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Appel à la jeunesse de France désireuse de s’installer au Canada


ScarletCoral
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Tombée sur cet article via le blogue de Gary Lawrence du journal L'actualité

 

 

 

Appel à la jeunesse de France désireuse de s’installer au Canada

Cette année, ils sont près de 50 000 français grincheux à oser se présenter sur la ligne de départ.

 

50 000 maudits français, âgés entre 18 et 35 ans, qui n’aspirent qu’à une seule chose : décrocher leur fichu PVT (Permis Vacances Travail) pour découvrir les charmes surcotés de ce Canada de pacotille, poser les premières pierres de ce qui constituera pour nombre d’entre eux la grande aventure d’une émigration qui s’achèvera quelques mois plus tard dans les larmes et le sang.

 

L’adieu à la France, la fin du cauchemar, l’au-revoir parfois définitif à cette terre nourricière dont, confis d’ingratitude, repus d’égoïsme anti-patriotique, ils ne veulent plus entendre parler, pauvre petits pioupious fatigués de vivre dans la désespérance d’une nation qui, pétrie d’immobilisme, figée dans de vieux schémas séculaires, creuse sa tombe et n’attend plus que le coup de grâce pour basculer dedans.

 

50 000 enfants gâtés qui ne calculent pas leur chance de vivre dans un pays où le Doliprane est presque gratuit, où un état providence les chouchoute et les câline avec la même attention qu’une mère nourricière vis-à-vis de sa tripotée de moutards, où ils ont la possibilité de se loger dans un vingt mètres carrés somptuaire en déboursant à peine moins d’un millier d’euros par mois.

 

Sauf qu’au final, ils ne seront que 6750 à décrocher ce précieux sésame.

 

Les autres seront obligés de retourner à la mine.

 

Franchement, je ne comprends pas bien cet engouement pour le Canada.

 

Ces jeunes gens prétendument las de vivre dans un pays à l’horizon embouché ont-ils seulement conscience qu’ils s’apprêtent à poser le pied dans une contrée où les gens sont heureux de vivre ?

 

Comprennent-ils réellement le sens de cette horrible assertion ?

 

Se rendent-ils compte ce que cela peut signifier de se retrouver ainsi parachuté au sein d’une population versée dans un optimisme béat, perdu au milieu d’une faune d’énergumènes qui ne savent que sourire et passent leur temps à se dire bonjour ou à s’échanger des sourires complaisants ?

 

De vrais culs-terreux qui prennent la peine de remercier le chauffeur de bus d’avoir stoppé leur engin à l’arrêt prévu, qui ne cessent d’afficher en toutes circonstances une affabilité extrême, toujours prompts à défendre la veuve et l’orphelin, jamais fichus de grommeler leur insatisfaction atavique ou de montrer le début d’un soupçon de mécontentement en éructant une palanquée d’injures ?

 

Imagine-t-on un seul instant le choc culturel que cela peut représenter ?

 

Sans oublier l’implacable flexibilité du monde du travail, la retorse capacité des employeurs à vous juger non pas sur la liste de vos prétendues qualités affichées sur votre CV mais bien plus sur vos réelles aptitudes à accomplir le travail demandé, cette outrecuidance insupportable à vous accepter tels que vous êtes, noirs, arabes, auvergnats sans jamais se soucier de vos origines.

 

Le Canada n’est pas le paradis qu’il prétend être.

 

Il faut débourser des sommes folles pour déguster un ersatz de fromage, être prêt à se farcir des baguettes de pain aussi appétissantes que des sushis polonais, déguster des vins aussi gouleyants à boire que des citronnades norvégiennes, s’empiffrer de burgers indigestes ou de poutines écœurantes.

 

Etre dérangé au restaurant toutes les deux minutes par l’intervention inopinée d’une serveuse vous harcelant de demandes intempestives et incongrues ” Ca vous plaît ? “, “ La cuisson vous convient ? ”, ” Besoin de rien d’autre ? “ quand elle ne vient pas vous remplir à ras bord votre verre d’eau tout en vous adressant un grand sourire enjôleur.

 

Etre confronté à une administration des plus sadiques qui écoute vos récriminations sans jamais s’emporter ou élever la voix, devoir se frotter à des entreprises de service public qui comprennent vos attentes et se mettent en quatre pour les satisfaire, être contraint de marmonner un “ très bien, merci ” à votre caissière de supermarché qui ne manque jamais une occasion de vous demander ”comment se passe votre journée jusqu’à présent” ?

 

Un véritable voyage au bout d’un enfer climatisé placé sous le sceau de la tranquillité de vivre.

 

Une plongée radicale au cœur d’une société émolliente à souhait où les enfants sont heureux d’aller à l’école, où l’on pratique le bénévolat animé de la seule volonté de contribuer à rendre la vie meilleure, où l’on ne cesse de promouvoir le respect de chacun, de ses traditions, de ses coutumes, de son mode de vie, afin de vivre ensemble dans la concorde et l’harmonie.

 

Vouloir émigrer de France au Canada, c’est comme désirer d’échanger son valeureux pitbull contre un indolent Saint-Bernard.

 

C’est renoncer à exister en s’opposant.

 

C’est consentir à penser que finalement l’homme est bon par essence.

 

Une horreur existentielle.

 

Jeunesse de France, ne pensez pas que l’herbe est plus verte au Canada que dans l’hexagone.

 

Elle est juste mieux entretenue.

Edited by ScarletCoral
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"...Le Canada n’est pas le paradis qu’il prétend être.

 

Il faut débourser des sommes folles pour déguster un ersatz de fromage, être prêt à se farcir des baguettes de pain aussi appétissantes que des sushis polonais, déguster des vins aussi gouleyants à boire que des citronnades norvégiennes, s’empiffrer de burgers indigestes ou de poutines écœurantes.

 

Etre dérangé au restaurant toutes les deux minutes par l’intervention inopinée d’une serveuse vous harcelant de demandes intempestives et incongrues ” Ca vous plaît ? “, “ La cuisson vous convient ? ”, ” Besoin de rien d’autre ? “ quand elle ne vient pas vous remplir à ras bord votre verre d’eau tout en vous adressant un grand sourire enjôleur.

 

Etre confronté à une administration des plus sadiques qui écoute vos récriminations sans jamais s’emporter ou élever la voix, devoir se frotter à des entreprises de service public qui comprennent vos attentes et se mettent en quatre pour les satisfaire, être contraint de marmonner un “ très bien, merci ” à votre caissière de supermarché qui ne manque jamais une occasion de vous demander ”comment se passe votre journée jusqu’à présent” ?..."

 

C'est du gros sarcasme ça ? Ouf quel article ! En fait, si je comprends bien, l'auteur bitch sur les français qui s'en vont, mais en réalité, ce bitchage est plutôt une façon de leur donner raison.

 

Je ne sais pas si vous interprétez le texte de la même manière que moi ?

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C'est du gros sarcasme ça ? Ouf quel article ! En fait, si je comprends bien, l'auteur bitch sur les français qui s'en vont, mais en réalité, ce bitchage est plutôt une façon de leur donner raison.

 

Je ne sais pas si vous interprétez le texte de la même manière que moi ?

 

En effet, du sacarsme, c'est comme ça que je le vois... Ce qu'il écrit encourage plutôt les gens à venir. On n'a qu'à lire les commentaires laissés suite à son article

 

Anyway, on ne veut pas de Français qui n'aiment pas notre gentillesse! ;)

 

Edit : L'auteur vit à Vancouver depuis 2009... http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Sagalovitsch

Edited by ScarletCoral
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Guest Olivier2160

Du pur sarcasme français comme je l'aime... quel bel article ! J'envoie ça à mes amis français, c'est trop bon !! Et tellement vrai en plus !

 

Dommage qu'il faille être de l'extérieur parfois pour se rendre compte comme on est bien ici...

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Aux yeux de tous les français que je connais, le Québec est réellement un eldorado pour eux.

 

En fait, pour quasiment n'importe qui sur teree notre province représente un eldorado du point de vue ouverture d'esprit, marché du travail, respect des droits de l'homme, des femmes et des minorités visibles. Nous sommes un des endroits les plus progressistes et ouverts qui soient.

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Très drôle cet article, merci Scarlet. Et prenez le temps tout le monde de lire les commentaires: si vous pensiez que les Québécois et Montréalais sont champions de l'auto-flagellation, vous allez pogner le travers en lisant les Français. Ayoye. L'ambiance est pas bonne dans l'hexagone en ce moment....:rolleyes:

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"sur le dos des minorités religieuses"

 

Particulièrement fallacieux comme commentaire Marc… parce que tu sais très bien que ces mêmes français ont une loi encore plus forte/plus large depuis 100 ans.

 

C’est vraiment du trolling immature de mauvais goût!

 

Plus approprié serait de dire « sur le thème du maintien ou non de signes ostentatoires pour les employés de l’état québécois ».

Edited by YUL
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La Charte telle qu'elle est présentée aura eu l'avantage de rallier une majorité de québécois derrière un thème commun. De ce fait elle aura été un outil précieux électoralement parlant pour le PQ. Une fois son objectif atteint, elle sera par la force des choses amendée avant d'être incluse dans nos lois. Pas de doute qu'elle devra être corrigée pour satisfaire les autres chartes (québécoise et canadienne) qui auront préséance.

 

Quant à la jeunesse française que le Québec voudrait séduire, il a bien raison, car mutuellement français et québécois sont complémentaires et tellement proches sur le plan culturel. Ils sont nos immigrants idéaux et nous devrions déployer beaucoup plus d'efforts pour les attirer et les garder ici. Aucun autre peuple, en fait j'inclus tous les européens francophones, ne sont mieux adaptés à notre langue et nos habitudes de vie occidentales. Les autres européens sont le deuxième meilleur choix et il faut insister pour les recruter car eux aussi trouveront une terre d'accueil dans laquelle ils pourront aisément s'intégrer.

 

Ne nous leurrons pas, les français sont bien conscients de leurs forces et leurs faiblesses. Ils connaissent aussi beaucoup mieux le Québec, et la génération montante ne s'imagine pas plus le mythique indien avec ses plumes sur la tête, que les québécois au cul. Nos échanges culturels et nos visites mutuelles ont depuis longtemps aplanies nos différences et l'hiver demeure en fait le seul obstacle qui pourrait être éprouvant, pour ceux qui sont plus sédentaires. Ils pourront aussi avec leur nombre croissant se sentir aussi québécois que français, en développant ici leurs réseaux de contacts et en reproduisant leurs bonnes habitudes de proximité familiale et de rencontres d'amis autour d'un bon repas.

Edited by acpnc
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