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Un autre bon article qui met les choses en perspective en pesant sagement le pour et le contre du mouvement syndicaliste. D'ailleurs trop de gens sautent aux conclusions en méprisant les syndicats, comme si la société irait mieux sans leur précieuse contribution. C'est indéniablement faire preuve d'aveuglement volontaire et d'ignorance que de porter un jugement aussi sévère, sur une institution encore aussi indispensable aujourd'hui, qu'au début de la lutte des travailleurs.

 

Rien n'est parfait dans ce bas-monde, et sans contre-poids, tous les pouvoirs finissent par abuser, sous une forme ou une autre d'injustice. Ainsi tout comme en physique: pour trouver et conserver l'équilibre, tout mouvement a besoin d'une force contraire et équivalente qui s'applique de manière aussi constante.

 

 

Publié le 07 janvier 2014 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

 

L'année du syndicalisme?

Ma Presse

 

Brigitte Breton

Le Soleil

 

(Québec) C'est le temps des résolutions, et le mouvement syndical québécois a de l'ambition. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) veut faire de 2014 l'année du syndicalisme. La Fédération des travailleurs du Québec souhaite pour sa part que le monde syndical se mobilise pour défendre ses valeurs face au régime conservateur et aux attaques de la droite. Elles ne manqueront pas de boulot.

 

Les organisations syndicales ont en effet une pente à remonter, et leur perte de popularité a débuté bien avant que la commission Charbonneau étale les comportements douteux et mafieux d'un Jocelyn Dupuis à la direction de la FTQ-Construction et l'apathie du président de la FTQ, Michel Arsenault, pour y mettre fin.

 

Les belles années des syndicats sont derrière eux. Les citoyens, y compris ceux qui sont syndiqués, sont plus individualistes et croient moins en la force de l'action regroupée. Dans la tête de certains, les syndicats sont des empêcheurs de tourner en rond, des créatures qui n'agissent que par intérêts corporatistes. Ils sont un frein à leurs ambitions et à leur rémunération personnelles, un fardeau pour les gouvernements, les municipalités et les employeurs, et une cotisation syndicale ne représente qu'une inutile ponction sur leur chèque de paye.

 

Pour eux, si les syndicats n'existaient pas, tout irait tellement mieux dans la société. Les taxes et les impôts seraient forcément plus bas, la dispensation des services plus efficace et moins onéreuse. Le travail de chacun, du simple manoeuvre au professionnel, serait évidemment payé à sa juste valeur, sans arbitraire, et pas un employeur ne rognerait sur les conditions de travail de ses employés pour verser plus de dividendes aux actionnaires ou pour hausser davantage sa propre rémunération. Jamais, jamais. Que les 100 patrons les mieux payés au Canada gagnent 171 fois le salaire moyen de leurs employés serait chose du passé. Tout le monde serait content comme au Walmart.

 

Et quelle est cette prétention que le rôle des organisations syndicales va au-delà de la négociation d'un contrat de travail? Les gouvernements et les employeurs n'avaient pas besoin de l'avis des syndicats pour fixer un salaire minimum, des normes minimales de travail ou des règles strictes en matière de santé et de sécurité au travail. Pas plus que leur intervention n'était nécessaire pour faire adopter une loi sur l'équité salariale, prévoir des congés parentaux ou pour bâtir un réseau de services de garde de qualité. Ils auraient accordé tout ça aux Québécoises et aux Québécois, syndiqués ou non, sans la pression des porte-parole syndicaux.

 

Il faut une méconnaissance des gains sociaux acquis grâce à la contribution et à la détermination des syndicalistes, ou vouloir surfer sur le sentiment antisyndical ambiant, pour croire que tout ira mieux pour M. et Mme Tout-le-Monde si les méchants syndicats étaient condamnés au mutisme et à l'inaction.

 

Bien sûr, il faut viser un équilibre. Trop de pouvoir aux syndicats n'est pas plus sain que trop de pouvoir au patronat. Il faut tenter de concilier les intérêts de chacune des parties, s'ajuster de part et d'autre aux besoins changeants, aux préoccupations de la main-d'oeuvre d'aujourd'hui, aux transformations du marché du travail et aux effets de la mondialisation.

 

Les organisations syndicales ont raison de s'inquiéter et de se mobiliser contre certaines mesures préconisées par le gouvernement Harper. Accusant les syndicats de défendre des intérêts corporatistes, celui-ci réplique qu'il continuera «à maintenir les taxes et les impôts bas pour les contribuables, ainsi qu'à prioriser l'économie et la création d'emplois». Comme si l'objectif des syndicats était de nuire à l'économie, de perdre des jobs et d'alourdir le fardeau fiscal de leurs membres. Les conservateurs veulent plutôt réduire au silence les voix critiques et discordantes.

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quand on t'embauche tu remplis une formule d'emploi et une formule pour joindre le syndicat! Il te laisse pas vraiment le choix!

 

Même chose pour moi. quand j'ai été engagé par Réno-Dépot il ne m'ont pas donné le choix.

 

 

Voici ce que je retiens de cet article qui est tellement pro-syndical.

 

Bien sûr, il faut viser un équilibre. Trop de pouvoir aux syndicats n'est pas plus sain que trop de pouvoir au patronat. Il faut tenter de concilier les intérêts de chacune des parties, s'ajuster de part et d'autre aux besoins changeants, aux préoccupations de la main-d'oeuvre d'aujourd'hui, aux transformations du marché du travail et aux effets de la mondialisation.

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Je suis dans un emploi syndiqué....en fait quand on t'embauche tu remplis une formule d'emploi et une formule pour joindre le syndicat! Il te laisse pas vraiment le choix! Une autre chose qui me titille c'est que les cotisations sont 2 fois plus cher a la FTQ qu'a la CSN....

 

Même chose pour moi. quand j'ai été engagé par Réno-Dépot il ne m'ont pas donné le choix.

 

Voici ce que je retiens de cet article qui est tellement pro-syndical.

 

Messieurs si vous vous informiez sur la formule Rand http://fr.wikipedia.org/wiki/Formule_Rand vous comprendriez les raisons qui justifient cette situation. Le problème que je réalise ici dans nos discussions, c'est que peu de gens s'informent à la source, ou se laissent entrainés par les réactions négatives de la part d'autres membres bien connus sur ce forum, pour leurs positions extrémistes. Dommage car comment peut-on comprendre les rouages de notre société, si on rejette d'emblée une institution ou que l'on entretienne émotivement des préjugés à son égard.

 

Participer à un forum de qualité, c'est apprendre une foule de choses et mieux comprendre les enjeux de notre société. Tout le monde y gagne si la participation est basée sur la bonne foi. On combat en même temps toutes sortes d'idées préconçues, fausses ou incomplètes. En bout de ligne c'est tout le monde qui s'enrichit de connaissances objectives, plutôt qu'à partir d'opinions discutables ou de pures émotions trop souvent négatives.

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Clairement il est révolue le temps ou bon syndicat qui défend le pauvre travailleur dans une usine parce que ces conditions de travail sont insalubres ou invivables. Ces emplois ont été déportés en Asie. Les syndicats protegent beaucoup d'employés de la fonction publique et certaines grandes entreprises à présent et leur but est plutot de maximiser le montant des cotisations et le nombre de membres puisque c'est la source de leur pouvoir.

 

L'adhésion au syndicat est obligatoire au Qc.

Le jour ou nous aurons un gouvernement assez courageux pour éliminer cette clause, les syndicats retourneront à leur place.

Les syndicats sont une bonne chose mais avec modération...

Edited by qwerty
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