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il y a 30 minutes, ScarletCoral a dit :

Texte d'opinion dans le Devoir

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/559779/la-mort-annonce-du-marche-jean-talon

La mort annoncée du marché Jean-Talon

image.jpg 
«Si la situation continue à se dégrader, le marché Jean-Talon tel qu’on l’a connu, fréquenté et aimé aura disparu dans quelques années», croit l'auteur.

Georges Langlois
Montréal

1 août 2019
LIBRE OPINION

Que se passe-t-il au marché Jean-Talon ? Je fréquente régulièrement, depuis plus de 40 ans, cette véritable institution montréalaise, qui attire des clients d’aussi loin que le Vermont. Je sentais déjà, depuis trois ou quatre ans, une certaine désaffection du côté de l’offre. Quelques kiosques, çà et là, fermaient, des « trous » apparaissaient soudain au milieu d’une allée, quelque chose d’indéfinissable semblait s’infiltrer dans les lieux, laissant une impression de mauvais présage.

Mais cette année, c’est à une véritable catastrophe que j’assiste, incrédule : près du tiers des espaces de kiosque est inoccupé. On se promène, attristé, le long de grands vides laissés par la disparition de marchands-producteurs souvent de haute qualité, comme la ferme Jacques et Diane.

Que se passe-t-il ? On me parle de coûts de location prohibitifs. Mais plusieurs décisions, soit des gestionnaires du marché, soit de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, me semblent également être en cause. Par exemple, on a aménagé il y a quelques années une nouvelle section de stationnement souterrain, mais sans ascenseur ! Quelle est la grosse tête qui a pensé qu’on pouvait facilement, les bras chargés de fruits et de légumes souvent lourds, manoeuvrer trois portes successives et franchir deux volées de marches ? Résultat : le stationnement est désert.

L’an dernier, on a supprimé plusieurs places de stationnement en surface et réduit la largeur de la rue adjacente pour aménager un espace convivial. On a donc droit maintenant à un espace totalement minéralisé, avec dalles de béton ou de pierre, sans aucune végétation sauf un petit sapin ridicule qui ne fournira jamais d’ombre. Pas le moindre bac à fleurs, alors que les marchands de fleurs foisonnent à côté. On cuit littéralement sous le soleil sur cette « place » et, croyez-le ou non, même les grands bancs sont en béton, brûlants sous le soleil et qui seront glacés l’hiver, faisant fuir quiconque voudrait s’y reposer. Évidemment, il n’y a jamais personne dans cette espèce de Sahara, et je vois mal des Vermontois (ou même des Verdunois) s’y sentir attirés !

Et le rétrécissement des rues Casgrain et Shamrock a rendu la circulation autour du marché problématique. C’est comme si on avait voulu faire du marché Jean-Talon, au lieu de l’espace commercial de destination qu’il a toujours été, un espace de proximité pour les seuls habitants du quartier environnant, ce qui le tuera pour de bon, le quartier n’étant pas suffisant pour soutenir un tel espace.

Se pourrait-il aussi que certains très gros commerçants locataires de vastes espaces qu’on hésite à appeler « kiosques », du genre de ceux qui vendent des bananes « locales » et que l’on retrouve dans d’autres marchés publics, s’arrangent en catimini pour exclure peu à peu les vrais producteurs, qui leur font ombrage par la qualité de leurs produits ?

En tout cas, si la situation continue à se dégrader, le marché Jean-Talon tel qu’on l’a connu, fréquenté et aimé aura disparu dans quelques années, peut-être pour laisser place à un gigantesque supermarché où on trouvera à des prix imbattables des fraises californiennes sous emballage plastique…

Je prendrais cet article d'opinion avec une poignée de sel. L'ascenseur, je suis d'accord que ça aurait dû être fait dès la construction.

Je suis aussi d'accord qu'on devrait laisser une place plus grande aux vrais marchands-producteurs, soit en leur réservant des places ou en leur offrant un loyer moins cher que les revendeurs de fruits importés.

Par contre, quand il se plaint qu'un stationnement ait été remplacé par une place publique minéralisée, je trouve ça franchement ridicule. D'abord comment est-ce qu'un espace peut être plus minéralisé qu'un stationnement? Ensuite, est-ce que l'auteur a vraiment visité la nouvelle place et vu les arbres, arbustes et autres qui ont été plantés? La place est apparemment très utilisée, et pourrait justement attirer les touristes et les gens du coins, et les inciter à passer plus de temps dans les alentours, ce qui est bon pour les marchands. Oui, peut-être que c'est un peu moins facile qu'avant de faire un aller retour Laval - Marché Jean-Talon pour aller chercher deux caisses de tomates, peut-être en partie à cause de la réduction du nombre de cases de stationnement. Par contre, on attire une clientèle autre, soit celle des touristes locaux, régionaux et étrangers qui viennent visiter, manger, boire un coup, donc dépenser.

Voir que des Vermontois préféreront un vaste espace de parking comme on en trouve devant tous les Wal-Mart chez eux à un espace public convivial et animé...

 

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Je  viens de passer sur la nouvelle rue aménagée "seulement pour les résidents" juste à côté du marché Jean-Talon. J'ai compté environ 50 personnes qui mangeaient un lunch. La plupart visiblement acheté dans le marché. 

Il n'y a même pas proche d'avoir le tier de l'espace vide dans le marché. Ou même une vacance qui se remarque vraiment.

C'est vrai que l'espace nouvellement aménagé dans le marché manque d'ombre. On devrait installer quelques fosses pour des arbres ou des sections couvertes. C'est d'ailleurs pourquoi j'imagine beaucoup de gens vont manger un peu plus loin sur la rue. 

Aucun des aménagements ne change significativement l'accès pour les gens de l'extérieur. Surtout que l'écrasante majorité de cette clientèle n'y va pas en voiture. Et ceux-ci on plus de choix maintenant qu'il y a quelques années avec les stationnements sous terre.

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Je me méfie toujours des gens qui ''annoncent'' la mort de quelque chose. L'enflure verbale me fait plus rire qu'autre chose. Peut-être que c'est avec l'age qu'on s'apercoit qu'il faut nuancer et ne pas tomber des nus face aux oiseaux qui annoncent le malheur.

Le marché Jean-Talon vit des changements, s'adapte à son environnement autant qu'à son époque. Mieux, il est constamment en mutation et....ce que je trouve important, prend de l'expansion vers l'ouest avec de nouvelles places publiques. 

 

 

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il y a une heure, steve_36 a dit :

Le marché Jean-Talon vit des changements, s'adapte à son environnement autant qu'à son époque.

Voila qui est très bien dit en peu de mots! 

Mais il y a toujours un risque quand on s'exprime de façon très concise:  le message peut passer inaperçu aux yeux de certains lecteurs.  Ils ne peuvent pas ou ils ne veulent pas voir et comprendre les implications de la transformation de l'environnement du Marché ni  de l'esprit de l'époque, qui n'est plus celle de leurs souvenirs.

Si on se réfère au titre du Texte d'opinion dans Le Devoir --"La mort annoncée du Marché Jean-Talon", un titre qui est incontestablement accrocheur, je le modifierais (en quelque sorte) pour "Le Marché Jean-Talon tel qu'on l'a connu fait place à un concept mieux adapté à la nouvelle réalité".  Le côté nostalgique du titre serait préservé, mais il admettrait aussi le côté positif de cette évolution.  Et on sait ou on devrait savoir que celle-ci n'est pas propre à Montréal; les "cousins Français de France" vivent la même chose; le "vivre à la française", pour la majorité, est désormais, autant qu'en Amérique du Nord, une affaire de grandes surfaces entourées de stationnements, où on se rend en automobile.  Les "places du marché" qui survivent et qui prospèrent n'ont plus les mêmes fonctions qu'avant.  Elles sont un attrait en soi pour les résidents des environs immédiats, et elles attirent aussi des touristes en quête d'une atmosphère qu'on ne retrouve évidemment pas en bordure des autoroutes. Malheureusement, dans les petites villes qui sont à l'écart des circuits touristiques, la demande locale est tellement détournée vers les centres commerciaux (qu'on ne peut atteindre qu'en automobile), qu'il n'en reste plus suffisamment pour faire vivre les petits commerçants locaux.  Ce n'est évidemment pas le cas d'une grande ville comme Montréal et de ses quartiers densément peuplés.  Vive le "nouveau" Marché Jean-Talon! -- et je souhaite qu'il fasse des émules partout en ville où le contexte est également favorable.

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Il y a 11 heures, Né entre les rapides a dit :

Voila qui est très bien dit en peu de mots! 

Mais il y a toujours un risque quand on s'exprime de façon très concise:  le message peut passer inaperçu aux yeux de certains lecteurs.  Ils ne peuvent pas ou ils ne veulent pas voir et comprendre les implications de la transformation de l'environnement du Marché ni  de l'esprit de l'époque, qui n'est plus celle de leurs souvenirs.

Si on se réfère au titre du Texte d'opinion dans Le Devoir --"La mort annoncée du Marché Jean-Talon", un titre qui est incontestablement accrocheur, je le modifierais (en quelque sorte) pour "Le Marché Jean-Talon tel qu'on l'a connu fait place à un concept mieux adapté à la nouvelle réalité".  Le côté nostalgique du titre serait préservé, mais il admettrait aussi le côté positif de cette évolution.  Et on sait ou on devrait savoir que celle-ci n'est pas propre à Montréal; les "cousins Français de France" vivent la même chose; le "vivre à la française", pour la majorité, est désormais, autant qu'en Amérique du Nord, une affaire de grandes surfaces entourées de stationnements, où on se rend en automobile.  Les "places du marché" qui survivent et qui prospèrent n'ont plus les mêmes fonctions qu'avant.  Elles sont un attrait en soi pour les résidents des environs immédiats, et elles attirent aussi des touristes en quête d'une atmosphère qu'on ne retrouve évidemment pas en bordure des autoroutes. Malheureusement, dans les petites villes qui sont à l'écart des circuits touristiques, la demande locale est tellement détournée vers les centres commerciaux (qu'on ne peut atteindre qu'en automobile), qu'il n'en reste plus suffisamment pour faire vivre les petits commerçants locaux.  Ce n'est évidemment pas le cas d'une grande ville comme Montréal et de ses quartiers densément peuplés.  Vive le "nouveau" Marché Jean-Talon! -- et je souhaite qu'il fasse des émules partout en ville où le contexte est également favorable.

Je partage ton avis. Le marché évolue et se transforme pour mieux s'adapter aux nouvelles réalités du milieu. Dans notre monde rien n'est plus permanent que le changement. On le constate pourtant avec l'évolution de nos villes et les nouveaux projets (petits et grands dans tous les domaines de l'immobilier notamment). Ce qui veut dire qu'on est constamment à la recherche d'un nouvel équilibre, en tentant d'intégrer ce qui s'ajoute à notre environnement. La vie est un mouvement perpétuel dans l'univers et les créations humaines n'y échappent pas comme tout le reste d'ailleurs. Alors bienvenu à la nouvelle formule du marché Jean-Talon auquel je souhaite longue vie à Montréal. :veryhappy:

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Allez-y faire un tour c'est l'hécatombe. Je dirais 25-30% des espaces sont vacants et l'achalandage a beaucoup diminué depuis l'an dernier. Un ajustement? J'ai bien peur que non.  Il essaie de cacher le problème des espaces vide en mettant des tables à picnic partout. La réalité est que la SDC est complètement incompétente à gérer le marché public qui demanderait avant tout de comprendre le fonctionnement commercial du lieu. Trop de discussions et de pressions de groupes communautaires qui n'ont aucune compréhensions de la mécanique mercantile d'un tel lieu. Jusqu'à maintenant le marché a toujours eu un achalandage organique car l'offre était assez exclusive mais en réalité son fonctionnement est très fragile. Au lieu d'avoir une vraie vision pour développer de nouvelles astuces commerciales, les gestionnaires du marché augmentent les tarifs des marchands et pensent qu'en aménageant des espaces avec des bancs et des tables la clientèle va augmenter. Le marché se meurt oui. Pas étonnant car l'organisme de gestion sans but lucratif fait face à de multiples groupes de  pression, a peu de ressources vu son statut non lucratif et arrive difficilement à se concerter avec la ville. Dommage car le potentiel est toujours là, d'avoir un marché urbain hyper dynamique qui fonctionnerait véritablement 12 mois par année avec des accès faciles pour tous le monde et une offres qui pourraient aller bien au-delà de ce qu'il y a actuellement. Pendant ce temps il s'ouvre au centre-ville de nouveaux concepts tel que le Time out market et le marché urbain St-Laurent...

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Le marché Jean-Talon a définitivement un problème du point de vue de l'offre (et tout le monde ici le reconnaît), mais changer son aménagement est définitivement une part de la solution à mon avis. C'est pas pour rien que les gens vont par dizaines sur la rue Shamrock juste à côté, même si c'est en dehors du marché, c'est parce que ce genre d'aménagement est manquant dans le secteur. Les gens veulent une expérience agréable, veulent pouvoir manger des produits sur place sans se sentir au milieu d'une foule pressée, et si tu veux retenir les gens sur le site en donnant une expérience, ça prend des endroits agréables, du mobilier urbain, et un environnement beau. Sinon, tu vas vivre ton expérience ailleurs, là où c'est mieux. Une bonne part du marché, en ce moment, est bétonnée, tassée, peu agréable.

C'est certain que les kiosques ont aussi une plus grande concurrence de nos jours. Les gens ont accès à des paniers de fruits et légumes frais, écologiques, de surplus ou «moches» pour combler leur besoin, tout en achetant local. Il y a des mini marchés publics partout dans les quartiers centraux maintenant. Ça coupe des raisons d'aller au Marché Jean-Talon pour des raisons «utilitaires». Franchement, j'ai à peine à aller à l'épicerie à 5 minutes de chez nous de nos jours pour mes légumes. Le Marché Jean-Talon doit changer son offre pour faire face à cette réalité, et trouver une raison de me faire aller plus loin pour y acheter des choses.

L'accès automobile est plus difficile et cette clientèle y va moins? Faut s'adapter, et ce n'est pas à cause de la perte de 10 places de stationnement autour du marché. Les gens ont une offre plus proche de chez eux, il y a des travaux partout dans la région (et il va en avoir pour des décennies). Faut créer un endroit qui va plaire à la clientèle qui a une meilleure affinité avec le marché. Par exemple, je connais de nombreux cyclistes l'été qui n'y vont pas à cause de la circulation autour du marché et de l'absence d'une piste réellement protégée. Je suis certain que c'est une perte de plus de 10 places de parking, alors que le stationnement sous terre n'est même pas plein.

L'ironie est de voir les commerçants qui sont responsables du déclin du marché en offrant rien de bon ou de neuf à la clientèle, avec leur légumes de l'autre bout du monde sur-emballés et plus cher qu'en épicerie, se plaindre de solutions concrètes pour donner du comfort aux gens sur place (comme si ça n'avait aucune importance de nos jours pour retenir les clients). C'est difficile de se regarder le nombril, mais il y a une constante à Montréal, dans le commerce de détail: les secteurs qui ont accepté le changement fonctionnent, ceux qui pensent qu'on peut survivre en faisant comme il y a 20 ans sont en déclin.

D'ailleurs, l'achalandage du marché est encore très imposant. C'est pas mal toujours plein quand j'y vais, on circule difficilement. Si certains commerçants n'arrivent pas à vendre à cette masse... C'est qu'il y a vraiment quelque chose de décaler entre les désirs de la clientèle sur place et l'offre qui s'y trouvent!

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Il y a 21 heures, playmind a dit :

Allez-y faire un tour c'est l'hécatombe. Je dirais 25-30% des espaces sont vacants et l'achalandage a beaucoup diminué depuis l'an dernier. Un ajustement? J'ai bien peur que non.  Il essaie de cacher le problème des espaces vide en mettant des tables à picnic partout. La réalité est que la SDC est complètement incompétente à gérer le marché public qui demanderait avant tout de comprendre le fonctionnement commercial du lieu. Trop de discussions et de pressions de groupes communautaires qui n'ont aucune compréhensions de la mécanique mercantile d'un tel lieu. Jusqu'à maintenant le marché a toujours eu un achalandage organique car l'offre était assez exclusive mais en réalité son fonctionnement est très fragile. Au lieu d'avoir une vraie vision pour développer de nouvelles astuces commerciales, les gestionnaires du marché augmentent les tarifs des marchands et pensent qu'en aménageant des espaces avec des bancs et des tables la clientèle va augmenter. Le marché se meurt oui. Pas étonnant car l'organisme de gestion sans but lucratif fait face à de multiples groupes de  pression, a peu de ressources vu son statut non lucratif et arrive difficilement à se concerter avec la ville. Dommage car le potentiel est toujours là, d'avoir un marché urbain hyper dynamique qui fonctionnerait véritablement 12 mois par année avec des accès faciles pour tous le monde et une offres qui pourraient aller bien au-delà de ce qu'il y a actuellement. Pendant ce temps il s'ouvre au centre-ville de nouveaux concepts tel que le Time out market et le marché urbain St-Laurent...

Précision qui a une certaine importante : les marchés publics de Montréal, dont celui de Jean-Talon et d'Atwater, sont gérés par la Corporation des marchés publics de Montréal qui n'a aucun lien avec les SDC. Ce sont deux partenaires bien différents. Dans le cadre du marché Jean-Talon, la SDC qui couvre ce territoire est celle de la Petite-Italie. 

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Les espaces vacants = manque de relève selon les commerçants, pas en raison du stationnnement !
à l'émission le 15-18 hier

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/reportage/127475/marches-publics-agriculteurs-agriculture

Des commerçants du marché Jean-Talon déplorent le manque de relève

PUBLIÉ LE LUNDI 5 AOÛT 2019

Avez-vous remarqué des emplacements vides au marché Jean-Talon? Plusieurs agriculteurs les attribuent au manque de relève.

Il y a beaucoup d’espaces vides, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui sont parties à la retraite, et il n’y a pas d’enfants pour prendre la relève, croit Sandra, une vendeuse du marché Jean-Talon.

Si la corporation Les marchés publics de Montréal nie une baisse du nombre de vendeurs à Jean-Talon, sa directrice générale, Isabelle Laliberté, confirme qu’il y a bel et bien un manque de relève : C’est un défi vraiment important et c’est notre mission d’attirer les jeunes agriculteurs.

Or, de l’avis de certains commerçants, les politiques du marché Jean-Talon – en endroit qui demande aux vendeurs d’être présents au moins trois jours par semaine, et idéalement sept – ont un effet repoussoir sur la nouvelle génération. Ça fait 57 ans que je suis au marché, raconte Lino Birri. Quand j’ai commencé, le marché Jean-Talon, c’était deux jours par semaine, le vendredi et le samedi. Les jeunes agriculteurs, c’est sûr qu’ils ne peuvent pas venir sept jours par semaine, voyons donc! Ils vont venir deux jours par semaine, mais ils ont besoin des autres jours pour travailler sur leur terre.

Certains agriculteurs ont toutefois trouvé une façon de contourner le problème en se regroupant pour partager un kiosque. Cela leur permet d’être présents plus longtemps au marché sans négliger leur travail sur le terrain.

Et l’achalandage, lui, est-il au rendez-vous? Les marchés publics de Montréal disent ne pas avoir les statistiques de fréquentation. Du côté des commerçants, les perceptions varient : certains affirment que l'achalandage est stable, mais d’autres notent une baisse des ventes. Les gens achètent moins, affirme l’agricultrice Annie Landry. Il y a beaucoup plus de touristes. Les gens viennent se promener, goûter.

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Il y a 3 heures, ScarletCoral a dit :

 Les gens achètent moins, affirme l’agricultrice Annie Landry. Il y a beaucoup plus de touristes. Les gens viennent se promener, goûter.

(ci-dessus un extrait d'un article de iciradiocanada cité par @ScarletCoral)

C'est la tendance à laquelle il faut s'adapter.  Je pense (parce que ça n'a pas été encore dit) qu'il y a au moins un bon côté à la chose:  les promeneurs et les touristes seront logiquement beaucoup moins sensible à des prix élevés --une occasion dont les marchands devraient profiter.

C'est certain que ça s'éloigne beaucoup de la vocation originelle d'un marché public.  Mais il y a tant d'autres facteurs faisant en sorte que les clients n'achètent plus en aussi grandes quantités qu'avant: par exemple, la taille moyenne des ménages a fortement diminué, et ceux qui ont encore une "grosse famille" habitent plus généralement en banlieue que dans la ville centre; pour eux, des marchés publics "de banlieue" sont probablement plus appropriés, notamment parce qu'il est plus facile de s'y rendre en automobile.  

Les considérations ci-dessus sont pertinentes pour les marchands.  D'autres considérations ont trait aux résidents du quartier avoisinant le marché:  j'imagine que pour la majorité d'entre eux, la convivialité des lieux est d'un intérêt primordial, et que les nouveaux aménagements y répondent davantage.

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