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Toronto est loin d'être la quatrième ville en importance en Amérique du Nord


Wilbrod
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Une journaliste du Toronto Star, Katie Doubs, s'en prend à un commentateur d'un quotidien de Chicago, Neil Steinberg, qui ridiculise la prétention de Toronto d'être la quatrième ville en importance en Amérique du Nord. Évidemment, Mme Doubs ne peut résister au passage de se montrer mesquine à l'endroit du Québec.

 

 

Someone in Chicago has finally noticed Toronto has surpassed it in population, and he’s wryly congratulating us on the extra people.

 

 

Neil Steinberg, Chicago Sun-Times columnist, notes that to even parse the comparison to Chicago is “an insult to our city.” He has been to Toronto and doesn’t want to “give the impression that people who live there are anonymous ciphers grinding through joyless lives devoid of charm or significance.”

 

 

So he recalls some Toronto highlights: the Tim Hortons’ outlets, the monument to multiculturalism, the “nondescript skyline whose only noteworthy element is a TV antenna.”

 

 

In the tradition of stories in which we report the different ways Americans notice us and defend our beloved TV antenna, doesn’t anyone in the Chicago media get the press releases about the CN Tower light show?

 

 

Since amalgamation, Toronto has billed itself as North America’s fifth largest city behind Mexico City, New York, Los Angeles and Chicago.

 

 

But according to census data from Statistics Canada, as of last July 1, Toronto’s population was 2,791,140, about 84,000 more than Chicago’s 2,707,120. While the numbers are estimates, Toronto economic development staffers have already declared the city is “the fourth largest municipality in North America.

 

 

Steinberg’s story was an assignment. He says he’s a humorist. He never would have heard of our alleged population victory otherwise. Somehow, that stings even more. He laughs. He knows that.

 

 

“To me this is just jovial all good fun that journalists do to sell their papers. I don’t want to be the Ann Coulter of Canada,” he said from his office, where he’s checking out the reaction on Twitter, where people aren’t taking it in good fun.

 

 

Steinberg says he is being called uneducated, bitter and even a “Nazi” for his effort. He said most people were upset by the bit he wrote about Americans never thinking or caring about Canada.

 

 

“I’m sorry to be the one to tell you, if you ask people who the Prime Minister of Canada is — God is it Stephen Harper? Tell me it is — you could put a gun to most Americans heads, they would be dead, they wouldn’t come up with that,” he said.

 

 

He noted that comparing cities is a classic trope.

 

 

“Chicagoans, to the degree, if we did think about it, that we’re superior to Toronto, it’s to soften the sting of looking longingly towards New York City and wanting to be them,” he said. “Everyone is looking somewhere else for validation. There is nothing wrong with that. I don’t think we should be ashamed of that, we speak the same language, we’re all bound together in the mutual joy of not being Quebec.”

 

 

Steinberg was last in Toronto in 2008, He stayed at the Fairmont Royal York, went to the Taste of the Danforth, checked out the CN tower. He really loved African Lion Safari, although that’s admittedly outside the population boundaries.

 

 

“I was tempted to say I’ve been to the great cultural spots in Canada, I’ve been to Potato World. I actually did stop at Potato World. Do you know where that is? It’s on the way to Nova Scotia, it’s in some huge potato processing company there that runs a theme world about potatoes.”[/b]

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Drôle, non. Mais, de bonne guerre oui. Les Québécois (Franco ou Anglo) n'aiment pas les Torontois et on ne se gênent pas pour le laisser savoir, donc pourquoi elle se gênerait?

Le type de Chicago. N'oubliez pas, nous sommes la minorité en Amérique du Nord. C'est pour ça que nous sommes vite sur le pitons à crier Québec-Bashing mais nous sommes pas mieux. Aussitôt que nous avons une chance de cracher sur le ROC, on le fait et ça fait toujours plaisir à faire.

 

On dirait que Steinberg and leur Josh Freed.

"we speak the same language, we’re all bound together in the mutual joy of not being Quebec.” ---> now that's funny!

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Aussitôt que nous avons une chance de cracher sur le ROC, on le fait et ça fait toujours plaisir à faire.

 

Les humoristes québécois en sont un bon exemple. J'entend souvent de supposées blagues dans les spectacles d'humour québécois (soit-disant) contre le ROC et c'est même très souvent à saveur raciste. Normalement, les spectateurs rient à gorges déployées et ils en redemandent !! Alors, la prochaine fois qu'un anglophone -canadien ou états-unien- se foutera de notre gueule, nous ferion mieux de l'ignorer car finalement c'est de bonne guerre !!

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N'est-ce pas un peu l'histoire du monde? On est toujours le souffre douleur de quelqu'un, les français ont choisi les belges et je suis persuadé que chaque nation à sa cible préférée. Mais derrière tout ça il y a une forme de reconnaissance, on affirme l'existence de l'autre groupe en le distinguant de tout autre, avant d'en rire ou le critiquer. Ce que j'appellerais tout de même une reconnaissance de fait.

 

A chacun son identité, qui n'est pas que culturelle d'ailleurs. Elle est aussi attachée au territoire, à son histoire, et à la définition que chaque nation (ou ville) se donne d'elle-même. On ne peut pas trop se prendre au sérieux, car aucune n'est parfaite. Et comme les individus, elles ont des qualités et des défauts, des émotions et des perceptions bien particulières. Ces dernières sont façonnées avec le temps et les expériences vécues dans son histoire. En l'occurrence tout cela déteint nécessairement sur la manière de penser et d'agir, qui sera inévitablement différente d'un groupe à l'autre.

 

Il ne faut pas faire l'erreur, non plus, de trop généraliser, car le ROC n'est pas monolithique, ni tissé aussi serré que les québécois. Les gens des Maritimes ont bien plus en commun avec nous que ceux de l'ouest notamment. La Colombie Britannique ressemble davantage en mentalité et à plusieurs égards, à la Californie et la côte ouest qu'aux ontariens, et encore moins aux torontois, les plus suffisants à mon avis.

 

S'établir quelque part, c'est prendre partie pour la région où on habitera, et une façon de survivre aux nouvelles réalités des lieux. Probablement la plus grande difficulté que rencontrent les immigrants et qui leur demandera de grands efforts pour se fondre dans une nouvelle identité et manière d'être. Certains n'y arrivent jamais, le choc culturel étant trop important, et pour plusieurs c'est la génération suivante qui les enracinera davantage. Leur cercle sera alors réduit à leur famille et leur espace vital, à l'échelle de leur quartier ou leur groupe culturel.

 

Pas besoin d'aller loin, la rivalité Québec-Montréal est bien connue. Je dirais même que plus on rit ou dénigre l'autre, plus il sera difficile de vivre à ses côtés ultérieurement. Ce qui conséquemment nous retient chez nous, comme dans une sorte de bastion dans lequel on se sent fort et à l'aise, et duquel on ne souhaite pas trop se libérer (le syndrome du clan). Je vis cette réalité depuis 18 mois, parti de la région montréalaise et établi dans Charlevoix. Mes rapports avec les "originaux" de la place sont moins fluides, qu'avec les québécois citadins venant des grandes villes. On le sent d'ailleurs dans les propos des charlevoisiens eux-mêmes, par une phrase insidieuse et en partie inconsciente: "tu peux me faire confiance, je suis de la place".

 

Donc d'où que l'on soit, on traine notre identité et notre réputation avec nous. Celui qui arrive a le fardeau de la preuve et il sera accepté s'il arrive à se confondre avec le milieu et intégrer les us et coutumes du coin. Mais il demeurera tout de même l'étranger, pour ne pas dire l'étrange, et de ce fait une cible facile pour la dérision et parfois pire.

 

Pour revenir à Toronto et les propos mentionnés plus haut dans les commentaires. Elle ne fait qu'affirmer sa supériorité en tant que métropole canadienne et sans véritable rivale. Sa double identité de métropole et capitale provinciale lui donne une assurance qui la pousse jusqu'au mépris vis à vis de ceux qu'elle qualifie d'inférieurs. Sa dominance suffisante l'amène à se mesurer avec les plus grandes villes américaines, mais heureusement elle subit à son tour leur dérision, beaucoup à l'image de celle qu'elle sert elle-même à ses concurrentes canadiennes.

 

Un beau gros "péché d'orgueil" qui nous amène à véritablement aimer la détester, et le cercle vicieux continue... vaut mieux en rire qu'en pleurer.

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  • 1 year later...

Il faut évaluer cette question sous l'angle métropolitain. N'oublions pas que la région du Greater Golden Horshoe, qui comprend Toronto, Hamilton, St.Catharines-Niagara, Oshawa, Kitchener-Waterloo, Barrie, Guelph, Brantford et Peterborough, compte une population de 8,9 millions. Cette région est l'équivalent aux États-Unis d'une CSA (Combined Statistical Area) ou en français une aire urbaine élargie.

 

Liste des plus populeuses aires urbaines élargies en Amérique du Nord 2013 (CSA):

 

1) New York-Newark, NY-NJ-CT-PA 23,484,225

2) Los Angeles-Long Beach, CA 18,351,929

3) Chicago-Naperville, IL-IN-WI 9,912,730

4) Washington-Baltimore-Arlington, DC-MD-VA-WV-PA. 9,443,180

5) Toronto-Greater Golden Horseshoe 8,913,874

 

Nous pouvons donc établir que Toronto est cinquième en Amérique du Nord en terme de population. Toutefois, elle connaît une croissance démographique plus soutenue que Washington et Chicago, donc Toronto pourrait les dépasser et devenir quatrième ou même troisième d'ici 10 ans.

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