicentre touristique grâce à la construction d'un musée hors de l'ordinaire, signé Frank Gehry.

 

Pourquoi pas Montréal?

 

Parce qu'on ne copie pas ce qui se fait ailleurs pour se distinguer, d'abord. Parce que Montréal n'est pas Bilbao, ensuite.

 

En fait, j'oserais même dire que Montréal est l'anti-Bilbao par excellence.

 

Je comprends l'attrait pour les grandes vedettes de l'architecture. Je ne cracherais pas sur une oeuvre signée Renzo Piano, Zaha Hadid ou Rem Koolhaas, si tant est qu'une seule de ces vedettes se présentât ici.

 

Mais c'est loin d'être une nécessité pour Montréal, dont la marque de commerce est tout sauf éclatante, tapageuse, spectaculaire.

 

La métropole québécoise ne possède pas de grands boulevards haussmanniens, mais de jolies rues vibrantes comme Mont-Royal, de la Commune et de la Gauchetière dans le Quartier chinois. Elle n'a pas de belles artères comme l'Embarcadero de San Francisco ou les Ramblas de Barcelone, mais des avenues aux portions électrisantes, comme Saint-Denis, Saint-Laurent et Sainte-Catherine. Elle n'a pas un musée Guggenheim qui fait la une des revues d'architecture, mais elle compte bon nombre de musées d'envergure et de festivals qui font sa renommée pour leur vigueur.

 

Ne nous faisons pas des «à-croire», Montréal n'est pas une vibrante mégalopole qui attire les stars de la planète, ce n'est pas le haut lieu de la finance du continent, ce n'est pas une ville riche qui attire le gratin mondial ou son portefeuille, et donc il est normal que ce ne soit pas le lieu des constructions les plus audacieuses.

 

Pourquoi, de toute façon, Montréal irait-il se battre sur ce terrain en se sachant entouré de plus prospères comme Toronto et Calgary, qui attirent justement les Foster, Gehry, Calatrava?

 

Oui, on retrouve ici quelques oeuvres architecturales impressionnantes, comme Habitat 67 et le Stade olympique, mais ces emblèmes font partie du passé. Comme le statut de métropole du pays fait partie du passé.

 

La force de Montréal, aujourd'hui, n'est pas dans le grandiose, mais dans ses plus petites et plus simples composantes: la qualité de vie, l'hétérogénéité de ses quartiers, le dynamisme de ses artères commerciales, le soin apporté au design de ses commerces, la place faite aux vélos, la qualité de sa bouffe bon marché, la vitalité de ses marchés publics, le vivre ensemble, l'impressionnante créativité de ses résidants, la vigueur de sa scène culturelle, l'énergie de ses festivals, etc.

 

Autant de choses que l'on voit certes dans d'autres villes, mais qui atteignent à Montréal un niveau de concentration impressionnant pour une ville de cette taille.

 

On l'a vu ce week-end encore, avec l'inauguration samedi de la place Shamrock dans la Petite Italie, un trait d'union original entre le marché Jean-Talon et le boulevard Saint-Laurent inspiré par l'urbaniste danois Jan Gehl. L'exécution n'est peut-être pas à la hauteur des ambitions, mais l'intention d'animer l'espace public y est avec ce carrousel à vélos gratuit.

 

Voilà qui fait très «Montréal», comme ces murales qui ont vu le jour sur la «Main» ces dernières semaines, les sculptures de Mosaïcultures que l'on recycle aux quatre coins du centre-ville depuis une semaine, les camions de bouffe bariolés, la place des Festivals et ses terrasses, les Piknic Electronik, les pianos publics du Plateau, etc.

 

Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'après avoir passé deux mois ici pour capter l'essence de Montréal, l'équipe du magazine allemand Flaneur n'a pas retenu le caractère «bling-bling» d'une grande artère commerciale dans sa dernière édition, dévoilée vendredi dernier, mais bien la beauté de la rue Bernard, l'intérêt de ses commerces et commerçants, la singularité de ses ruelles que David Homel qualifie d'«allées sournoises».

 

Il n'y a absolument rien de misérabiliste à le souligner et le reconnaître, bien au contraire: la force de Montréal est d'être une ville à échelle humaine qui ne se prend pas pour une autre, simple, belle et réservée à la fois, une ville qui se découvre dans ses menus détails plus que dans ses artifices, une ville qu'il faut regarder sous toutes ses coutures pour en cerner les mérites et qualités.

Comme le futur pont Champlain signé Poul Ove Jensen...

 

Link to comment
Share on other sites

Je pense que François Cardinal cerne quelque chose d'important ici.

 

Montréal (et le Québec) se démarque dans plusieurs domaines, et ce, en faisant pas comme les autres. Ceci est vrai pour plusieurs raisons, dont notre culture est probablement au sommet . Ne pas avoir des copier/coller des starchitectes, des grandes places avec des publicités géantes à la Times Square, des tours génériques de 80 étages, ou les mêmes commerces comme dans 'Any town ou any mall America' n'est pas nécessairement une mauvaise chose.

 

Montréal se distingue en étant distinct. On se ressemble à nous-mêmes, à personne-autre. Il y a des gens qui cherchent la homogénéité et la familiarité et veulent sentir 'chez eux' en voyage. Ils courent les McDo ou des Whole Foods. What's the point of travelling if you arrive in the same place?

Link to comment
Share on other sites

LA SUITE...

 

 

avenirmtl_titre.gif

 

François Cardinal

 

Samedi 12 juillet 2014 |

 

Montréal: une ville née pour un petit pain?

 

706x410q70467d603f1bc7ad22d01e3e96d0cb62fa-419x243.jpg

 

On est maître de ce qu’on écrit dans le journal, mais pas des interprétations qu’on en fait…

Mon texte sur Montréal l’anti-Bilbao a beaucoup fait réagir. Il a été très apprécié par les lecteurs en général, applaudi par quelques urbanistes et architectes, mais aussi descendu en flammes par certains autres, qui m’accusent d’avoir pondu «une ode à la banalité».

 

Dur, dur… Je ponds un texte qui fait l’apologie de la créativité montréalaise, de l’originalité de ses composantes, de la force de ses éléments à échelle humaine, et on m’accuse de tirer Montréal par le bas, de ramener la ville au petit pain pour lequel, suivant mon discours, elle serait née.

Un mot : pantoute.

 

Mon texte est même l’exact opposé, il s’agit d’une ode à la créativité, à l’originalité, à l’audace architecturale. C’est la richesse de Montréal, c’est ce sur quoi Montréal doit miser pour continuer à se distinguer.

 

Seulement, pas besoin d’une créativité grandiloquente, d’une originalité monumentale, d’une audace spectaculaire, comme celle qui a fait la renommée de Bilbao. Pas besoin des Gehry, Calatrava, Hadid, Foster, Koolhas, Piano et autres. S’ils veulent nous payer une visite (et une oeuvre), tant mieux, mais ce n’est pas une nécessité.

 

Là est mon point.

 

Bilbao en avait manifestement besoin pour se faire une place «sur la map», comme la démontré son musée Gugenheim. Toronto, qui malgré ses forces est plutôt terne, en a peut-être besoin pour se mettre en scène. Calgary, aussi.

 

Mais Montréal a un «oumf» que leur envient justement des villes comme Toronto et Calgary, un «oumf» qui se retrouve dans ses composantes, ses détails, ses recoins.

 

Plutôt que de rêver à une architecture iconique pour se distinguer, la métropole peut se payer le luxe d’une architecture «près des gens, généreuse et décontractée», pour reprendre l’expression d’un habitué de ce blogue avec qui je me suis entretenu,le designer de l’environnement Francis Huneault.

 

Je ne m’oppose donc pas à «l’architecture de qualité», contrairement à ce que certains ont dit, mais à l’architecture qui se doit de porter une signature internationale pour être de qualité.

 

Je préfère 100 fois un bâtiment comme l’édifice de la Caisse de dépôt, signé Daoust Lestage, qu’une tour de Gehry qu’on peut déposer dans une ville ou une autre. Et de la même manière, je préfère 100 fois un pont sobre et élégant conçu par Jensen et Provencher-Roy, qu’un pont exubérant signé Calatrava comme on en retrouve dans plusieurs villes.

 

Oui, la tour de Gehry et le pont de Calatrava attireraient plus de regards, plus d’attention, plus de touristes, mais l’édifice de la Caisse comme le pont de Jensen s’ancrent mieux dans la ville, se démarquent par leur souci du détail et du raffinement, en plus d’améliorer l’expérience et la qualité de vie des usagers, et des Montréalais par le fait même.

 

Je ne fais donc pas l’apologie de la médiocrité, mais d’une certaine simplicité. Je ne veux pas du banal, mais de l’original. Je ne cherche pas la fadeur, mais la valeur de l’architecture bien ancrée dans ce qui fait la richesse de Montréal : non pas sa grandiloquence, son artifice ou sa monumentalité, mais sa créativité, son originalité, sa singularité et, aussi, sa simplicité.

 

Link to comment
Share on other sites

The sad truth is Montreal is an after thought. Instead of justifying our mediocrity and our perte de vitesse, why don't we try to attract more international exposure, ask one of the great architects to build something in our city?

 

Did you read both his articles and my comment after his first one? The Bilboa-strategy ''build a starchitect building in my city' and I'll be great!''...Such a simplistic attempt to try to buy your way to fame and 'show' the world that you're great. That sounds mediocre to me.

Link to comment
Share on other sites

Why does it have to be a choice: one thing (the smaller, details of the city) or the other (grand star-chitecture)? Seems like a silly, and pointless argument. Montreal is world famous and has been on the map for a very, very long time. The author is right in that the city doesn't need a starchitect's work to rise to get us attention or to be considered "world-class", but comparing Montreal to Bilbao is comparing apples and oranges. Even Toronto doesn't "need " a Gehry to make some kind of international statement; it's well-established as a global metropolis without it.

 

Quite frankly, there is no reason Montreal can't also strive for greatness, and grandeur in its built environment. Who doesn't want their city to be endowed with the work of Hadid, Gehry, or Piano? It's like saying: why should the MMFA have a Picasso, Renoir, or Warhol?

Link to comment
Share on other sites

Est ce que on veut construire une ville pour les Montréalais, ou une ville pour les touristes?

 

Petit-détail, échelle humaine = Une ville de tout les jours, une ville pour les habitants d'abords.

Oeuvre monumentale = ville préoccupée par les touristes.

 

Et btw, Gehry c'est tellement du has-been! Rien d'innovateur. C'est des objets déposés n'importe où. Preuve, tous les projets se ''ressemblent''.

Et Montréal est souvent mentionné dans les blogs de design, justement pour ces petites interventions. (21 balançoires, TOMIII, coin de rue du Plateau, etc...)

Link to comment
Share on other sites

Ne peut-on être aussi touriste dans sa propre ville?

 

Excellent point. Une ville qui plait aux touristes a toutes les chances de plaire aussi à sa propre population, puisque tout le monde carbure généralement à la beauté et le style soigné d'une agglomération, petite ou grande. C'est d'ailleurs un facteur non négligeable dans le choix de s'installer dans un endroit plutôt qu'un autre. Souvent le touriste devient résident parce que quelque chose l'a inspiré à y vivre et ce n'est pas toujours l'emploi. Quant aux résidents, ils gagnent à mieux connaitre leur ville et découvrir son potentiel et ses attraits.

 

Si on applique cette logique, ce n'est certainement pas un monument architectural qui fera véritablement la différence. Cela peut aider, mais il faut infiniment plus pour retenir le visiteur ou attirer de nouveaux résidents. Une atmosphère humaine, grouillante, chaleureuse et détendue; des rues, places et parcs animés et esthétiques où la verdure occupe une place de choix; une économie florissante; un réel sentiment de sécurité; des services nombreux et accessibles; une qualité de vie irréprochable; des infrastructures adéquates et bien entretenues; des transports efficaces; une propreté impeccable; des activités variées tournées vers les loisirs, la santé et le bien-être; une gastronomie reconnue; bien sûr une vie culturelle omniprésente et des événements de toutes sortes qui plairont à la majorité, ou qui cibleront une clientèle spécifique.

 

Tout cela dans un cadre élégant qui fait place à différentes époques, où le passé et le contemporain cohabitent harmonieusement en créant un décor unique et qui plait visuellement. D'ailleurs c'est en transformant sa propre population en touristes qu'une ville gagne en réputation de ville joyeuse et animée. Sans la participation des résidents et leur accueil, il manquerait en fait l'essentiel: l'esprit des lieux qui le distingue de tout autre et cet heureux mélange de gens qui créé l'effervescence et l'atmosphère dynamique. Sans parler que l'activité humaine entraîne automatiquement une plus grande activité économique, en fournissant la clientèle indispensable au roulement des affaires.

 

Donc une ville attrayante a plus de chance d'attirer les gens comme un aimant et les encourager à rester plus longtemps. Les résidents, par leur attitude, feront quant à eux nécessairement une grande différence, en créant une ambiance conviviale qui favorisera les échanges et les liens de toutes sortes. Finalement l'apport d'argent neuf créera conséquemment plus de richesse. C'est pour cela que le tourisme est si important, puisqu'il représente un investissement extérieur direct dans l'économie.

 

Ce qui m'amène à dire que Montréal a déjà tous les atouts pour satisfaire les montréalais et les visiteurs. Elle est devenue, avec le temps, une ville indépendante d'un monument iconique aussi fameux soit-il. Puisqu'elle est elle-même ce monument par son histoire, sa culture, sa géographie et sa renommée mondiale, suite à tous les événements internationaux qui s'y sont manifestés au cours des dernières décennies. Bien sûr un édifice ou une structure signature serait un plus, mais il devra être plus qu'un élément artificiel sans relation avec la personnalité de la ville. Un peu à l'image d'un bijou que l'on porte qui devrait souligner avec délicatesse notre caractère en accord avec notre personnalité, qui autrement nous donnerait un air parvenu et purement superficiel.

 

A ce chapitre une architecture plus soignée et plus audacieuse fera bien plus pour l'image de Montréal, qu'un seul édifice impressionnant dans un désert de banalités généralisées.

Link to comment
Share on other sites

Excellent point. Une ville qui plait aux touristes a toutes les chances de plaire aussi à sa propre population, puisque tout le monde carbure généralement à la beauté et le style soigné d'une agglomération, petite ou grande. C'est d'ailleurs un facteur non négligeable dans le choix de s'installer dans un endroit plutôt qu'un autre. Souvent le touriste devient résident parce que quelque chose l'a inspiré à y vivre et ce n'est pas toujours l'emploi. Quant aux résidents, ils gagnent à mieux connaitre leur ville et découvrir son potentiel et ses attraits.

 

Si on applique cette logique, ce n'est certainement pas un monument architectural qui fera véritablement la différence. Cela peut aider, mais il faut infiniment plus pour retenir le visiteur ou attirer de nouveaux résidents. Une atmosphère humaine, grouillante, chaleureuse et détendue; des rues, places et parcs animés et esthétiques où la verdure occupe une place de choix; une économie florissante; un réel sentiment de sécurité; des services nombreux et accessibles; une qualité de vie irréprochable; des infrastructures adéquates et bien entretenues; des transports efficaces; une propreté impeccable; des activités variées tournées vers les loisirs, la santé et le bien-être; une gastronomie reconnue; bien sûr une vie culturelle omniprésente et des événements de toutes sortes qui plairont à la majorité, ou qui cibleront une clientèle spécifique.

 

Tout cela dans un cadre élégant qui fait place à différentes époques, où le passé et le contemporain cohabitent harmonieusement en créant un décor unique et qui plait visuellement. D'ailleurs c'est en transformant sa propre population en touristes qu'une ville gagne en réputation de ville joyeuse et animée. Sans la participation des résidents et leur accueil, il manquerait en fait l'essentiel: l'esprit des lieux qui le distingue de tout autre et cet heureux mélange de gens qui créé l'effervescence et l'atmosphère dynamique. Sans parler que l'activité humaine entraîne automatiquement une plus grande activité économique, en fournissant la clientèle indispensable au roulement des affaires.

 

Donc une ville attrayante a plus de chance d'attirer les gens comme un aimant et les encourager à rester plus longtemps. Les résidents, par leur attitude, feront quant à eux nécessairement une grande différence, en créant une ambiance conviviale qui favorisera les échanges et les liens de toutes sortes. Finalement l'apport d'argent neuf créera conséquemment plus de richesse. C'est pour cela que le tourisme est si important, puisqu'il représente un investissement extérieur direct dans l'économie.

 

Ce qui m'amène à dire que Montréal a déjà tous les atouts pour satisfaire les montréalais et les visiteurs. Elle est devenue, avec le temps, une ville indépendante d'un monument iconique aussi fameux soit-il. Puisqu'elle est elle-même ce monument par son histoire, sa culture, sa géographie et sa renommée mondiale, suite à tous les événements internationaux qui s'y sont manifestés au cours des dernières décennies. Bien sûr un édifice ou une structure signature serait un plus, mais il devra être plus qu'un élément artificiel sans relation avec la personnalité de la ville. Un peu à l'image d'un bijou que l'on porte qui devrait souligner avec délicatesse notre caractère en accord avec notre personnalité, qui autrement nous donnerait un air parvenu et purement superficiel.

 

A ce chapitre une architecture plus soignée et plus audacieuse fera bien plus pour l'image de Montréal, qu'un seul édifice impressionnant dans un désert de banalités généralisées.

 

100% d'accord avec toi. Si une ville est assez belle et intéressante pour que des touristes veulent payer pour venir la visiter, elle peut être tout aussi attrayante pour ses citoyens qui peuvent la voir en tout temps. C'est ce que j'aime de l'industrie touristique: c'est de l'exportation, mais on "exporte" notre mode de vie et notre culture.

 

Montréal n'a pas "besoin" d'une nouvelle icone architecturale, mais ça ne serait certainement pas une mauvaise chose si on n'en avait une. Montréal offre un buffet touristique intéressant mais sans plat vedette qui culmine loin au-delà des autres. Ajouter d'autres plats ne fait qu'augmenter l'offre, et ajouter un plat vedette serait une belle addition.

 

Prenons l'exemple du Cloud Gate à Chicago. Je n'en ai vu que des photos mais je le trouve quand même magnifique. Chicago est une ville que je voulais déjà visiter auparavant, mais l'ajout de cette œuvre a fait monter Chicago dans mon palmarès de villes à visiter. Chicago était déjà intéressante avant le Cloud Gate, elle l'est encore plus maintenant. Cette œuvre seule ne m'aurait pas attirer à Chicago. Si le Cloud Gate était Détroit ou à Cleveland, je n'irais pas le voir à moins de devoir aller dans ces villes de toutes façons. À Chicago, ça augmente l'attractivité d'une ville déjà attirante. Ce serait la même chose à Montréal.

Link to comment
Share on other sites

Une ville qui plait aux touristes a toutes les chances de plaire aussi à sa propre population,

J'aime faire du tourisme à Montréal, on y fait beaucoup de trouvailles. Chaque quartier a sa propre histoire et son patrimoine architectural, on a qu'a penser à nos églises mais il y a bien plus, à nous de le découvrir.

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...
adblock_message_value
adblock_accept_btn_value