Recommended Posts

 

Il y a 10 heures, greg16 a dit :

Je suis vraiment très content que cette situation commence à être exposée aux grand jour.

Il y a depuis très longtemps des problèmes majeurs dans la gestion de la Corporation.
Malheureusement, plusieurs ont réussi à dévier l'attention des médias et des citoyens avec des histoires de stationnement.

Le système de revente des emplacements est un des principaux problèmes.
C'est entre autres la cause de la plupart des kiosques vides. C'est de la pure spéculation qui nuit à l'ensemble des marchés publics.

J'espère vraiment que la ville va agir rapidement.

 

il y a 3 minutes, ScarletCoral a dit :

Enquête policière !

http://plus.lapresse.ca/screens/a22ded18-0571-4911-a2d9-b86091da0f84__7C___0.html

LA POLICE ENQUÊTE SUR LES MARCHÉS PUBLICS DE MONTRÉAL

Le contrôleur général de la Ville a découvert l’existence d’un système de sous-location des kiosques et de paiement du loyer en argent comptant par des marchands

SUZANNE COLPRON ET PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
LA PRESSE

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) enquête sur la gestion de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM), dont les administrateurs ont démissionné en bloc, a appris La Presse.

Cette enquête a été déclenchée à la suite d’un rapport accablant du contrôleur général de la métropole, qui a découvert des irrégularités dans la gestion des marchés publics, notamment Jean-Talon, Atwater, Maisonneuve et Lachine. 

À l’été 2018, le contrôleur général Alain Bond, dont le mandat est d’évaluer si les organisations relevant de la Ville respectent les règles en place, a décidé de se pencher sur les activités de la CGMPM après avoir reçu des allégations de mauvaise gestion. 

Son rapport, déposé le 14 décembre 2018, que La Presse a obtenu, a relevé de nombreuses anomalies. Il a notamment mis en lumière l’existence d’un système de revente et de sous-location de baux entre producteurs et distributeurs et l’utilisation de locaux à des fins personnelles.

« Il semble que la Corporation a perdu le contrôle quant à l’occupation des emplacements. Les locataires fonctionnent comme si les emplacements leur appartenaient en propre et sous-louent, ou cèdent selon leur convenance », écrit le contrôleur dans son rapport de 24 pages.

« Depuis environ une dizaine d’années, les locataires monnayent leurs emplacements, c’est-à-dire qu’ils les vendent à un acheteur de leur choix. »

« La “vente” des emplacements est une pratique courante et servirait de fonds de pension après une carrière d’agriculteur, entre autres », ajoute-t-il.

M. Bond en est venu à la conclusion que les administrateurs de l’organisme sans but lucratif (OSBL) ne jouaient pas leur rôle. Il a invité la Ville à revoir son entente de gestion et à régler les problèmes de gouvernance et d’administration de la CGMPM, qui regroupe 150 membres répartis dans les 15 marchés de Montréal.

Le contrôleur général a aussi recommandé à la Ville de resserrer la surveillance de CGMPM et de revoir la composition de son conseil d’administration, formé de revendeurs, de fermiers et de marchands de tous les marchés de la métropole. Son rapport recommande d’interdire la vente de kiosques et la sous-location, et de mieux encadrer l’utilisation des cartes de crédit et le remboursement des dépenses, tout en s’assurant d’obtenir le paiement du loyer.

« QUI LOUE QUOI ? »

« On suit la situation de très près depuis quelques mois », assure Robert Beaudry, responsable du développement de l’habitation et du développement économique au comité exécutif, en entrevue avec La Presse.

Au début de l’année, le directeur de la CGMPM a été remplacé par Isabelle Laliberté, dont la nomination a été entérinée par les membres du conseil. Selon M. Beaudry, le mandat de Mme Laliberté était d’assainir la gouvernance de l’OSBL, de recruter de nouveaux administrateurs au sein de la société civile et de recueillir des données sur les marchés publics pour savoir « qui loue quoi » et combien d’espaces sont vacants.

« Avant, tous les membres du conseil d’administration étaient des marchands. Ils étaient à la fois juge et partie, de façon majoritaire. On voulait d’autres expertises, pour s’assurer d’avoir plus de maraîchers dans les marchés publics et moins de revendeurs. »

— Robert Beaudry, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal

« On voulait aussi savoir qui loue quoi. Des gens ont vendu ou sous-loué des espaces », poursuit M. Beaudry.

La Ville avait l’impression que le conseil d’administration agissait en vase clos, à l’abri des regards, et qu’il dissimulait volontairement des informations.

DÉMISSIONS EN BLOC

Coup de théâtre : vendredi dernier, tous les administrateurs de l’OSBL ont remis leur démission en bloc, « par crainte à leur intégrité personnelle ».

C’est ce qu’a précisé la directrice générale, Isabelle Laliberté, dans une lettre adressée aux membres de la Corporation, en date du 16 août.

« Sous peu, vous recevrez un avis de convocation à une assemblée générale spéciale pour former une nouvelle administration », ajoute-t-elle.

La démission des membres du conseil est survenue « un peu » avant le déclenchement de l’enquête du SPVM, précise M. Beaudry. « Les gens du conseil d’administration ne se sont pas sentis en sécurité. Je ne peux pas en dire plus parce qu’il y a une enquête au niveau du SPVM. Nous, notre rôle, c’est d’accompagner la Corporation de plus près. »

Parmi les démissionnaires, il y avait de nouveaux membres du conseil, recrutés par Mme Laliberté, qui n’a pas rappelé La Presse hier.

PLUS DE MARAÎCHERS

Fondée en 1993, la Corporation gère les marchés publics de Montréal à la demande de la Ville et récolte les loyers. Elle verse une redevance à la Ville, qui est propriétaire des terrains. « Notre relation en était une de locateur-locataire, dit M. Beaudry. On signait un bail avec la Corporation pour s’occuper des terrains, c’est tout. »

Ce que la Ville souhaite maintenant faire, c’est de régler la question de la gouvernance et de signer une nouvelle entente qui va lui permettre d’avoir des liens plus étroits avec l’organisme et d’orienter son plan de développement.

« Nous n’avions pas assez de données sur ce qui se passait dans les marchés publics, sur qui occupait les terrains, ce qui ne favorisait pas l’innovation, dit-il. L’objectif, c’est de régler les problèmes de gouvernance et, ensuite, de signer une entente. »

M. Beaudry est d’avis que les revendeurs n’ont pas vraiment leur place dans les marchés publics, qui devraient accueillir davantage de maraîchers pour répondre aux besoins des gens.

« Il n’y a pas d’adéquation entre la mission des marchés et ce que la Ville souhaite offrir à la population. »

— Robert Beaudry, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal

Contrairement à d’autres grandes villes, comme New York, Montréal n’a pas de règles strictes pour que ses marchés publics ne vendent que des produits locaux, plutôt que des oranges ou des bananes qui viennent de loin. Dans son rapport, le contrôleur général de la Ville indique avoir été informé de cas où des produits d’origine inconnue étaient vendus comme étant des produits provenant de producteurs locaux.

Cet été, les marchés publics de Montréal ont fait la manchette en raison de la multiplication des emplacements vides, notamment au marché Jean-Talon, où des commerçants ont manifesté leur inquiétude pour l’avenir de l’institution, qui a vu plusieurs de ses kiosques fermer au cours de la dernière année. Cette situation, disent-ils, nuit à l’image du marché et à leur chiffre d’affaires.

Dans un reportage publié la semaine dernière dans La Presse, la directrice générale de la CGMPM a indiqué que l’organisme ne savait pas combien de kiosques étaient loués chaque année au marché Jean-Talon (l’un des plus anciens de la métropole) ni à combien s’élevaient les revenus de location.

Le nombre de marchés publics a décuplé ces dernières années. En 1980, on en recensait 34 dans la province. L’Association des marchés publics du Québec en compte désormais plus d’une centaine.

« Il y a un réel problème qui se passe avec les marchés publics », a dit Lionel Perez, chef de l’opposition à l’hôtel de ville, en mêlée de presse, hier matin.

Il est grand temps que la Ville et que le SPVM s'en mêlent et fassent un réel ménage parmi toutes les personnes qui ont abusé de ce système pendant trop d'années. Qu'ils soient exclus de tous les marchés de Montréal, qu'ils soient condamnés au criminel et qu'ils paient des amendes, voire plus... Ils ont profité de la négligence d'une corporation et ont détourné de l'argent public ces ****... 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Une corporation qui en menait large et qui échappait au regard public. C'est la preuve encore une fois que la corruption sous toutes ses formes a un effet d'appauvrissement à long terme, en ne bénéficiant qu'à un petit nombre. Vivement un gros ménage dans la gestion de cet organisme et de nouvelles règles plus transparentes pour tout le monde.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Similar Content

    • By UrbMtl
      Queen Alix

      J'ai créé le fil dans "Propositions" parce que si le projet est situé au Nord-Ouest, il est fort possible qu'on dépasse les 4 étages. On parle de plusieurs types d'occupation : lofts, condos d’une à trois chambres, maisons de villes dotées d’une cour arrière et somptueux penthouses avec jardin à ciel ouvert. Il accueillera également un petit commerce au rez-de-chaussée, qui aura pignon sur rue à même cette intersection atypique.
    • By UrbMtl
      High Five (Technopôle Angus)

       
       
    • By ScarletCoral
      Île aux volcans

       
      Intersection des rues Marquette et de Drucourt
       
    • By Windex
      C'est en diagonal sur ce site.
      https://www.realisonsmtl.ca/milmontreal
      Projet MIL Montréal : vers un parc des Gorilles!

      Parc des Gorilles
      Localisé dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, dans le secteur Marconi-Alexandra, le parc des Gorillesest situé au cœur de l’îlot bordé par les rues Beaubien Ouest, Saint-Urbain, Saint-Zotique Ouest, et l’avenue de l’Esplanade. Le parc des Gorilles offrira un environnement unique en s’appuyant sur l’identité paysagère naturelle de l’ancienne emprise ferroviaire tout en s’inscrivant dans la poursuite du Réseau-Vert(Liens externes). L’aménagement de ce nouveau parc s'inscrit dans le grand projet MIL Montréal(Liens externes) (site Outremont et ses abords). Il permettra d’offrir à la communauté un lieu de détente tout en contribuant au verdissement et à l’embellissement du secteur, améliorant ainsi la qualité du milieu de vie.
      Démarche participative
      Dans la continuité des démarches participatives réalisées dans le cadre du projet MIL Montréal, la Ville de Montréal, en collaboration avec Les AmiEs du Parc des Gorilles(Liens externes), mènera une démarche de participation citoyenne pour l’aménagement du futur parc. La Ville souhaite ainsi mobiliser l’ensemble des acteurs du milieu afin de concevoir un espace répondant aux besoins de la collectivité.
      ...

       
      Pôle Des Gorilles

    • By Marc90
      J,ai cherché partout sur le forum mais je ne crois pas que ce projet n'ait jamais été posté, mais il est presque complété déjà!
      C'est le projet Le Marché, au 7130 Casgrain, dans Rosemont-la-Petite-Patrie, plus précisément la Petite-Italie
      4 étages + Mezzanine
      Commerces au RDC, logements aux étages. 

      C'est une belle addition aux abords du Marché Jean-Talon et ça risque de beaucoup aider le volet commercial de sa portion Ouest, sur Casgrain, où se trouvait autrefois le Staburcks en diagonale. Ça permet aussi d'offrir une belle perspective depuis la Place-du-Marché-du-Nord, et depuis la nouvelle place Shamrock face à Première Moisson. 

      Autant j'adore le Marché Jean-Talon, autant je trouve que ses rues limitrophes manquent vraiment d'amour et d'animation. Henri-Julien avec ses fonds de cour en vieilles clôtures frost, et Casgrain avec le côté aveugle du Mondoux, les aberrants parkings extérieurs du marché et l'ancienne clinique d'inspection des viandres qui tombe en ruine... heureusement, il semble y avoir une volonté d'améliorer les choses avec le nouvel aménagement de Shamrock que je trouve très réussi en général!