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http://www.heritagemontreal.org/fr/

 

 

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Héritage Montréal

 

Promoteur de l’ADN de la métropole depuis plus de 30 ans !

Fondé en 1975, Héritage Montréal œuvre à promouvoir et à protéger le patrimoine architectural, historique, naturel et culturel du Grand Montréal. Au cœur d’un vaste réseau de partenaires, Héritage Montréal, un organisme privé sans but lucratif, agit par l’éducation et la représentation pour faire connaître, mettre en valeur et préserver l’identité et les spécificités de Montréal.

 

Des objectifs découlant de sa mission

 

Faire connaître le patrimoine et défendre sa protection auprès de tous les milieux

Conscientiser et conseiller tout décideur dont les actions affectent le patrimoine

Aider les acteurs publics et privés à se doter d’outils adéquats pour la protection

Veiller au bon usage et au développement de ces outils ainsi qu’à la mise en valeur du patrimoine

Apporter un regard critique fondé sur la connaissance et l’expertise

Rassembler, mobiliser et concerter les intérêts

Maintenir une organisation permanente, efficace et fiable

 

Définition du patrimoine

 

Héritage Montréal s’intéresse d’abord au patrimoine que l’on peut situer et décrire sur un plan. Ce patrimoine est constitué de biens immeubles et peut être traité par les instruments de l’urbanisme. Tout en reconnaissant qu’Héritage Montréal concentre son action sur le bâti, il y a cinq facettes à ce patrimoine immobilier montréalais sur lesquelles l’organisme se penche.

 

Ce sont :

Les sites d’intérêt commémoratif (bâtiments ou lieux associés à des événements ou des personnages historiques, toponymie)

Les sites d’intérêt archéologique (sites ou vestiges, enfouis ou non, témoignant d’une étape de l’histoire qui s’est déroulée à Montréal)

Les sites d’intérêt architectural (bâtiments exceptionnels ou typiques de toutes époques, ouvrages de génie civil, œuvres d’art public, aménagements paysagers)

Les sites d’intérêt paysager (vues et repères urbains, fleuve, montagne, topographie, arbres de rue, grands parcs, canal, caractéristiques architecturales des quartiers)

Les sites d’intérêt écologique (sites identifiés aux termes des sciences naturelles, hydrologie, évidences géologiques, écosystèmes forestiers, haltes migratoires)

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Conférence de presse - On annonce à l'instant notre liste des sites les plus menacés à Montréal en 2013: Édifice Rodier, Église Très-Saint-Nom-de-Jésus, Caserne Létourneux, Coopérative Saint-Léonard, Forge Cadieux, Hôpital de la Miséricorde, Ilot Saint-Laurent/Monument National, Maison Redpath, Place des Nations et Square Viger et Agora.

 

Et dans la liste sous observation: Bains publics de Montréal, Biosphère, Horse Palace de Griffintown, Maison Mount-Stephen, Maison Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, Maisons "Bonheur d'Occasion" de Saint-Henri, Planétarium Dow, Théâtre Empress... et plusieurs autres, évidemment.

 

Plus de détails sur chacun des sites ici:

 

http://www.heritagemontreal.org/fr/category/sites-menaces/

 

2013

  • Édifice Rodier
  • Église Très-Saint-Nom-de-Jésus
  • Caserne Létourneux
  • Coopérative Saint-Léonard
  • Forge Cadieux
  • Hôpital de la Miséricorde
  • Ilot Saint-Laurent/Monument National
  • Maison Redpath
  • Place des Nations
  • SOUS OBSERVATION : Bains publics de Montréal
  • SOUS OBSERVATION : Biosphère
  • SOUS OBSERVATION : Horse Palace de Griffintown
  • SOUS OBSERVATION : Maison Mount-Stephen
  • SOUS OBSERVATION : Maison Sir Louis-Hippolyte La Fontaine
  • SOUS OBSERVATION : Maisons "Bonheur d'Occasion" de Saint-Henri
  • SOUS OBSERVATION : Planétarium Dow
  • SOUS OBSERVATION : Théâtre Empress
  • Square Viger et Agora

 

 

2012

  • Édifice Rodier
  • Église Très Saint Nom de Jésus
  • Griffintown Horse Palace
  • Hôpital de la Miséricorde
  • Ilot Saint-Laurent / Monument National
  • La Forge Cadieux
  • Maison Redpath
  • Maisons "Bonheur d'Occasion"
  • SOUS OBSERVATION: Le restaurant 9e chez Eaton
  • SOUS OBSERVATION: Les Bains Publics
  • SOUS OBSERVATION: Maison Mount Stephen
  • SOUS OBSERVATION: Maison Sir Louis-Hippolyte La Fontaine
  • SOUS OBSERVATION: New City Gas
  • SOUS OBSERVATION: Planétarium Dow
  • Square Viger / Agora
  • Théâtre Empress

 

 

2010

  • Église Très-Saint-Nom-de-Jésus
  • Banque CIBC
  • Forge Cadieux
  • Hôpital de la Miséricorde
  • La maison Redpath
  • Le 9e étage chez Eaton
  • Maison Louis-Hippolyte LaFontaine
  • New City Gas Co.
  • Planétarium Dow
  • Square Viger

 

 

2009

  • Agora de Charles Daudelin
  • L'église Sainte Brigide de Kildare
  • La maison Redpath
  • La New City Gas
  • La pinte de lait géante
  • Le 9e étage chez Eaton
  • Le secteur Paper Hill
  • Les ateliers ferroviaires de Pointe-Saint-Charles
  • Maison Sir Louis-Hippolyte La Fontaine
  • Planétarium de Montréal

 

 

2008

  • Ateliers ferroviaires de Pointe-Saint-Charles
  • Édifice Wilder
  • Eaton 9e
  • Escaliers, balcons et corniches
  • Institut des soeurs de Miséricorde / CHSLD Jacques-Viger
  • Maison mère des soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie
  • Maison Redpath
  • Maison Sir Louis-Hippolyte La Fontaine
  • Planétarium de Montréal
  • Restaurant Ben's

 

2006

  • Îlot CHUM Saint-Denis / Viger
  • Carrousel de La Ronde
  • Domaines institutionnels du sud du mont Royal
  • Paysages riverains de l’Ouest de l’île

 

2005

  • Le couvent des Carmélites
  • Le vieux village de Pointe-Claire et le bord du lac Saint-Louis
  • Les bibliothèques de Montréal et Saint-Sulpice
  • Les clochers de Montréal
  • Silo no 5

Edited by IluvMTL

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http://www.ledevoir.com/politique/montreal/374836/50-millions-pour-renover-l-edifice-lucien-saulnier

 

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Photo : François Pesant - Le Devoir

 

50 millions pour rénover l’édifice Lucien-Saulnier

Montréal songe à louer l’ancien palais de justice, voire à le vendre

4 avril 2013 | Jeanne Corriveau | Montréal

 

Situé au 155 de la rue Notre-Dame Est, dans le Vieux-Montréal, l’ancien palais de justice a été construit entre 1851 et 1857. Depuis 1974, la Ville de Montréal est propriétaire de l’immeuble, qui abrite son Service des finances. Environ 500 employés y travaillent.

Estimant à 50 millions de dollars le coût des travaux requis pour rénover et mettre aux normes l’édifice Lucien-Saulnier, la Ville de Montréal songe à l’offrir en location ou même à le vendre, a appris Le Devoir. Plusieurs scénarios seront bientôt soumis au comité exécutif, qui devra se prononcer sur l’avenir de cet immeuble patrimonial adjacent à l’hôtel de ville.

 

Situé au 155 de la rue Notre-Dame Est, dans le Vieux-Montréal, l’ancien palais de justice a été construit entre 1851 et 1857 par le gouvernement du Canada-Uni selon les plans des architectes John Ostell et Henri-Maurice Perrault. Dans les années 1890, des étages et un dôme ont été ajoutés. Depuis 1974, la Ville de Montréal est propriétaire de l’immeuble, qui abrite son Service des finances. Environ 500 employés y travaillent.

 

Or l’immeuble classé historique a besoin d’importantes rénovations. À la suite d’un audit, la Ville a évalué que des travaux d’environ 50 millions seraient requis si elle désirait conserver la vocation administrative de l’édifice. « Il n’y a aucun plan de fait, nous sommes à évaluer les stratégies possibles, a indiqué Patricia Lowe, relationniste à la Ville. Plusieurs options sont actuellement en analyse et seront présentées au comité exécutif pour orientation sous peu. »

 

La Ville n’écarterait pas l’idée de louer une partie ou la totalité de l’immeuble, voire de le vendre. « A priori, l’intention n’est pas de vendre l’édifice à des promoteurs immobiliers », assure Mme Lowe.

 

Lors de la séance du comité exécutif du 13 mars dernier, le maire Michael Applebaum avait signalé que la Ville examinait l’état et l’utilisation de l’ensemble de ses immeubles et qu’elle se questionnait sur la pertinence de procéder à la rénovation de l’édifice Lucien-Saulnier. « Est-ce que ça répond vraiment aux besoins du Services des finances ? […] Est-ce que ça vaut la peine d’investir de 40 à 50 millions en rénovations ? », avait-il demandé en évoquant la possibilité d’un partenariat avec le gouvernement du Québec pour effectuer les investissements nécessaires.

 

Depuis 2007, la Ville mène un audit en continu des quelque 1500 bâtiments qu’elle possède. Chaque année, elle consacre environ 90 millions pour la protection de ses immeubles dont l’âge moyen est de 48 ans.

 

En 2005, la Ville avait vendu la gare Viger à des promoteurs immobiliers, estimant à 13 millions les travaux de rénovation et de mise aux normes requis.

 

Les deux cas ne peuvent être comparés, soutient Patricia Lowe, qui précise que l’évaluation liée à la gare Viger remonte à 10 ans et que, depuis ce temps, les coûts de construction ont subi une hausse importante. « Par ailleurs, l’édifice Lucien-Saulnier est classé bâtiment patrimonial, autant pour l’intérieur que l’extérieur, ce qui n’est pas le cas pour la gare Viger. Dans ces circonstances, la mise aux normes du bâtiment coûterait nécessairement plus cher », ajoute-t-elle.

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C'est un immeuble de grande valeur autant pour l'intérieur que pour l'extérieur, j'y ai travaillé de février 1974 à octobre 1976 pour les Jeux Olympiques, il était devenu le siège social du COJO. On a même construit un tunnel qui le relie à l'Hôtel de Ville. Le Vieux Palais de Justice avait alors été entièrement rénové et on avait ajouté discrètement des ascenseurs modernes dans les puits d'escalier notamment. D'ailleurs son escalier central est magnifique et je me rappelle qu'on avait fait un beau travail de mise en valeur de tout l'édifice, pour l'époque. Il va sans dire que tout propriétaire aura des sommes considérables à y mettre si on souhaite conserver son apparence originale, mais une partie du budget devrait revenir naturellement au gouvernement québécois, à même l'enveloppe dédiée au patrimoine.

 

Dans ce dossier la Ville devrait considérer l'efficacité et l'économie importante en déplacement, vu sa proximité et sa liaison directe avec l'Hôtel de Ville. Elle paierait de toute façon une somme importante ailleurs pour loger son personnel. Et qui mieux qu'un gouvernement (municipal ou autre) pour conserver et entretenir un des édifices publics, parmi les plus significatifs de Montréal. Il fait partie intégrante de la cité administrative et devrait le demeurer afin d'en préserver l'esprit et la fonctionnalité. L'entreprise privée n'a pas les mêmes objectifs sociaux, et on connait trop d'histoires d'horreurs, suite à la négligence de certains nouveaux propriétaires, dans le passé.

 

Qu'on loue des espaces, pas de souci, mais que la Ville en demeure le gérant et le garant car cet édifice appartient à la communauté. Il est de ce fait irremplaçable et demeure un des plus éloquents témoins de notre histoire. Si on hésite devant un monument de cette ampleur, que ferons-nous alors d'immeubles plus modestes? Nos gouvernements ont un devoir de conservation du patrimoine et ne peuvent l'aliéner sans risque à autrui. Encore moins à une entreprise privée dont le premier mandat est de faire de l'argent avec tout ce qu'elle touche. Nous avons la chance, ici à Montréal, de posséder (en dépit de plusieurs démolitions malheureuses) un des plus beaux parcs immobilier historique, qui fait partie intégrante de l'âme et de la culture de la ville.

 

Il faut alors cesser de tout voir dans un esprit lucratif ou de dépenses. La conservation et la mise en valeur est aussi une façon de s'enrichir collectivement. En conséquence la culture et l'histoire n'ont pas de prix, et la richesse ne se compte certainement pas seulement en billets verts.

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http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/375891/un-laboratoire-patrimonial

 

 

À Montréal, l’îlot Sainte-Brigide jette les bases d’un nouveau régime de propriété pour les églises urbaines abandonnées

 

17 avril 2013 | Louise-Maude Rioux Soucy | Actualités culturelles

 

 

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Photo : François Pesant - Le Devoir

Réunion de travail dans la nef de l’église de la paroisse montréalaise Sainte-Brigide-de-Kildare. Le bâtiment fait partie d’un projet d’intégration du patrimoine religieux à la vie communautaire et culturelle.

 

 

C’est l’histoire d’une conversion au coeur du centre-ville de Montréal, celle de la paroisse de Sainte-Brigide-de-Kildare, dont le patrimoine délaissé revit grâce à la ferveur de rêveurs pragmatiques. Un laboratoire qui porte le germe d’une révolution encore plus ambitieuse : l’invention d’un nouveau régime de propriété pour nos églises urbaines abandonnées.

 

http://www.heritagemontreal.org/en/sainte-brigide-de-kildare-church/

 

SAINTE-BRIGIDE DE KILDARE CHURCH

 

1174 Champlain Street

Architectural value

 

Sainte-Brigide de Kildare was built in 1878-1880 by architect Louis-Gustave Martin using a Romanesque revival vocabulary often associated with Sulpician buildings such as the Notre-Dame de Lourdes chapel built by the Sulpicians during the same period in the Quartier Latin. It has received superior heritage recognition in the inventory of Quebec places of worship. With its remarkable presbytery and its works, it forms an ensemble of interest. Its bell tower and that of Saint-Pierre Apôtre form a remarkable ensemble.

Historic value

 

The Sainte-Brigide de Kildare Church was built to serve the Irish community in the Faubourg à M’lasse. Saint Brigid of Kildare is one of Ireland’s patron saints, and, in the early 19th century, the Sulpicians had already contributed to the building of an orphanage in her name. The presence of this church illustrates the various dimensions of the presence of the Catholic Church in Montréal neighbourhoods, particularly in terms of organizing activities and serving working-class neighbourhoods.

The threat

 

The church was recently sold and is now the focus of a project developed with the cooperation of academics and architects to divide up the nave into space for housing, community services, and apparently a small place of worship, conserving only a few fragments of the original building. As demonstrated by recent revelations concerning the closing of the extraordinary Très Saint-Nom de Jésus and Saint-Clément de Viauville churches in the Maisonneuve district, the Sainte-Brigide de Kildare church is not an isolated case, and we must urgently address the issue of the conservation, conversion, and transmission of this heritage. The danger is that events will be allowed to proceed on an ad hoc basis in what appears to be the spirit of a think tank and architectural exploration without any clear commitment to this heritage and its protection.

Actions of Heritage Montreal

 

For the past twenty years, Héritage Montréal has been reminding Montréal and Québec authorities of their responsibility to this heritage and of the importance of adopting a comprehensive approach rather than reacting to each situation on a case-by-case basis. In 1990, we managed to ensure that the City of Montreal’s master plan continued to include places of worship and religious institutions in a separate category, rather than lumping them together with other buildings. We have also formulated a strategic plan for downtown churches that face particular challenges resulting from the social services they provide, and participated in the extraordinary sittings of the National Assembly on religious heritage. Given the lack of concrete results from the City of Montreal’s promise to develop a coherent strategy to deal with this issue affecting the heritage identity of the metropolis and its neighbourhoods, the general meeting of Heritage Montreal urged the City to immediately mandate the Conseil du patrimoine to hold consultations to develop a Montreal strategy that could be integrated in the master plan to help prevent the state of disarray and demolitions otherwise likely to occur.

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http://www.heritagemontreal.org/fr/les-resolutions-patrimoine-et-amenagement-2013/

 

 

2013 / 01

Résolution sur le développement du cœur de Montréal et du centre-ville

 

Considérant l’importance des quartiers centraux et du centre-ville de Montréal, entre le fleuve et le mont Royal, au point de vue de l’histoire, du patrimoine architectural, des milieux de vie et de l’identité urbaine autant que de l’économie de la métropole,

Considérant les pressions immobilières sur ce territoire emblématique, dont la gouvernance est divisée entre plusieurs administrations, et les défis de cohérence et d’interrarrondissementalité qui en découlent pour l’élaboration, l’évaluation et la réalisation de projets – privés comme publics – en fonction de leurs impacts sur l’échelle humaine, sur la viabilité du centre et sur le paysage urbain,

Considérant l’expérience récente et négative des démolitions sur le boulevard Saint-Laurent, l’autorisation de nombreux projets de construction de très grandes tailles ainsi que la modification massive du règlement d’urbanisme de l’arrondissement Ville-Marie suivant un processus conforme aux lois mais inadéquat en termes de consultation pour lui assurer la légitimité compte tenu des enjeux,

Considérant l’intérêt de tirer des enseignements de réalisations marquantes comme la Maison Alcan inaugurée en 1983, le quartier coopératif Milton Parc, l’aménagement du Vieux Port, de l’avenue McGill Collège, du Quartier international et du pôle Place des Arts du Quartier des spectacles, de plusieurs consultations publiques et d’exercices de concertation comme ceux en place dans le Vieux Montréal et sur le mont Royal,

 

L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que

1. Le cœur de la métropole comprenant le centre-ville, le Vieux Montréal, le parc Jean-Drapeau, la montagne et les quartiers centraux dont le Quartier Latin, Milton Parc, Square Mile et Griffintown, soit reconnu comme secteur prioritaire de planification montréalaise et métropolitaine pour en maintenir la vitalité et l’échelle humaine et en enrichir le patrimoine et l’aménagement urbain au bénéfice de la communauté;

2. Le cœur de la métropole fasse l’objet d’un exercice spécifique de planification et de consultation publique mettant à contribution les administrations municipales de Montréal et de Westmount ainsi que des arrondissements de Ville-Marie, Plateau-Mont-Royal, Sud-Ouest et Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce, afin d’améliorer la cohérence des règles d’encadrement du développement et amener la réalisation de projets de qualité dans l’intérêt collectif; par exemple, la mise en valeur des rives du fleuve et du canal, du boulevard Saint-Laurent, de la montagne, de l’axe Guy – Côte-des-Neiges, des rues Sherbrooke et Peel ou de l’avenue des Pins.

3. La gouvernance de ce territoire soit revue pour préciser les obligations des responsables municipaux et locaux envers les valeurs collectives, la promenabilité et la qualité des milieux de vie au centre-ville.

.

2013 / 02

Résolution sur l’avenir du domaine institutionnel patrimonial de Montréal

 

Considérant l’importance emblématique des édifices et des sites du patrimoine institutionnel religieux, hospitalier et académique dans l’identité de la métropole et de ses quartiers et l’intérêt collectif qu’ils présentent par leur histoire, leur architecture et leur présence dans la société et dans le paysage collectif,

Considérant les défis importants auxquels sont exposées ces propriétés suite aux changements majeurs de vocation qu’elles connaîtront à court ou moyen terme – par exemple, les grands ensembles de l’Hôtel-Dieu de Montréal et du Royal Victoria qui perdront leur usage hospitalier dès 2015 et sont inclus dans le site patrimonial du Mont-Royal déclaré par le gouvernement du Québec – et l’absence d’un processus public et transparent pour orienter et encadrer ces transformations au bénéfice de la collectivité comme l’a déjà souligné Héritage Montréal auprès des autorités gouvernementales et montréalaises,

Considérant l’intérêt de tirer les leçons de réalisations marquantes comme la reconversion du monastère du Bon Pasteur, de formules de partenariats comme celles illustrées à McGill Collège ou au Quartier international ainsi que de stratégies foncières utilisant certains outils comme l’emphytéose, la servitude ou la fiducie,

 

L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que

1. Le gouvernement du Québec et les autorités montréalaises collaborent pour mettre en place une formule transparente de partenariat multipartite proactif pour planifier et gérer ces propriétés patrimoniales et leur reconversion dans l’intérêt collectif et le respect de leurs valeurs patrimoniales et emblématiques,

2. Le gouvernement du Québec conserve ces propriétés patrimoniales dans le domaine public en renonçant spécifiquement à des objectifs uniquement financiers liés à d’éventuelles ventes de l’Hôtel-Dieu de Montréal et de l’hôpital Royal Victoria au profit des projets du CHUM et du CUSM, et reconnaisse leur intérêt collectif transcendant en adoptant des mesures afin d’assurer leur mise en valeur et leur réaménagement au bénéfice de l’ensemble de la collectivité montréalaise ;

3. Le gouvernement du Québec reconnaisse la nature particulière du patrimoine académique de la métropole et adapte ses programmes de soutien, notamment dans le cadre du règlement de l’entretien différé des campus de l’Université McGill et de l’Université de Montréal, et de la reconversion académique d’éléments du patrimoine institutionnel tel la maison mère des Sœurs Grises ou l’hôpital Royal Victoria.

Et invite

4. La population de Montréal à exercer son droit d’initiative établi par la Charte de la Ville pour demander la tenue d’une consultation sur l’avenir de l’ensemble du domaine institutionnel patrimonial montréalais par l’Office de consultation publique de Montréal.

.

2013 / 03

Résolution sur la qualité architecturale du nouveau pont sur le Saint-Laurent

 

Considérant les annonces faites par le gouvernement du Canada de la construction d’un nouveau pont sur le Saint-Laurent pour remplacer l’actuel pont Champlain, ce qui constituera le plus grand chantier public au Canada de la décennie,

Considérant la lettre ouverte publiée dans Le Devoir le 6 octobre 2011 à l’initiative d’Héritage Montréal, réunissant les ordres professionnels des architectes, des ingénieurs et des urbanistes ainsi que d’autres acteurs-clés de l’aménagement et du design pour demander un concours préalable au choix des entreprises pour la construction du pont afin de réaliser un « ouvrage d’art » digne de ce nom et une référence reconnue mondialement pour le 21e siècle et,

Considérant les résolutions du Conseil de ville de Montréal et de la Communauté métropolitaine de Montréal demandant la réalisation d’un pont reflétant la reconnaissance de Montréal comme Ville UNESCO de design, notamment par la voie d’un concours international, et l’annonce d’une collaboration entre Transports Canada et la Ville de Montréal pour assurer la prise en compte des questions architecturales et paysagères dans ce projet majeur,

 

L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que :

1. Les étapes de conception et de réalisation du futur pont soient clairement distinctes et dotées de processus compétitifs distincts afin que ce projet majeur bénéficie du plus haut niveau de compétence en matière de design d’architecture et de génie civil à chaque étape de sa conception, de sa réalisation et de son exploitation;

2. Les autorités fédérales, québécoises, métropolitaines et montréalaises mettent en place un comité indépendant comprenant des experts de réputation internationale et des représentants de la société civile, chargé d’accompagner le projet au cours de sa réalisation pour s’assurer de l’atteinte des objectifs d’excellence en matière de design architectural et structural ainsi que d’insertion dans le paysage;

3. Les autorités municipales sur l’île de Montréal et sur la Rive Sud se dotent d’instruments d’urbanisme cohérents avec l’effort de conception exigé pour le nouveau pont et avec le caractère remarquable du paysage dans lequel il s’inscrira et ce, pour mettre en valeur cet ouvrage d’art, pour assurer sa bonne intégration sur leurs territoires respectifs et pour protéger la qualité des vues et du panoramas à partir de celui-ci.

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Très intéressant comme propositions. On ne peut pas dire qu'il n'y a personne qui veille au grain. Et en dépit d'un maire absent ou ayant joué un rôle secondaire, d'autres professionnels planchent sur des projets et des résolutions pour mieux encadrer et mettre en valeur la métropole québécoise. Relativement à la dernière résolution concernant le futur pont Champlain, elle est à mon avis de première importance et doit absolument être appliquée telle que proposée. Nous avons l'occasion rare et unique, de construire un monument digne des plus beaux ouvrages dans le monde. Je pense notamment au fameux viaduc de Millau qui s'inscrit comme chef-d'oeuvre dans le paysage français, et a connu une notoriété immédiate pour ses qualités extraordinaire de design et de conception.

 

Montréal, à l'instar de la tour du CN à Toronto, a besoin de faire sa marque dans le monde en se donnant une icône moderne qui deviendra clairement emblématique. Ne laissons pas passer notre chance et ne laissons surtout pas le fédéral piloter le dossier. La dernière fois, il nous a donné un pont à rabais qui n'aura duré scandaleusement qu'un demi-siècle. Celui là devra non seulement résister au temps, mais il faudrait aussi qu'il suscite l'admiration très longtemps après son élévation dans le paysage montréalais. L'originalité n'est pas nécessairement beaucoup plus chère, et la différence de coût pourra se justifier par un attrait majeur qui vaudra bien des campagnes publicitaires permanentes partout dans le monde.

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Les 10 sites emblématiques menacés du patrimoine montréalais - Édition 2014

 

Patrimoine à Montréal: enjeux et espoirs | Héritage Montréal dévoile EN CE MOMENT sa liste des 10 sites emblématiques menacés du patrimoine montréalais. Depuis 2006, on dresse annuellement cette liste pour illustrer les enjeux et encourager les actions concrètes de revitalisation du patrimoine dans la métropole.

 

En 2014, la liste comprend à la fois des sites familiers, identifiés par Héritage Montréal depuis plusieurs années, tels la maison Redpath et l’Agora de Daudelin et des nouveaux sites — la maison Pierre du Calvet, les écoles de la rue Adam, l’entrepôt Van Horne, et la grange-étable du domaine du Bois-de-la-Roche à Senneville. Cette année, quatre emblèmes montréalais ont été retirés de la liste pour rester sous observation — l’édifice Rodier, l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus, l’îlot Saint-Laurent/Monument National et la Place des Nations. Ces sites sont choisis par un comité bénévole d’Héritage Montréal qui évalue la valeur patrimoniale, l’urgence de la menace et la valeur exemplaire de chaque cas.

 

Les 10 sites emblématiques menacés - Édition 2014 :

 

Forge Cadieux Caserne Létourneux

Maison Pierre du Calvet

Coopérative d’habitation de Saint-Léonard

Maison Redpath

Écoles de la rue Adam

Agora et Square Viger

Entrepôt Van Horne

Hôpital de la Miséricorde

Grange-étable Bois-de-la-Roche

 

Les sites sous observation

Édifice Rodier

Place des Nations

Église Très-Saint-Nom-de-Jésus

Le restaurant le 9e

Îlot Saint-Laurent/Monument National

 

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    • By ScarletCoral
      Article dans la Gazette concernant l'achalandage dans les autobus
      Voir l'article pour l'achalandage par ligne de 2012 à 2018
      https://montrealgazette.com/news/local-news/despite-problems-bus-ridership-in-montreal-up-slightly-in-2018
      Despite problems, bus ridership in Montreal up slightly in 2018
      Passenger numbers are still far short of those from 2012 as complaints soar and punctuality hits its lowest mark since 2001.
      JASON MAGDER, MONTREAL GAZETTE 
      Updated: September 30, 2019
       
      Punctuality plunged, a record number of vehicles were parked for repairs and complaints soared to record levels — and yet, Montreal’s transit authority saw a slight increase in bus ridership last year.
      There were 637,908 more trips taken on city buses in 2018 compared with the year before — an increase of 0.28 per cent.
      It was the first time since 2013 that bus ridership grew.
      The figures, obtained through an access-to-information request, show 142 of 220 bus lines saw an increase in passengers.
      And yet, 2018 was a trying one for the Société de transport de Montréal.
      Because of a labour crisis in the maintenance department, an average of 1,341 buses out of a fleet of 1,807 were available for morning and afternoon peak periods.
      That represents the lowest number in a decade, and far less than the 1,424 required to deliver full service.
      The number of complaints soared by 32 per cent, and the on-time rate of buses was a meagre 79.5 per cent — the lowest since 2001, according to statistics from the STM’s website.
      The year was also marked by buses running out of fuel in record numbers while on the road.
      Despite the uptick in ridership, the numbers fall short of those from 2012. Since that time, 33.9 million fewer annual trips were recorded, accounting for a 13-per-cent overall decline.
      The increase in ridership for 2018 was surprising to Nick Chaloux, a transportation planner and former researcher at TRAM — Transportation Research at McGill.
      “The fact there is a slight growth is positive,” said Chaloux, who published a paper last year that highlighted concerns about the decline in the STM’s bus service.
      “The STM was operating with 100 fewer buses on average, with all the side effects that come with that. When you take that into consideration and you see that ridership was stagnant overall, that’s kind of impressive.”
      Sarah V. Doyon, the director of the transit lobby Trajectoire Québec, said her group was not surprised.
      “We’re finding that people are making more sustainable choices, both for the environment and because congestion is so heavy that public transit is seen as an efficient mode of transportation,” she said.
      It helps that the STM has been working to add more reserved bus lanes throughout its network, Doyon added.
      As for the record number of complaints and high number of late buses, Doyon speculated congestion played a role as buses get stuck in traffic just like cars.
      STM spokesperson Philippe Déry concurred, saying the agency is happy more Montrealers chose to take the bus during a trying year marked by major roadwork and traffic congestion.
      Déry said several measures were put in place to improve performance, including creating two new bus lines to serve the Rivière-des-Prairies and Griffintown sectors, and the merging of bus lines No. 19 with and 53 in the Ahuntsic-Cartierville borough.
      Altogether, the STM offered 68.9 million hours of service in 2018 — a 0.5 per cent increase from the year before, Déry said.
      Last spring, STM chairperson Philippe Schnobb admitted 2018 had been a difficult year and said the bus network was plagued by a deliberate slowdown by unionized employees during a labour conflict.
      In February, during a hearing of Quebec’s workplace tribunal, the STM blamed the union for a record number of buses parked in the garage for repairs.

      Breaking down the STM data by bus line, nine out of the 10 most-travelled routes continued to see ridership declines in 2018.
      Only the 51 Édouard-Montpetit line saw a 1.98 per cent increase in its ridership. That increase was enough to make it the only route in the top 10 to gain riders in the period covered by the data, from 2012 to 2018.
      Over that time, five of the 10 most-travelled buses saw declines of 20 per cent or more: the 69 Gouin, 139 Pie-IX, 121 Sauvé/Côte-Vertu, 165 Côte-des-Neiges and 67 Saint-Michel.
      The most-travelled bus is the 141 Jean-Talon Est, with 8.2 million trips recorded in 2018.
      The 51 Édouard-Montpetit was the second-most travelled bus with 7.7 million trips.
      The 161 Van Horne, the 18 Beaubien and the 24 Sherbrooke round out the top 10, and all saw declines of between one and 13 per cent.
    • By mtlurb
      Et ça continue, on improvise parce que les limites de vitesse arbitraires ne sont simplement pas respectées.... alors on force les gens à faire ce qui contredit le code de la route et le bon sens. 
       

      https://www.tvanouvelles.ca/2019/09/10/interdit-de-se-garer-a-moins-de-13-metre-du-trottoir
    • By loulou123
      La PresseLe samedi 28 avril 2007
       
      Tout indique que Montréal fera une importante annonce sur le vélo au centre-ville lundi. La fameuse épine dorsale du réseau cyclable, attendue depuis 20 ans, sur le boulevard de Maisonneuve, deviendrait enfin réalité, selon ce qu'a appris La Presse.
       
      Le responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, André Lavallée, a confirmé hier qu'il s'apprête à dévoiler quelque chose de «gros». Mais il s'est contenté de rire lorsque questionné au sujet de l'ouverture d'une voie sur de Maisonneuve.
       
      Le lien manquant
       
      Vélo Québec espère depuis 20 ans l'ouverture de ce tronçon qui compléterait le lien d'est en ouest. Présentement, la piste cyclable s'arrête d'un côté à la rue Berri, et de l'autre, à la rue Green. Les cyclistes doivent ensuite s'engager en zigzag dans les rues de Montréal pour accéder au coeur du centre-ville.
       
      Patrick Howe, de Vélo Québec, explique qu'une piste cyclable est au centre du «plan d'accès au centre-ville» que son organisation avait déposé auprès des élus, en 2005. Ce plan était le fruit de deux études qui avaient conduit Vélo Québec jusqu'à Vancouver et Toronto pour comparer les réseaux cyclistes et identifier les meilleures solutions.
       
      Carrefour du Parc
       
      Par ailleurs, l'équipe Tremblay est sur le point d'annoncer l'ouverture d'une piste cyclable d'environ un kilomètre, dans l'axe des avenues du Parc et des Pins. La voie s'étendra de la rue Rachel (au nord) à la rue Hutchison (au sud).
       
      Cette piste cyclable sera réalisée à l'intérieur du budget de 6,5 millions consacré à l'aménagement des abords du nouveau carrefour du Parc. La dernière phase de ces travaux, qui s'élève à 29,5 millions, comprend la construction du trottoir à l'est de l'avenue du Parc, l'installation de lampadaires de rue et de parcs, et la plantation d'arbres.
       
      «Ce sera une piste cyclable confortable, drapée de vert, assure André Lavallée, qui en fera l'annonce prochainement. La piste deviendra une des entrées du centre-ville.»
       
      Le responsable du dossier au comité exécutif ajoute qu'il est impératif pour Montréal de repartager la chaussée avec les cyclistes et les piétons.
       
      «Autrefois, les cyclistes et les piétons étaient considérés comme une nuisance au centre-ville, dit-il. Les pistes cyclables dans la rue Wellington, Saint-Urbain et Notre-Dame, qui ont été ouvertes l'an dernier, sont en train de transformer les habitudes de circulation des Montréalais.»
    • By acpnc
      Publié le 12 août 2016 à 13h38 | Mis à jour le 12 août 2016 à 13h38
       
      Les Forges de Montréal menacées d'éviction par la Ville
       
      Les Forges de Montréal, un organisme sans but lucratif, est le seul endroit en Amérique du Nord consacré à enseigner les techniques d'époque, selon Mathieu Collette.
       
      La Presse Canadienne
      Giuseppe Valiante
       
      Au beau milieu d'une autoroute et de silos à grains le long du canal Lachine, à Montréal, se trouve une structure grisâtre âgée de 130 ans qui abrite des forgerons pratiquant le métier d'antan.
       
      Mathieu Collette, avec sa salopette noire et sa queue de cheval nouant ses cheveux foncés, travaille sur une pièce de fer rouge de chaleur placée sur une enclume française vieille de 230 ans.
       
      « Personne au Canada ne fait ce que nous faisons, dit-il alors qu'une goutte de sueur perle sur son front. Nous sommes même uniques en Amérique du Nord. »
       
      Bien que plusieurs cours de forge existent ailleurs au Canada, M. Collette affirme que son organisme sans but lucratif, Les Forges de Montréal, dans l'édifice où il travaille, est le seul endroit en Amérique du Nord consacré à enseigner les techniques d'époque.
       
      Ses collègues et lui offrent des cours à tous ceux qui sont intéressés à garder le métier de forgeron bien vivant.
       
      Depuis 2000, M. Collette et plusieurs autres forgerons se partagent l'espace, mais ils affirment que la Ville de Montréal veut les chasser de l'endroit en raison d'un conflit sur le bail.
       
      « La Ville veut mettre ses camions là », soutient M. Collette devant la fenêtre donnant sur l'autoroute Bonaventure, qui est à quelques mètres de l'édifice.
       
      Il pourrait prendre son matériel et déménager, mais M. Collette estime que le lieu de son atelier est aussi important que les méthodes qu'il enseigne à ses élèves.
       
      Derrière la structure de pierre est situé le canal Lachine, qui était auparavant à proximité des usines de bois transformé, d'acier, de cuir et d'autres produits qui ont été essentiels au développement du Canada.
       
      Tout juste à côté de l'édifice se trouvent d'imposants silos à grains, qui appartiennent à l'entreprise propriétaire de la farine Five Roses - dont le panneau en néon rouge illumine le ciel de Montréal chaque soir.
       
      Le fait qu'un atelier de forge soit entouré d'usines et de voies ferrées - des symboles de la Révolution industrielle - n'échappe pas à Mathieu Collette.
       
      « Nos techniques anciennes sont vivantes et sont [des symboles] de la Révolution industrielle au Canada », souligne-t-il.
       
      Le gouvernement possède le terrain sur lequel la structure est érigée et M. Colette souhaite discuter avec Ottawa pour agrandir l'atelier et créer un musée ainsi qu'une aire récréative extérieure afin de raconter l'histoire industrielle du Canada.
       
      « C'est totalement unique ici. Juste derrière nous est [située] l'entrée du canal qui a bâti le Canada: les moulins, le train, le pont Victoria derrière nous... Personne ne sait ça. Nous voulons faire un musée qui explique tout ça. »
       
      Mais M. Collette et ses partenaires doivent d'abord régler leur conflit avec la métropole, qui est propriétaire de l'édifice. Le forgeron dit qu'il avait une entente avec l'ancienne administration municipale pour remettre à plus tard des rénovations onéreuses.
       
      La Ville de Montréal soutient plutôt que cette entente n'avait jamais été formellement approuvée et que le groupe viole les clauses du bail en ne procédant pas aux rénovations.
       
      Une porte-parole de la municipalité, Anik de Repentigny, a écrit dans un courriel que les Forges de Montréal ne respectaient pas les obligations du contrat et que « le dossier suit son cours ».
       
      « Nous n'avons pas d'autres commentaires », a-t-elle dit.
       
      Mathieu Collette espère que les Montréalais et le maire reconnaîtront que son groupe protège l'héritage culturel de la ville.
       
      « Nous sommes une équipe de passionnés qui aimons partager les techniques anciennes de forge avec le public. Avant, les gens étaient fiers de faire des objets qui dureraient pour toujours. Et c'est pourquoi les anciennes techniques sont meilleures que les nouvelles », a-t-il fait valoir.
       
      La technique de forge en bref
       
      - La forge traditionnelle utilise les quatre éléments: la terre (le fer), l'air (pour augmenter la chaleur du fer), l'eau (pour refroidir le métal) et le feu (pour forger).
       
      - Le charbon de forge peut atteindre une température d'environ 1600 degrés Celsius.
       
      - Pour forger, il faut du charbon, une enclume, un marteau et de la poudre de borax (pour éviter l'oxydation).
       
      - À la fin de sa formation, l'apprenti forgeron saura faire des trous dans le métal, souder deux pièces ensemble et scinder le métal.
       
      - Les métaux par excellence sont le fer et l'acier en raison de leur solidité et de leur durabilité.
       
      - Un bon apprenti peut devenir forgeron après environ trois ans.
       
      http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201608/12/01-5009878-les-forges-de-montreal-menacees-deviction-par-la-ville.php
    • By ProposMontréal
      Webcam: http://www.nouveauchamplain.ca/chantier/chantier-en-direct/
       
      Discussion portant sur le nouveau Pont Champlain.