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Il va bien falloir se décider et aller de l'avant là dessus....

L'indépendance énergétique Québécoise serait déjà un gros plus pour notre économie.

 

 

Publié le 08 janvier 2014 à 07h48 | Mis à jour à 07h48

 

Onze personnalités recommandent au gouvernement du Québec d'autoriser l'exploration des ressources pétrolières et réclament un débat à ce sujet.

 

 

Elles ont publié mercredi un manifeste qui soutient que le Québec peut améliorer sa situation économique en réduisant sa dépendance au pétrole étranger.

 

Le manifeste est signé, entre autres, par Bernard Landry, Monique Jérôme-Forget, Éric Forest, Joseph Facal et Françoise Bertrand.

 

Le groupe soutient que le pétrole pourrait permettre aux Québécois de s'enrichir collectivement et estime que ce serait une erreur de ne pas en profiter. Le collectif fait valoir que le Québec envoie bon an mal an entre 11 et 14 milliards de dollars à l'étranger pour ses importations de pétrole.

 

 

Le groupe de signataires insiste sur l'importance de réaliser l'exploration et l'exploitation du pétrole québécois en observant de hauts standards de protection de l'environnement.

 

Il juge qu'il faut viser à minimiser l'impact sur l'environnement en mettant en place un cadre d'exploitation rigoureux.

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Le pétrole génère grosso modo 40% de l'énergie consommée au Québec. Ça risque de continuer longtemps ainsi car, dans le secteur des transports, par exemple, je ne vois pas le jour où on va se passer de nos voitures et les voitures électriques de masse, c'est pas pour demain. On ne gagne rien à importer du pétrole si nous même on en a. Les risques environnementaux, il y en a aussi à importer notre pétrole. Regardez la polémique actuelle sur le transport du pétrole par train. La clé effectivement c'est des règles environnementales qui ont du sens, qui sont respectées et que le gouvernement en fasse un suivi rigoureux.

 

La saignée économique du transport des individus est pire qu'on le pense. Au Québec, on ne produit ni pétrole, ni voitures. Aux 11 à 14 G$ qu'on envoie à l'étranger pour se procurer du pétrole, il faut ajouter d'autres G$ pour les voitures, pour faire vivre ce secteur. Il faut en être conscient.

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Ce que je retiens de cet article est que d'ici 20 ans, nous passerons de 5 travailleurs pour un retraité à environs 2 travailleurs pour 1 retraités...ouch! Ça va faire mal et personne ne semble s'inquiéter de cette situation!!!

 

L'or noir au secours du Québec

 

http://www.lapresse.ca/actualites/po...-du-quebec.php

 

Paul Journet

La Presse

 

Aux prises avec une lourde dette et un choc démographique imminent, le Québec n'a pas les moyens de se priver de son pétrole, soutient un groupe d'anciens péquistes, libéraux et de décideurs économiques dans un nouveau manifeste obtenu par La Presse.

 

«Fermer la porte à l'exploitation du pétrole québécois serait irresponsable. Permettre une exploitation qui ne se ferait pas selon de hauts standards de protection de l'environnement le serait tout autant», lit-on dans la missive signée notamment par l'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry, qui avait mis sur pied la division Pétrole et Gaz d'Hydro-Québec en 2002. Parmi les autres signataires: Joseph Facal (ex-président péquiste du Conseil du Trésor), Monique Jérôme-Forget (ex-ministre libérale des Finances), Éric Forest (président de l'Union des municipalités), Simon Prévost (président de Manufacturiers et exportateurs du Québec), Françoise Bertrand (PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec) et Yves-Thomas Dorval (président du Conseil du patronat du Québec).

 

Le gouvernement péquiste est déjà favorable à l'exploitation pétrolière, tout comme les libéraux et les caquistes. Les signataires s'adressent donc davantage aux citoyens inquiets des risques de catastrophe environnementale ou d'une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

 

La menace des changements climatiques est réelle et préoccupante, reconnaît le manifeste. Mais le Québec consommera encore du pétrole à court et moyen terme - «pour encore plusieurs décennies», avancent-ils. Tout le pétrole consommé actuellement est importé. Cela cause un déficit commercial annuel de 11 milliards.

 

En exploitant le pétrole terrestre (parfois de schiste) à Anticosti et en Gaspésie, ainsi que la structure Old Harry au large des Îles-de-la-Madeleine (protégée par un moratoire), Québec diminuera son déficit commercial, soutiennent-ils. À cela s'ajoutent les «entrées fiscales importantes» grâce à l'impôt sur les salaires et les taxes à la consommation des employés.

 

Le collectif souhaite, comme l'a souvent répété la première ministre Pauline Marois, que le Québec s'inspire de la Norvège. Le pays scandinave produit 3 millions de barils de pétrole par jour et finance ainsi un fonds des générations, tout en maintenant son industrie des pêches.

 

Beaucoup de retraités

 

Le manifeste brosse un portrait sombre des finances publiques. En mars 2012, la dette nette du Québec représentait presque 50% du produit intérieur brut (PIB). La moyenne canadienne est

 

de 28%.

 

Le Québec subira de plus un choc démographique plus important que les autres provinces canadiennes. Le ratio actuel de travailleurs par retraité est de 5 pour 1. Dans moins de 20 ans, il pourrait diminuer jusqu'à seulement

 

2 pour 1, prévient le manifeste.

 

Les signataires se disent d'accord avec le projet péquiste d'électrification des transports. Ils espèrent «en venir, un jour, à développer de nouvelles alternatives de consommation d'énergie plus vertes».

 

«Les études environnementales ne sont pas encore terminées. Aucune pétrolière n'est rendue à l'exploitation au Québec. Le nouveau régime de redevances pétrolières n'a pas été établi non plus. Il n'est donc pas possible de faire des estimés précis des retombées fiscales espérées. Les signataires n'y voient pas une solution miracle, mais plutôt un outil parmi d'autres dont on ne peut se priver, même s'ils concèdent que le risque zéro n'existe pas.»

 

Le manifeste attaque sans les nommer les environnementalistes, accusant certains d'entre eux de «recourir à des stratégies de désinformation». Il n'y a toutefois pas que les environnementalistes qui s'inquiètent. Lautomne dernier, une étude environnementale stratégique commandée par le gouvernement au sujet de la structure Old Harry appuyait leurs craintes. Selon l'étude technique de 802 pages, nous manquons encore de connaissances quant aux impacts sur la faune et la flore marines, et les stratégies d'intervention en cas de catastrophe restent «déficientes».

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...et voici le manifeste

 

http://www.lapresse.ca/debats/votre-...7_article_POS1

 

Tirer profit de notre pétrole

 

La Révolution tranquille constitue une période marquante pour le Québec. Nous avons su nous bâtir, au fil des ans, des forces réelles sur lesquelles miser pour assurer notre essor économique et social. Cela nous a permis, collectivement, d'accroître l'accessibilité aux études et la diplomation, d'offrir une grande protection sociale aux moins bien nantis et de mettre en place des programmes sociaux généreux comme celui de l'assurance parentale, pour ne nommer que ces éléments. Nous saluons cette redistribution de la richesse et nous croyons fermement que nous devons prendre les moyens nécessaires pour la préserver.

 

Or, plusieurs éléments commandent que nous nous interrogions sur la suite des choses. D'abord, la dette nette du Québec atteignait un niveau sans précédent au 31 mars 2012: elle était de 167 milliards de dollars et représentait tout près de 50% du PIB. À titre comparatif, elle correspondait à 36,9% du PIB en Ontario et à 27,7% du PIB pour l'ensemble des provinces canadiennes. Deuxièmement, le vieillissement démographique sera plus rapide au Québec que dans les autres provinces canadiennes et la plupart des pays industrialisés.

 

Si nous signons cette lettre ouverte et le Manifeste pour tirer collectivement profit de notre pétrole, c'est pour inviter le gouvernement à autoriser l'exploration des ressources pétrolières afin de confirmer le potentiel d'exploitation, et éventuellement l'exploitation pétrolière. C'est aussi pour engager une discussion au Québec que nous souhaitons respectueuse et empreinte de pragmatisme.

 

Il n'existe pas de solutions magiques. Nous devons retrousser nos manches, un peu comme nous l'avons fait au cours de la Révolution tranquille. Une des façons d'y parvenir est de miser sur les ressources pétrolières qui se trouvent en sol québécois.

 

À ceux qui nous diront que le pétrole est une énergie du passé, nous leur demandons de ne pas rêver en couleurs. Nous consommerons du pétrole pour encore longtemps. D'ailleurs, la quantité de pétrole consommé a augmenté depuis dix ans au Québec, tout comme le nombre de véhicules sur les routes et le kilométrage parcouru. Bon an mal an, nous consommons entre 11 et 14 milliards de dollars en pétrole. C'est énorme!

 

Retombées majeures pour le Québec

 

Bien qu'il soit trop tôt pour estimer le nombre d'emplois créés par une exploitation du pétrole québécois, nous savons fort bien que d'autres endroits dans le monde se sont fortement enrichis grâce à des projets similaires. Prenons l'exemple de la Norvège, qui a su exploiter son pétrole tout en protégeant son environnement et en poursuivant ses activités maritimes. Aujourd'hui, la Norvège dispose d'un Fonds des générations de 645 milliards de dollars. Un exemple dont il faut certainement nous inspirer!

 

N'oublions pas non plus l'impact positif que la consommation d'un pétrole intérieur aurait sur notre balance commerciale, dont le déficit est principalement dû à nos importations d'hydrocarbures.

 

Le faire en respectant notre environnement

 

Tirer profit de notre pétrole veut dire d'en retirer le maximum de bénéfices économiques, mais cette équation deviendrait nulle, voire négative, si nous en venions à créer des torts irréparables à l'environnement. Soyons bien clairs, nous prenons position aujourd'hui en faveur d'une exploitation responsable du pétrole québécois. Est-ce possible de réaliser des activités de développement qui ne présentent aucun risque pour l'environnement? La réponse est non. Notre responsabilité collective est de s'assurer que de hauts standards de protection de l'environnement soient mis en place, ce qui doit valoir pour l'exploitation pétrolière.

 

Le Québec a la chance d'avoir des réserves impressionnantes de pétrole. Une telle opportunité n'est pas offerte à tous. Nous devons la saisir.

 

Les signataires:

 

Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec et professeur à l'UQAM; Joseph Facal, professeur à HEC Montréal et ancien président du Conseil du trésor du Québec; Monique Jérôme-Forget, conseillère spéciale chez Osler et ancienne ministre des Finances du Québec; Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ); Éric Forest, maire de Rimouski; Simon Prévost, président de Manufacturiers et exportateurs du Québec; André Bisson, administrateur; Michel G. Hudon, avocat-conseil; Serban Teodoresco, président de Preventa; Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec; Johanne Desrochers, PDG de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec

 

Pour lire le Manifeste pour tirer collectivement profit de notre pétrole: http://www.petrolequebec.ca

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''Le collectif souhaite, comme l'a souvent répété la première ministre Pauline Marois, que le Québec s'inspire de la Norvège. Le pays scandinave produit 3 millions de barils de pétrole par jour et finance ainsi un fonds des générations, tout en maintenant son industrie des pêches.''

 

''Prenons l'exemple de la Norvège, qui a su exploiter son pétrole tout en protégeant son environnement et en poursuivant ses activités maritimes. Aujourd'hui, la Norvège dispose d'un Fonds des générations de 645 milliards de dollars. Un exemple dont il faut certainement nous inspirer!..''

 

Petit bémols ici, la compagnie Norvégienne (Statoil) appartient à 70% à l'état. De plus, je pense que la quasi totalité des redevances qu'ils reçoivent vont dans ce fond. Puisque les libéraux ont donné la section d'exploitation du pétrole d'hydro-québec au privé, la création d'un fond semblable au Québec serait beaucoup moins efficace.

(http://quebec.huffingtonpost.ca/marc-dean/petrole-quebec-exemple-norvege_b_4564183.html?utm_hp_ref=tw)

 

Si non, moi aussi je suis d'accord pour commencer l'exploitation du pétrole. Le pétrole, on l’achète de toute façon, autant le produire nous-mêmes et en retirer tous les bénéfices. Bien sur, à condition de faire attention à l’environnent et dans le respect des gens qui habitent près. Pourquoi ne pas faire un genre de contrat avec couche-tard, pour les stations services. Une station Pétro-Québec avec un dépanneur couche-tard. :)

Edited by rnr_ss
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Pourquoi ne pas faire un genre de contrat avec couche-tard, pour les stations services. Une station Pétro-Québec avec un dépanneur couche-tard.

 

Ça, c'est une excellente idée! Même moi je crois que si nous allons devant avec l'exploitation de cette ressource, nous devrons faire attention à l'environnement. Ça ne veut pas dire qu'on doit rien faire! L'or noir est là, pourquoi ne pas en profiter?

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  • 4 weeks later...

Voici un excellent article de François Cardinal. Je suis entièrement en accord avec lui! Si nous pouvons faire comme les Danois...pourquoi pas?

 

Non, sauf si...

 

FRANÇOIS CARDINAL

La Presse

 

Le mérite des deux manifestes sur le pétrole québécois lancés ces derniers jours est d'attirer l'attention sur un enjeu d'une grande complexité. Mais ils démontrent aussi, par l'absurde, l'importance d'élever le débat au-delà des clichés et des raccourcis sur lesquels ils s'appuient tous deux...

 

Les partisans de l'exploitation semblent en effet avoir consulté Wikipédia pour étoffer un manifeste qui surévalue du double la production pétrolière de la Norvège et qui vante les efforts environnementaux d'un pays dont les émissions de gaz à effet de serre ont passablement augmenté.

 

Quant aux opposants, ils laissent entendre que l'exploitation ferait bondir la demande... tout en affirmant que les réserves pétrolières sont «surestimées» et ne répondront jamais plus qu'à quelques jours de consommation!

 

En un mot: chacun aborde l'enjeu par l'unique lorgnette de son parti-pris.

 

Or ce que prouve la lecture des deux manifestes, c'est l'importance de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. L'exploitation ne réglera pas les problèmes financiers du Québec, pas plus que l'efficacité énergétique ne répondra aux besoins en énergie des Québécois.

 

Qu'on le veuille ou non, on aura encore besoin de pétrole dans 30 ans. Il importe donc d'agir à la fois sur la production ET la consommation. Il importe de profiter d'une exploitation locale pour limiter à la source les impacts de la production, tout en travaillant à réduire la consommation et ses impacts environnementaux.

 

Facile à dire, oui. Mais quatre rapports dévoilés la semaine dernière montrent qu'il n'y a là rien d'utopique. Produits par Switch, une alliance québécoise des milieux économiques, financiers et environnementaux en faveur d'une «économie verte», ces documents ouvrent la voie à une véritable réforme de la fiscalité québécoise dans le but de décourager les activités nuisibles sur l'environnement et d'encourager les activités désirables, tout en stimulant l'innovation.

 

Bien que les auteurs ne fassent pas de lien avec l'exploitation pétrolière, il est facile de voir comment l'«écofiscalité» ouvre la porte à un «beau risque vert»: donner l'aval aux projets pétroliers d'une main, et faire appel aux taxes environnementales, redevances et permis échangeables afin de limiter les dommages et de maximiser les retombées d'une exploitation.

 

«C'est la seule approche possible pour vraiment créer de la richesse, sur de bonnes bases, sans révolution immédiate et en agissant sur les problèmes environnementaux», croit Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal.

 

Il cite en ce sens le Danemark, un pays qui a réduit ses émissions polluantes et sa consommation d'énergie dans un contexte de croissance économique... tout en étant un exportateur net de pétrole. «Les Danois sont riches parce qu'ils ne disent pas non à une exploitation responsable de leurs ressources», dit-il.

 

Cela nous ramène aux bases du développement durable, un principe dont se gargarise tout le monde sans prendre en compte ses trois piliers: social, environnemental, économique. Un rôle qui revient du coup au gouvernement, dont la responsabilité est justement de s'assurer qu'une éventuelle production se fasse de manière responsable en équilibrant ces trois piliers.

 

Bref, entre un «oui» ex cathedra et un «non» catégorique, il existe une réponse plus pragmatique au pétrole québécois: «non, sauf si...»

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