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http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/401435/arteres-commercantes

 

<header style="box-sizing: border-box; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; line-height: 16px;">DE GRANDES AVENUES EN MUTATION

Artères commerçantes sous perfusion

 

Les grandes rues de la métropole montréalaise se cherchent un second souffle

 

</header>1 mars 2014 | Isabelle Paré | Actualités en société

<figure class="photo_paysage" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; line-height: 16px;">image.jpg<figcaption style="box-sizing: border-box; font-size: 0.846em; line-height: 1.2em; padding: 2px 0px 15px;">Photo : Jacques Nadeau - Le DevoirLe boulevard Saint-Laurent, à Montréal, doit revenir à ses sources pour retrouver sa vigueur commerciale d’antan.</figcaption></figure><section class="retenir retenir_paysage" style="box-sizing: border-box; width: 230px; font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; line-height: 1.2em; background-color: rgb(239, 239, 242); padding: 15px; color: rgb(28, 30, 124); float: left; margin-right: 20px; margin-bottom: 10px; margin-top: 10px;">À lire aussi:

 

La Main retourne à ses sources

 

Avancées piétonnières sur Sainte-Catherine

 

L’avenue du Mont-Royal atteint un plateau

 

La rue Saint-Denis sur la touche

 

Un enjeu de hauteur à Québec</section>Pendant que la rue Saint-Denis périclite, l’étoile de la rue Mont-Royal faiblit et la Main flirte avec l’art et le Web pour sortir de sa morosité. Au moment où le maire Coderre annonce un vaste chantier pour piétonniser la rue Sainte-Catherine, Le Devoir est allé prendre le pouls de ces grandes artères de la métropole, à la recherche d’un second souffle.

 

La complainte du Dix30, plusieurs commerçants de la métropole en ont soupé. « La faute aux banlieues, c’est trop facile. Les centres commerciaux, ça existe depuis les années 70. Mais la Ville se fout des artères commerçantes alors qu’il se construit des milliers de condos à Montréal. Qu’est-ce qui cloche ? », fustige un commerçant rencontré dans la rue Saint-Denis cette semaine.

 

Mieux vaut le dire tout de suite, l’ambiance est morose dans plusieurs des grandes rues qui ont été au coeur du commerce de détail dans la métropole depuis cent ans. Immeubles à vendre, commerces vacants, ou loués à des vendeurs de pacotille : plusieurs secteurs de Saint-Laurent, Sainte-Catherine ou Saint-Denis ont perdu de leur lustre d’antan. Et dans la foulée, leurs clients.

 

Si les détaillants en ont marre de se faire rebattre les oreilles avec la concurrence venue des « power centers » qui poussent comme des champignons en banlieue, le diagnostic, lui, est implacable.

 

Pour Jacques Nantel, professeur titulaire de marketing à HEC, il est clair que ce qui fait mal aux artères commerciales de Montréal, c’est que les plus grands consommateurs de produits, les familles, ont massivement migré vers les banlieues. « Le plus bel exemple est la rue Sainte-Catherine, qui attirait autant des résidants de Montréal que de l’extérieur. La population environnante n’est plus là », dit-il.

 

Mais ce n’est pas du tout. « Une artère, c’est quelque chose qui se travaille. Ça ne se maintient pas tout seul. Ça prend une concertation intense des commerçants », ajoute ce spécialiste, qui compare la situation vécue sur certains segments de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent « à un désastre ».

 

La clé du succès est simple comme une recette de gâteau quatre-quarts, plaide-t-il. « Il faut une mixité parfaite, avec un tiers de services, un tiers de produits et un tiers de divertissements. Il faut des commerces de détail, mais aussi des services, des restos, des cafés, des cinémas. Une rue bourrée de restaurants, ça tombe le jour où les gens découvrent autre chose de plus intéressant à faire ailleurs. »

 

Revitaliser pour séduire

 

La rue Prince-Arthur en sait quelque chose. Ce tronçon piétonnier couru pour ses terrasses animées et ses bars il y a 30 ans est aujourd’hui un corridor désert balayé par le vent huit mois sur douze.

 

Frappées de plein fouet par le syndrome décrit par la fameuse chanson des Colocs (Y’est tombé une bombe su’a rue principale, depuis qu’y ont construit : le centre d’achat !), des dizaines de villes ont fait appel depuis ces dernières années à la Fondation Rues principales. Gatineau, Saguenay, Dorval, le Sud-Ouest de Montréal… Les symptômes sont généralisés.

 

« La montée des banlieues, c’est vrai, mais ce n’est pas tout. Il faut de la concertation, de l’animation, rendre le secteur attrayant à l’année. On ne peut pas se contenter de rénover des façades, puis se croiser les doigts. Pour revitaliser de façon durable, il faut s’attaquer à tous ces volets en permanence », dit Émilie Têtu, coordonnatrice aux communications à Rues principales.

 

Preuve que le repositionnement est possible, la rue Fleury et même le marché Jean-Talon, semi-couvert, ont réussi à « s’imposer 52 semaines par année », soutient Jacques Nantel. Savant mélange de commerces, offres de transport en commun, stationnements intelligents, supports à vélo et mobilier urbain invitant : aucun détail ne doit être laissé au hasard pour assurer la vitalité d’une artère. « Si on regarde la rue Sainte-Catherine, aucune de ces conditions n’existe ! », tranche Jacques Nantel, qui donne l’exemple des mesures prises par Strasbourg, Toulouse et Chicago pour renouveler leur centre-ville. « À Strasbourg, la ville a pris les grands moyens. Le centre-ville est quasiment entièrement piétonnier et le tramway, omniprésent. »

 

Nouveaux résidants sur la touche

 

Il y a sept ans, une étude réalisée sur les achats faits par les résidants du centre-ville (rue de la Commune au sud, Sherbrooke au nord, Griffintown à l’ouest, et de Bleury à l’ouest) a démontré que ces derniers concluaient 60 % de leurs achats sur la Rive-Sud.« Une catastrophe ! » selon Jacques Nantel.

 

Pourtant, ce n’est pas la population qui manque, relance ce dernier. Deux mille condos ont poussé dans Griffintown et 7000 sont en cours de construction ou projetés en plein centre-ville de Montréal. Comment s’explique alors l’asphyxie des artères de la métropole ?

 

« Dans certains quartiers, la densité s’accroît, mais personne ne planifie de trame commerciale conséquente. Où vont ces gens pour acheter des meubles ou des électroménagers ? La Rive-Sud. C’est comme si on avait jeté l’éponge », dit-il.

 

Du côté de l’alimentation, certains géants commencent déjà à redéployer des « petites surfaces urbaines » pour répondre à cette nouvelle clientèle. La chaîne Métro installera deux marchés, l’un dans la future Tour de l’avenue et l’autre dans Griffintown. Un marché Adonis ouvrira ses portes dans le projet Séville, rue Sainte-Catherine.

 

Paradoxalement, le boom immobilier vécu dans le secteur résidentiel à Montréal a aussi nui aux artères commerçantes, où les coûts de location caracolent, fragilisant les petits commerces. Selon plusieurs détaillants, de nombreux propriétaires refilent la totalité du bond observé sur leur avis d’imposition aux locataires. « La spéculation dans le secteur résidentiel a incité des propriétaires à garder leurs locaux vacants pour mettre en vente leurs immeubles, recherchés par les promoteurs de condos. Ça, c’est le début de la fin pour une artère commerçante », dit-il.

 

Peut-on encore renverser la vapeur ? Une bonne dose de volonté politique, le prix de l’essence et la gifle assenée par le cybercommerce à plusieurs géants des grandes surfaces annoncent des jours meilleurs pour les centres-villes, disent plusieurs spécialistes. « Je suis prêt à parier que d’ici quelques années, les gens vont faire leurs achats ennuyants sur Internet et réinvestir leur temps dans les commerces de proximité, plus personnalisés. »

 

La sape du commerce électronique

 

Depuis que le lèche-vitrines peut se faire dans le confort douillet de son salon (12 % des achats se concluent au bout d’un clic — en excluant les secteurs de l’alimentation et de l’automobile), plusieurs détaillants en arrachent. « Les commerces doivent se distinguer par l’offre d’une expérience unique et le service à la clientèle. Autant de choses qu’on ne retrouve ni sur Internet ni dans une grande surface de banlieue », affirme Jacques Nantel, professeur de marketing à HEC.

 

***

 

Taux d’inoccupation de certaines artères commerçantes de Montréal (hiver 2013)

 

SDC avenue du Mont-Royal : 5 %

SDC promenade Fleury : 3 %

SDC Ontario et Sainte-Catherine Est : 13 %

Promenade Masson : 3 %

Plaza Saint-Hubert : 3 %

Petite-Italie et marché Jean-Talon : 11 %

Moyenne des artères : 8 %

 

 

Source [email protected], Ville de Montréal

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Peut-on encore renverser la vapeur ? Une bonne dose de volonté politique, le prix de l’essence et la gifle assenée par le cybercommerce à plusieurs géants des grandes surfaces annoncent des jours meilleurs pour les centres-villes, disent plusieurs spécialistes. « Je suis prêt à parier que d’ici quelques années, les gens vont faire leurs achats ennuyants sur Internet et réinvestir leur temps dans les commerces de proximité, plus personnalisés. »

 

Je suis d'accord avec cet énoncé ''une bonne dose de volonté politique''. Et je crois que ca veut dire une baisse de taxe commerciale.

 

Par contre je ne sais pas ce qu'il veut dire par ''prix de l'essence''. Est-ce qu'il espère une hausse du prix pour empêcher les gens de la ville d'aller en banlieue ou une baisse du prix pour encourager les banlieusards a venir en ville ?

 

Et que veut dire ''achats ennuyants'' ?

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Tout d'abord, je dois dire que les chiffres de taux d'inoccupation ne confirment pas nécessairement les craintes exprimées dans l'article. Tout comme il est normal que le taux de chômage ne soit pas zéro, il est normal que le taux d'inoccupation commercial soit supérieur à 0%. Il y a un certain taux de roulement normal, et même dans les centres commerciaux les plus vivants, il n'est pas rare de voir une poignée de locaux temporairement vides. À 5% pour Mont-Royal et 3% pour Saint-Hubert, je trouve qu'on est pas mal près de ce taux de roulement naturel, mais les taux de 11% et 13% sont plus inquiétants par contre.

 

Je noterai aussi que bien des vieux centres commerciaux de banlieue sont encore plus délabrés que ça. Quand un nouveau centre pousse à un endroit et rafle les clients, ils cannibalisent souvent les centres commerciaux plus petits et moins fringants dans les banlieues. Je viens de Boucherville, et depuis la construction du Carrefour Rive-Sud, les anciennes Promenades Montarville en ont pris pour leur rhume, sans parler de la Place de la Seigneurie. Je travaille à Châteauguay, et depuis l'arrivée du Wal-Mart, le centre d'achat régional au centre de la ville est en perdition. Tout nouveau centre commercial flambant neuf et noir de monde en banlieue cache généralement un centre d'achat vieillot en déclin ailleurs en ville ou en région.

 

Je crois qu'il est important de noter une tendance aux magasins phares. Des magasins grande surface d'étendards provinciaux et nationaux attirent beaucoup de clients. Je pense par exemple à Future Shop, aux magasins comme Wal-Mart et Costco ou aux grands magasins de vêtements. De plus en plus, les gens ont une préférence pour des grands magasins avec beaucoup de choix et avec moins d'interaction avec les vendeurs. Or en ville, la mentalité est souvent aux petits magasins plutôt qu'aux gros, on ne fait que des petits locaux pour des petits restaurants et magasins. Si on veut garder le monde en ville, il faudrait peut-être trouver des endroits à côté de stations de métro et en faire des centres commerciaux pour les magasins grande surface. Pas juste au centre-ville, mais également à d'autres endroits. Je pense notamment à Snowdon et Jean-Talon. Je crois que si on permettait la construction de centres commerciaux grande surface à ces endroits, on profiterait beaucoup de leur caractéristique de noeuds du réseau de métro. Bien sûr, je ne parle pas de centres commerciaux comme le Dix-30 ou les Promenades Saint-Bruno, mais plutôt les centres commerciaux en hauteur bâtis au-dessus des stations de métro et de trains que j'ai vus au Japon. Comme cet exemple à la station d'Ikebukuro:

ajkj.jpg

 

Mais bon, la venue d'un tel centre près d'une station de métro actuelle dans Rosemont ou dans Côte-des-Neiges jurerait avec le milieu environnant et éliminerait les petits commerces des artères environnantes, mais si on veut éviter d'avoir les Montréalais fuyant en banlieue pour leurs achats, c'est la meilleure manière de procéder. Je suis un de ceux qui croient que l'on ne devrait pas craindre l'évolution des quartiers et que la préservation du caractère actuel des quartiers n'est pas prioritaire, ni même importante. Les quartiers actuels ont remplacé des anciens quartiers qui avaient un caractère différent, les villes évoluent et changent avec le temps, et on ne doit pas voir le changement comme un ennemi automatiquement.

 

C'est vrai aussi que les nouveaux développements se font fréquemment sans se soucier suffisamment des commerces de proximité. On parle "densification" comme si seule la densité de population comptait, or la densité d'emplois et de commerces est toute aussi importante, de même que la proximité entre le tout.

 

En passant, premier message, alors salut.

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  • 10 months later...
Trois fois moins de locaux vides sur Wellington

 

En trois ans, le taux d’occupation des locaux commerciaux des rez-de-chaussée des immeubles de la Promenade Wellington a bondi, passant de 88% à 96%. En incluant les étages supérieurs, il atteint plutôt près de 92%.

 

Luc Gendron, président de la Société de développement commercial (SDC) Wellington et copropriétaire de la fromagerie Copette & Cie, se dit emballé par cette amélioration.

 

Selon lui, l’accroissement du taux d’occupation des espaces commerciaux s’explique par l’achalandage grandissant et l’engouement des consommateurs pour les produits locaux.

 

« Les affaires roulent de plus en plus, surtout quand Dame Nature est de notre bord! L’an dernier, les deux tempêtes de neige durant le congé de Noël ont encouragé les gens à magasiner au chaud et fréquenter les grands centres d’achats. Mais cette année, ça a été magique pour les piétons. Faut charmer, instaurer une habitude et former un réflexe », explique le président de la SDC.

 

Seul bémol, ce sont des locaux à grandes surfaces qui demeurent à louer.

 

« La plupart des locaux sont grands, jusqu’à 8000 pieds carrés, ce qui limite leur intérêt », souligne M. Gendron.

 

Un Noël profitable

Selon des commerçants rencontrés, la diversité commerciale commence à porter ses fruits. Combiné au redoux du mois de décembre, elle a attiré un plus grand nombre de clients durant le temps des fêtes comparé à celui de l’an dernier.

 

François Lacroix , barista au Café Tazza, a servi bien des clients à son comptoir.

 

« C’est fou, demandez à mon lave-vaisselle, il était à bout ! Ça m’a rendu de bonne humeur, ma patronne et les clients étaient heureux, c’est ce qui compte », dit-il.

 

Nouvellement en place, la propriétaire de la boutique Les chocolats d’Émilie était, elle aussi, satisfaite de la période des fêtes sur l’artère commerciale.

 

« Quand les gens se baladent sur la Promenade ils se sentent en vacances, alors ils se gâtent. Tout le monde est aux anges! », s’exclame-t-elle.

 

« Évidemment, le vrai bilan ne sera connu que plus tard en janvier, mais comme ça opère, on n’est pas trop inquiets », ajoute M. Gendron.

 

Recherche de nouveaux partenaires

 

La SDC souhaite aussi attirer des entreprises dans les deuxièmes et troisièmes étages des immeubles pour qu’il y ait davantage de travailleurs qui consomment dans le quartier pendant la journée.

 

«Ça pourrait être des centres d’appels, des cliniques, des bureaux de professionnels, énumère M. Gendron. Nous sommes facilement accessibles en métro et en bus, c’est près de l’autoroute, il y a des locaux libres de toutes les tailles.»

 

Visant le recrutement commercial sur la promenade Wellington, on mise sur un concours qui s’adresse aux nouveaux commerces et qui octroie aux gagnants des bourses pouvant atteindre 10 000 $ pour les aider à démarrer.

 

En octobre dernier c’est sept bourses totalisant plus de 35000$ qui ont été remises aux commerces et gens d’affaires gagnants.

 

http://journalmetro.com/local/verdun/actualites/697930/trois-fois-moins-de-locaux-vides-sur-wellington/

 

:thumbsup::thumbsup:

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  • 1 month later...
Taux de survie de 70% pour les commerces de la rue Wellington

Alors que le marché du détail traîne de la patte à Montréal, la rue Wellington fait figure d’exception. Des 250 entreprises qui avaient pignon sur l’artère en 2010, 175 sont toujours en affaires cinq ans plus tard.

 

Ce taux de survie de 70% est bien supérieur à la moyenne québécoise. En comparaison, plus de six commerces sur 10 qui ouvrent au Québec ferment boutique dans un délai de cinq ans.

 

De plus, le taux d’inoccupation sur la Promenade Wellington fond comme neige au soleil. Comme le révélait le Messager Verdun en janvier, le taux de vacance des locaux au rez-de-chaussée en 2015 oscillera entre 3,3 et 3,5%. En 2012, il était de 7,3%, et s’élevait à plus de 10% en 2010.

 

Parmi les locaux vacants, certains ont plus de difficulté à trouver preneur. C’est notamment le cas des grandes surfaces.

 

«Nous avons actuellement 4 locaux de 5000 à 6000 pieds carrés à combler sur Wellington, explique le directeur de la Société de développement commercial (SDC) de la Promenade-Wellington, Billie Walsh. Les entreprises indépendantes peuvent difficilement se permettre ces locaux. Et, avec les multiples fermetures et faillites que nous vivons présentement au niveau du commerce de détail, les grands locaux ne se louent pas facilement auprès des grandes chaînes.»

 

Ces données encourageantes font écho à celles dévoilées par TC Media concernant la portion du boulevard Saint-Laurent située sur le Plateau-Mont-Royal, entre la rue Sherbrooke et l’avenue du Mont-Royal. De 2008 à 2013, l’artère a enregistré un taux de survie de 68,5 %.

 

Revitalisation

Entre septembre 2013 et novembre 2014, 22 boutiques ont fermé leurs portes sur la rue. Parmi ceux-ci, on ne compte aucune bannière d’importance. En contrepartie, 27 nouveaux commerces ont vu le jour.

 

De plus en plus d’entreprises spécialisées, qui attirent des gens de l’extérieur de Verdun grâce à leur concept commercial unique, s’installent sur la rue.

 

C’est notamment le cas d’Anne St-Hilaire, propriétaire du Centre La Tienda, une boutique spécialisée dans les randonnées de longue durée, dont Les Chemins de Compostelle. Après avoir elle-même fait le périple, Mme St-Hilaire a écrit son rêve, son plan d’affaires, sur un essuie-tout alors qu’elle attendait son avion de retour vers Montréal. «Je n’étais plus satisfaite de ma vie, et j’ai tout quitté pour recommencer à zéro.»

 

En 2012, elle ouvrait boutique, offrant aux randonneurs et aux voyageurs des suggestions d’itinéraires, des vêtements et de l’équipement de randonnée, des conférences, des conseils d’utilisation de sac-à-dos, etc.

 

«Notre clientèle vient de partout. On est très connu en Europe et ailleurs au Canada. On aimerait maintenant être plus visible au sein même de Verdun», ajoute-t-elle.

 

L’arrivée de nouveaux commerces et la revitalisation du secteur attire un tout nouveau type de clientèle sur la Promenade. Un renouveau qui n’est pas pour déplaire aux commerçants du coin.

Ammar Haidan, propriétaire du Marché La branche d’olivier, un magasin d’aliments naturels qui a pignon sur rue depuis plus de vingt ans, a dû agrandir et faire plusieurs aménagements au sein de son magasin dans les dernières années afin de répondre à la demande grandissante.

 

«Il y a de plus en plus de jeunes et de gens conscients de leur santé et de l’importance de la consommation locale à Verdun, raconte-t-il. Notre local, qui était au départ de 800 pieds carrés, en est maintenant à plus de 2000. Au début, on n’arrivait pas à remplir les tablettes. Maintenant, on en a ajouté dans chaque rangée. On compte faire une quatrième expansion.»

 

Attirer les travailleurs

Malgré ce portrait enthousiasmant, le directeur de la SDC est d’avis que plusieurs objectifs doivent encore être atteints afin de faire de la promenade Wellington une destination commerciale de premier choix.

 

«Notre enjeu, c’est d’être capable d’attirer plus de travailleurs sur la rue, et ainsi être en mesure de complémenter l’achalandage local, qui est beaucoup de fins de semaine. Il n’y a pas de grosses entreprises qui génèrent un achalandage continu sur la rue.»

 

Pour y parvenir, il vise à louer les deuxième et troisième étages des bâtisses, et attirer des promoteurs pour bâtir des complexes qui sont adéquats pour ce genre d’entreprise.

 

Il espère aussi convaincre des entreprises de divertissement et de loisirs à s’installer; un objectif qui, selon lui, pourrait être facilité par l’adoption récente du règlement permettant l’ouverture de débits de boisson à Verdun.

 

 

http://journalmetro.com/local/verdun/actualites-verdun/730009/taux-de-survie-de-70-pour-les-commerces-de-la-rue-wellington/

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