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Le Musée des beaux-arts de Montréal a attiré plus d'un million de visiteurs en 2013

 

Mise à jour le lundi 17 mars 2014 à 10 h 51

 

L'année 2013 a été une année record pour le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).

 

Pour la première fois en 153 ans d'histoire, plus d'un million de personnes ont participé au cours de l'année à l'une des activités de l'institution montréalaise (visites de collections et d'expositions temporaires, participations aux ateliers, conférences éducatives, concerts, etc.)

 

Autre record : le musée compte désormais 88 000 membres, ce qui en fait l'institution muséale canadienne la plus populaire sur ce plan.

 

Chihuly, l'expo la plus populaire de la décennie

 

À l'été 2013, l'exposition des oeuvres monumentales du sculpteur de verre Dale Chihuly, a attiré, selon les chiffres fournis par l'institution, près de 280 000 visiteurs, la plus importante fréquentation au MBAM au cours des 10 dernières années.

 

Le MBAM tente d'ailleurs d'acquérir par voie de dons du public Le soleil, œuvre emblématique de l'artiste (notre photo).

 

Au programme en 2014

 

La saison contemporaine du MBAM propose deux expositions majeures : Peter Doig en première américaine et 1+1 = 1, quand les collections du Musée des beaux-arts et du Musée d'art contemporain de Montréal conversent.

 

Par ailleurs, l'exposition La BD s'expose au Musée, amorcée en 2013, se poursuit, mettant en valeur le travail de 15 bédéistes de La Pastèque inspirés par la collection du musée.

 

L'été devrait quant à lui être consacré aux arts décoratifs et au design avec deux expositions en exclusivité canadienne, dont une présentant la collection de joaillerie de l'orfèvre des tsars Fabergé.

 

Et cet automne, pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, des toiles d'importants maîtres de l'art français postimpressionniste et de l'expressionnisme allemand seront rassemblées, de Van Gogh à Gauguin en passant par Kandinsky et Kirchner.

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La collection permanente du MBAM devient payante

 

Le Musée des beaux-arts de Montréal imposera un frais d’entrée à sa collection permanente a partir du 1er avril.

 

C’était le dernier musée canadien a offrir l’accès gratuit à sa collection permanente.

 

Les jeunes âges de moins de 30 ans, la clientèle défavorisée ainsi que les étudiants et les enseignants en histoire de l’art notamment n’auront pas débourser pour entrée. L’argent recueilli sera réinvesti dans les programmes éducatifs du musée.

 

Plus de détails a venir.

 

http://journalmetro.com/actualites/montreal/465900/la-collection-permanente-du-mbam-devient-payante/

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Musée des beaux-arts: engouement record des écoles

 

 

L'intérêt des écoles primaires et secondaires pour le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) est devenu si grand que l'institution devra ajouter un étage à son futur Pavillon pour la paix Michal et Renata Hornstein, voué à l'art international et à l'éducation, qui sera inauguré en 2017.

 

Hier, le MBAM a rencontré la presse pour annoncer que ce n'est pas un, mais deux étages du futur pavillon de la rue Bishop qui seront consacrés aux activités éducatives et communautaires, tant elles ont augmenté de façon «exponentielle».

 

Depuis l'ouverture des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière, en septembre 2012, l'enthousiasme pour le musée dépasse largement les attentes, a expliqué sa directrice générale et conservatrice en chef, Nathalie Bondil. Ce sont des dizaines de milliers d'enfants, de familles et d'associations qui viennent visiter le musée, écouter de la musique dans la salle Bourgie ou participer à des activités en atelier.

 

Le MBAM estimait en 2012 que la fréquentation du musée par les élèves, les groupes et les familles atteindrait 200 000 visiteurs par an d'ici 2017, mais cet objectif, qui représente le double des chiffres de 2010-2011, a déjà été atteint.

 

Il y a une telle demande que le musée a dû ouvrir ses locaux le lundi pour les écoles, car il manquait de plages horaires. Le musée est également obligé de tirer au sort des écoles pour distribuer une aide au transport des écoliers vers le musée, le ministère de l'Éducation ne le finançant pas, a expliqué Mme Bondil.

 

Embauches

 

S'il y avait trois ateliers éducatifs en 2011, il y en a actuellement sept et il y en aura dix en 2017.

 

«Nos ambitions pour nos activités éducatives sont très grandes», dit Nathalie Bondil. Du coup, le musée a dû augmenter le nombre de ses éducateurs, souvent des artistes formés au musée: de 15 en 2011, ils sont 26 aujourd'hui.

 

Le volet éducatif du musée comprend notamment des programmes pour les enfants de moins de 5 ans, des projets-pilotes en art-thérapie et des présentations pour les jeunes mettant l'accent sur les échanges interculturels, l'homophobie, l'écologie ou le vieillissement.

 

Dans ce cadre, le musée vient d'embaucher une conceptrice en éducation, Mélanie Deveault, ex-professeure d'histoire de l'art et ex-coordonnatrice de l'action éducative au musée McCord, pour faire rayonner sa collection permanente dans les écoles du Québec.

 

Ambitieux, le projet-pilote dont elle est responsable vise à concevoir d'ici 2017 quelque 40 trousses scolaires destinées aux enseignants de 40 écoles et cégeps de tout le Québec. Ces contenus éducatifs exploiteront les oeuvres d'art du musée comme support pour aborder des thèmes multidisciplinaires tels que l'environnement, l'identité, la diversité culturelle et les stéréotypes.

 

Le directeur des services éducatifs au MBAM, Jean-Luc Murray, a expliqué hier que la mission sociale et plurielle du musée allait continuer à prendre de l'importance pour contribuer à former de meilleurs citoyens.

 

«On sait que 90% des jeunes vivent leur premier contact avec un musée lors de sorties scolaires, a-t-il dit. Et des études montrent que les enfants qui sont en contact avec la culture et vont dans les musées réussissent mieux et ont une meilleure santé mentale.»

 

La collection permanente ne sera plus gratuite

 

Financé pour moitié par des fonds publics, le Musée des beaux-arts affirme que son projet d'expansion et la croissance de ses activités éducatives l'obligent à mettre fin à la gratuité de l'accès à sa collection. À partir du 1er avril, les plus de 30 ans devront payer 12$ pour la visiter. Le MBAM était le dernier grand musée canadien à offrir un accès gratuit à sa collection. «C'est une décision crève-coeur, mais on n'avait pas le choix», dit Nathalie Bondil.

 

Toutefois, l'accès demeurera gratuit:

 

- Pour les moins de 31 ans

 

- Pour les étudiants et enseignants en arts

 

- Pour les familles qui participent aux activités éducatives du musée

 

- Pour les clientèles défavorisées

 

- Pour les visiteurs ayant acheté un billet pour une exposition temporaire

 

- Pour les membres VIP (la carte VIP vaut 65$)

 

- Pour les plus de 65 ans, tous les jeudis

 

- Pour tous les visiteurs venant au musée le dernier dimanche de chaque mois

 

- Pour les visiteurs venant au musée du 26 décembre au 2 janvier et durant la semaine de relâche.

 

http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201403/20/01-4749465-musee-des-beaux-arts-engouement-record-des-ecoles.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B25_A-decouvrir_219_article_ECRAN1POS2

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Entrevue avec Nathalie Bondil : «L’art, c’est bon pour la santé !»

 

Sous sa houlette, le Musée des beaux-arts de Montréal est devenu le seul au pays à accueillir plus d’un million de visiteurs annuellement. Rencontre avec Nathalie Bondil, une DG en train d’inventer le musée de demain.

 

Nathalie Bondil a horreur de parler d’elle, mais branchez-la sur les musées — et pas seulement sur le sien — et elle devient intarissable.

 

Loin d’être dépassés, dit-elle, ces établissements ont plus que jamais leur raison d’être. D’abord parce qu’ils permettent de répondre aux grands questionnements de la société. Mais aussi parce qu’ils font du bien. « Aujourd’hui, ça tombe sous le sens, mais il y a un siècle, les gens n’étaient pas persuadés que faire du sport était bon pour la santé, dit-elle. La même chose est en train de se passer avec les œuvres d’art. »

 

Arrivée au Québec il y a 15 ans, cette Méditerranéenne d’origine mène le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) tambour battant depuis 2007 (elle était conservatrice en chef depuis 2000). Avec ses expos novatrices et populaires — de l’art cubain au jazz de Miles Davis en passant par les créations de l’artiste verrier américain Dale Chihuly —, le musée montréalais bat tous les records de fréquentation.

 

« C’est le seul musée canadien à entrer dans le club du million de visiteurs par année », soulignait le Toronto Star le 26 mai dernier. Le seul aussi à exporter autant d’expos à l’étranger — celle sur le grand couturier Jean Paul Gaultier, par exemple, a été présentée notamment à New York et Londres, et arrivera à Melbourne cet automne, puis au Grand Palais, à Paris, en 2015.

 

« Le Musée des beaux-arts est un musée sans frontières ! » dit Nathalie Bondil, diplômée de l’École du Louvre et de l’École nationale du patrimoine, qui a notamment été conservatrice du Musée national des monuments français, à Paris, et a travaillé chez Sotheby’s, à New York. « Il est pluridisciplinaire, extrêmement flexible et en interaction avec son milieu. »

 

La pluridisciplinarité sera d’ailleurs son maître mot dans son mandat de vice-présidente du Conseil des Arts du Canada, qui a débuté en avril. « Repousser les limites des territoires, des disciplines artistiques, c’est un enjeu très actuel, et le Québec est très fort en la matière », dit-elle. Bien qu’hyper-occupée — elle bosse 16 heures par jour —, cette « boulimique d’apprendre » a accepté avec enthousiasme cette nouvelle mission. « Ça permet de continuer de porter la voix du Québec dans le concert des provinces. »

 

Car l’art, cette vraie gourmande en mange… au propre comme au figuré. Grâce à elle, des œuvres de la collection permanente — Jean-Paul Riopelle, Marcelle Ferron, Jean Paul Lemieux, Pablo Picasso… — sont désormais « servies » au Café des beaux-arts, le restaurant du musée. À savourer des yeux ! Nous l’avons rencontrée à son bureau.

 

* * *

 

Vous qui pensiez ne passer que quelques années à Montréal, vous y voilà depuis 15 ans. Heureuse ?

 

Très ! J’adore Montréal et je suis devenue citoyenne canadienne — mon mari et ma fille adolescente aussi. Quand on choisit une citoyenneté, on y est d’autant plus attaché. Et puis, je crois beaucoup au travail et à l’engagement à long terme.

 

C’est vrai que les musées, c’est du long terme !

 

Oui : on a la chance de travailler pour l’éternité ! [Rire] Bien sûr, il y a l’événementiel des expos, mais le but de l’établissement, c’est de collectionner, et cette collection-là nous inscrit dans le très long terme. Le musée a 154 ans. Il y a eu bien des directeurs avant moi, il y en aura bien d’autres après. Nous sommes des passeurs.

 

C’est une lourde responsabilité…

 

C’est un privilège que de vivre avec des œuvres d’art. Et puis, les gens qui viennent au musée nous accordent du temps de leur cerveau, de la disponibilité qu’ils ne donneraient peut-être pas à leurs proches.

 

Que viennent-ils chercher ?

 

Ils viennent apprendre, s’émouvoir, s’émerveiller, se détendre… Cette disponibilité est très précieuse, parce qu’on essaie de capter un espace-temps qui est devenu si rempli ! Il faut donc avoir le plus grand respect pour la disponibilité qu’on nous offre.

 

En raison des nouvelles technologies, on parle de la mort du cinéma, de la mort du livre… Y aura-t-il encore des musées dans 100 ans ?

 

Ah, mon Dieu, oui ! Dans le dossier que leur a consacré The Economist, fin 2013, on apprend un chiffre formidable : on est passé de 23 000 à 55 000 musées en 20 ans dans le monde. Les musées se portent très bien ! Je suis d’autant plus convaincue de leur pertinence que nous baignons dans une culture visuelle. Nous sommes aussi harcelés, manipulés par les images. Et les musées sont des lieux où l’on peut prendre du recul par rapport à cette influence.

 

Comment ?

 

Les œuvres peuvent être analysées sous un angle disciplinaire — histoire de l’art, etc. —, mais au-delà, elles soutiennent des valeurs. Prenons la tyrannie de l’apparence. Toutes ces images truquées partout, c’est épouvantable : 95 % de l’image corporelle des femmes diffusée dans les médias d’aujourd’hui correspond à seulement 5 % des femmes ! Or, dans un musée, on dit : la beauté est multiple ! Regardez les déesses de la fertilité néolithiques, les sculptures de Maillol… Ça permet de se distancer par rapport à un diktat très momentané mais terrifiant

 

L’exposition à succès que vous avez orchestrée autour du couturier Jean Paul Gaultier en 2011 montre justement des corps aux formes diverses…

 

Gaultier projette l’image d’une société plurielle avec des femmes rondes, voire grosses, des femmes âgées. C’est l’un des points importants de son imaginaire, profondément tolérant et humaniste. Après l’expo de Montréal, j’ai d’ailleurs été interpellée par l’association Équilibre [NDLR : vouée à la promotion d’une image corporelle positive dans la population]. Cela nous a amenés à monter un projet-pilote sur les troubles alimentaires avec l’Institut Douglas [à Montréal].

 

Le MBAM se lance dans l’art-thérapie ?

 

L’art-thérapie m’intéresse beaucoup. Ce projet de recherche universitaire permettra à des personnes souffrant d’anorexie d’utiliser des œuvres d’art pour amorcer des discussions sur différents thèmes — identité, harmonie, enfance… — et de participer ensuite à des ateliers de création artistique. Les participants seront encadrés par des experts en santé mentale, des spécialistes de l’art-thérapie de l’Université Concordia et des éducateurs du musée. On a d’autres projets à l’étude, notamment avec l’Institut de cardiologie de Montréal, pour évaluer l’effet des œuvres d’art sur le rythme cardiaque. Ce partenariat vise à établir un protocole médical de soins pour des patients ayant des problèmes cardiaques mais ne pouvant prendre certains médicaments.

 

La mission des musées a drôlement changé !

 

Un musée doit redoubler d’efforts pour être pertinent au quotidien, sinon, c’est qu’il vieillit mal. Il doit constamment se recentrer sur les enjeux actuels de la société. Au MBAM, on a énormément d’offres de partenariat, et ma règle, c’est de dire oui ! Longtemps, les musées ont été des temples, des coffres-forts, des forteresses. Au XXIe siècle, on est davantage dans le partage que dans l’esprit de conservatoire. L’architecte Manon Asselin, avec son atelier TAG, a bien conceptualisé cette évolution du MBAM dans la ville en imaginant le futur Pavillon de la paix, qui ouvrira en 2017 rue Bishop. Ce lieu d’échanges, de transparence, s’incarnera dans une dentelle de pierre, une paroi très dématérialisée, un bâtiment qui va respirer.

 

Alors qu’elle était jusqu’ici gratuite, la visite de la collection permanente du MBAM coûte 12 dollars depuis le 1er avril. Pourquoi ?

 

La collection permanente était auparavant gratuite pour tous ; elle est désormais gratuite pour les moins de 31 ans en tout temps, pour tout le monde un dimanche par mois et pour les 65 ans et plus le jeudi : c’est le musée qui propose l’offre la plus généreuse au Canada. Nous subissons des compressions de l’État et nous avons dû nous adapter. Surtout que, dans le même temps, nous avons doublé nos espaces éducatifs (de 900 à 1 700 m2) et le nombre d’éducateurs (de 15 à 33) : nous accueillons 200 000 élèves par an dans nos ateliers, et nous voulons continuer à offrir ceux-ci gratuitement. Il est crucial que les jeunes aient accès à l’art.

 

Fin juin, vous avez dénoncé publiquement — aux côtés des directeurs de trois autres grands musées québécois — les nouvelles compressions budgétaires annoncées par le gouvernement du Québec qui selon vous risquent, à terme, de limiter l’accès des jeunes à l’art. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

 

Il ne faudrait pas que les coupes que l’on subit à répétition obligent le musée à revoir à la baisse ses ambitions sur le plan éducatif. La demande en la matière est faramineuse, et nous comptons y répondre en augmentant encore notre offre avec le futur pavillon. Par ailleurs, ces coupes, et l’incertitude qui les entoure, inquiètent beaucoup les donateurs privés. Elles ont été annoncées de manière précipitée, de façon unilatérale. Maintenant, le but, c’est d’en discuter : je rencontre d’ailleurs la ministre Hélène David lundi. Elle a invité le milieu culturel à se battre [NDLR : dans une entrevue accordée au Devoir le 13 juin]… alors nous, on obéit ! [Rire] Je suis très combative et déterminée à trouver des solutions raisonnables.

 

Vous vous êtes donné pour mission de faire connaître les œuvres du MBAM au plus grand nombre. Comment vous y prendrez-vous ?

 

Le but numéro un, c’est que les gens s’approprient les icônes du musée. Il faut faire valoir les chefs-d’œuvre de notre collection permanente, montrer nos champions. Si on veut s’assurer d’avoir de la relève, nos jeunes générations doivent connaître leur patrimoine : c’est crucial !

 

C’est pourquoi j’ai lancé le programme Le musée s’affiche à l’école, en 2010. Des affiches gratuites sont offertes aux écoles et aux organismes communautaires. Avec chaque fois un message qui va toucher des gens, même s’ils ne s’intéressent pas aux arts… On a ainsi évoqué l’environnement et le respect de la nature au moyen d’un tableau sublime de Marc-Aurèle Fortin représentant des ormes qui ont disparu : La ferme à Sainte-Rose. On a dénoncé le travail des enfants avec La pastourelle, de Suzor-Coté, qui montre une jeune bergère. En partenariat avec la fondation Jasmin Roy, on a abordé l’intimidation en milieu scolaire avec la sculpture Cœur dit « Après le Déluge », de Jim Dine, créée spécialement pour le musée afin de faire réfléchir les jeunes visiteurs aux blessures du cœur. Les œuvres d’art sont polyglottes : il y a tellement de sujets que l’on peut traiter par elles, c’est infini !

 

Vous venez de recruter une « conceptrice de l’éducation » — Mélanie Deveault —, nouveau poste qui n’existe pas ailleurs. Pourquoi ?

 

Pour « externaliser » nos collections. À partir de nos chefs-d’œuvre, nous allons lancer 17 projets-pilotes dans des écoles et cégeps de chaque région du Québec. En travaillant chaque fois sous un angle spécifique — propagande, vieillesse, misère, écologie… —, en accord avec les contenus scolaires des différents professeurs. La culture ne relève pas du récréatif ou de l’élitisme : elle nous apprend à devenir de meilleurs êtres humains et à être mieux dans notre peau.

 

http://www.lactualite.com/culture/entrevue-avec-nathalie-bondil-lart-cest-bon-pour-la-sante/

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Le MBAM premier au Canada, le Louvre premier dans le monde

 

Avec 1 009 648 visiteurs en 2014, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) arrive au premier rang des établissements canadiens au chapitre de la fréquentation, selon The Art Newspaper.

 

Le mensuel britannique a dévoilé son palmarès des musées les plus fréquentés du monde. Au Canada, le MBAM devance deux établissements ontariens, le Royal Ontario Museum (934 384 visiteurs) et l'Art Gallery of Ontario (757 462 visiteurs).

 

Le Musée des beaux-arts occupe par ailleurs le 12e rang en Amérique du Nord, en baisse de deux places par rapport à 2013, et le 58e à l'échelle internationale.

 

Le MBAM a donc franchi le cap du million de visiteurs pour la deuxième année consécutive.

 

Les musées les plus fréquentés d'Amérique du Nord, selon The Art Newspaper

 

The Metropolitan Museum of Art, New York (6,1 millions)

National Gallery of Art, Washington (3,8 millions)

Museum of Modern Art, New York (3 millions)

J. Paul Getty Museum, Los Angeles (1,7 million)

Fine Arts Museums of San Francisco (1,5 million)

Museo Soumaya, Mexico (1,5 million)

Art Institute of Chicago (1,4 million)

Los Angeles County Museum of Art (1,2 million)

National Portrait Gallery, Washington (1,1 million)

Museum of Fine Arts, Boston (1,1 million)

Guggenheim Museum, New York (1 million)

Musée des beaux-arts de Montréal (1 million)

 

À l'échelle mondiale, Le Louvre, à Paris, domine toujours, avec plus de 9 millions de visiteurs. Six autres musées ont accueilli plus de 5 millions de personnes en 2014, soit le British Museum, la National Gallery et la Tate Modern (Londres), le Metropolitan Museum of Art (New York), les Musées du Vatican (Rome) et le National Palace Museum (Taipei).

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2015/04/28/005-mbam-palmares-canada-art-newspaper.shtml

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Congrats!

 

What would have been interesting, is knowing the amount of people they get per sq.m. I am now just getting picky.

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C'est fou pareil que le musée du Louvres ai seulement 9x plus d'achalandage que le MBAM. Il y a tellement mais tellement de monde en permanence là-bas!!!

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Le MBAM est un exemple de réussite. The best of both worlds : un gestion privée rigoureuse, mais un mandat public et collectif. Et n'oubliez pas que le nouveau pavillon va amener plus de monde. Autour du million de visiteurs, on est comme dans un motton. On pourrait facilement grimper de plusieurs places dans l'échelle assez rapidement!:)

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Si seulement es Montréalais savaient qu'ils y ont accès entièrement gratuitement pour voir la collection permanente les derniers dimanche de chaque mois. Si vous avez moins de 30 ans, c'est toujours gratis.

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Si seulement es Montréalais savaient qu'ils y ont accès entièrement gratuitement pour voir la collection permanente les derniers dimanche de chaque mois. Si vous avez moins de 30 ans, c'est toujours gratis.

 

Ils le savent, mais ils s'en colissent de la culture... Go Canadiens Go

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    • By mtlurb
      Et ça continue, on improvise parce que les limites de vitesse arbitraires ne sont simplement pas respectées.... alors on force les gens à faire ce qui contredit le code de la route et le bon sens. 
       

      https://www.tvanouvelles.ca/2019/09/10/interdit-de-se-garer-a-moins-de-13-metre-du-trottoir
    • By loulou123
      La PresseLe samedi 28 avril 2007
       
      Tout indique que Montréal fera une importante annonce sur le vélo au centre-ville lundi. La fameuse épine dorsale du réseau cyclable, attendue depuis 20 ans, sur le boulevard de Maisonneuve, deviendrait enfin réalité, selon ce qu'a appris La Presse.
       
      Le responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, André Lavallée, a confirmé hier qu'il s'apprête à dévoiler quelque chose de «gros». Mais il s'est contenté de rire lorsque questionné au sujet de l'ouverture d'une voie sur de Maisonneuve.
       
      Le lien manquant
       
      Vélo Québec espère depuis 20 ans l'ouverture de ce tronçon qui compléterait le lien d'est en ouest. Présentement, la piste cyclable s'arrête d'un côté à la rue Berri, et de l'autre, à la rue Green. Les cyclistes doivent ensuite s'engager en zigzag dans les rues de Montréal pour accéder au coeur du centre-ville.
       
      Patrick Howe, de Vélo Québec, explique qu'une piste cyclable est au centre du «plan d'accès au centre-ville» que son organisation avait déposé auprès des élus, en 2005. Ce plan était le fruit de deux études qui avaient conduit Vélo Québec jusqu'à Vancouver et Toronto pour comparer les réseaux cyclistes et identifier les meilleures solutions.
       
      Carrefour du Parc
       
      Par ailleurs, l'équipe Tremblay est sur le point d'annoncer l'ouverture d'une piste cyclable d'environ un kilomètre, dans l'axe des avenues du Parc et des Pins. La voie s'étendra de la rue Rachel (au nord) à la rue Hutchison (au sud).
       
      Cette piste cyclable sera réalisée à l'intérieur du budget de 6,5 millions consacré à l'aménagement des abords du nouveau carrefour du Parc. La dernière phase de ces travaux, qui s'élève à 29,5 millions, comprend la construction du trottoir à l'est de l'avenue du Parc, l'installation de lampadaires de rue et de parcs, et la plantation d'arbres.
       
      «Ce sera une piste cyclable confortable, drapée de vert, assure André Lavallée, qui en fera l'annonce prochainement. La piste deviendra une des entrées du centre-ville.»
       
      Le responsable du dossier au comité exécutif ajoute qu'il est impératif pour Montréal de repartager la chaussée avec les cyclistes et les piétons.
       
      «Autrefois, les cyclistes et les piétons étaient considérés comme une nuisance au centre-ville, dit-il. Les pistes cyclables dans la rue Wellington, Saint-Urbain et Notre-Dame, qui ont été ouvertes l'an dernier, sont en train de transformer les habitudes de circulation des Montréalais.»
    • By acpnc
      Publié le 12 août 2016 à 13h38 | Mis à jour le 12 août 2016 à 13h38
       
      Les Forges de Montréal menacées d'éviction par la Ville
       
      Les Forges de Montréal, un organisme sans but lucratif, est le seul endroit en Amérique du Nord consacré à enseigner les techniques d'époque, selon Mathieu Collette.
       
      La Presse Canadienne
      Giuseppe Valiante
       
      Au beau milieu d'une autoroute et de silos à grains le long du canal Lachine, à Montréal, se trouve une structure grisâtre âgée de 130 ans qui abrite des forgerons pratiquant le métier d'antan.
       
      Mathieu Collette, avec sa salopette noire et sa queue de cheval nouant ses cheveux foncés, travaille sur une pièce de fer rouge de chaleur placée sur une enclume française vieille de 230 ans.
       
      « Personne au Canada ne fait ce que nous faisons, dit-il alors qu'une goutte de sueur perle sur son front. Nous sommes même uniques en Amérique du Nord. »
       
      Bien que plusieurs cours de forge existent ailleurs au Canada, M. Collette affirme que son organisme sans but lucratif, Les Forges de Montréal, dans l'édifice où il travaille, est le seul endroit en Amérique du Nord consacré à enseigner les techniques d'époque.
       
      Ses collègues et lui offrent des cours à tous ceux qui sont intéressés à garder le métier de forgeron bien vivant.
       
      Depuis 2000, M. Collette et plusieurs autres forgerons se partagent l'espace, mais ils affirment que la Ville de Montréal veut les chasser de l'endroit en raison d'un conflit sur le bail.
       
      « La Ville veut mettre ses camions là », soutient M. Collette devant la fenêtre donnant sur l'autoroute Bonaventure, qui est à quelques mètres de l'édifice.
       
      Il pourrait prendre son matériel et déménager, mais M. Collette estime que le lieu de son atelier est aussi important que les méthodes qu'il enseigne à ses élèves.
       
      Derrière la structure de pierre est situé le canal Lachine, qui était auparavant à proximité des usines de bois transformé, d'acier, de cuir et d'autres produits qui ont été essentiels au développement du Canada.
       
      Tout juste à côté de l'édifice se trouvent d'imposants silos à grains, qui appartiennent à l'entreprise propriétaire de la farine Five Roses - dont le panneau en néon rouge illumine le ciel de Montréal chaque soir.
       
      Le fait qu'un atelier de forge soit entouré d'usines et de voies ferrées - des symboles de la Révolution industrielle - n'échappe pas à Mathieu Collette.
       
      « Nos techniques anciennes sont vivantes et sont [des symboles] de la Révolution industrielle au Canada », souligne-t-il.
       
      Le gouvernement possède le terrain sur lequel la structure est érigée et M. Colette souhaite discuter avec Ottawa pour agrandir l'atelier et créer un musée ainsi qu'une aire récréative extérieure afin de raconter l'histoire industrielle du Canada.
       
      « C'est totalement unique ici. Juste derrière nous est [située] l'entrée du canal qui a bâti le Canada: les moulins, le train, le pont Victoria derrière nous... Personne ne sait ça. Nous voulons faire un musée qui explique tout ça. »
       
      Mais M. Collette et ses partenaires doivent d'abord régler leur conflit avec la métropole, qui est propriétaire de l'édifice. Le forgeron dit qu'il avait une entente avec l'ancienne administration municipale pour remettre à plus tard des rénovations onéreuses.
       
      La Ville de Montréal soutient plutôt que cette entente n'avait jamais été formellement approuvée et que le groupe viole les clauses du bail en ne procédant pas aux rénovations.
       
      Une porte-parole de la municipalité, Anik de Repentigny, a écrit dans un courriel que les Forges de Montréal ne respectaient pas les obligations du contrat et que « le dossier suit son cours ».
       
      « Nous n'avons pas d'autres commentaires », a-t-elle dit.
       
      Mathieu Collette espère que les Montréalais et le maire reconnaîtront que son groupe protège l'héritage culturel de la ville.
       
      « Nous sommes une équipe de passionnés qui aimons partager les techniques anciennes de forge avec le public. Avant, les gens étaient fiers de faire des objets qui dureraient pour toujours. Et c'est pourquoi les anciennes techniques sont meilleures que les nouvelles », a-t-il fait valoir.
       
      La technique de forge en bref
       
      - La forge traditionnelle utilise les quatre éléments: la terre (le fer), l'air (pour augmenter la chaleur du fer), l'eau (pour refroidir le métal) et le feu (pour forger).
       
      - Le charbon de forge peut atteindre une température d'environ 1600 degrés Celsius.
       
      - Pour forger, il faut du charbon, une enclume, un marteau et de la poudre de borax (pour éviter l'oxydation).
       
      - À la fin de sa formation, l'apprenti forgeron saura faire des trous dans le métal, souder deux pièces ensemble et scinder le métal.
       
      - Les métaux par excellence sont le fer et l'acier en raison de leur solidité et de leur durabilité.
       
      - Un bon apprenti peut devenir forgeron après environ trois ans.
       
      http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201608/12/01-5009878-les-forges-de-montreal-menacees-deviction-par-la-ville.php
    • By ProposMontréal
      Webcam: http://www.nouveauchamplain.ca/chantier/chantier-en-direct/
       
      Discussion portant sur le nouveau Pont Champlain.
    • By nephersir7
      25 juillet 2018, en face du terminus Chevrier