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Musée d'art contemporain de Montréal (Transformation)


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il y a 24 minutes, Rocco a dit :

Ils ont juste à retourner là. Ça coûtera pas cher, comme on aime ça au Québec.

Pourquoi ne pas retourner aux sources tant qu'à y être? 😜

Le Devoir.jpg

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Le 2022-08-12 à 15:52, Rocco a dit :

Planifiez le budget comme du monde avant de vous lancer en appel d'offre bon sang.

Logique, mais ça suppose l'existence d'une expertise interne, laquelle s'est apparemment étiolée depuis quelque temps un peu partout dans les officines publiques, y compris municipales.  On est rendu à lancer des appels d'offre sans trop savoir si elles sont réalistes, et parfois on y va même si on a conscience qu'elles ne le sont probablement pas.

Un autre problème découle du fait que les budgets alloués à un projet spécifique sont négociés à l'intérieur d'une enveloppe votée antérieurement; si cette enveloppe n'est pas augmentée, des hausses pour un projet sont alors uniquement possibles si on sacrifie/annule/reporte un ou d'autres projets.  Pour l'instant, le projet du MAC ne fait pas partie des heureux élus.

Quand (dans le passé) les prix étaient raisonnablement stables, il était assez facile d'estimer le coût d'un projet sur la base d'une comparaison avec des projets semblables qui avaient été complétés récemment.  Mais ça ne fonctionne plus.

Je ne pense pas que ceux qui ont lancé les appels d'offre pour le MAC sont surpris par l'échec; c'est impossible de ne pas être conscient de la forte inflation actuelle.  En y allant quand même avec un plafond budgétaire manifestement insuffisant, ils ont obtenu la confirmation de leurs appréhensions.  L'exercice n'est pas vain pour autant: ils auront un argument supplémentaire pour réclamer une augmentation.   

Avant même cette nouvelle concernant le MAC, j'avais observé une explosion de cas où les appels d'offre avaient échoué/avaient suscité des soumissions à des montants bien supérieurs à ce qui avait été anticipé.  Ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable et espérer que la prochaine fois ça réussira.  Si on veut éviter que ça se répète trop souvent, je ne vois pas d'autre solution que de créer/recréer une expertise interne compétente; autrement, planifier sera impossible.   ("planifier comme du monde", comme tu dis).  

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Il y a 7 heures, Né entre les rapides a dit :

Si on veut éviter que ça se répète trop souvent, je ne vois pas d'autre solution que de créer/recréer une expertise interne compétente; autrement, planifier sera impossible.   ("planifier comme du monde", comme tu dis).  

Absolument, l'expertise du gouvernement était sa meilleure défense face à l'appétit des contracteurs. Mais ici le problème a plusieurs facettes qui dépassent largement le pouvoir de l'État, puisque c'est toute l'industrie de la construction (mais pas seulement ) qui vit les soubresauts de l'instabilité économique et politique qui prévaut actuellement dans le monde.

Pas étonnant alors que l’industrie de la construction soit dans la tourmente et rien pour le moment ne semble indiquer que l’inflation au niveau des chantiers privés ou publics se calmera prochainement, avec comme conséquence des risques importants de dépassement de coûts généralisés. On le voit bien, tous les secteurs sont touchés avec une main-d’oeuvre raréfiée, des matériaux toujours plus chers et des problèmes de livraisons qui eux aussi font monter la facture.

D’un côté des chantiers d’infrastructures publiques de toutes natures de plus en plus nombreux, qui doivent se partager une masse critique limitée de travailleurs des autres secteurs (résidentiel, transport, commercial, industriel et autres) qui n’est pas extensible. Ce qui nourrit nécessairement une inflation que l’on pourrait aujourd’hui qualifier de véritable cercle vicieux.

Ainsi plus on attend plus les estimations sont élevées et plus c’est élevé plus on reporte les travaux.

Pas étonnant alors que les projets de musées, peut-être perçus comme moins prioritaires, doivent attendre une accalmie avant d’aller de l’avant. Surtout qu’il est devenu impossible de prévoir la durée de cette crise dont tout le monde écope et dont les causes sont diverses et profondes.

Alors fini les projets clé en main avec garanti de livraison et responsabilités assumées par le contracteur. C’est la frénésie et sans budget considérable on doit passer son tour par pure prudence, en attendant des jours meilleurs. Dommage car même l’État a perdu ses moyens et subit de plein fouet une crise hors de contrôle, dont les ramifications, on l'a dit plus haut, sont pour le moment tributaires de la grande instabilité économique et politique qui prévaut à différents degrés partout sur la planète et dont on ne voit pas la fin à court et moyen terme.

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  • 2 months later...

Projet d’agrandissement Le MAC lance un nouvel appel d’offres

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Le directeur général et conservateur en chef du MAC, John Zeppetelli, dans l’espace temporaire du musée à la Place Ville Marie, en 2021

Le Musée d’art contemporain de Montréal lancera un nouvel appel d’offres en janvier, a appris La Presse. La réalisation de son projet d’agrandissement, en suspens depuis le printemps dernier, dispose maintenant d’une enveloppe de 85,3 millions, une somme qui pourrait même être bonifiée. On parle toutefois d’une réouverture reportée à 2026.

Publié à 7h00

https://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/2022-10-20/projet-d-agrandissement/le-mac-lance-un-nouvel-appel-d-offres.php

Jean Siag La Presse

Un an après son déménagement temporaire à la Place Ville Marie, le transfert complet de sa collection, la finalisation des plans et devis du nouveau bâtiment et un budget revu à la hausse, les travaux d’agrandissement du Musée d’art contemporain (MAC) se font toujours attendre.

Le printemps dernier, un appel d’offres avait finalement été lancé, mais les soumissions reçues dépassaient « de plus de 50 % » les prévisions du MAC et de la Société québécoise des infrastructures (SQI), qui gère le projet. « Les prix étaient trop élevés, indique le directeur général et conservateur en chef du MAC, John Zeppetelli. C’était une réponse du marché irrecevable. On aurait été en dépassement. Donc, on a annulé le processus en juin. »

Les équipes du MAC et de la SQI étaient pourtant convaincues que leur budget majoré, établi à 85,3 millions, était « adéquat ». « Mais c’était peut-être le pire moment dans l’histoire de Montréal, se rend compte John Zeppetelli aujourd’hui. Il y a 15 tours de 60 étages qui se construisent autour de moi en ce moment, dont deux juste en face du MAC. »

Le contexte post-pandémique, avec la pénurie de main-d’œuvre, de matériaux et le manque de disponibilité des entrepreneurs, a joué contre nous.

John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC

Malgré l’incertitude des derniers mois, John Zeppetelli assure que le nouveau bâtiment, qui devrait permettre au MAC de doubler sa surface d’exposition, est « absolument toujours vivant ». Il exclut également un retour au MAC « sans intervention ». « Il est trop tard, dit-il, le train a quitté la gare. »

Un budget augmenté

Le projet d’origine de 57 millions a été bonifié il y a six mois d’une « réserve » additionnelle de 25 millions accordée par Québec, grâce au Plan québécois des infrastructures, peu de temps avant l’appel d’offres du printemps, nous a confirmé le ministère de la Culture et des Communications. Le reste du financement devrait être assuré par la Fondation du MAC.

Aujourd’hui, même la somme de 85,3 millions pourrait être insuffisante pour répondre aux prix actuels, dit John Zeppetelli, qui a l’intention de poursuivre les discussions avec le nouveau ou la nouvelle titulaire de la Culture et des Communications. « On fait des démarches pour bonifier la contribution de Québec. On va aussi reparler au fédéral, faire un appel aux mécènes… »

 

PHOTO FOURNIE PAR SAUCIER + PERROTTE ARCHITECTES

Vue aérienne du nouveau bâtiment du MAC

Selon le montage financier actuel, le gouvernement fédéral contribuerait à hauteur de 18,9 millions (grâce au fonds Chantiers Canada) et la Fondation du Musée d’art contemporain débourserait jusqu’à 15 millions. L’essentiel des investissements – un peu plus de 50 millions – serait assuré par Québec, qui sera invité à offrir plus d’argent.

À la suite de l’appel d’offres refusé du printemps, le MAC avait indiqué qu’il « réexaminerait les conditions de réalisation » du projet.

C’est sûr qu’on souhaite réaliser le projet tel qu’il a été dessiné par nos architectes [Saucier + Perrotte], mais il est possible qu’on soit obligés de revoir la portée architecturale. On ne veut pas rester à l’extérieur de la Place des Arts pour toujours.

John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC

Si rien n’est changé, le MAC ne risque-t-il pas de se retrouver dans la même situation en janvier ? « C’est une possibilité, répond John Zeppetelli, mais c’est une possibilité qu’on va tester, parce qu’on a eu une validation d’experts externes du budget qu’on a, qui est quand même substantiel pour l’intervention qu’on fait. En espérant qu’on aura des résultats différents. »

Le directeur général du MAC parle aussi de « différents modes de gestion » pour construire le bâtiment, qui sont également à l’étude, et qui pourraient être moins onéreux. Ce qu’espère John Zeppetelli, c’est qu’en janvier, « le marché de la construction se sera un peu calmé ».

Pas avant 2026

Dans le meilleur des scénarios, si un entrepreneur est retenu en début d’année, les travaux pourraient débuter au printemps ou à l’été 2023. Ils devraient durer un peu plus de deux ans, ce qui nous mène à l’automne 2025. Et comme une intervention à l’interne sera ensuite nécessaire pour réintégrer la collection et harmoniser la partie nord du musée, on parle d’une réouverture en 2026.

Le directeur général du MAC travaille maintenant avec la nouvelle présidente du C.A., Claudie Imbleau-Chagnon, qui a remplacé Alexandre Taillefer en juillet dernier. Mme Imbleau-Chagnon est vice-présidente chez Ivanhoé Cambridge. Elle est responsable de l’équipe Investissement des Affaires juridiques. « Elle comprend tous les enjeux de la construction et son mandat est de mener le projet à bon port », dit John Zeppetelli.

En attendant, le MAC a l’intention d’investir d’autres lieux pour lancer des projets ponctuels, par exemple avec la Cinémathèque québécoise, « pour compléter » son programme d’exposition de la Place Ville Marie, somme toute limité.

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il y a 39 minutes, Rocco a dit :

Doublon. L'info a déjà été postée il y a une heure.

Tu confonds le lien avec l'article lui-même. Et ton petit commentaire tendancieux et insipide avant le lien, est digne des meilleures pratiques de désinformation et de manipulation de l'opinion, en ridiculisant d'avance la nature de la nouvelle.

L'objectivité de l'information n'est pas une option dans un forum respectable dont la crédibilité est essentielle surtout en situation de concurrence.

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