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Juste pour référence: allez examiner l'évolution du "degré de mixité" dans Paris intra- muros, autrement dit la Ville de Paris proprement dite, depuis les années 1850 à aujourd'hui, et demandez-vous pourquoi. Et pour un exemple plus récent (et en sens, davantage pertinent, parce que se produisant à notre époque réputée plus sensible aux préoccupations sociales), informez-vous sur les développements dans Berlin Mitte et Fredrichshain-Kreuzberg, des secteurs centraux naguère pas chers, et voyez comment cela provoque notamment des déplacements vers Leipzig, la grande ville de Saxe encore abordable. Une des leçons que j'en tire, c'est que la mobilité géographique a ses avantages, et qu'au contraire l'immobilisme apparaît parfois ridicule, surtout que dans le cas qui nous occupe ici, les racines ne sont pas si profondes que ça--l'exode rural massif de la province vers Montréal s'est surtout produit à partir des années 1890. Et même avec des racines plusieurs fois millénaires, on juge parfois qu'il est préférable de se déplacer, par nécessité ou par recherche d'avantages. De plus, notre modèle sociologique a beaucoup changé, qu'on habite dans un village, un quartier ancien, une banlieue nouvelle ou un centre-ville, nos relations interpersonnelles s'étendent à l'échelle planétaire, et même si on parle avec nos voisins et qu'on fréquente le même épicier depuis trente ans, l'essentiel n'est pas là; dès lors, mon enracinement local ne peut plus avoir le sens qu'il avait antérieurement.

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Latest update, and a nice recap.

 

 

Publié le 04 janvier 2014 à 04h30

Terrains du CN à Pointe-Saint-Charles: un jugement favorable à L'AMT

 

 

L'Agence métropolitaine de transport (AMT) n'aura pas à débourser un sou de plus pour les terrains et bâtiments des anciens ateliers ferroviaires du CN, dans le sud-ouest de Montréal, où sera construit un nouveau centre d'entretien des trains de banlieue de 270 millions de dollars. Elle pourrait même se faire rembourser une partie des sommes déjà versées.

 

Dans un jugement daté du 20 octobre, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a établi à 5,4 millions le montant de l'indemnité totale à verser au propriétaire des terrains expropriés, la firme Les Cours Pointe-Saint-Charles, une filiale du Groupe Mach, un important promoteur immobilier de la métropole.

 

L'entreprise a déjà reçu une indemnité provisionnelle de 6,2 millions de l'AMT au moment où celle-ci a officiellement pris possession des terrains et bâtiments, en 2010. En tenant compte des intérêts à verser sur une partie de l'indemnité de 5,4 millions, Les Cours Pointe-Saint-Charles devront donc rembourser environ 400 000$ à l'AMT en vertu du jugement, selon les informations obtenues.

 

Les Cours Pointe-Saint-Charles ont toutefois porté la décision du TAQ en appel.

 

Cette société immobilière, dirigée par l'homme d'affaires Vincent Chiara, réclamait près de 20 millions de dollars en compensation pour l'expropriation de terrains de 131 744 mètres carrés et des bâtiments des anciens ateliers ferroviaires, situés à l'angle des rues Le Ber et de Sébastopol, dans le secteur Pointe-Saint-Charles de l'arrondissement du Sud-Ouest.

 

L'AMT a déjà versé 6 millions à la compagnie American Motive Power (AMP) pour racheter un bail de 20 ans que celle-ci avait signé avec Les Cours Pointe-Saint-Charles pour louer les ateliers ferroviaires où cette entreprise réalisait des travaux d'entretien... pour les trains de banlieue de l'AMT.

 

Contaminés

 

Les terrains expropriés représentent un peu plus de 40% de l'ancienne propriété du CN que le Groupe Mach a acquise en 2004 pour la somme symbolique de 1$. En échange, le promoteur immobilier a pris en charge la responsabilité de décontaminer ces terrains, qui représentaient, à l'époque, un «passif environnemental» estimé à plus de 100 millions de dollars pour la totalité de l'ancienne propriété du CN.

 

Le Canadien National a entretenu son matériel roulant sur cet emplacement durant plus de 70 ans, jusqu'en 1996. La société Alstom a ensuite occupé les anciens ateliers du CN jusqu'en 2003. Au moment de son acquisition par le Groupe Mach, les lieux sont à l'abandon.

 

En 2005, Loto-Québec a annoncé un mégaprojet de divertissement de 1,2 milliard, en collaboration avec le Cirque du Soleil, qui prévoyait le déménagement du Casino de Montréal dans Pointe-Saint-Charles, de même que la construction d'un hôtel et d'une salle de spectacle sur une partie de ces terrains. Le projet a été abandonné au début de 2006, en raison du rejet massif par la population locale et d'avis défavorables de la Direction de la santé publique du Québec.

 

Par la suite, de 2006 à 2008, selon le jugement du TAQ, Les Cours Pointe-Saint-Charles ont eu des discussions avec Bombardier-Alstom pour la construction des nouvelles voitures du métro sur ces terrains. Il aurait aussi envisagé l'aménagement d'un centre commercial, et «même un projet de partenariat public-privé avec l'AMT pour le futur centre d'entretien des trains de banlieue», le tout sans résultat.

 

Expropriation

 

En novembre 2008, le gouvernement du Québec a décidé d'imposer une réserve sur ces terrains, au nom de l'AMT, pour éviter toute spéculation immobilière sur la partie nord des terrains du promoteur. L'avis d'expropriation a été signifié au propriétaire en juin 2009 et l'AMT a pris officiellement possession des lieux en septembre 2010.

 

Les audiences du TAQ pour fixer le montant de l'indemnité totale à verser à la firme Les Cours Pointe-Saint-Charles ont finalement débuté au printemps 2012, après plus de deux années de procédures préliminaires.

 

Les Cours Pointe-Saint-Charles estimaient la valeur de ses terrains, celle de ses installations ferroviaires et les dommages résultant de l'expropriation à 19,7 millions de dollars. Elle a plus tard réduit ces demandes à 18,3 millions.

 

«Après une analyse minutieuse de la preuve reçue», écrivent les juges administratifs Denis Bisson et Véronique Pelletier, en caractères gras, le Tribunal a rejeté «en bloc» toute l'approche suivie par le spécialiste en évaluation de la firme immobilière pour déterminer la valeur des bâtiments expropriés et des terrains, lourdement contaminés par près d'un siècle d'activités ferroviaires.

 

Cette analyse, selon le jugement, «ne fait nullement référence à la contamination des sols ni aux exigences de la Ville et de la volonté clairement exprimée par les gens du milieu concernant l'accessibilité du site», qui relevaient de la responsabilité du propriétaire, mais qui ont été prises en charge par l'AMT.

 

Selon les estimations présentées en cours d'audiences, la réhabilitation des terrains contaminés coûterait jusqu'à 5,7 millions à l'AMT. Puisque le lieu conservera sa vocation d'atelier ferroviaire, le niveau de décontamination exigé est moins élevé qu'au moment de l'acquisition des terrains du CN par le groupe Mach. L'AMT a de plus entrepris, à ses frais, la construction d'accès routiers réclamés par la Ville de Montréal afin d'éviter que le trafic lourd emprunte des rues résidentielles pour accéder aux ateliers ferroviaires. Le coût total de ces travaux est estimé à près de 5 millions.

 

Pas avant 2017

 

Le nouveau centre d'entretien des trains de banlieue de l'AMT sera mis en service en 2017, soit cinq ans plus tard que prévu à l'origine, lors de l'annonce de cet ambitieux projet dont les coûts sont estimés à 270 millions de dollars.

 

Le projet sera réalisé en partenariat public-privé (PPP). En décembre dernier, quatre consortiums industriels se sont qualifiés pour répondre à l'appel de propositions prévu pour cet hiver. La signature du contrat n'est toutefois pas prévue avant 2015, selon l'échéancier de la Société québécoise des infrastructures (SQI), qui gère le processus pour l'attribution de ce contrat.

 

Le complexe prévoit la construction d'ateliers distincts pour l'inspection régulière et les réparations majeures des locomotives et voitures de passagers de l'AMT roulant sur le réseau ferroviaire du CN. Les 56 voitures automotrices MR-90 qui assurent présentement le service sur la ligne de train de Deux-Montagnes auront leurs propres ateliers dans ce complexe.

 

Un lave-train automatisé sera construit, et les voies ferrées seront réaménagées pour recevoir jusqu'à 21 rames complètes de trains en garages extérieurs.

 

Un second centre d'entretien des trains de banlieue de l'AMT est actuellement en construction dans l'ancienne gare de triage Sortin, dans l'arrondissement de Lachine. Ce projet de 120 millions doit être mis en service pour 2014, avec un an de retard sur l'échéancier.

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Alors en gros Vincent Chiara achète les terrains pour 1$, veut le revendre 20M$, mais en reçoit 5.4M$. C'est pas si mal pour s'être 'assis' sans rien faire sur les terrains pendant 10 ans, non? On appelle ça de l'investissement, non? Wow, ca va surement booster l'économie ca! :)

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J'habite à côté - il y eu beaucoup de travaux ces dernières semaines - on dirait de type 'préparatoire'. Quelques anciens bâtiments ont été démolis.

Une entrée avec rond-point (pour gros camions je présume) à été construite cette semaine.

 

Voici quelques photos de la semaine dernière:

 

82Ed18B.jpg

 

hDasxo3.jpg

 

Le bâtiment dans la deuxième photo sera conservé et rénové en centre culturel si je ne me trompe pas.

 

 

 

 

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7 août 2019

Premièrement, je ne sais pas pourquoi ce fil est marqué comme oublié/en suspens.  Le centre est toujours en construction et des travaux sont en cours. Est-ce qu'un mod pourrait le déplacer? Merci!

Deuxièmement, je n'en croyais pas mes yeux ce matin:  un des bâtiments tout neufs, qui n'avait pas encore été complété, est en cours de DÉMOLITION ce matin. Je n'ai pas eu le temps de prendre de photo mais il s'agit du bâtiment encerclé en jaune sur une photo prise par moi-même l'an dernier.

 

RTM-PSC.jpeg

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il y a 23 minutes, Megafolie a dit :

7 août 2019

Premièrement, je ne sais pas pourquoi ce fil est marqué comme oublié/en suspens.  Le centre est toujours en construction et des travaux sont en cours. Est-ce qu'un mod pourrait le déplacer? Merci!

Deuxièmement, je n'en croyais pas mes yeux ce matin:  un des bâtiments tout neufs, qui n'avait pas encore été complété, est en cours de DÉMOLITION ce matin. Je n'ai pas eu le temps de prendre de photo mais il s'agit du bâtiment encerclé en jaune sur une photo prise par moi-même l'an dernier.

 

RTM-PSC.jpeg

Je l'ai remis dans la section sur les trains de banlieue. 

Lorsque le REM a été lancé, il n'avait pas été mentionné que les ateliers de PSC seraient sous-utilisés puisque l'entretien du matériel roulant du REM se ferait à Brossard et à Deux-Montagnes? Je pense que oui, cela explique peut-être cette fâcheuse situation. 

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1255080/rem-cdpq-exo-amt-centre-entretien-trains?fbclid=IwAR2WvdsR7z-j-me1TE-8Fb4HQU8xzej-zWKUwmGQxJlnkSJse2eVC5pZ6Qw

Marie-Josée Paquette-Comeau

Publié à 4 h 30

Exo a procédé au démantèlement d'un lave-train automatisé qui n’aura finalement jamais servi. Avec la venue du Réseau express métropolitain (REM), le lave-train du centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles, qui a ouvert ses portes récemment, est devenu superflu.

Le lave-train automatisé faisait partie du complexe de Pointe-Saint-Charles qui devait entretenir les voitures de trois lignes de trains de banlieue : Mont-Saint-Hilaire, Deux-Montagnes et Mascouche.

Cependant, l’annonce du projet de REM en 2016 a brouillé les cartes de l’ancienne Agence métropolitaine de transport (AMT), l'ancêtre d'Exo, qui pilotait depuis un an la construction du centre.

En raison du REM, les voitures des trains de banlieue de Deux-Montagnes et de Mascouche ne pourraient pas être entretenues à Pointe-Saint-Charles. Le REM s’accaparera la ligne de train de banlieue vers Deux-Montagnes. Quant aux trains en provenance de Mascouche, ils ne pourront plus franchir le tunnel sous le mont Royal en raison de la présence du REM.

Avec l’implantation du REM, le centre de Pointe-Saint-Charles perdait en partie sa vocation, puisqu'il servira uniquement à entretenir les trains de la ligne de Saint-Hilaire, ce qui représente quatre fois moins de voitures que prévu.

Devant ce constat, la défunte AMT a suspendu, en octobre 2016, les travaux à la demande du ministère des Transports et de CDPQ Infra. Les trois entités voulaient évaluer la possibilité de convertir le centre d’entretien de Pointe-Saint-Charles en centre mixte desservant autant les trains de banlieue conventionnels de l’AMT que les métros légers sur rail du REM.

« Il n’a pas été possible de conclure une entente de conversion mixte », explique Exo, l’organisme qui a pris la relève de l'AMT en 2017. Devant ce fait, « il a été déterminé que la présence d’un lave-train n’était plus nécessaire à Pointe-Saint-Charles ».

Exo avait délaissé le lave-train lors de la reprise des travaux du centre d’entretien en 2018. L’organisme public de transport en commun a alors évalué ses options, mais « afin d’éviter des investissements supplémentaires jugés non nécessaires, il a été convenu avec le Ministère de démolir cette partie du centre, dont l’état d’avancement était de moins de 50 % », explique le porte-parole d’Exo, Louis-André Bertrand.

D'après d'Exo, une transformation du lave-train en entrepôt aurait coûté 7,6 millions de dollars, alors qu'il aurait fallu investir de 12 à 15 millions pour sa conservation. La démolition, quant à elle, était évaluée par l'organisme à 150 000 $.

Rappelons que la facture finale du centre d’entretien de Pointe-Saint-Charles s'élève à 311,7 millions de dollars. Il est opérationnel depuis février 2019.

En plus des trains de la ligne de Mont-Saint-Hilaire, le centre accueille actuellement ceux de Mascouche, et ce, jusqu’à la fermeture du tunnel sous le mont Royal, prévue en janvier 2020.

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      Regroupement UTILE
       
      Une coopérative de logements étudiants pour 2017
       
      Première publication 16 octobre 2014 à 04h36
      Par Anne-Marie Provost | Agence QMI
       
      Le regroupement UTILE, qui souhaitait mettre la main sur l'îlot voyageur pour y construire du logement étudiant abordable,achètera d'ici quelques semaines un terrain pour bâtir unecoopérative d'habitation étudiante d'ici 2017.
      Le projet d'environ 125 places, évalué à 10 millions $, serafinancé à 75 % par un prêt hypothécaire. Le gouvernement du Québec investira de son côté un montant de 2 millions $ non récurrent, à travers un programme pilote de la Société d'habitation du Québec.
      «Nous sommes en attente d'un montant de 500 000 $ en provenance de la ville de Montréal», a ajouté Laurent Lévesque, coordonnateur général d'UTILE.
       
      Pas dans le Quartier latin
       
      Le projet de logements locatifs ne sera toutefois pas situé dans le Quartier latin, comme prévu au départ.
      «Développer du logement abordable est impossible dans ce secteur à cause des prix. Et puis, la population étudiante habite le long des axes de métro en dehors du centre-ville», a-t-il affirmé en invoquant une étude de marché.
      Cette coopérative, la première du genre à Montréal selon UTILE, se veut également en rupture avec les résidences étudiantes.
      «Le seul critère d'admission est d'être aux études. Nous sommes ouverts à l'ensemble de la population étudiante des universités, et peut-être même des cégeps, nos logements ne sont pas rattachés à une institution», a indiqué le coordonnateur général.
      Il n'est pas question d'avoir une subvention au loyer, comme c'est le cas dans les coopératives traditionnelles. Le projet d'UTILE sera financé par les loyers partagés en colocation et les logements offriront de trois à six chambres.
       
      Projets à venir
       
      Le regroupement considère la nouvelle coopérative comme un projet pilote et souhaite à terme développer un parc de logements étudiants abordables à Montréal, entièrement autofinancé.
      «Nous sommes conscients du contexte budgétaire au Québec, nous ne voulons pas dépendre du financement public pour la suite», a souligné Laurent Lévesque.
      UTILE prévoit également annoncer en janvier la création d'une plate-forme web pour accueillir et intégrer les nouveaux étudiants à Montréal.
      Plusieurs nouveaux arrivants se font notamment offrir des logements au prix plus élevé que le cours normal et le regroupement souhaite créer un guichet unique pour le logement étudiant.
       
       
       
    • By IluvMTL
      https://www.tvanouvelles.ca/2019/07/15/un-terminal-de-carburant-davion-en-pleine-ville
      Un terminal de carburant d’avion en pleine ville
      TVA Nouvelles
      | Publié le 15 juillet 2019 à 19:24 - Mis à jour à 19:25
      Québec donne le feu vert à la construction, à Montréal-Est, d'un nouveau terminal maritime de carburant d'avion.
      Le terminal maritime sera construit dans la section du port de Montréal vouée à l'industrie pétrochimique. Puis, le carburant d'avion sera expédié vers les aéroports par pipelines, par camions ou par trains.
      C'est la Corporation internationale d'avitaillement de Montréal (CIAM), société détenue par une trentaine de compagnies aériennes, qui pilote le projet. La CIAM précise que le carburant est destiné aux aéroports de Montréal, Ottawa et surtout, Toronto.
      Des milliers de wagons de kérosène traverseront Montréal d'est en ouest chaque année dans les quartiers densément peuplés.
      «La ligne passe dans des cas à des trentaines de mètres du salon du monde et on veut apporter des bombes roulantes à côté des gens, dénonce Daniel Green, président de la Société pour vaincre la pollution. C'est un risque inacceptable qu'on impose sur la population.»
      Depuis la tragédie de Lac-Mégantic, il y a six ans, Ottawa a resserré les normes de sécurité. Les matières dangereuses doivent être transportées dans des camions-citernes renforcés, la vitesse des trains réduite et les municipalités informées.
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      Le ministre de l'Environnement du Québec Benoit Charrette et la mairesse de Montréal Valérie Plante n’étaient pas en mesure de réagir à notre reportage, lundi.
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