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Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

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10 octobre 2013 11h54 | Marco Fortier | Le blogue urbain

 

image.jpg

Photo : Kanwar Sandhu

Animée de lumières rose et mauve, l'installation Forever Bicycles est d'une hauteur de 10 mètres et d'une longueur de 30 mètres. Les Torontois peuvent marcher dans ce labyrinthe de vélos importés de Chine. «Yong Jiu», qui signifie «Pour toujours» en mandarin, est la marque de vélo la plus populaire en Chine.

 

On verrait bien une installation comme celle-là dans le quartier des spectacles à Montréal, mais ce sont plutôt les Torontois qui ont la chance de contempler cette oeuvre spectaculaire: l'artiste chinois Ai Weiwei a fait empiler 3144 vélos à Nathan Phillips Square, au centre-ville.

 

Animée de lumières rose et mauve, l'installation Forever Bicycles est d'une hauteur de 10 mètres et d'une longueur de 30 mètres. Les Torontois peuvent marcher dans ce labyrinthe de vélos importés de Chine. «Yong Jiu», qui signifie «Pour toujours» en mandarin, est la marque de vélo la plus populaire en Chine.

 

L'installation d'Ai Weiwei se veut une illustration d'un monde en pleine transformation, en Chine et ailleurs sur la planète.

 

L'événement est présenté dans le cadre de Scotia Bank Nuit blanche, un festival qui regroupe des centaines d'oeuvres produites par 110 artistes. À l'image de notre propre Nuit blanche, ces oeuvres s'illuminent tard le soir, durant tout le mois d'octobre.

 

De quoi mettre du piquant dans les mornes soirées d'automne où il fait frette, noir et triste. On note, en passant, que Toronto n'est plus un désert culturel où il ne se passe rien et que Montréal a déjà regardé de haut.

 

On jase, là: peut-être même que les candidats à la mairie de Montréal pourraient aller faire un tour à Toronto pour ramener de bonnes idées?

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Il y a du bon partout et les grandes villes sont devenus pour la plupart des laboratoires grandeur nature d'idées nouvelles et audacieuses. Les nouvelles technologies et les matériaux les plus divers offrent maintenant des possibilités infinies, dont l'imagination est la seule limite. Même les villes de taille moyenne, sur tous les continents, en mettent plein la vue, l'art contemporain étant devenu un langage urbain de premier choix, une sorte de langue universelle dont les yeux en sont devenus principalement les oreilles, quand ce ne sont pas tous les sens qui sont sollicités.

 

Pas étonnant alors, que Toronto soit elle aussi devenu une vitrine de création culturelle qui exprime l'art à travers des oeuvres colossales qui viennent de partout, un peu à l'image de son multiculturalisme. Toutes les villes qui veulent aujourd'hui se distinguer ont ce défi de se positionner comme pôle de création, car l'art contemporain est devenu, entre autre chose, une forme de mobilier urbain et occupe les plus belles places centrales de nos villes. En quelques sortes elles deviennent les monuments modernes d'aujourd'hui, pour certaines éphémères en durée, pour d'autres aussi globe-trotter que des touristes, ou simplement des icônes qui deviennent les symboles d'un nouvel art de vivre.

 

Difficile aussi de circonscrire l'art à un lieux donné ou de deviner son origine ou sa provenance. Les artistes voyagent aujourd'hui autant que leurs oeuvres et sèment au passage des créations qui trouvent souvent place loin de la résidence de l'auteur lui-même. Il y a d'ailleurs une sorte d'enchère qui fait que les villes font maintenant souvent appel à des concours internationaux, pour meubler telle place ou souligner tel immeuble. Comme les peuples, les créations se mélangent de plus en plus et le mouvement lui-même s'internationalise. Bien sûr la culture locale joue un rôle prédominant, mais la cohabitation avec ce qui vient de l'étranger fait qu'elle n'est plus l'apanage d'une seule source, mais du monde entier.

 

En fait le phénomène n'est pas vraiment nouveau, c'est plutôt son ampleur qui l'est et qui grandit avec le temps. Et à l'instar du passé, les villes riches ont davantage les moyens d'en mettre plein la vue, ce qui peut tromper l'observateur. Car l'exposition généreuse de nombreuses oeuvres, peut faire d'une ville une grande galerie à ciel ouvert, mais n'en fait pas pour autant une ville de création. Comme l'art moderne se paie cher et qu'il faut le magasiner partout, les besoins dépassent souvent les capacités artistiques des lieux et il faut se fournir à même le marché mondial.

 

Tout dépend donc de la volonté des autorités d'ici et d'ailleurs, à vouloir être dans le coup et donner une impression de modernité et de savoir-faire. Mais l'art contemporain n'est qu'un aspect de la création, c'est le plus visible, peut-être le plus populaire et probablement le plus reconnu. Mais être une ville de création implique une foule d'autres disciplines qui englobent tous les arts et les technologies nouvelles, et fait surtout appel au génie local. Difficile alors de se comparer, de se mesurer, même si plusieurs indices en témoignent clairement.

 

A ce chapitre Montréal explose dans une foule de disciplines, sa culture vibrante s'exporte généreusement et fait sensation auprès des connaisseurs, comme des amateurs. Son cinéma est riche en productions originales, son théâtre, sa danse, sa musique et sa littérature aussi. Ville ouverte sur le monde, elle en met plein la vue avec le cirque ou les spectacles grandioses, oeuvres qui font le tour de la planète ou qui s'inscrivent profondément dans la culture montréalaise, comme autant d'ambassadeurs du génie québécois.

 

Et cette création ne s'arrête pas là, elle est dans les technologies numériques, le design, la muséologie, l'ingénierie, l'aéronautique et j'en passe. Montréal ville de création, ne fait aucun doute. Maintenant est-elle la plus importante du pays, du continent? Peut-être pas. Mais c'est probablement la plus accomplie, celle qu'on voudrait imiter et même dépasser et qui fait la fierté de tout un peuple. Mais on ne créé pas à Montréal ou au Québec pour dépasser les autres, on n'est pas dans cette dynamique vide de compétition. On le fait parce que c'est plus fort que nous, que nous avons quelque chose à dire et il qu'il faut que ça sorte. Car en fait le plus grand dépassement n'est pas vis à vis des autres, en se comparant futilement, mais est toujours vis à vis de soi-même, comme individu ou comme nation.

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  • 3 weeks later...

http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain/391586/le-retour-vers-les-centres-villes

Montréal profite du retour des baby-boomers

 

1 novembre 2013 18h20 | Isabelle Paré | Le blogue urbain

image.jpgPhoto : Annik MH De Carufel -Le DevoirVivre à Montréal, c'est déjà une certaine forme de richesse.

On maugrée sur Montréal à longueur de jour. On peste contre la collusion, les nids-de-poule, le métro en panne, les comptes de taxes qui partent en vrille. La présente campagne électorale en est l'illustration flagrante. Montréal, la sale, la corrompue, est le déversoir de la grogne quotidienne de Monsieur Madame tout le monde et le bouc émissaire des radios poubelle. Jamais un mot sur la banlieue, sauf quand l'UPAC s'avise de débarquer chez des maires qui jouent aux gangsters.

 

Et pourtant. Au-delà des lamentations répétées, Montréal, pas l'administration, mais l'entité urbaine, se tire mieux de la crise que la plupart des banlieues. À Montréal, comme dans bien des villes américaines, on observe un retour vers les centres-villes au détriment de la périphérie.

 

Une statistique, comme ça. Des chiffres obtenus de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) sur la fluctuation des valeurs depuis la crise de 2008 démontrent que le prix moyen des maisons a bondi de 37% sur l'île de Montréal. Pendant la même période, les prix ont cru de 29% à Laval, et de 26% sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. Si le prix des maisons monte en flèche, c'est que la demande est de plus en plus forte.

 

«On dit toujours que 20 000 Montréalais quittent l'île vers les banlieues limitrophes, mais on oublie qu'il y a 33 000 immigrants qui arrivent à Montréal chaque année, dont 4000 résidants non permanents qui cherchent à s'installer, notamment des étudiants universitaires», explique Paul Cardinal, directeur analyse du marché à la FCIQ.

 

Le dernier baromètre des ventes de maisons annonce un recul de ventes de 8% sur la Rive-Nord, de 2% à Laval, alors que l'île de Montréal s'en tire avec une hausse de 2%.

Évidemment, les chiffres ne disent pas tout. Si on regarde de plus près, ce vaste «Montréal» défini par Statistique Canada ne témoigne pas vraiment de l'effervescence que connaissent les quartiers centraux.

 

Des exemples. Dans Ville-Marie, le nombre de ventes résidentielles a bondi de 28% à la fin de 2013 par rapport à 2012, malgré le resserrement des règles hypothécaires favorisant l'achat d'une propriété en banlieue.

 

Dans Ahuntsic, le prix moyen des maisons unifamiliales a bondi de 40% en 5 ans, de 45% dans le Plateau, de 63% dans Rosemont! Pendant la même période, la hausse a été de 24% en général sur la Rive-Sud, n'a pas dépassé 19% à Varennes et 21% à Saint-Constant. Si les valeurs ont progressé à Laval depuis la récession (29%), sur la Rive-Nord, ça avance à pas de tortue, notamment à Saint-Jérôme(15%), Mirabel (21%) ou Hudson (18%).

 

Le retour des babyboomers?

 

Oui, il y a un coût à la vie urbaine, mais le coût caché de la vie en banlieue semble de moins en moins digeste pour plusieurs abonnés à l'American way of life.

 

Pour Paul Cardinal, le retour des babyboomers, explique en partie le regain de la demande pour les propriétés dans les quartiers centraux de Montréal. «S'il y avait plus d'espace, l'offre serait plus importante. Si la croissance démographique se poursuit en banlieue, c'est simplement parce qu'il y a encore des terrains disponibles et que ça fait baisser les prix», dit-il.

 

Alors que la métropole fait des pieds et des mains pour attirer les familles, il se pourrait que sa renaissance passe en partie sur les cheveux gris. Une fois les petits parti du nid en banlieue, après avoir passé une partie de leur vie au volant de leur voiture, «les boomers» cherchent à revenir en ville, près des services. «La décision d'aller vers la banlieue touche surtout les jeunes familles et les premiers achats. En fait, le vieillissement de la population est favorable à Montréal», soutient l'expert.

 

Les coûts cachés de la banlieue

 

Chez nos voisins du sud, royaume de la banlieue, on observe aussi la même tendance. Dans 16 des 20 agglomérations urbaines des États-Unis, une récente étude démontre que les valeurs des maisons ont grimpé plus vite dans les centres-villes que dans les quartiers périphériques.

 

Les centres-villes ont aussi mieux résisté au phénomène des reprises de finance, qui a frappé de plein fouet des banlieues entières aux États-Unis.

 

 

Même le Globe and Mail, la semaine dernière, en rajoutait en affirmant qu'à long terme, vivre en banlieue, ne comportait pas de réels avantages financiers. Dans la Ville Reine, où le prix des maisons caracole, ceux qui pensent faire une aubaine en achetant une maison à 500 000$ en banlieue, plutôt que 720 000$ au centre-ville, devrait en fait doubler le coût réel de leur achat, s'ils doivent posséder une deuxième voiture.

 

 

Après 25 ans, ces banlieusards auront dépensé autant pour se déplacer que pour leur maison «bon marché», soit près de 700 000$...Tout cela, pour se retrouver avec un actif beaucoup moindre à l'aube de la retraite.

 

Les coûts individuels et collectifs de la banlieue sont de mieux en mieux connus, comme le démontre l'étude dévoilée cette semaine par le groupe d'études Sustainable Prosperity d'Ottawa.

 

Après avoir lu ça, on se dit que vivre à Montréal, c'est déjà une certaine forme de richesse.

 

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  • 2 weeks later...

http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain/392491/les-solutions-du-maire-drapeau-contre-les-bouchons-de-circulation

 

 

12 novembre 2013 10h05 | Marco Fortier | Le blogue urbain

image.jpgPhoto : Source: ONFEn 1955, l'heure était aux larges boulevards et aux autoroutes «modernes».

Vous savez ce qui était le «problème numéro un» de Montréal il y a 60 ans? Les bouchons de circulation. Dans un petit film fascinant de l'ONF, le maire fraîchement élu de l'époque, un certain Jean Drapeau, explique que son principal défi consiste à résorber la congestion routière qui «paralyse» le développement de Montréal.

 

Comme un patient aux artères bloquées, Montréal manque d'air et risque de perdre son statut de métropole du Canada, explique le maire Drapeau dans ce film de 1955.

 

Jean Drapeau était tellement visionnaire que l'avenir lui a donné raison: Montréal a décliné et Toronto est devenue la métropole canadienne. Avec un demi-siècle de recul, on constate aussi que les solutions du maire Drapeau pour désengorger les rues de Montréal étaient bien de leur temps. Loin d'éliminer les bouchons de circulation, ses remèdes — et ceux de l'ensemble des décideurs municipaux, provinciaux et fédéraux des années 50 — ont contribué à amener des centaines de milliers de voitures de plus dans l'île.

 

En 1955, en tout cas, l'heure était aux larges boulevards et aux autoroutes «modernes». La Ville allait exproprier des centaines de petits propriétaires, explique le maire Drapeau, pour élargir le boulevard Dorchester (qui allait devenir René-Lévesque), élargir le boulevard Henri-Bourassa, construire l'autoroute Métropolitaine et bâtir deux ponts supplémentaires entre Montréal et Laval, entre autres.

 

Autre décision qui paraît aujourd'hui insensée, le maire a fait enlever les tramways, qui prenaient trop de place et empêchaient les voitures et les camions de passer. Tout pour «faciliter la circulation rapide»: dans le film, un chauffeur de taxi recommande même (à la blague...) d'enlever les trottoirs pour ajouter une voie de circulation!

 

C'était comme ça, en 1955. Une sorte de pensée magique. Les voitures manquent de place? Élargissons les rues!

 

Dans le film, un représentant de Pratt & Whitney suggère même de remplacer les autos par des hélicoptères. Fallait y penser. Sky is the limit, comme on dit.

 

Rendons tout de même au maire Drapeau ce qui revient au maire Drapeau: il a donné naissance au métro de Montréal, qui accueille chaque jour plus d'un demi-million de passagers. Le métro reste un des éléments cruciaux de l'héritage du maire, sinon le plus important.

 

Remarquez aussi, dans la deuxième partie du film, que le maire de Montréal, en 1955 comme en 2013, a les mains liées par le manque de pouvoir: la Ville doit quêter des fonds à Québec et à Ottawa dans l'espoir de réaliser ses projets.

 

http://www.onf.ca/film/circulation_a_montreal_1re_partie

 

Circulation à Montréal (1re partie) par Bernard Devlin, Office national du film du Canada

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  • 2 months later...

http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain/398035/trois-murales-de-montreal-dans-le-top-25-des-murales-marquantes-de-2013

 

Trois murales de Montréal dans le Top 25 des murales marquantes de 2013

 

La métropole dans la mire des amateurs de street art

 

23 janvier 2014 16h07 | Isabelle Paré | Le blogue urbain

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Photo : Daniel EstebanBarré, par Escif, en 3e position.Trois murales réalisées l'été dernier dans le cadre du premier festival international d'art public MURAL de Montréal ont été classées dans le cru des 25 oeuvres de street art marquantes de 2013, par le très branché magazine américain Complex. Trois plutôt qu'une!

 

Tout un départ pour ce festival jeunot, qui lors de son lancement en 2013 sur la rue Saint-Laurent, avaitpour ambition de transformer «la Main» en une galerie à ciel ouvert.

 

À l'époque, les organisateurs espéraient donner à Montréal une «visibilité inespérée à plusieurs commerces». Mission doublement accomplie, car c'est à toute la métropole que le pow-wow de bombes aérosol donne aujourd'hui un rayonnement inespéré.

 

«Pour nous, c'est une récompense incroyable. Ce ne sont pas que les artistes qui sont mentionnés, mais le nom de la ville de Montréal qui apparaît dans chacune des mentions. Ça renforce notre souhait de voir Montréal se positionner sur la scène mondiale de l'art public», se réjouit André Bathalon, directeur des communications pour l'événement.

 

Barré, la surréaliste serrure monochrome de l'artiste espagnol Escif, peinte sur un mur longeant la rue Saint-Dominique, décroche la 3e place de ce palmarès mondial, couru des amateurs de street art et de vie urbaine. L'oeuvre Hochelaga, du muraliste américain LNY ravit la 6e position, alors que le buffle géant et hirsute (Untitled) de l'artiste belge Roa, qui remplit un mur de plusieurs étages de hauteur, coin Marie-Anne et Clark, se classe 24e parmi les 25 oeuvres les plus cotées.

 

Montréal, ville incontournable du street art? «Ça va exploser cette année», promet Bathalon, soutenu par la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL), qui a investi l'an dernier 260 000$ dans l'aventure. Dans une mauvaise passe, la «Main», délaissée par plusieurs commerçants, faisait le pari de réinsuffler à l'artère légendaire son dynamisme en misant sur l'art.

 

Pari gagné, puisque le musée en plein air pour aficionados de la bombe, devenu le point de mire de la foire commerciale piétonnière d'été, a attiré l'été dernier 800 000 personnes. Soit 300 000 de plus que lors des foires précédentes.

 

La «Main» se gonflera de nouvelles murales lors de la deuxième édition du Festival MURAL, qui se tiendra du 12 au 15 juin. De nouveaux muralistes seront appelés en renfort, et la moitié des murales peintes l'an dernier seront remplacées par de nouvelles.

 

Choix déchirant en vue! Les murales portées aux nues par Complex seront-elles préservées?

 

«Le lieu, la surface et l'état de détérioration vont guider nos choix, dit le porte-parole du festival. On va aussi tenter de trouver de nouveaux murs pour ajouter à l'ensemble. Vous savez pour les muralistes, ça va de soi que leurs oeuvres sont éphémères. C'est l'esprit même du street art!»

 

Oui peut-être, mais pas pour nous!

 

*Pour voir les 22 autres murales retenues par le magazine Complex, voir ici

 

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​Montréal rate-t-elle le virage piéton?

 

3 février 2014 18h00 | Marco Fortier | Le blogue urbain

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Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir

D'après nos sources, la mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars, a confié à des proches qu'elle ne trouverait pas très «chic» la présence de vélos dans cette avenue si prestigieuse.De New York à Bruxelles, les rues des grandes villes s'ouvrent aux piétons, aux terrasses, aux vélos. La «convivialité» est le nouveau mot d'ordre. Résidants, commerçants et visiteurs sont contents dans ces quartiers qui se tournent vers la «piétonnisation».

 

Montréal a fait un bout de chemin dans cette direction avec la fermeture aux voitures d'une partie de la rue Sainte-Catherine, dans le quartier gai, durant l'été. Mais on peut se demander si la Ville est en train de manquer le virage «vélo» et «piéton» qui fait la renommée d'artères commerciales ailleurs dans le monde.

 

En tout cas, des citoyens se font entendre dans l'arrondissement d'Outremont, qui planifie pour 2015 une cure de rajeunissement de l'avenue Laurier, entre l'avenue du Parc et le chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Au moins deux groupes craignent que l'arrondissement oublie de faire une place aux piétons et aux vélos dans cette chic section de la célèbre avenue.

 

«L'appel de propositions préparé par l'arrondissement ne mentionne même pas le mot vélo. Dans la vision des gestionnaires, l'avenue Laurier reste une destination faite pour les voitures», déplore Maxime Dorais, cofondateur de l'Association des piétons et cyclistes d'Outremont.

 

Le petit groupe de citoyens fait beaucoup de bruit dans cet arrondissement «qui se veut vert, mais qui ne l'est pas tant que ça». L'Association a forcé les élus à déneiger la piste cyclable de la Côte-Sainte-Catherine — une des rares dans l'arrondissement —, fort populaire auprès des étudiants de l'Université de Montréal, entre autres.

 

L'Association, appuyée par la Coalition vélo de Montréal, demande à l'arrondissement d'aménager une piste cyclable sur le bout d'un demi-kilomètre de l'avenue Laurier qui sera refait dans deux ans. Cette section représente un chaînon manquant entre l'avenue Laurier est, empruntée été comme hiver par des milliers de cyclistes, et la piste de la Côte-Sainte-Catherine, souligne Pierre-Luc Auclair, de la Coalition vélo.

 

D'après nos sources, la mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars, a confié à des proches qu'elle ne trouverait pas très «chic» la présence de vélos dans cette avenue si prestigieuse. Question de point de vue. Des quartiers devenus «piétons» et «vélos» à New York, Bruxelles ou Barcelone sont plutôt chics avec leurs rues tranquilles bordées de larges terrasses, de pistes cyclables et de trottoirs bondés de piétons.

 

Dans son appel de propositions, l'arrondissement d'Outremont dit vouloir «donner un caractère notoire et unique à la future avenue Laurier». On insiste aussi sur les«principes de développement durable». Il reste à voir quelle forme tout cela prendra.Lisez l'avis de la Coalition vélo de Montréal et l'Association des piétons et cyclistes d'Outremont (pdf)

 

Lisez le devis Réaménagement de l'avenue Laurier: élaboration d'un concept d'aménagement (pdf)

 

 

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http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain/399575/bientot-a-montreal-des-noms-de-rues-faciles-a-lire

 

[h=1]Bientôt à Montréal, des noms de rues faciles à lire[/h]10 février 2014 17h39 | Marco Fortier | Le blogue urbain

image.jpgPhoto : Jacques Nadeau - Le DevoirPas moins de cinq plaques indiquent l'intersection des rues Sherbrooke et Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve.Avez-vous déjà remarqué à quel point il est difficile de lire les noms de rue à Montréal? Les plaques blanches qui indiquent les noms de rue sont parfois cachées. Et tellement petites qu'il faut quasiment arrêter aux coins de rue, en voiture, pour les déchiffrer.

 

La Ville de Montréal reconnaît le problème et compte le régler. Surtout que la population vieillit: 15,2% des Montréalais sont âgés de 65 ans et plus. D'ici 2026, cette proportion grimpera à un Montréalais sur cinq.

 

Sans faire de bruit, la Ville a commencé un projet-pilote, rue Sherbrooke, pour créer des « plaques odonymiques » beaucoup plus grandes et aux couleurs vives. Pour que les jeunes et moins jeunes puissent les lire plus facilement.

 

Pas moins de cinq plaques indiquent l'intersection des rues Sherbrooke et Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve. Une rouge, une bleue, une grise et deux blanches. Une de ces plaques mesure 200 mm par 750 mm — le format habituel — tandis que les autres, de plus grand format, font 300 mm par 1200 mm. « Entre vous et moi, il n'est pas toujours facile de trouver les noms de rue à Montréal. Nous tentons de déterminer un format, un type de lettrage et une couleur qui les rendront plus lisibles », explique Guy Pellerin, ingénieur en circulation et chef de division à la direction des transports de la Ville.

 

Guy Pellerin et son équipe cherchent aussi à déterminer la hauteur optimale pour suspendre les plaques — environ 4,3 mètres pour une artère comme la rue Sherbrooke, comparés à 3 mètres et moins pour les petites rues. Les plaques doivent être visibles, mais pas trop: il faut aussi voir les feux de circulation, le mobilier urbain, les commerces, les arbres...

 

Les tests, qui ont commencé en novembre dernier, se poursuivront encore plusieurs semaines, à d'autres intersections. Si tout va comme prévu, les plaques odonymiques« améliorées » s'intégreront au tronçon de 2 km de la rue Sherbrooke qui s'étire entre le boulevard Pie-IX et la rue Frontenac, qui sera entièrement reconstruit d'ici deux ans.

 

Passages pour piétons

 

D'autres mesures pour aider les personnes âgées sont en préparation. La Ville envisage d'allonger le temps de traversée pour les piétons à 1200 intersections, d'ici l'an prochain. Davantage de compteurs numériques seront installés pour indiquer le temps restant de traversée. La Ville compte aussi s'assurer qu'une zone de 5 mètres sera dégagée aux intersections, pour rendre la traversée des piétons plus sécuritaire.

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http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain/400206/a-quand-une-belle-grande-patinoire-sur-le-canal-de-lachine

 

À quand une belle grande patinoire sur le canal de Lachine?

 

17 février 2014 Marco Fortier | Le blogue urbain

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Photo : Pete&VegasUne belle patinoire sur le canal de Lachine pourrait devenir un lieu emblématique de Montréal.

Chaque hiver, sur les eaux glacées du canal de Lachine, dans le sud-ouest de Montréal, une toute petite patinoire prend vie. Entretenue par des enfants, et peut-être leurs parents.

 

Une toute petite patinoire juste assez grande pour faire une partie de hockey.

 

Nos amis de l'Association du design urbain du Québec ont posé récemment une très bonne question :pourquoi ce fabuleux canal long de 14,5 kilomètres n'héberge-t-il pas une patinoire digne de ce nom?

 

Une vraie belle patinoire pourrait devenir un lieu emblématique de Montréal, un peu comme la patinoire du canal Rideau fait la réputation d'Ottawa comme ville d'hiver. Le canal de Lachine est bien beau en été, mais en hiver, c'est le désert. Il ne s'y passe pas grand-chose.

 

Le canal longe pourtant Griffintown et Pointe-Saint-Charles, deux des quartiers les plus dynamiques de Montréal, qui connaissent une sorte de renaissance après des années difficiles.

 

«Il y a tout un potentiel aux abords du canal de Lachine. On pourrait y aller étape par étape, en aménageant une patinoire entre le bassin Peel et le marché Atwater, par exemple», dit Jérôme Glad, de l'Association du design urbain du Québec. Pour lui, le canal représente une belle occasion de «mettre Montréal sur la mappe» en hiver.

 

Aux Pays-Bas, les multiples canaux sont pris d'assaut par les patineurs durant la saison froide. Même chose ailleurs au Canada : la rivière Assiniboine, à Winnipeg, se transforme en piste cyclable — et de ski de fond — durant l'hiver.

 

Benoit Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest, est bien d'accord avec l'idée d'aménager une patinoire sur le canal de Lachine. Il rappelle qu'en 2009, une pétition signée par plusieurs centaines de résidants du quartier avait réclamé une patinoire sur le canal. L'arrondissement ne roule pas sur l'or, mais le maire serait favorable à répartir sur 12 mois, plutôt qu'uniquement en été, le budget des activités prévues au canal.

 

«Ça peut être une patinoire sur le canal, ou encore des pistes de ski de fond, de raquette ou de vélo le long du canal», dit-il.

 

Le problème avec le canal, c'est que l'eau est instable, explique-t-il. De l'eau chaude est rejetée par des industries dans certains secteurs à l'ouest de l'échangeur Turcot. Chaque année, au moins une personne est secourue dans le canal parce que la glace a cédé sous son poids.

 

Une des plus belles sections, entre le Vieux-Port et le marché Atwater, est propice au patinage. Avouez qu'une belle grande patinoire aiderait sans doute à profiter de l'hiver. En attendant les jours pas si lointains où on pourra enfin ressortir les kayaks...

image.jpgimage.jpgimage.jpg

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