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Guy Laliberté a vendu ses actions du Cirque du Soleil à la Caisse de dépôt

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Cirque du Soleil: la Caisse de dépôt et placement rachète Guy Laliberté

Publié à 10:00
PAR LA PRESSE CANADIENNE

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Cela permettra au bas de laine des Québécois de détenir environ 20 % du Cirque du Soleil. (Photo: Getty Images)

Quelque 35 ans après avoir fondé le Cirque du Soleil, Guy Laliberté n’est plus actionnaire de l’entreprise, ayant décidé de vendre sa participation de 10 % à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Le montant de cette transaction, qui a été annoncée lundi, n’a pas été précisé. Cela permettra au bas de laine des Québécois de doubler la taille de sa participation pour ainsi détenir environ 20 % du Cirque du Soleil,

M. Laliberté demeurera dans « le processus créatif de l’entreprise » en plus de conserver des « intérêts économiques » n’ayant pas été précisés.

« Je continuerai notamment à soutenir et à contribuer au rayonnement de l’industrie du divertissement au Québec (par l’entremise de) mes autres projets », a-t-il souligné, par voie de communiqué.

M. Laliberté, qui n’était pas disponible pour accorder des entrevues, souhaite notamment se consacrer davantage à la fondation One Drop, un organisme sans but lucratif qu’il a créé en 2007, ainsi qu’à Lune Rouge, dont le mandat consiste notamment à investir dans des entreprises des secteurs des technologies, des arts et de l’immobilier.

Le gestionnaire québécois de régimes de retraite avait acquis une participation de 10 % dans le Cirque du Soleil en 2015 dans le cadre d’un changement au sein de l’actionnariat ayant permis à TPG Capital d’être propriétaire à hauteur d’environ 60 % de la société.

Cette société d’investissement américaine demeure l’actionnaire principal, alors que la firme Fosun Capital Group possède une participation de 20 %.

Pour la Caisse, cet investissement lui permet de « renforcer » sa présence dans l’actionnariat de la société, qui constitue une « marque emblématique du divertissement à travers le monde », a estimé le nouveau président et chef de la direction, Charles Émond.

En 2019, la CDPQ et le Fonds de solidarité avaient octroyé une facilité de crédit de 120 millions $ US au Cirque du Soleil, qui a réalisé une série d’acquisitions après avoir accueilli de nouveaux actionnaires dans le but de se diversifier.

Le Cirque du Soleil compte quelque 4900 employés, dont plus de 1500 à son siège social de Montréal. La compagnie présente près d’une cinquantaine de spectacles permanents et en tournée à travers le monde.

 

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Québecor lorgne le Cirque du Soleil

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PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Le Cirque du Soleil traverse des moments difficiles : toutes les activités ou presque sont au point mort en raison de la pandémie et la dette pèse sur les finances de l’entreprise, qui doit examiner ses options stratégiques.

Québecor se pose en sauveur du Cirque du Soleil et vient de lui signifier son intérêt en ce sens, a appris La Presse. Le Cirque soutient toutefois que Québecor mène en parallèle une campagne visant à nuire à son redressement, pour ainsi bénéficier d’une valorisation moindre pour l’acheter.

Publié le 2 mai 2020 à 6h00
RICHARD DUFOUR
LA PRESSE

Vendredi, un avocat représentant le Cirque du Soleil a envoyé une mise en demeure à Québecor, lui demandant de retirer ou de corriger des informations diffusées cette semaine sur ses plateformes médiatiques. Ce document, que La Presse a obtenu, reproche notamment au Journal de Montréal d’avoir publié mercredi un texte indiquant que le Cirque est contrôlé depuis un paradis fiscal – ce que le Cirque nie.

Or, selon le Cirque, ce texte fait partie d’une campagne de Québecor visant à nuire à l’entreprise et à ses actionnaires dans l’espoir d’en tirer un « avantage indu », considérant que Québecor a manifesté par deux fois le mois dernier son intérêt pour le Cirque du Soleil, dont il voudrait « se porter acquéreur ». Par « avantage indu », le Cirque voudrait signifier que Québecor cherche à contrecarrer les plans de redressement de l’entreprise pour l’acquérir à meilleur prix, selon deux sources. Ces sources bien au fait de la démarche du Cirque ne souhaitent pas être identifiées parce qu’elles ne sont pas autorisées à parler publiquement.

Québecor n’a pas répondu aux questions de La Presse concernant son intérêt pour le Cirque et n’entendait pas commenter la mise en demeure.

Le Cirque traverse des moments difficiles : toutes les activités ou presque sont au point mort en raison de la pandémie et la dette pèse sur les finances de l’entreprise, qui doit examiner ses options stratégiques. Le groupe de divertissement demande l’aide des gouvernements. L’option de se placer à l’abri de ses créanciers est toujours sur la table.

Dans son texte du 29 avril, le chroniqueur du Journal de Montréal Michel Girard s’interroge sur la pertinence pour les gouvernements d’aider le Cirque parce que l’actionnaire principal, le fonds américain TPG, contrôlerait l’entreprise par le biais de CDS Luxembourg Holdings, une société enregistrée au Luxembourg, un paradis fiscal.

Le Cirque affirme que ce texte contient des informations « fausses et trompeuses ». Le Cirque reproche à Québecor d’avoir publié le texte tout en ayant eu en main une déclaration du Cirque et de son principal actionnaire par laquelle ils niaient les informations rapportées.

Le chroniqueur a également réitéré ses propos sur LCN à l’émission Le Québec matin, puis à Politiquement incorrect, animée par Richard Martineau sur QUB Radio.

Selon la mise en demeure, « l’objectif avoué » du chroniqueur était de « nuire aux efforts [du Cirque] dans ses démarches pour obtenir une aide financière ou un financement aux conditions du marché de la part des gouvernements canadien et québécois dans le contexte de la crise actuelle ».

« D’ailleurs, il y a lieu de se questionner sur les intentions derrière la publication par les filiales de Québecor de pas moins de cinq chroniques ou articles sur le Cirque du Soleil en moins d’une semaine, lesquels ont manifestement pour but de dénigrer le Cirque du Soleil et ses commanditaires. »

« Vif intérêt » de Québecor

Toujours selon le Cirque, les textes s’inscrivent dans un contexte où Québecor a signifié son « vif intérêt à se porter acquéreur du Cirque du Soleil », notamment dans deux lettres adressées aux conseillers financiers du Cirque le 5 et le 10 avril.

Le Cirque dit avoir de « sérieuses raisons » de croire que Québecor, « par l’entremise de ses plateformes médiatiques, cherche présentement à nuire au processus de maximisation de la valeur du Cirque mené pour le bénéfice de ses parties prenantes, y compris ses créanciers, prêteurs et employés, et à écarter des parties intéressées à participer à “la solution à long terme” [décrite par Québecor], le tout afin d’en tirer un avantage indu ».

De telles manœuvres illégales et abusives sont empreintes d’une mauvaise foi évidente.

— Guy P. Martel, avocat du Cirque du Soleil

En après-midi vendredi, la directrice des affaires publiques de Québecor, Marie-Josée Duhamel, a indiqué à La Presse que l’entreprise n’avait toujours pas reçu de mise en demeure. « Nous ne ferons aucun commentaire si tant est qu’une pareille mise en demeure nous était adressée », a-t-elle précisé. Mme Duhamel n’a pas fourni de réponse aux questions concernant l’intérêt de Québecor pour le Cirque du Soleil. La Presse a de nouveau joint Québecor en fin de journée, sans obtenir de réponse supplémentaire.

Le Cirque a confirmé à La Presse que la mise en demeure avait été envoyée.

En entrevue avec La Presse, la porte-parole du Cirque a nié que l’entreprise soit contrôlée depuis un paradis fiscal. « Le Groupe Cirque du Soleil ne fait pas d’évitement fiscal et n’utilise aucune structure fiscale permettant d’éviter quelques impôts que ce soit au Canada et dans les autres juridictions où le Cirque présente des spectacles », a dit Caroline Couillard.

Elle soutient aussi que le Cirque n’est pas contrôlé par CDS Luxembourg Holdings, que cette entité est une société de gestion ayant réalisé des pertes financières dans les dernières années et qu’elle était en processus de liquidation depuis « plusieurs » mois.

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PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
En raison de la pandémie, la direction du Cirque du Soleil a mis à pied 95 % de son effectif le 19 mars, soit 4679 employés.

Les actionnaires injectent 50 millions de plus

Les trois principaux actionnaires du Cirque du Soleil sont disposés à injecter 50 millions de plus dans l’organisation. La confirmation officielle de cet investissement doit venir au cours de la prochaine semaine, a appris La Presse.

Selon nos informations, cette injection de capitaux vise à permettre au Cirque de poursuivre son chemin d’ici à ce qu’une décision soit prise quant à son avenir.

Le financement doit s’effectuer au prorata des parts détenues par chacun des trois plus gros actionnaires, qui sont le fonds américain TPG Capital (55 %), le groupe chinois Fosun (25 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).

TPG débloque donc 27,5 millions, Fosun engage 12,5 millions, tandis que la Caisse rajoute 10 millions.

La Caisse de dépôt a doublé sa participation dans le Cirque en février en rachetant la participation restante de 10 % du fondateur Guy Laliberté.

Le Cirque traîne une dette d’environ 1 milliard et ne touche plus aucun revenu depuis que ses activités sont paralysées par la crise de la COVID-19. Les 44 spectacles en représentation dans le monde ont été arrêtés. La direction du Cirque a mis à pied 95 % de son effectif le 19 mars, soit 4679 employés.

Placer l’organisation à l’abri de ses créanciers est toujours une des options contemplées par la direction, a confirmé vendredi à La Presse une source bien au fait du dossier. Cette source ne peut être identifiée parce qu’elle n’est pas autorisée à parler publiquement.

Dans un rapport daté du 18 mars, l’agence de notation de crédit Moody’s évoque un risque de défaillance qualifié d’« élevé » d’ici la fin de l’année.

La concentration des activités de l’entreprise à Las Vegas, où elle génère environ 35 % de ses revenus, figure parmi les principaux risques qui guettent le Cirque, est-il précisé.

Pour la période de 12 mois terminée en septembre dernier, le Cirque a généré des revenus de 950 millions US, selon Moody’s. Pour la prochaine année, l’entreprise aura besoin d’au moins 165 millions US, estime l’agence new-yorkaise, alors que le Cirque avait accès à 120 millions US (en incluant une facilité de crédit) à la fin de 2019.

Les options à l’étude

Trois principales options sont à l’étude au Cirque, a rapporté La Presse à la fin de mars.

L’option privilégiée est une aide gouvernementale. La direction du Cirque a fait des démarches en ce sens auprès de Québec et d’Ottawa. Aucune aide spécifique n’a encore été annoncée concernant le Cirque.

La deuxième avenue est une injection de capital additionnel par les actionnaires existants, alors que la troisième voie est la protection des créanciers.

La situation est à ce point critique que la direction du Cirque soutient ne même pas avoir les moyens de profiter du programme de subvention salariale mis en place par Ottawa. La direction dit ne pas avoir les moyens de payer ses employés même si le fédéral lui en remboursera une partie.

Des personnes ayant des contrats avec le Cirque n’ont toujours pas été payées pour du travail effectué avant même l’annonce des mises à pied en mars. Dans certains cas, il s’agit de factures pour les mois d’hiver. Dans d’autres cas, les factures datent des mois d’automne.

Le Cirque avait été vendu en 2015 pour environ 1,75 milliard US à un groupe dirigé TPG. La Presse a révélé l’été dernier que le Cirque envisageait une inscription en Bourse. L’automne dernier, le PDG, Daniel Lamarre, avait confirmé que ce projet était sur la glace « pour le moment », plaidant que le marché boursier n’était pas favorable.

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Ça serait bien si Québecor pouvait mettre la main sur le Cirque du Soleil afin de ramener ce giron dans les mains de québecois. Il n'y a pas grand compagnie qui peut se permettre cela et tant mieux si Québecor le peut. Par contre, je ne suis pas sur si c'est un bon placement compte tenu de la situation actuelle et de l'effet sur la culture de masse mais aussi de la situation du Cirque du Soleil dont les problèmes semblent avoir commencés avant la pandémie.

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Cirque du Soleil: Fitzgibbon confirme des discussions

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202005/15/01-5273702-cirque-du-soleil-fitzgibbon-confirme-des-discussions.php

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

(Québec) Le gouvernement du Québec est en discussion avec de potentiels investisseurs qui lorgnent le Cirque du Soleil, a confirmé vendredi Pierre Fitzgibbon.

Publié le 15 mai 2020 à 11h31

 

La Presse canadienne

Le ministre de l’Économie, qui participait à des échanges virtuels avec des députés d’opposition, s’est toutefois gardé de confirmer que son gouvernement allait aider le Cirque.

L’objectif du gouvernement, a-t-il dit, est de faire en sorte que le Cirque du Soleil renaisse, que le centre décisionnel demeure au Québec et que la structure financière soit solide.

Mais ce serait « totalement inapproprié » pour lui de publiciser quoi que ce soit aujourd’hui, alors que des discussions en coulisses se poursuivent.

M. Fitzgibbon a quand même assuré, vendredi, être « très conscient » qu’il utilise l’argent des contribuables, et promis d’être « prudent », « rigoureux » et « totalement transparent » lorsqu’une annonce sera faite.

Traînant une dette estimée à plus de 900 millions US, le Cirque vient d’obtenir un financement d’urgence de 50 millions US auprès de ses trois principaux actionnaires — TPG Capital (60 %), la firme chinoise Fosun (20 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Autant à Québec qu’à Ottawa, le Cirque a récemment ajouté des mandats à ses inscriptions aux registres des lobbyistes afin de solliciter un coup de pouce financier dans le but de traverser la tempête déclenchée par le nouveau coronavirus.

Puisque le ministre Fitzgibbon n’a jamais fermé la porte à une éventuelle aide du gouvernement Legault, tout porte à croire qu’Investissement Québec sera mis à contribution dans la relance du Cirque, qui a annulé ses 44 spectacles en plus de licencier la quasi-totalité de son effectif — environ 4700 personnes — en raison de la pandémie de COVID-19.

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Offre de rachat du Cirque du Soleil: « Une décision de cœur »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Le cofondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, affirme avoir réuni un groupe qui tentera de racheter l'entreprise.

Après une réflexion d’environ une semaine et demie, le cofondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté a annoncé dimanche qu’il tentera, avec un groupe d’investisseurs, de racheter l’entreprise qu’il a cofondée en 1984. Le groupe de M. Laliberté a l’intention de présenter une offre d’achat dans le cadre du processus de restructuration lancé par le Cirque plus tôt ce mois-ci.

Publié le 25 mai 2020 à 5h00

https://www.lapresse.ca/actualites/202005/24/01-5274884-offre-de-rachat-du-cirque-du-soleil-une-decision-de-coeur-.php

Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse

« C’est une décision de cœur. J’ai reçu beaucoup d’appuis de la communauté Cirque. Tout l’appui que j’ai reçu, ça m’a boosté. La première des choses, c’est de garder le siège social du Cirque à Montréal. Ensuite, c’est d’avoir une équipe de direction québécoise [comme c’est le cas actuellement]. Et l’idéal, la cerise sur le sundae, ce serait d’avoir la majorité des actionnaires québécois. Avec mes partenaires financiers, on pense qu’on a la meilleure équipe [pour acheter le Cirque] », a dit Guy Laliberté, en entrevue à La Presse.

Guy Laliberté affirme avoir senti une « responsabilité » de revenir au Cirque du Soleil, dont il a été actionnaire majoritaire jusqu’en 2015. Son groupe estime pouvoir faire la meilleure offre sur les plans financier, créatif et artistique, ainsi que pour le public du Cirque du Soleil.

Sur le plan artistique, M. Laliberté a indiqué avoir l’appui des metteurs en scène Robert Lepage et Franco Dragone, qui ont fait plusieurs spectacles à succès avec le Cirque par le passé.

« On pense avoir un bon package autant pour le cœur, l’aspect financier et le plan de relance », lance-t-il.

Ce n’est pas juste une question d’argent, il faut trouver l’équilibre entre une bonne santé financière qui crée de l’emploi, l’amour du public, mais surtout, le feu sacré, la force des créateurs, des employés et des travailleurs. On a des objectifs de pérennité pour faire vivre le Cirque pendant 30 ans.

Guy Laliberté, en entrevue à La Presse

Qui fera partie du groupe de M. Laliberté ? Le principal intéressé indique que les discussions avec des partenaires potentiels ne sont pas terminées. « J’ai été tellement sollicité. C’est la beauté de la situation dans laquelle je me trouve : il y a différentes possibilités dans mon plan d’action », dit-il.

Le gouvernement du Québec, qui a laissé entendre qu’un prêt serait disponible à un nouvel actionnaire prêt à garder le siège social et la direction de l’entreprise dans la province, pourrait-il faire partie du groupe ? Pas nécessairement, répond M. Laliberté.

« J’imagine que ça pourrait faire partie de l’équation. Le gouvernement fait les efforts nécessaires pour donner les meilleures chances à l’avenir du Cirque, c’est de bon augure », précise-t-il.

M. Laliberté, qui a annoncé son projet dimanche soir sur le plateau de Tout le monde en parle, à Radio-Canada, ne sera pas le seul en lice pour acheter l’entreprise. Au moins une dizaine de groupes se sont montrés intéressés. Québecor a aussi divulgué publiquement son intérêt. 

« Disons qu’il y a certains joueurs que j’aimerais moins voir [acheter le Cirque] que d’autres », a avoué M. Laliberté au cours de son entrevue à La Presse – une allusion à peine voilée à l’intérêt de Québecor.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Représentation du spectacle Alegría à Montréal en avril 2019

La dette, « l’élément le plus dangereux »

Ayant suspendu ses activités depuis le début de la crise du coronavirus, le Cirque du Soleil ne génère plus de revenus, mais traîne une lourde dette de 890 millions US – il s’agit d’une créance garantie qui donne en pratique un poids important à ces créanciers. 

Le Cirque a mandaté la Banque Nationale pour trouver soit un nouvel acheteur, soit de nouveaux investisseurs minoritaires, soit de nouveaux partenaires financiers. L’entreprise pourrait devoir se protéger de ses créanciers durant le processus. Le poids des créanciers garantis américains fait d’ailleurs dire à M. Laliberté qu’il pourrait être difficile pour un groupe québécois de détenir la majorité des actions du Cirque.

Guy Laliberté est conscient du fait qu’il s’engage dans un « processus complexe » à l’issue bien incertaine, malgré son statut de cofondateur de l’entreprise.

Le Cirque va survivre. Mais ma première inquiétude, ce qui me fait peur, c’est que ce soit seulement l’argent qui mène l’avenir du Cirque. Il y a un danger réel à ça, à ce que le prix de la relance soit trop élevé. Le Cirque va recommencer, mais avec quelle dette ?

Guy Laliberté, en entrevue à La Presse

Plusieurs observateurs, dont l’agence de notation Moody’s, estiment que la dette du Cirque (890 millions US, soit 5,75 fois ses profits annuels) est très élevée depuis que Guy Laliberté a vendu l’entreprise en 2015 au consortium mené par la firme américaine d’investissement privé TPG. Celle-ci a endetté le Cirque pour payer une partie du prix d’acquisition de 1,5 milliard US. TPG possède 55 % du Cirque, la firme chinoise Fosun, 25 %, et la Caisse de dépôt et placement du Québec, 20 %.

Guy Laliberté dit ne pas regretter d’avoir vendu le Cirque du Soleil à TPG en 2015 – il a vendu son dernier bloc de 10 % à la Caisse en février dernier. « C’était le bon temps [de vendre], dit-il. J’avais mes raisons personnelles, familiales, j’avais envie de retrouver mes anciennes amours, de voyager, de créer quelque chose de nouveau. C’était une décision bien mûrie. Tout portait à croire que TPG était l’un des beaux chevaux à qui vendre, leur feuille de route était intéressante. »

En 2019, le Cirque du Soleil a généré des profits de 155 millions US sur des revenus de 1,04 milliard US, soit une marge de profit de 15 %. C’est essentiellement la même rentabilité qu’avant l’acquisition de TPG, en 2015.

S’il redevient propriétaire du Cirque du Soleil, Guy Laliberté se donnera comme « grande responsabilité » de s’impliquer dans l’aspect créatif du Cirque. 

« Sur une longue période de temps, tu ne peux pas gagner tout le temps la Coupe Stanley, illustre-t-il. Mais le Québec est bourré de talents créatifs. Quand on regarde les jeunes troupes de cirque, ce sont des incubateurs de créateurs, c’est l’avenir du Cirque du Soleil. Il y a des jeunes qui ont de l’ambition et du talent. Ce sont les cycles de vie d’une entreprise. » 

« Je ne connais pas d’entreprise qui ne vit pas de cycles. Celui-là est assez brutal à cause du coronavirus, mais il y a toujours eu des cycles [au Cirque] », conclut-il.

Le Cirque du Soleil en 12 temps

1980

Gilles Ste-Croix fonde la compagnie de théâtre de rue Les Échassiers de Baie-Saint-Paul. Guy Laliberté y est cracheur de feu.

1984

Fondation du Cirque du Soleil par Guy Laliberté, Daniel Gauthier et Gilles Ste-Croix. Grâce à un contrat de 1,5 million avec le gouvernement du Québec, le Cirque produit son premier spectacle, Le grand tour, à l’occasion de la fête foraine de Baie-Saint-Paul. Le spectacle est présenté dans le cadre des célébrations du 450e anniversaire de la venue de Jacques Cartier.

1987

Première tournée du Cirque du Soleil aux États-Unis.

Années 90

Après le succès de cette tournée, Disney fait plusieurs offres à Guy Laliberté pour acheter le Cirque. Pendant 10 ans, le géant tentera discrètement d’acheter l'entreprise, mais sans succès. « Le Cirque aurait été un succès comme division de Disney, mais je ne suis pas sûr que Guy serait resté dans un environnement d’entreprise comme celui de Disney. Guy, c’est une âme libre », a confié Michael Eisner, ex-PDG de Disney, en entrevue à La Presse en 2012.

1993

Création de Mystere, premier spectacle permanent du Cirque du Soleil à Las Vegas. Les productions au Nevada représentent environ 40 % du chiffre d’affaires du Cirque en 2020.

2001

Guy Laliberté rachète les parts de son associé Daniel Gauthier et devient l’unique actionnaire du Cirque du Soleil.

2006

Création à Las Vegas du spectacle permanent LOVE consacré à la musique des Beatles

2008

Guy Laliberté vend 20 % des actions du Cirque à Dubai World, société des Émirats arabes unis.

2015

Le Cirque du Soleil est vendu pour 1,5 milliard US à un consortium mené par la firme américaine d’investissement privé TPG. TPG est actionnaire majoritaire du Cirque (55 %), tandis que la firme chinoise d’investissement privé Fosun détient 25 % des actions. La Caisse de dépôt et placement du Québec en acquiert 10 %, et Guy Laliberté garde 10 % des actions.

Février 2020

La Caisse de dépôt rachète la participation restante de 10 % de Guy Laliberté.

Mars 2020

Le Cirque suspend ses 44 spectacles en raison de la crise de la pandémie mondiale de COVID-19 et annonce la mise à pied de 95 % de ses 4679 employés.

Mai 2020

Le Cirque engage la Banque Nationale pour évaluer ses options pour l’avenir. Ce processus de restructuration pourrait mener à une nouvelle vente de l’entreprise au cours des prochains mois.

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Québec se donne l’option d’acheter le Cirque du Soleil

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Le Cirque a eu des propriétaires majoritairement québécois jusqu’en 2015, alors que le cofondateur Guy Laliberté a vendu le Cirque au consortium mené par TPG.

Le Cirque du Soleil pourrait-il avoir à nouveau des propriétaires majoritairement québécois ? Oui, croit le gouvernement du Québec, qui vient d’obtenir le droit de racheter le Cirque du Soleil d’ici trois ans en échange d’un prêt de 200 millions US.

Publié le 27 mai 2020 à 6h00

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202005/26/01-5275183-quebec-se-donne-loption-dacheter-le-cirque-du-soleil.php

Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse

Tommy Chouinard
La Presse

Richard Dufour
La Presse

Selon ce scénario, le gouvernement du Québec pourrait profiter de cette « fenêtre de rachat » pour racheter les actions du fonds américain TPG (55 %) et du fonds chinois Fosun (25 %). En pratique, le plan de Québec est d’utiliser ce droit de rachat pour s’assurer qu’un consortium québécois prenne la relève du fonds américain TPG comme actionnaire majoritaire. En aucun cas le gouvernement du Québec ne veut devenir actionnaire majoritaire du Cirque du Soleil.

« Je veux qu’on soit en contrôle », a résumé le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, en entrevue avec La Presse.

Le ministre Fitzgibbon « espère » pouvoir trouver des actionnaires québécois d’ici deux ou trois ans. « C’est en harmonie avec [ce que veut] TPG, dit le ministre Fitzgibbon. TPG reste dans les transactions entre cinq et sept ans [avant de revendre]. » TPG a acheté le Cirque en 2015.

Actuellement, deux entreprises québécoises ont signalé publiquement leur intérêt pour le Cirque : Québecor et le cofondateur du Cirque Guy Laliberté.

Le Groupe CH/evenko, Claridge, Québecor, je peux vous citer cinq ou six [entreprises québécoises] qui pourraient être intéressées. Je donne beaucoup de crédit à M. Laliberté, je le respecte beaucoup. Même chose pour Québecor, une compagnie qui est un excellent opérateur.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Il poursuit : « Dans trois ans, j’espère [trouver un actionnaire québécois]. Sinon, on continuera comme ça [avec des actionnaires étrangers]. La détention [par des actionnaires étrangers], ce n’est pas un péché. On a une option pour acheter, c’est ce qu’on préférerait, mais on n’y est pas obligés. Les Américains, on les aime, on dépend beaucoup d’eux [sur le plan économique]. »

La Caisse de dépôt et placement du Québec garderait son bloc d’actions de 20 %. Le ministre Fitzgibbon n’exclut pas que le gouvernement du Québec puisse prendre une participation minoritaire de 10 % à 15 %.

L’entente entre Québec, TPG et Fosun prévoit déjà les conditions financières du rachat des actions de TPG et Fosun. Il se ferait selon un multiple des profits du Cirque, ce qui équivaudrait toutefois à une évaluation moins élevée qu’en 2015 (1,5 milliard US).

Le Cirque a eu des propriétaires majoritairement québécois jusqu’en 2015, alors que le cofondateur Guy Laliberté a vendu le Cirque au consortium mené par TPG.

Un prêt de 200 millions

Pour l’instant, Québec prêtera 200 millions US au Cirque du Soleil si les actionnaires actuels réussissent à rester en selle.

Ce prêt ne devrait rien coûter aux contribuables québécois : au contraire, le gouvernement du Québec recevra des intérêts « qui pourraient être très intéressants » sur ce prêt, selon le ministre Fitzgibbon. Québec ne peut toutefois pas divulguer les conditions financières du prêt en raison du processus de restructuration du Cirque.

Si TPG reste propriétaire du Cirque, le prêt de 200 millions US du gouvernement du Québec permettra au Cirque de payer les dépenses pour la relance de ses spectacles après la COVID-19, d’ici un an et demi.

Dans son entente de prêt, Québec s’assure que le Cirque diminuera de façon importante son niveau d’endettement. L’entente prévoit aussi le maintien du siège social à Montréal, le maintien de Québécois pour occuper le poste de président du conseil d’administration et de PDG, une clause pour limiter les salaires de la haute direction et le maintien de la propriété intellectuelle au Canada.

À condition que TPG reste propriétaire

Il est toutefois loin d’être certain que le consortium mené par TPG reste actionnaire du Cirque.

Sans revenus depuis le début de la crise du coronavirus et forcé de renégocier sa dette garantie de 900 millions US, le Cirque du Soleil a lancé plus tôt ce mois-ci un processus de restructuration — un peu comme si l’entreprise était en vente.

Tout acheteur intéressé peut présenter son offre, et le Cirque choisira au bout du compte la meilleure offre pour ses actionnaires et ses créanciers. En pratique, c’est toujours l’offre la plus élevée sur le plan financier qui l’emporte.

Dans ce contexte, afin de conserver la propriété du Cirque, TPG et ses associés doivent présenter une offre, au même titre que tous les autres acheteurs intéressés.

Actuellement, une quinzaine d’entreprises ont signifié au Cirque leur intérêt pour participer au processus de restructuration et regarder les états financiers de l’entreprise. Il reste encore quelques semaines pour s’inscrire au processus.

La firme américaine d’investissement privé Providence Equity est notamment sur les rangs. La firme d’investissement américaine Blackstone s’est aussi inscrite au processus, mais selon nos informations, Blackstone n’aurait pas l’intention pour l’instant de soumettre une offre.

Le Fonds de solidarité FTQ participe au processus

PHOTO RYAN REMIORZ, THE CANADIAN PRESS

Le cofondateur du Cirque du Soleil, l’entrepreneur québécois Guy Laliberté

Le Fonds de solidarité FTQ s’est inscrit au processus (il est créancier à hauteur de 40 millions) et pourrait être intéressé à devenir actionnaire minoritaire du Cirque dans un consortium à propriété québécoise. « Nous sommes ouverts à analyser tout scénario de relance et de reprise des activités du Cirque du Soleil qui va renforcer son siège social montréalais de même que les retombées économiques pour le secteur culturel québécois », a dit Patrick McQuilken, porte-parole du Fonds de solidarité FTQ.

Le cofondateur du Cirque du Soleil, l’entrepreneur québécois Guy Laliberté, a aussi l’intention de déposer une offre d’achat avec des partenaires. Québecor a aussi indiqué publiquement son intérêt pour acheter le Cirque du Soleil, mais ne s’est toujours pas inscrite officiellement au processus.

Si TPG ne conserve pas la propriété du Cirque du Soleil au terme du processus de restructuration, le gouvernement du Québec pourrait faire la même offre de prêt de 200 millions US aux nouveaux propriétaires — moins la clause de rachat, évidemment.

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Comment le Cirque s’est endetté d’un milliard $ US en cinq ans

Une sommité mondiale dénonce les pratiques très hasardeuses du fonds TPG

Jean-François Cloutier - Le Journal de Montréal

Le Cirque du Soleil s’est endetté d’un milliard de dollars US en cinq ans en raison des politiques agressives de son actionnaire principal, le fonds américain TPG, selon un expert. 

Ludovic Phalippou enseigne l’économie financière à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. Spécialiste des fonds d’investissement, il est l’auteur d’un best-seller sur ce sujet intitulé Private Equity Laid Bare.   

Très au fait de la situation en cours au Cirque du Soleil, M. Phalippou n’hésite pas à montrer du doigt les pratiques du fonds texan TPG.

« Ce n’est pas la première fois que TPG apparaît dans ce type de situation. [...] TPG a une série de banqueroutes à haut profil », dit-il.   

Le professeur évalue à à peine 300 millions $ US l’argent que TPG a investi pour acheter le Cirque en 2015, au coût de 1,5 milliard $ US. C’est un peu plus que ce que le gouvernement québécois s’apprête à injecter dans l’entreprise.   

La plus grande partie de la transaction a été financée avec de la dette.   

« Si ça marche, ils gagnent énormément d’argent. Et si ça marche pas, ils se tournent vers l’État, sinon tout le monde doit perdre son emploi », explique-t-il.   

Une fois devenus actionnaires, les fonds comme TPG ont pour politique de récupérer leur mise au plus vite, selon le professeur.   

En 2018, malgré un endettement important, les actionnaires du Cirque se sont octroyé un dividende spécial. Le montant de ce dividende est secret. Dans une entrevue au Journal, le PDG du Cirque, Daniel Lamarre, se borne à parler d’une « somme importante ».

Selon une source, TPG aurait aussi touché avec le Cirque des frais de gestion dépassant 100 millions $ US en cinq ans. Ni TPG ni la Caisse n’ont voulu confirmer nos renseignements, mais Phalippou juge ces chiffres très vraisemblables.   

Comme Caesars 

Selon l’expert, il y a des parallèles frappants à faire entre le cas du Cirque et un investissement précédent de TPG, le géant des casinos Caesars Entertainment.   

Dans les deux cas, TPG a acheté une entreprise hautement rentable, mais en la finançant avec tellement de dettes qu’elle est devenue vulnérable.   

L’ex-dragon Mitch Garber est d’ailleurs personnellement impliqué dans les deux dossiers. Chez Caesars, il dirigeait notamment la filiale Caesars Interactive.   

Au sein du Cirque, il préside le conseil d’administration et est coinvestisseur avec TPG.    

Dans le cas de Caesars, des créanciers ont traîné les propriétaires de l’entreprise, dont TPG, devant les tribunaux, quand Caesars n’a plus été capable de payer ses dettes. Ils voulaient forcer les dirigeants de TPG à révéler leur fortune. Ils ont obtenu un règlement beaucoup plus satisfaisant que ce qui leur était proposé au départ.   

Dans le cas du Cirque, aucune poursuite publique pour l’instant. Tout se fait derrière des portes closes. Le gouvernement Legault a volé au secours du Cirque en lui octroyant rapidement un prêt de 200 millions $ US. Mercredi, le premier ministre Legault a qualifié cette entente de « brillante ».

Pour écouter l'entrevue cliquer sur le lien ci-après:

https://www.journaldemontreal.com/2020/05/28/comment-le-cirque-sest-endette-dun-milliard-us-en-cinq-ans

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      Promoteur: SacresaCanada, Iber Management ( Espagne).
      Emplacement: Quartier des Spectacles, Montréal
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      It’s not the first time that an Air Algérie aircraft was seized: in 2014 a Belgian court seized an aircraft at Brussels Airport, sparking a diplomatic row between Algeria, Belgium and The Netherlands. Finally Air Algérie paid a sum of € 2 million dollars to a Dutch company.
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      While SMI requested an extension of the deadline and asked Air Algérie to pay €17.8 million for unpaid work and materials, the latter unilaterally decided to end the contract.
      Air Algérie, already weakened by the economic situation of the country, may now face its new Airbus A330 being seized in Canada.
      1 XE Currency converter: 1,500,000,000 DZD =11,223,741.80 EUR
       
      http://www.aviation24.be/airlines/air-algerie/has-been-ordered-to-pay-back-e11-22-million-to-canadian-smi-international/