Jump to content

Recommended Posts

 

Il y a 10 heures, greg16 a dit :

Je suis vraiment très content que cette situation commence à être exposée aux grand jour.

Il y a depuis très longtemps des problèmes majeurs dans la gestion de la Corporation.
Malheureusement, plusieurs ont réussi à dévier l'attention des médias et des citoyens avec des histoires de stationnement.

Le système de revente des emplacements est un des principaux problèmes.
C'est entre autres la cause de la plupart des kiosques vides. C'est de la pure spéculation qui nuit à l'ensemble des marchés publics.

J'espère vraiment que la ville va agir rapidement.

 

il y a 3 minutes, ScarletCoral a dit :

Enquête policière !

http://plus.lapresse.ca/screens/a22ded18-0571-4911-a2d9-b86091da0f84__7C___0.html

LA POLICE ENQUÊTE SUR LES MARCHÉS PUBLICS DE MONTRÉAL

Le contrôleur général de la Ville a découvert l’existence d’un système de sous-location des kiosques et de paiement du loyer en argent comptant par des marchands

SUZANNE COLPRON ET PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
LA PRESSE

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) enquête sur la gestion de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM), dont les administrateurs ont démissionné en bloc, a appris La Presse.

Cette enquête a été déclenchée à la suite d’un rapport accablant du contrôleur général de la métropole, qui a découvert des irrégularités dans la gestion des marchés publics, notamment Jean-Talon, Atwater, Maisonneuve et Lachine. 

À l’été 2018, le contrôleur général Alain Bond, dont le mandat est d’évaluer si les organisations relevant de la Ville respectent les règles en place, a décidé de se pencher sur les activités de la CGMPM après avoir reçu des allégations de mauvaise gestion. 

Son rapport, déposé le 14 décembre 2018, que La Presse a obtenu, a relevé de nombreuses anomalies. Il a notamment mis en lumière l’existence d’un système de revente et de sous-location de baux entre producteurs et distributeurs et l’utilisation de locaux à des fins personnelles.

« Il semble que la Corporation a perdu le contrôle quant à l’occupation des emplacements. Les locataires fonctionnent comme si les emplacements leur appartenaient en propre et sous-louent, ou cèdent selon leur convenance », écrit le contrôleur dans son rapport de 24 pages.

« Depuis environ une dizaine d’années, les locataires monnayent leurs emplacements, c’est-à-dire qu’ils les vendent à un acheteur de leur choix. »

« La “vente” des emplacements est une pratique courante et servirait de fonds de pension après une carrière d’agriculteur, entre autres », ajoute-t-il.

M. Bond en est venu à la conclusion que les administrateurs de l’organisme sans but lucratif (OSBL) ne jouaient pas leur rôle. Il a invité la Ville à revoir son entente de gestion et à régler les problèmes de gouvernance et d’administration de la CGMPM, qui regroupe 150 membres répartis dans les 15 marchés de Montréal.

Le contrôleur général a aussi recommandé à la Ville de resserrer la surveillance de CGMPM et de revoir la composition de son conseil d’administration, formé de revendeurs, de fermiers et de marchands de tous les marchés de la métropole. Son rapport recommande d’interdire la vente de kiosques et la sous-location, et de mieux encadrer l’utilisation des cartes de crédit et le remboursement des dépenses, tout en s’assurant d’obtenir le paiement du loyer.

« QUI LOUE QUOI ? »

« On suit la situation de très près depuis quelques mois », assure Robert Beaudry, responsable du développement de l’habitation et du développement économique au comité exécutif, en entrevue avec La Presse.

Au début de l’année, le directeur de la CGMPM a été remplacé par Isabelle Laliberté, dont la nomination a été entérinée par les membres du conseil. Selon M. Beaudry, le mandat de Mme Laliberté était d’assainir la gouvernance de l’OSBL, de recruter de nouveaux administrateurs au sein de la société civile et de recueillir des données sur les marchés publics pour savoir « qui loue quoi » et combien d’espaces sont vacants.

« Avant, tous les membres du conseil d’administration étaient des marchands. Ils étaient à la fois juge et partie, de façon majoritaire. On voulait d’autres expertises, pour s’assurer d’avoir plus de maraîchers dans les marchés publics et moins de revendeurs. »

— Robert Beaudry, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal

« On voulait aussi savoir qui loue quoi. Des gens ont vendu ou sous-loué des espaces », poursuit M. Beaudry.

La Ville avait l’impression que le conseil d’administration agissait en vase clos, à l’abri des regards, et qu’il dissimulait volontairement des informations.

DÉMISSIONS EN BLOC

Coup de théâtre : vendredi dernier, tous les administrateurs de l’OSBL ont remis leur démission en bloc, « par crainte à leur intégrité personnelle ».

C’est ce qu’a précisé la directrice générale, Isabelle Laliberté, dans une lettre adressée aux membres de la Corporation, en date du 16 août.

« Sous peu, vous recevrez un avis de convocation à une assemblée générale spéciale pour former une nouvelle administration », ajoute-t-elle.

La démission des membres du conseil est survenue « un peu » avant le déclenchement de l’enquête du SPVM, précise M. Beaudry. « Les gens du conseil d’administration ne se sont pas sentis en sécurité. Je ne peux pas en dire plus parce qu’il y a une enquête au niveau du SPVM. Nous, notre rôle, c’est d’accompagner la Corporation de plus près. »

Parmi les démissionnaires, il y avait de nouveaux membres du conseil, recrutés par Mme Laliberté, qui n’a pas rappelé La Presse hier.

PLUS DE MARAÎCHERS

Fondée en 1993, la Corporation gère les marchés publics de Montréal à la demande de la Ville et récolte les loyers. Elle verse une redevance à la Ville, qui est propriétaire des terrains. « Notre relation en était une de locateur-locataire, dit M. Beaudry. On signait un bail avec la Corporation pour s’occuper des terrains, c’est tout. »

Ce que la Ville souhaite maintenant faire, c’est de régler la question de la gouvernance et de signer une nouvelle entente qui va lui permettre d’avoir des liens plus étroits avec l’organisme et d’orienter son plan de développement.

« Nous n’avions pas assez de données sur ce qui se passait dans les marchés publics, sur qui occupait les terrains, ce qui ne favorisait pas l’innovation, dit-il. L’objectif, c’est de régler les problèmes de gouvernance et, ensuite, de signer une entente. »

M. Beaudry est d’avis que les revendeurs n’ont pas vraiment leur place dans les marchés publics, qui devraient accueillir davantage de maraîchers pour répondre aux besoins des gens.

« Il n’y a pas d’adéquation entre la mission des marchés et ce que la Ville souhaite offrir à la population. »

— Robert Beaudry, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal

Contrairement à d’autres grandes villes, comme New York, Montréal n’a pas de règles strictes pour que ses marchés publics ne vendent que des produits locaux, plutôt que des oranges ou des bananes qui viennent de loin. Dans son rapport, le contrôleur général de la Ville indique avoir été informé de cas où des produits d’origine inconnue étaient vendus comme étant des produits provenant de producteurs locaux.

Cet été, les marchés publics de Montréal ont fait la manchette en raison de la multiplication des emplacements vides, notamment au marché Jean-Talon, où des commerçants ont manifesté leur inquiétude pour l’avenir de l’institution, qui a vu plusieurs de ses kiosques fermer au cours de la dernière année. Cette situation, disent-ils, nuit à l’image du marché et à leur chiffre d’affaires.

Dans un reportage publié la semaine dernière dans La Presse, la directrice générale de la CGMPM a indiqué que l’organisme ne savait pas combien de kiosques étaient loués chaque année au marché Jean-Talon (l’un des plus anciens de la métropole) ni à combien s’élevaient les revenus de location.

Le nombre de marchés publics a décuplé ces dernières années. En 1980, on en recensait 34 dans la province. L’Association des marchés publics du Québec en compte désormais plus d’une centaine.

« Il y a un réel problème qui se passe avec les marchés publics », a dit Lionel Perez, chef de l’opposition à l’hôtel de ville, en mêlée de presse, hier matin.

Il est grand temps que la Ville et que le SPVM s'en mêlent et fassent un réel ménage parmi toutes les personnes qui ont abusé de ce système pendant trop d'années. Qu'ils soient exclus de tous les marchés de Montréal, qu'ils soient condamnés au criminel et qu'ils paient des amendes, voire plus... Ils ont profité de la négligence d'une corporation et ont détourné de l'argent public ces ****... 

Link to post
Share on other sites
  • Replies 127
  • Created
  • Last Reply

Top Posters In This Topic

Top Posters In This Topic

Popular Posts

Désolé le francais c'est ma troisième langue, je vais retourner à l'école juste pour toi ou même éviter de l'utiliser dans le future.

Aussi difficile que lire autant de fautes d'orthographe dans un seul paragraphe?

Posted Images

Une corporation qui en menait large et qui échappait au regard public. C'est la preuve encore une fois que la corruption sous toutes ses formes a un effet d'appauvrissement à long terme, en ne bénéficiant qu'à un petit nombre. Vivement un gros ménage dans la gestion de cet organisme et de nouvelles règles plus transparentes pour tout le monde.

Link to post
Share on other sites
  • 2 months later...

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201910/30/01-5247684-le-marche-jean-talon-tourne-au-ralenti.php

Le marché Jean-Talon tourne au ralenti

 

Publié le 31 octobre 2019 à 0h00
SUZANNE COLPRON
LA PRESSE

 

Le marché Jean-Talon peine à remplir son mail d’hiver. Une semaine après la fin de la saison estivale, moins de la moitié des emplacements intérieurs sont occupés, et plusieurs risquent de rester vides.

La Presse a appris que 16 des 54 espaces du mail hivernal cherchaient preneurs. Du jamais-vu au marché Jean-Talon.

« On est dans une période de transition », a affirmé hier Robert Beaudry, responsable du développement de l’habitation et du développement économique au comité exécutif de la Ville de Montréal. « L’objectif, c’est de tester de nouvelles approches pour attirer plus de producteurs dans l’avenir. »

Cette situation exceptionnelle découle du grand ménage entrepris à la demande du contrôleur général de la métropole qui a déposé, fin 2018, un rapport qui faisait état de nombreuses irrégularités dans les marchés publics de la ville, notamment Jean-Talon, Atwater, Maisonneuve et Lachine.

Depuis une dizaine d’années, plusieurs marchands sous-louaient leurs emplacements ou les vendaient à un acheteur de leur choix, contrevenant ainsi aux règles de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM), créée en 1993.

Un nouveau conseil d’administration, composé de quatre maraîchers et de cinq administrateurs de l’extérieur, a été élu le 7 octobre. Deux des quatre membres de la Corporation ont toutefois dû démissionner parce qu’ils n’étaient pas en règle.

Une assemblée générale extraordinaire aura lieu d’ici à la fin de novembre pour élire de nouveaux administrateurs.

De son côté, la Ville s’est prévalue de son droit de nommer un observateur au sein de l’organisme.

« L’urgence, c’est les baux d’hiver, indique Serge Marticotte, président du conseil d’administration de la Corporation. Depuis une semaine, le marché Jean-Talon est assez vide. On a du mal à remplir les emplacements. »

Plusieurs marchands qui détenaient des baux hivernaux dans le passé attendent le renouvellement de leur contrat. D’autres ont pris la décision de partir ou se sont fait montrer la porte par l’administration parce qu’ils enfreignaient les règlements. C’est le cas de Monique Chenail, qui sous-louait illégalement ses cinq emplacements.

« On dit aux membres : “Mettez-vous en règle”, précise M. Marticotte. On veut le moins possible de radiations. »

« Dans la plupart des cas, les irrégularités sont mineures. Mais dans d’autres cas, elles sont majeures », ajoute Robert Beaudry.

Laisser-aller

Depuis son élection, le conseil d’administration s’est réuni à trois reprises, la dernière étant hier soir. Son mandat consiste, dans un premier temps, à revoir chaque bail d’hiver pour s’assurer qu’il est aux normes, avant de le renouveler.

« Il y a eu beaucoup de laisser-aller au marché Jean-Talon depuis 10-15 ans », admet M. Marticotte.

Après les baux d’hiver, les administrateurs s’attaqueront aux baux d’été, beaucoup plus nombreux. Le marché Jean-Talon compte à lui seul plus de 460 espaces extérieurs l’été. Les locataires peuvent louer jusqu’à quatre emplacements.

Une fois le ménage fait, la Ville compte soutenir la Corporation dans sa cueillette de données sur l’achalandage des marchés publics montréalais et la provenance des produits offerts. Elle entend aussi investir dans une stratégie de recrutement de nouveaux locataires.

« Le but, c’est de donner des espaces à nos producteurs locaux », dit M. Beaudry.

--------

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201910/31/01-5247796-marche-jean-talon-des-commercants-demandent-le-statu-quo-pour-lhiver.php

Marché Jean-Talon: des commerçants demandent le statu quo pour l’hiver

 

Publié le 31 octobre 2019 à 16h51
MARIE-EVE MORASSE
LA PRESSE

Des commerçants du marché Jean-Talon demandent aux tribunaux de forcer la Corporation des marchés publics à maintenir ou à renouveler leurs baux jusqu’à ce que la cour se prononce sur le fond des choses.

 

Les cinq commerçants affirment que la Corporation « cherche à se débarrasser de plusieurs de ses membres » et s’adressent à la cour pour pouvoir continuer à vendre leurs produits.

Les marchands cités dans le recours judiciaire sont les frères Bruno et Lino Birri, Antonino Bono, François Chenail, Alain Roy et Frédérique Roy Trempe ainsi que Lucille Giroux.

« J’ai l’impression qu’on cherche des prétextes pour expulser chacune des personnes qu’on ne veut plus avoir. Je ne connais pas c’est quoi le but en arrière de ça. Pourquoi on se prive de baux de personnes qui sont là depuis longtemps ? », demande Me Jean Lozeau, l’avocat qui représente ces cinq commerçants.

La Presse rapportait jeudi qu’au marché Jean-Talon, 16 des 54 espaces du mail hivernal sont libres. Une situation qui n’est pas étrangère au grand ménage entrepris à la suite du rapport du contrôleur général de la métropole. Déposé à la fin 2018, il faisait état de nombreuses irrégularités dans les marchés publics de la ville, notamment Jean-Talon, Atwater, Maisonneuve et Lachine.

Élu en octobre, le nouveau conseil d’administration de la Corporation des marchés publics est à revoir chaque bail d’hiver afin de s’assurer qu’il est aux normes.

Les commerçants qui se tournent devant les tribunaux demandent quant à eux le statu quo d’ici à ce qu’un juge se prononce sur « toute l’histoire ».

« Quel est le préjudice que la corporation va subir si mon client qui est là depuis 40 ans reste là cet hiver ? Ils vont juste avoir un revenu de plus s’ils restent », dit l’avocat qui les représente, Me Jean Lozeau.

Le président du conseil d’administration de la Corporation n’a pas souhaité commenter ce recours devant les tribunaux.

Link to post
Share on other sites

Ben oui, pourquoi le conseil d'administration veut expulser du monde qui ont commis des actes illégaux et provoqué la crise actuelle? Ils sont ben fins, qu'ils restent.

En tout cas, au moins on ne blâme plus les méchants piétons et les bancs pour la clientèle.

Link to post
Share on other sites

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201911/05/01-5248521-un-pionnier-du-marche-jean-talon-radie.php

Un pionnier du marché Jean-Talon radié

Publié le 06 novembre 2019 à 7h00
SUZANNE COLPRON
LA PRESSE

Excellente nouvelle pour les uns. Mauvaise nouvelle pour les autres. François Chenail, l’un des pionniers du marché Jean-Talon et son plus important locataire, ne pourra pas exploiter les 12 emplacements qu’il occupait dans le mail d’hiver depuis quatre décennies.

La Corporation de gestion des marchés publics de Montréal a décidé de le radier, mardi, parce qu’il n’avait pas été en mesure de prouver qu’il exploitait lui-même ses emplacements, comme le prévoit le règlement.

M. Chenail possède depuis 1993 une entreprise spécialisée dans l’importation, l’entreposage et la distribution de fruits et légumes au Canada. Son chiffre d’affaires atteint 120 millions par année, selon son site.

L’homme d’affaires avait lancé des procédures judiciaires le 1er novembre pour forcer la Corporation à renouveler son bail pour la saison hivernale. Mais le juge Claude Auclair, de la Cour supérieure, a rejeté mardi l’injonction provisoire demandée par son avocat.

Droits exceptionnels

« Le juge estime que M. Chenail a bénéficié de droits exceptionnels dans le passé et qu’on lui fait trop de reproches pour lui accorder une injonction », a résumé Me Jean Lozeau, avocat de François Chenail.

« On va réfléchir à la suite des choses », a-t-il ajouté.

La sœur de M. Chenail, Monique Chenail, a aussi été radiée la semaine dernière parce qu’elle sous-louait ses emplacements au marché Jean-Talon.

Résultat : de nombreux espaces sont vacants dans le mail d’hiver. Trouveront-ils preneur ? D’après nos informations, plusieurs marchands qui occupent des emplacements extérieurs durant l’été envisageraient de les louer. Ils ne pouvaient pas le faire dans le passé, faute de place.

Grand ménage

La radiation des Chenail s’inscrit dans le grand ménage entrepris par la Corporation à la suite du dépôt, fin 2018, du rapport accablant du contrôleur général de la Ville. Ce dernier, Alain Bond, a fait état de nombreuses irrégularités et d’un laisser-aller général depuis des années : sous-location, revente d’espaces, prête-noms, bas loyers, vol d’électricité, passe-droits…

À la mi-mars, la Corporation, qui compte 233 membres, a adopté à 64 % une résolution pour modifier la composition de son conseil d’administration, formé uniquement de maraîchers et de marchands.

Me Lozeau, l’avocat de M. Chenail, qui représente quatre autres marchands du marché Jean-Talon, prétend que 66 % des voix (un vote des deux tiers) auraient été nécessaires pour autoriser cette modification au règlement. Il demande à la Cour supérieure de trancher sur la légitimité du résultat de ce vote.

Les membres du C.A.

Le nouveau conseil, élu le 7 octobre, compte cinq membres externes (Glen Castanheira, ex-conseiller économique de la mairesse Valérie Plante, Jonathan Abecassis, Julien Beaudry, Marie-Claude Michaud et Luc Granger) et quatre membres de la Corporation (Serge Marticotte, Stéphane Deblois, Frédérique Roy Trempe et Richard Trottier, tous issus du marché Jean-Talon).

Mme Roy Trempe et M. Trottier ont dû remettre leur démission parce qu’ils n’étaient pas en règle.

Dix candidats de l’extérieur ont été présélectionnés par la direction de la Corporation, explique Serge Marticotte, maraîcher et président du conseil d’administration. Ils ont eu une minute pour se présenter avant la tenue du vote. « On n’a rien contre ces gens-là. Ils connaissent leur domaine, mais l’agriculture, c’est un monde à part. »

Manque de transparence

Professeure à l’Université du Québec à Montréal, spécialisée en gestion municipale, Danielle Pilette estime qu’il y a un « manque absolu de transparence » dans la façon dont la Ville gère ce dossier.

« Est-ce que les loyers payés sont au prix du marché ? On ne le sait pas. On ne sait pas non plus quel taux de taxation est imposé aux locataires. Comme la Ville est propriétaire des terrains, peut-être que les locataires ne payent pas le taux de taxation non résidentiel, qui est trois fois plus élevé que le taux de taxe résidentiel. Y a-t-il des subventions invisibles ? »

Selon Mme Pilette, l’administration municipale devrait clarifier les choses et « s’obliger, à la fin du bail avec la Corporation, à faire un appel d’offres pour recevoir de nouvelles propositions ».

« Pour qu’il y ait une saine gouvernance, il faut établir des critères et avoir un comité béton et compétent qui fait des recommandations à la Ville. Que ça se fasse sans appel d’offres, ça ne me satisfait pas. On ne sait pas si le ménage entrepris est positif parce qu’on ne connaît pas les critères de la Ville. On ne sait pas ce que les marchés rapportent. On ne sait pas non plus si ce sont les prix du marché. »

Reddition de comptes

Rémy Trudel, professeur invité à l’École nationale d’administration publique et ex-ministre des Affaires municipales, déplore aussi le manque de transparence de la Ville. « Ce n’est pas parce qu’on change les individus au sein du conseil d’administration que la machine change », affirme-t-il.

Le marché Jean-Talon n’est pas qu’un petit équipement public. « C’est un gros équipement public qui est aussi social et culturel. Il faut qu’on puisse examiner la reddition de comptes de la Corporation sur une base régulière », insiste M. Trudel.

Link to post
Share on other sites
  • 3 weeks later...

la saga ne finit plus!

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201911/26/01-5251296-la-directrice-de-la-corporation-des-marches-publics-demissionne.php

La directrice de la Corporation des marchés publics démissionne

Nommée il y a un an en pleine tourmente, la directrice générale de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM), Isabelle Laliberté, a remis sa démission.

Publié le 26 novembre 2019 à 14h07
SUZANNE COLPRON
LA PRESSE

Elle quittera ses fonctions le 6 décembre pour aller travailler chez les éleveurs de porc du Québec.

Le président du conseil d’administration de l’organisme, Serge Marticotte, assure qu’elle est partie de son plein gré et n’a fait l’objet d’aucune pression.

« Mme Laliberté a remis sa lettre de démission à la dernière réunion du conseil d’administration, le 21 novembre », a-t-il précisé à La Presse.

« Des gens étaient déçus, d’autres contents, a ajouté M. Marticotte. On n’est pas aimé de tous dans la vie. Elle ne faisait pas exception. »

L’arrivée de Mme Laliberté à la tête de la CGMPM, en octobre 2018, a coïncidé avec le déclenchement d’une enquête du contrôleur général de la Ville, Alain Bond, sur la gestion des marchés publics montréalais, notamment Jean-Talon. Le rapport de ce dernier, déposé en décembre 2018, a fait état de mauvaise gestion et d’irrégularités dans la vente et la sous-location d’emplacements dans les marchés publics de la métropole.

Le mandat de Mme Laliberté consistait à remettre de l’ordre dans la maison.

Des actes de vandalisme commis cet été chez l’ancien président du conseil d’administration, Nicolas Villeneuve, ont toutefois perturbé le déroulement des choses : tous les membres du C.A. ont démissionné en bloc, le 9 août, et la police a déclenché une enquête.

Un nouveau conseil d’administration a été élu le 7 octobre, composé de quatre membres de la corporation, des maraîchers et des revendeurs, et de cinq membres de l’extérieur. Mais deux des quatre administrateurs, membres de la corporation, ont remis leur démission dans les semaines suivantes parce qu’ils n’étaient pas en règle, et un troisième a quitté l’organisme, récemment, à la suite de désaccords avec la direction.

Des élections ont lieu le 27 novembre pour élire trois nouveaux administrateurs, à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire.

Selon M. Marticotte, le travail entrepris par Mme Laliberté va se poursuivre. En attendant la
nomination de son successeur, le responsable du développement des marchés publics, Nicolas Fabien-Ouellet, assume l’intérim.  

Le mail d’hiver du marché Jean-Talon, anormalement vide en ce début d’hiver, a commencé à se remplir, a-t-il souligné. Un nouveau venu, qui offre des tartes, s’est installé cette semaine et d’autres membres de la CGMPM, déjà présents dans le marché hivernal, ont l’intention de profiter des espaces vacants pour agrandir leur kiosque.  

« La moitié des 36 places vacantes vont se remplir la semaine prochaine », a assuré le président du conseil d’administration.  

Link to post
Share on other sites
  • 9 months later...

Entrevue avec la propriétaire de la Librairie Gourmande qui s'apprête à vendre sa boutique.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/194840/livres-cuisine-recettes-alimentation-nourriture

La Librairie Gourmande du marché Jean-Talon change de mains

17 h 44

Entrevue avec Anne Fortin, propriétaire Librairie Gourmande du Marché Jean-Talon

Durée :7:20
 
Un présentoir couvert de livres de cuisine.

La Librairie gourmande se spécialise dans les livres de recettes et les ouvrages portant sur la nourriture.

PHOTO : LIBRAIRIE GOURMANDE/FACEBOOK

Après 15 années passées à conseiller les consommateurs à la recherche de livres sur la nourriture, Anne Fortin s'apprête à vendre la Librairie Gourmande. Elle précise que cette décision a été prise bien avant la pandémie de COVID-19. « On voulait laisser la place à quelqu'un d'autre, avec une nouvelle énergie, une nouvelle orientation, tout en gardant la mission de la librairie », indique-t-elle. Anne Fortin insiste sur ce dernier point : « Je veux vraiment vendre la librairie à quelqu'un qui va respecter sa mission. »

Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
  • Similar Content

    • By acpnc
      L’Illusion, Théâtre de marionnettes sera reconstruit au même endroit
      PHOTO FOURNIE PAR L’ILLUSION, THÉÂTRE DE MARIONNETTES
      L’Illusion, Théâtre de marionnettes, sera complètement reconstruit au coin des rues Saint-Denis et Beaubien.
      L’Illusion, Théâtre de marionnettes, a annoncé mercredi le début des travaux de reconstruction de son nouvel espace de création. Un projet évalué à 8,1 millions, dont le montage financier vient d’être confirmé.
      Publié le 9 septembre 2020 à 17h36
      https://www.lapresse.ca/arts/theatre/2020-09-09/l-illusion-theatre-de-marionnettes-sera-reconstruit-au-meme-endroit.php
      Jean Siag
      La Presse
      Le bâtiment actuel de l’Illusion Théâtre, situé au coin des rues Saint-Denis et Beaubien sera démoli, puis reconstruit à neuf, a annoncé la compagnie mercredi. Les travaux seront réalisés par la firme d’architectes Saia Barbarese Topouzanov (SBT).
      Le nouveau théâtre abritera une salle de spectacle pouvant accueillir 120 spectateurs, une salle multifonctionnelle permettant la création et la tenue d’activités de médiation culturelle, un foyer plus spacieux ainsi que des espaces de travail pour l’administration et les artistes en résidence. Le nouvel espace culturel sera inauguré à l’automne 2021.
      Le coût total des travaux est estimé à 8,1 millions de dollars. Patrimoine canadien a confirmé mercredi une aide de 3,44 millions pour la réalisation de ce projet. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie ont également soutenu le projet financièrement. Une campagne de sociofinancement complétera le montage financier.
      PHOTO FOURNIE PAR L’ILLUSION THÉÂTRE DE MARIONNETTES
      Sabrina Baran prend la relève de sa mère, Claire Voisard à la direction générale de l’Illusion, théâtre qu’elle a cofondé en 1979 avec le regretté marionnettiste d’origine tchèque, Petr Baran.
      L’Illusion Théâtre de marionnettes, qui a été fondé il y a 40 ans par Claire Voisard et Petr Baran, a longtemps eu pignon sur rue, au coin des rues Bienville et Saint-Hubert, sur le Plateau Mont-Royal. L’unique théâtre montréalais consacré aux arts de la marionnette avait déménagé rue Saint-Denis, coin Beaubien, en 2013, dans ce qui fut tour à tour un Dunkin Donuts et un Couche-Tard.
      L’annonce des travaux du nouvel espace créatif de l’Illusion a été suivie par la nomination de Sabrina Baran à la direction du théâtre. La fille de Claire Voisard, qui a créé les trois dernières pièces de la compagnie (Littoral, Tommelise et Ondin), devient ainsi la nouvelle directrice générale et cordirectrice artistique du théâtre. Sa sœur Stéphanie Baran travaille également dans la compagnie, aux communications.
    • By UrbMtl
      Je viens de réaliser que le projet n'avait pas de fil. 
      Il sera situé tout juste au nord de Rosemont-les-Quartiers et de la composante sociale du redéveloppement des terrains de Norampac. 
      Avec l'épicerie, c'est assez majeur pour le coin. 
      D'autres articles :
      http://ruemasson.com/2016/03/07/nouveau-projet-residentiel-commerces-molson-masson/
      http://journalmetro.com/local/rosemont-la-petite-patrie/actualites/931530/un-immeuble-de-sept-etages-en-projet-dans-le-vieux-rosemont/


    • By UrbMtl
      Queen Alix

      J'ai créé le fil dans "Propositions" parce que si le projet est situé au Nord-Ouest, il est fort possible qu'on dépasse les 4 étages. On parle de plusieurs types d'occupation : lofts, condos d’une à trois chambres, maisons de villes dotées d’une cour arrière et somptueux penthouses avec jardin à ciel ouvert. Il accueillera également un petit commerce au rez-de-chaussée, qui aura pignon sur rue à même cette intersection atypique.
    • By slanctot
      Réalisation Chambord Inc. 
      1295, de Carrières  (entre de Normanville et Chambord)
      https://www.google.ca/maps/@45.5360678,-73.5914923,3a,75y,275.53h,81.95t/data=!3m6!1e1!3m4!1sTU7SC_ZzGGVm7OTRRqbrjw!2e0!7i13312!8i6656
       







×
×
  • Create New...