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Boeing déboursera 400 M$ au Québec

 

 

21 janvier 2008 - 06h10

La Presse

Sophie Cousineau

 

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Un avion C-17 de Boeing.

Boeing ne boudera pas le Québec. Le constructeur d'avions américain accordera pour près de 400 M$ de contrats à des entreprises d'ici qui profiteront ainsi des retombées industrielles associées à l'achat d'avions de transport C-17 par le gouvernement fédéral.

 

C'est un premier gain appréciable pour l'industrie aérospatiale du Québec qui craignait que sa récolte de contrats ne soit largement inférieure à son importance.

 

Rappelons que dans une décision critiquée au Québec, le gouvernement fédéral a laissé à Boeing toute latitude sur l'emplacement de ses retombées industrielles au Canada.

 

Boeing annoncera les contrats ce matin (lundi) à l'usine flambant neuve de la société RTI Claro dans le parc industriel de l'autoroute 25 à Laval, en compagnie des ministres conservateurs Jim Prentice (Industrie) et Michael Fortier (Travaux publics).

 

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L'emplacement n'a pas été choisi au hasard. De la dizaine d'entreprises qui ont décroché un contrat avec Boeing au terme d'un lobbying intensif de l'industrie québécoise, c'est RTI Claro qui obtient la part du lion.

 

La valeur de son contrat frise les 300 M$, d'après les informations obtenues par La Presse.

 

RTI Claro est une filiale de RTI International Metals, entreprise de l'Ohio dont le titre se transige à la Bourse de New York. Cette spécialiste du titane vient d'investir 43 millions pour déménager sa division montréalaise de Saint-Léonard à Laval.

 

Elle compte plus de 250 salariés qui usinent des pièces d'aéronefs en alliage de titane, en aluminium et en acier inoxydable.

 

Boeing figure déjà parmi les clients importants de RTI Claro, aux côtés de Bombardier et de Bell Helicopter.

 

Le nouveau contrat à long terme d'une durée de 10 ans porte sur la fourniture de composants en titane pour les rails des sièges du nouveau Boeing 787 Dreamliner.

 

En octroyant ces contrats de près de 400 M$, Boeing remplit une bonne partie des engagements associés à la vente des quatre avions de transport C-17.

 

Ottawa déboursera 1,8 milliard de dollars pour les avions, leurs moteurs et les infrastructures associées à ces appareils.

 

En vertu de l'entente convenue avec le gouvernement fédéral, le constructeur américain est tenu d'investir au Canada un dollar pour chaque dollar reçu.

 

Cela équivaut à un investissement de 869 millions de dollars, soit le prix des appareils sans leurs moteurs. Boeing a huit ans pour s'acquitter de cette obligation.

 

Avec des contrats de 400 millions de dollars, le Québec est assuré de recevoir au moins 45% des retombées industrielles du contrat de fourniture des C-17.

 

Ce ne sont pas encore les 50% à 60% réclamés par l'industrie québécoise. Avec 40 400 emplois et des ventes de 11,4 milliards en 2006, le Québec représentait 60% de toute l'activité en aérospatiale au pays, calcule le ministère québécois du Développement économique.

 

Mais ce 45% est mieux que ce que le Québec appréhendait. L'industrie québécoise redoutait que Boeing ne concentre le gros de ses retombées industrielles à sa propre usine de Winnipeg.

 

Elle craignait aussi que Boeing refuse d'encourager des entreprises québécoises qui travaillent avec Bombardier, un rival qui veut jouer dans sa cour avec son projet d'avion commercial CSeries.

 

Reste à voir si le Québec fera mieux - ou pire - dans les autres contrats.

 

L'achat des quatre C-17 est en effet assorti d'un autre contrat de 1,6 milliard pour le soutien en service pendant 20 ans de ces gros appareils qui servent à déplacer du personnel et du matériel en cas de catastrophe nationale ou de crise internationale.

 

Et ce n'est qu'une partie des achats d'équipements militaires qui se trouvent sur la liste d'épicerie du gouvernement Harper. Il y en a pour plus de 17 milliards de dollars.

 

Or, exception faite des navires de soutien et des camions logistiques, les trois quarts de ces achats tiennent du secteur aérospatial.

 

À preuve, le contrat de 1,4 milliard de dollars octroyé il y a une semaine au constructeur américain Lockheed Martin pour l'achat de 17 avions de transport Hercules.

 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080121/LAINFORMER/801210755/5891/LAINFORMER01

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Des contrats de 660 M$ au Québec

 

 

 

 

 

L'industrie aéronautique québécoise bénéficiera de retombées d'au moins 660 millions de dollars dans la foulée de contrats accordés par Ottawa aux firmes américaines Boeing et Lockheed Martin.

 

C'est ce qu'ont annoncé ce matin les ministres fédéraux de l'Industrie, Jim Prentice, et des Travaux publics, Michael Fortier, lors d'une conférence de presse organisée à Laval.

 

Les ministres conservateurs ont annoncé que Boeing investira 420 millions de dollars au Québec pour respecter les termes du contrat d'achat et d'entretien des quatre avions de transport stratégique C-17 de Boeing.

 

L'autre tranche de 240 millions de dollars concerne des contrats alloués par Lockheed Martin, qui doit lui aussi réinvestir au Canada en raison de l'obtention du contrat fédéral pour 17 avions de transport tactique C-130J. Il s'agit dans ce cas d'un premier contrat et d'autres pourraient venir s'ajouter.

 

080121rti_claro_n.jpg Chez RTI Claro, à Laval.

 

En ce qui concerne Boeing, 346 millions seront investis chez RTI Claro, à Laval. L'entreprise fabriquera des rails en titane pour équiper les Boeing 787 Dreamliner de la firme américaine. Une certaine confusion règne toutefois quant à l'aspect nouveauté de ce contrat. En conférence de presse, le ministre Fortier a admis que le contrat avait été signé il y a un an, mais qu'il avait été récemment renégocié.

Boeing affirme en outre avoir signé des contrats avec Bombardier, Eedo, des fournisseurs québécois de Goodrich, l'Université McGill, Minicut, Howmet Castings et Aeromecachrome. Au total, l'entreprise dit avoir accordé des contrats comptant pour 66 % de la somme qu'ils doivent réinvestir au pays en vertu de la Politique des retombées industrielles au Canada.

 

Cette somme équivaut à 869 millions, soit le prix d'achat des quatre appareils C-17 (dont a été soustrait le coût de certaines pièces). Le contrat total de Boeing est évalué à 1,8 milliard de dollars. Les 420 millions investis au Québec signifient que la province reçoit près de 50 % des retombées du contrat.

 

Cette proportion des retombées est importante aux yeux des politiciens québécois, qui insistent pour que la province reçoive une part équivalente au poids de son industrie aéronautique au pays, soit entre 55 % et 60 %.

Lockheed Martin, qui a décroché un contrat de 1,4 milliard pour les C-130J, s'est pour sa part engagé à investir 842 millions de dollars au Canada, en plus d'autres engagements pour de l'entretien qui font toujours l'objet de négociations, selon le gouvernement.

 

La conférence de presse du gouvernement pour annoncer ces contrats n'était pas dénuée d'intérêt électoraliste. Le ministre Fortier a profité de l'occasion pour présenter à la presse les candidats conservateurs pour la région de Laval.

 

Trois autres annonces concernant les retombées au Canada des contrats accordés à Boeing et Lockheed Martin doivent avoir lieu cette semaine. Elles concernant l'Atlantique, l'Ontario et l'Ouest du pays.

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