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Stockton’s bankruptcy

California’s Greece

 

A city of nearly 300,000 goes bust. How many more will follow?

Jun 30th 2012 | LOS ANGELES | from the print edition

 

 

IN 2010 the demoralised police of Stockton mounted a roadside sign warning visitors that they were entering the state’s second most dangerous city. “Stop laying off cops!” the billboard urged. The fiscally troubled city of 290,000, in California’s depressed Central Valley, was slashing spending and cutting services in order to meet pension and health-care obligations. Violent crime had soared.

 

Two years later, with crime still sky-high and city services even leaner, Stockton has given up. On June 26th, after months of closed-door negotiations with its creditors failed, the city council endorsed a budget plan to file for bankruptcy. The biggest municipal insolvency in American history will hit bondholders as well as former public workers whose health-care costs the city had covered. At the budget meeting former city workers with chronic medical conditions made heartfelt pleas to find another way out. But there were no more options.

 

“Stockton is a cautionary tale about what happens if you don’t make dramatic fiscal changes to react to the broader economic picture,” says Chris Hoene of the National League of Cities, a think-tank in Washington DC. In the mid-1990s house prices soared and taxes flooded in. The city accumulated obligations to its workers and made rash spending pledges. When the market went sour in 2007-08 Stockton was left more exposed than most. Revenues dried up. As unemployment climbed above 20%, its foreclosure rate became one of the highest in the nation, where it remains.

 

How many more Stocktons will America see? Perhaps fewer than some expect. “A great untold story is that a lot of cities are making dramatic decisions to bring their long-term fiscal solvency into line”, says Mr Hoene. Most municipalities were not as badly hit as Stockton, and so have more time to act on employee and retirement costs. Recent votes to cut pension benefits in San Jose and San Diego point to a growing reformist mood among some citizens.

 

But in some respects Stockton is not alone. Like many Californian cities, notes Kevin Klowden of the Milken Institute in Los Angeles, it handed management of its pensions to CalPERS, a statewide fund. This locked it into obligations that reduced its budgetary autonomy. Even now it has no plans to cut pensions, for fear of incurring costly lawsuits. Other cities face similar difficulties, and demography is not on their side. Like Greece in the euro zone, Stockton represents a difference of degree, not of kind.

 

http://www.economist.com/node/21557768

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Intéressant. J'espère que ça enverra un signal de prudence aux syndicats, aux banques et aux électeurs d'autres villes qui sont dans des situations similaires. Ils ne peuvent plus voir les villes comme une source de revenus assurés.

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Californie: trois villes déclarent faillite en un mois

 

Si vous pensez que ça brasse au conseil municipal de Mascouche, fallait aller à celui de San Bernardino, en Californie, hier soir. Cette ville de 209 000 habitants, située à 96 kilomètres à l’est de Los Angeles, vient de déclarer faillite. Les autorités n’ont plus un sou pour payer les salaires des employés municipaux.

 

Évidemment, les citoyens de San Bernardino sont furieux. Plusieurs se sentent bernés, ils affirment ne rien avoir vu venir. Pourtant, certains signes n’auguraient rien de bon. San Bernardino avait arraché des concessions de 10 M$ à ses employés et réduit son effectif de 20% depuis quatre ans.

 

San Bernardino n’est pas la première ville à procéder à des coupures. Comment des citoyens peuvent-ils évaluer la gravité de la situation? On peut étendre ce raisonnement à toute forme d’organisation : un État, une région, une entreprise. Jusqu’à quel point la direction doit-elle dire toute la vérité sur une situation de crise? Faut-il limiter les informations qui circulent pour contrôler la panique et l'effet domino qui en résulte?

 

Et si les dirigeants d’une organisation en crise disent toute la vérité, les croira-t-on ? À mon avis, c’est là que se situe le nœud du problème. La crise de légitimité que traversent tous les dirigeants - politiques et corporatifs – depuis la crise mine les efforts de redressement. Les employés comme les citoyens doutent de tout ce qu’on leur raconte. Du coup, il est très difficile d’obtenir leur collaboration. Dans ces circonstances, redresser une organisation en crise devient quasi-impossible.

 

Derrière la colère de citoyens de San Bernardino se dissimule une grande inquiétude. Que leur réserve l’avenir ? En profitant du Chapitre 9 ( depuis son adoption par le Congrès, en 1937, 640 municipalités ont déclaré faillite), les autorités de San Bernardino se donnent un peu d’air pour respirer et tenir les créanciers à distance. Pendant ce temps, on ouvrira tous les contrats et on retournera toutes les pierres pour trouver de l’argent.

 

San Bernardino est la troisième ville californienne à déclarer faillite depuis un mois.

 

 

Le 28 juin, la ville de Stockton ( 300 000 habitants) démarre le bal. Pourquoi ? Ses ambitieux projets immobiliers ont mal tourné. Marina, hotel de luxe, promenade, etc. Stockton, une ville agricole, a tenté de se réinventer en attirant les résidents de San Francisco à la recherche d’un peu de paix. Puis, la crise immobilière à frappé. Stockton affiche l’un des taux de reprise de maisons ( foreclosures) le plus élevé au pays. Elle incarne la spirale dans laquelle nos voisins du sud ont été entraînés depuis 2008.

 

Le 3 juillet, ce fut au tour de Mammoth Lakes. Pourquoi ? Stockton est incapable de régler l’amende de 43M$ que la Cour lui a imposée pour bris de contrat avec le promoteur immobilier Mammoth Lakes Land Acquisition. Cette amende équivaut à trois fois le budget de la ville. Le litige est lié à un projet hôtelier attenant à l’aéroport qui la ville a annulé en cours de mandat.

 

Depuis 2008, sept municipalités/régions ( dont quatre en Californie) ont déclaré faillite : Jefferson County (Alabama) suite à hausse taux d’intérêt: Harrisburg ( Pennsylvanie) suitea au recours à de produits de financement risqués, Vallejo (Californie) suite à baisse de revenus résultant de crise immobilière, Central Falls (Rhode Island) suite au sous-financement de son régime de retraite, Stockton (Californie), Mammouth Lakes (Californie) et San Bernardino (Californie).

 

http://www.lesaffaires.com/blogues/diane-berard/californie-trois-villes-declarent-faillite-en-un-mois/546408/2

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