Jump to content

Étalement Urbain (reportage et discussion)


Recommended Posts

il y a 33 minutes, Ousb a dit :

L’enthousiasme de Richard Bergeron me fait tellement plaisir. C’est beau à voir.

Que dire d’autre sinon que ceux à qui les tours donnent de l’urticaire ont très mal choisi leur lieu de résidence. Montréal est une métropole de classe mondiale. Les tours font partie de son panorama et d’autres continueront de pousser. Des bourgades il y en a un peu partout autour, faites vous plaisir et déménagez y. Moi si je déteste ce qu’un milieu devient, je m’en vais. Si tu restes c’est que c’est pas si pire que ca :)

100 % d'accord avec toi Ousb. Plus de 10 000 personnes ont fait le choix du centre-ville au cours des dernières années. Le mot clef ici c'est "choix". 

Link to post
Share on other sites
  • Replies 133
  • Created
  • Last Reply

Top Posters In This Topic

Top Posters In This Topic

Popular Posts

I wonder if it's even possible to construct better housing nearer to transit with our present "capitalist" system. There are a lot of ideas listed in the various pages of this thread, but capitalism a

Un grand terrain vide ouaip les flots sont dans le sous-sol entrain de jouer au nintendo switch. Faudrait se poser la question .Un grand terrain en a tu vraiment besoin? C'est comme ceux qui

Carte : https://map.sprawl.research.mcgill.ca/ https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1492789/routes-reseaux-routiers-planete-etalement-urbain De moins en moins de routes connectées sur la

Posted Images

Il y a 1 heure, Davidbourque a dit :

Je me demande, vu la vitesse ou les tours à condo se vendent et monte au centre ville si on en construit assez pour tout ceux qui veulent y vivre.

Au début du présent cycle plusieurs observateurs disaient qu'il se construisait trop de condos à Montréal. Et c'est un fait que pendant une courte période les condos se vendaient moins bien. Mais cela n'a pas duré très longtemps et depuis un certain temps déjà tout se vend rapidement. Par exemple la TDC2 n'est pas encore terminée alors que la TDC3 est déjà commencée. Même le très haut de gamme se vend bien.

Montréal connait une certaine frénésie présentement car le niveau d'emplois n'a jamais été aussi élevé et l'économie se porte bien. Pour le moment seule une récession mondiale pourrait ralentir la construction à Montréal. Mais on part de loin et il y a encore beaucoup de rattrapage à faire.

On a donc une beau problème à gérer présentement. C'est que si on fait abstraction des cônes oranges et de la congestion que toutes ces constructions engendrent Montréal devient une ville de plus en plus agréable non seulement à visiter mais pour y vivre également. Et il est de plus en plus facile d'y trouver un emploi. Donc au lieu de fuir la ville on vient s'y installer en nombres de plus en plus élevés.

Lorsque le nouveau pont Champlain sera ouvert, que Turcot sera terminé et que le REM sera en service Montréal sera alors une ville encore plus attrayante. D'autant plus que l'intelligence artificielle devrait à ce moment là avoir commencé à donner des résultats tangibles. 

Link to post
Share on other sites

http://www.lapresse.ca/actualites/201808/21/01-5193817-lupa-salarme-de-letalement-urbain.php

Publié le 22 août 2018 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

 

L'UPA s'alarme de l'étalement urbain

(Québec) Inquiète de voir les projets immobiliers se multiplier sur des terres cultivables près des villes, l'Union des producteurs agricoles (UPA) veut faire de l'étalement urbain un véritable enjeu durant la campagne électorale.

En entrevue, le président du syndicat d'agriculteurs indique qu'il va demander aux différents partis de s'engager en faveur d'un resserrement de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. L'UPA veut que Québec accorde plus de pouvoirs à la Commission du territoire agricole (CPTAQ) pour protéger les terres autour des grands centres urbains, comme à Montréal.

« À Montréal, ça continue de se développer, ça continue de se dézoner, ça continue de construire, constate le président de l'UPA, Marcel Groleau. On doit renforcer la Loi autour de Montréal, autour des centres urbains, parce que c'est vraiment là que la pression est exercée. Et peut-être qu'on pourrait trouver le moyen de donner un peu d'air dans les municipalités en région. »

« C'est sûr qu'on va entendre les chefs de parti lors de leur passage au Conseil général de l'UPA les 5 et 6 septembre », ajoute M. Groleau.

 

Le Conseil canadien d'urbanisme a publié lundi une étude qui constate la croissance soutenue de l'étalement urbain au pays. De plus en plus de Canadiens vivent dans des banlieues où règne l'automobile, toujours plus loin des services de transports en commun. Cette croissance démographique dans des zones très peu densifiées augmente la pression sur les terres agricoles.

L'étude d'une centaine de pages conclut que l'étalement urbain progresse partout au pays, malgré les politiques en faveur de la densification mises en place par les villes. Lundi, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a demandé à Québec et à Ottawa d'agir pour contrer le phénomène.

« Je trouve ça très intéressant, la position de Valérie Plante, parce que nous, on a cette réflexion-là depuis un certain temps. »

- Marcel Groleau

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s'est dotée en 2012 d'un plan d'aménagement notamment pour contrer l'étalement. Mais l'UPA estime que 1000 hectares de terres agricoles sont visées par des projets sur le territoire de la CMM ou juste à l'extérieur. À Québec, la Ville veut faire dézoner 567 hectares pour éventuellement permettre la construction de 8220 maisons.

La CPTAQ est responsable d'accorder ou de refuser les demandes de dézonage des terres agricoles. Mais selon l'UPA, la Commission est assaillie de demandes dans les zones suburbaines et périurbaines. « C'est très difficile pour la Commission de résister autour des grands centres urbains. La pression est énorme. Il faut un frein. Le problème est réellement là », dit Marcel Groleau.

Au Québec, seulement 4,7 % du territoire est propice à l'agriculture.

MENACES DE DÉZONAGE PRÈS DE MONTRÉAL

Dans la région de Montréal, l'UPA s'oppose notamment à un dézonage de 25 hectares pour faire place à un nouvel hôpital à Vaudreuil-Dorion. La CPTAQ, dans un avis au gouvernement, s'est dite défavorable au dézonage. Elle a suggéré d'autres endroits, sur des terres qui ne sont pas agricoles, où l'hôpital pourrait être érigé.

Le gouvernement sortant a toutefois déclaré qu'il allait aller de l'avant sur des terres agricoles malgré l'avis de la CPTAQ. Dans son rapport, la Commission se disait inquiète que la construction de l'hôpital en territoire agricole ne mène à d'autres projets commerciaux autour, comme ç'a été le cas à l'hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne.

L'UPA dénonce aussi le prolongement de l'autoroute 19 à Laval, ainsi que le dézonage envisagé à Mirabel pour construire une gare. Selon le syndicat, il s'agit de mesures qui vont favoriser l'étalement urbain.

« Pour nous, la gare de Mirabel ne fait pas partie d'un plan pour résoudre les problèmes d'engorgement du réseau. C'est un plan pour Mirabel. Le prolongement de la 19, c'est un projet, mais ça ne fait pas partie d'un plan, se désole Marcel Groleau. Il faut limiter l'étalement urbain, il faut vraiment le limiter. Sinon, on ne règle rien. »

Edited by _mtler_
Link to post
Share on other sites
  • 2 months later...

https://www.tvanouvelles.ca/2018/11/06/plus-de-gens-devraient-habiter-au-centre-ville-dit-richard-bergeron-1

Plus de gens devraient habiter au centre-ville, dit Richard Bergeron

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

| Publié le 6 novembre 2018 à 20:58 - Mis à jour à 21:10

 

La Ville de Montréal aurait intérêt à s’inspirer de Toronto et à voir à ce que plus de gens habitent au centre-ville, alors qu’une croissance de 1,2 million de personnes est en vue pour la Région métropolitaine de Montréal d’ici 2050.

C’est du moins l’avis exprimé par l’urbaniste et ex-chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, dans une conférence donnée mardi soir au Forum URBA 2015 organisé par l’UQAM.

«Pour absorber sa croissance prévue de population, Toronto va devoir construire 500 tours de plus au centre-ville d’ici 2050. Ça va ressembler à Manhattan, et c’est pleinement assumé», a avancé M. Bergeron, qui ajoute qu’un tel développement doit s’accompagner d’un réseau de transport performant.

«Ils ont confiance en l’avenir et y vont avec un modèle de développement en hyperdensité au centre-ville, et en densité forte ailleurs», poursuit M. Bergeron, qui remarque qu’à l’inverse, Montréal est «la championne canadienne de l’étalement urbain».

«Les gens qu’on attend peuvent rentrer dans le périmètre déjà urbanisé de Montréal. Il n’y a pas de raison qu’un hectare de plus de terrain agricole, de zone boisée ou de zone humide soit détérioré», a-t-il plaidé.

Moins d’habitants qu’en 1961

Les réseaux de métro de Montréal et Toronto se sont développés pratiquement en même temps. Dans les deux cas, on voulait y concentrer les bureaux, les commerces et les centres culturels, et on y est arrivé.

On voulait aussi y développer l’habitation, mais ce fut un échec: entre 1961 et 1991, la population habitant dans l’aire du métro de Montréal a chuté de 367 000 personnes. Ce secteur a ensuite connu une remontée, avec un gain de 72 000 habitants entre 1991 et 2016, notamment grâce à la création de quartiers denses comme Griffintown.

«Les gens veulent vivre en densité, au centre-ville, au 35e étage d’un édifice, estime l’urbaniste. Ils viennent de découvrir les avantages de l’hypercentralité. Misons là-dessus et soyons plus rigoureux dans les prochaines années pour mieux orienter le développement urbain durable de Montréal.»

Pour y parvenir, il suggère notamment de revoir le déséquilibre entre les obligations financières des municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de celles qui n’ont font pas partie. Comme ces dernières peuvent se permettre de moins taxer leurs citoyens, elles entraînent des travailleurs montréalais loin de la métropole.

«La CMM se rend jusqu’à Saint-Jérôme, à 48 km du centre-ville. À Toronto, la ceinture verte qui entoure la ville est à environ 30 km du centre, il n’y a pas de niaisage, le développement s’arrête là», a résumé M. Bergeron.

Questionné au passage sur la première année au pouvoir de Projet Montréal et sur son emploi du temps actuel, M. Bergeron a préféré ne pas répondre.

Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, ScarletCoral a dit :

https://www.tvanouvelles.ca/2018/11/06/plus-de-gens-devraient-habiter-au-centre-ville-dit-richard-bergeron-1

Plus de gens devraient habiter au centre-ville, dit Richard Bergeron

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

| Publié le 6 novembre 2018 à 20:58 - Mis à jour à 21:10

 

La Ville de Montréal aurait intérêt à s’inspirer de Toronto et à voir à ce que plus de gens habitent au centre-ville, alors qu’une croissance de 1,2 million de personnes est en vue pour la Région métropolitaine de Montréal d’ici 2050.

C’est du moins l’avis exprimé par l’urbaniste et ex-chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, dans une conférence donnée mardi soir au Forum URBA 2015 organisé par l’UQAM.

«Pour absorber sa croissance prévue de population, Toronto va devoir construire 500 tours de plus au centre-ville d’ici 2050. Ça va ressembler à Manhattan, et c’est pleinement assumé», a avancé M. Bergeron, qui ajoute qu’un tel développement doit s’accompagner d’un réseau de transport performant.

«Ils ont confiance en l’avenir et y vont avec un modèle de développement en hyperdensité au centre-ville, et en densité forte ailleurs», poursuit M. Bergeron, qui remarque qu’à l’inverse, Montréal est «la championne canadienne de l’étalement urbain».

«Les gens qu’on attend peuvent rentrer dans le périmètre déjà urbanisé de Montréal. Il n’y a pas de raison qu’un hectare de plus de terrain agricole, de zone boisée ou de zone humide soit détérioré», a-t-il plaidé.

Moins d’habitants qu’en 1961

Les réseaux de métro de Montréal et Toronto se sont développés pratiquement en même temps. Dans les deux cas, on voulait y concentrer les bureaux, les commerces et les centres culturels, et on y est arrivé.

On voulait aussi y développer l’habitation, mais ce fut un échec: entre 1961 et 1991, la population habitant dans l’aire du métro de Montréal a chuté de 367 000 personnes. Ce secteur a ensuite connu une remontée, avec un gain de 72 000 habitants entre 1991 et 2016, notamment grâce à la création de quartiers denses comme Griffintown.

«Les gens veulent vivre en densité, au centre-ville, au 35e étage d’un édifice, estime l’urbaniste. Ils viennent de découvrir les avantages de l’hypercentralité. Misons là-dessus et soyons plus rigoureux dans les prochaines années pour mieux orienter le développement urbain durable de Montréal.»

Pour y parvenir, il suggère notamment de revoir le déséquilibre entre les obligations financières des municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de celles qui n’ont font pas partie. Comme ces dernières peuvent se permettre de moins taxer leurs citoyens, elles entraînent des travailleurs montréalais loin de la métropole.

«La CMM se rend jusqu’à Saint-Jérôme, à 48 km du centre-ville. À Toronto, la ceinture verte qui entoure la ville est à environ 30 km du centre, il n’y a pas de niaisage, le développement s’arrête là», a résumé M. Bergeron.

Questionné au passage sur la première année au pouvoir de Projet Montréal et sur son emploi du temps actuel, M. Bergeron a préféré ne pas répondre.

J’aime vraiment ce monsieur.

Link to post
Share on other sites

Beau cri de coeur de Richard Bergeron, mais il simplifie un peu trop (j'aurais écrit qu'il «coupe les coins ronds», mais la rime était un peu embarassante).  Voyons ce qu'il dit (en italique) de Toronto, puis de Montréal.  Mes commentaires suivent, en caractères ordinaires.

Toronto: 

- « A Toronto, la ceinture verte qui entoure la ville est à environ 30 km du centre, il n'y a pas de niaisage, le développement s'arrête là».  Ah bon!  Au sud-ouest, pratiquement tout le pourtour ouest du lac Ontario est urbanisé, et des milliers de personnes choisissent d'y habiter  tout en travaillant à Toronto.  A l'ouest, Kitchener/Waterloo/Cambridge est de plus intimement «liée», avec d'intenses mouvements des personnes et des biens.  Au nord, des développements résidentiels se produisent jusqu'à proximité du lac Simcoe.  A l'est, le prolongement de l'autoroute 407 jusqu'à la route 115 vers Peterborough sera bientôt complété, et on en sent déjà les effets.  (Peterborough: 135 km de King & Bay; St.Catharines 115 km; Kitchener 107 km;  Barrie 100 km; et un peu plus près: Hamilton 70 km; Georgetown 55 km; Newmarket 56 km; Bowmanville 77 km. etc).  La ceinture verte, ça sert à protéger la moraine d'Oak Ridges au nord , mais ça n'empêche pas l'extension de la zone urbaine «fonctionnelle» du Grand Toronto au-delà de celle-ci.  J'avais dit la même chose à propos de villes-satellites comme Milton Keynes au nord de Londres: elles étaient censées être «autonomes», mais de fait, la majorité peut-être de ses résidents se rendent quotidiennement à Londres.  Retournons à Toronto: il faudrait aussi savoir si monsieur Bergeron considère que le borough torontois de North York,  qui contient un centre d'affaires imposant à 15 km au nord de King & Bay et desservi par le métro, fait partie de la «banlieue» ou du «centre-ville» (c'est une distance équivalente à celle du centre-ville de Montréal jusqu'aux abords de la station Montmorency à Laval) 

- «Pour absorber sa croissance prévue de population, Toronto va devoir construire 500 tours de plus au centre-ville».  Peut--être bien, mais ça n'empêche pas des constructions en surhauteur dans des endroits (municipalités) comme Mississauga, qui est pas mal loin du centre-ville.  Le résultat, qui est déjà visible, est que le centre-ville n'a plus le monopole de la densité, et ce qui s'en vient va plutôt renforcer cette tendance.  La réalité, c'est que ce ne sont pas uniquement les habitants qui choisissent de s'établir ailleurs, mais aussi les concentrations d'emplois.  Au total, la ville de Toronto continuera de croître, mais elle ne concentrera pas toute la croissance pendant que la «périphérie» serait stagnante.

Montréal:

- «On voulait aussi y développer l'habitation, mais ce fut en échec: entre 1961 et 1991, la population habitant dans l'aire du métro de Montréal a chuté de 367,000 personnes».  Bien sûr.  Mais ce n'est pas parce que le nombre de logements a diminué d'autant, mais essentiellement parce que le nombre d'occupants par logement a baissé dramatiquement  --une tendance observable partout en Occident.  Pour  compenser cette diminution, il aurait fallu procéder à la démolition de vastes quartiers résidentiels bien établis et dans lesquels les résidents se sentent à l'aise.  Par contre, on a réussi à convertir d'anciens sites industriels en complexes résidentiels, et il reste encore beaucoup de potentiel de ce côté, surtout si on consent à investir massivement dans la décontamination des sols. Mais je ne pense pas qu'on soit prêt à chambarder les secteurs résidentiels établis, qui sont typiquement d'une densité intermédiaire entre la banlieue pavilionnaire et les tours en surhauteur.

- «Les gens veulent vivre en densité,  au centre-ville,  au 35 e étage d'un édifice».  Sur un ton moqueur je dirais: et alors, qu'est-ce qu'on fait des étages 1 à 34?  Plus sérieusement je dirai oui le centre-ville est devenu un lieu de résidence de plus en plus recherché, mais  pas au point d'y attirer la majorité des gens.

- «Un quartier dense comme Griffintown».  Plus dense que le bâti traditionnel de Montréal oui, mais très loin de l'hyperdensité qu'on observe sur les rives du lac Ontario juste au sud du centre des affaires de Toronto,  et dont on a  seulement une poignée d'exemples récents comparables à Montréal autour de Centre Bell.  Ailleurs à proximité du centre, par exemple sur les terrains de l'ancienne Maison de la SRC,  on prévoit des bâtiments d'un gabarit nettement plus modeste.  

- «Revoir le déséquilibre entre les obligations financières des municipalités de la (...) CMM et de celles qui n'en font pas partie».  Sur ce point je suis pleinement d'accord; j'en ai d'alleurs fait allusion à plusieurs reprises dans des interventions antérieures, ma préoccupation première étant que la zone d'application du PMAD de la CMM faisait abstraction des développements qui avaient libre cours au-delà de ces limites.  Je pense donc que ce n'est pas seulement une question de «déséquilibre financier», mais de manque de contrôle sur ces zones «extérieures».

 

Link to post
Share on other sites
  • 2 weeks later...

Publié le 21 novembre 2018 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/paul-journet/201811/20/01-5205000-le-parti-de-letalement.php

Le parti de l'étalement

«La bonne idée de M. Legault : rendre les villes... (PHOTO THINKSTOCK)

«La bonne idée de M. Legault : rendre les villes moins dépendantes des revenus fonciers», explique Paul Journet.

PHOTO THINKSTOCK

1359406.png
Paul Journet
La Presse

Il n'y a pas que les écolos urbains qui dénoncent un troisième lien à Québec. Certains s'inquiètent aussi en région. C'est le cas de l'Union des producteurs agricoles (UPA), qui craint que ce futur pont ou tunnel n'accélère l'étalement urbain et menace les terres agricoles de la Rive-Sud.

Une surprise? À peu près autant qu'un médecin qui déconseille la cigarette à son patient asthmatique... Ne pas aggraver sa maladie est un minimum, mais cela ne suffit pas pour guérir.

Pour contrer l'étalement urbain, le gouvernement caquiste devrait procéder en deux étapes. D'abord, prendre une bonne gomme à effacer et éliminer ses engagements qui empirent le problème (élargissements et prolongements d'autoroutes). Et ensuite, s'attaquer à la source de ce problème, soit la réglementation qui permet l'étalement et la fiscalité municipale qui l'encourage.

D'ailleurs cela aurait dû être fait il y a des décennies. Car quand on se compare, on se désole.

 

Selon les calculs de l'urbaniste Luc-Normand Tellier, Toronto est 1,8 fois plus dense que Montréal. Et Montréal est 4,4 fois plus dense que Québec.

Et ça ne s'améliore pas. De 2006 à 2016, la croissance démographique s'est surtout faite dans les banlieues.

À cause de l'étalement urbain, il faut construire plus de routes et d'infrastructures. La facture augmente, tout comme la congestion et la pollution.

On ne juge pas les familles qui s'installent en banlieue. Elles cherchent une maison abordable pour élever leurs enfants. Mais cela n'explique pas tout. La preuve, c'est que l'exode vers la banlieue est moins rapide à Toronto et à Vancouver, malgré leur surchauffe immobilière.

Si on incite les citoyens de Montréal et de Québec à s'installer en banlieue, c'est parce qu'on leur a littéralement ouvert la voie en construisant plus d'autoroutes. Chaque fois, la justification est la même : mettez-vous à la place des familles prises dans le trafic!

C'est ainsi que le territoire est aménagé en fonction des demandes de l'électeur. On crée plus de routes. Cela incite les gens à s'installer plus loin en banlieue. Ce qui augmente la demande pour de nouvelles routes, et ainsi de suite.

Si on est pris dans ce cercle vicieux, c'est par myopie. C'est parce qu'on planifie le territoire d'un point de vue clientéliste sans réfléchir à l'impact collectif de ces choix individuels.

Hélas, le gouvernement caquiste veut poursuivre cette fuite en avant en construisant un troisième lien à Québec, en élargissant l'autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal et en prolongeant l'autoroute 13 vers Mirabel.

Après son élection, le premier ministre François Legault a exprimé sa « sincère préoccupation » pour l'environnement. Pour cela, il devra s'intéresser davantage à l'urbanisme. Car au Québec, l'environnement passe désormais par l'aménagement du territoire.

Durant la campagne électorale, M. Legault a proposé une avancée et un recul.

Sa mauvaise idée : dézoner certaines terres agricoles afin de permettre aux villes de banlieue de les convertir plus facilement en développement commercial ou résidentiel. Le chef caquiste a prétendu que la protection était trop rigide. Pourtant, près des trois quarts des demandes sont déjà acceptées par la Commission de protection du territoire agricole du Québec. Triste façon de célébrer le 40e anniversaire de cette loi...

La bonne idée de M. Legault : rendre les villes moins dépendantes des revenus fonciers. À l'heure actuelle, une trop grande part de leurs revenus proviennent des nouvelles constructions. Cette course aux taxes foncières les incite à s'étaler. La CAQ propose de diversifier les recettes des municipalités en leur transférant un point de pourcentage de la taxe de vente. Toutefois, si on leur laisse en contrepartie toutes les recettes foncières, l'incitatif à l'étalement demeurera. Une nouvelle formule doit donc être trouvée.

Mais les mesures d'incitation et le statu quo ne suffiront pas. Il faudra aller plus loin. Avec des règlements et des lois pour bloquer l'étalement. 

Toronto a réussi à le faire en établissant une ceinture verte au nord et à l'ouest. Et en 2012, la Communauté métropolitaine de Montréal a fait un bon premier pas avec son Plan d'aménagement et de développement. Depuis, aucune terre agricole n'a été dézonée. Voilà un bon gain à partir duquel construire.

Ne pas dézoner une terre agricole est le minimum pour freiner l'étalement urbain. C'est nécessaire, mais non suffisant.

***

> Toronto par rapport à Montréal

37,5% plus peuplé

29% moins grand

> Pourcentage de la croissance démographique faite en banlieue, 2006-2016

Vancouver 71%

Toronto 77%

Montréal 83%

Québec 97%

Link to post
Share on other sites
il y a 57 minutes, acpnc a dit :

> Toronto par rapport à Montréal

37,5% plus peuplé

29% moins grand

Quelqu'un sait-il comment est calculée la superficie de la région métropolitaine? Je me demande jusqu'à quel point ça englobe le fleuve et les rivières. On a quand même une grande superficie en eau dans la région (ex: bassin de Laprairie, Lac des Deux-Montagnes, confluence de la rivière des Prairies et du fleuve, etc.).

Cela dit, c'est vrai qu'il y a du "sprawl" à Montréal.  

Link to post
Share on other sites

Si on veut freiner l’étalement urbain il faut densifier. Si Toronto comme l’article le montre est plus dense que Montréal c’est surtout à cause de ses innombrables tours puisqu’en dehors de ces zones ce sont les maisons unifamiliales qui dominent. Il va falloir qu’on arrête d’avoir peur d’avoir peur de construire plus haut, c’est le futur de Montréal. Et peut etre arreter de demander systematiquement un parc chaque fois qu’il y a un terrain vague

Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
  • Similar Content

    • By IluvMTL
      http://plus.lapresse.ca/screens/e23181dd-903c-4f4b-8467-0e46c17d0fdc__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR0SOyIOn-W5z5ZJxkSAeiDY0HLbsKmyza2u7OItxNfOnSIdDBkaYW4nw54
      PRIX DES LOGEMENTS À MONTRÉAL
      PLAIDOYER POUR LA DENSIFICATION DE MONTRÉAL
       
      Le promoteur immobilier Prével appelle à une augmentation de la densité du patrimoine bâti pour prévenir une flambée des prix des logements.
      ANDRÉ DUBUCLA PRESSE
      La société Prével, qui se spécialise dans l’offre de logements destinés aux premiers acheteurs dans les quartiers centraux de Montréal, craint de devoir abandonner son modèle d’affaires en raison des frais toujours plus élevés que la Ville impose aux promoteurs pour toutes sortes de bonnes raisons.
      « On en discute beaucoup à l’interne. C’est quelque chose qui nous préoccupe », répond la coprésidente Laurence Vincent quand on lui demande de quoi l’avenir sera fait.
      « Ça insécurise. C’est devenu de plus en plus compliqué de faire des projets à Montréal, alors qu’on est accueilli à bras ouverts en banlieue. Mais aujourd’hui, on s’entête. Est-ce que l’avenir va prouver qu’on a eu tort ? »
      On doit à Prével les lofts Imperial, dans l’ancienne manufacture de tabac de Saint-Henri, et les lofts Lowney, dans Griffintown.
      SURCHARGES À COMPENSER
      Toutes ces charges pour les parcs et les logements sociaux sont nécessaires, reconnaît Mme Vincent, mais elles devraient être accompagnées d’une augmentation de la densité du patrimoine bâti pour compenser les surcharges. Sinon, l’offre de logements ne suivra pas la demande dans les quartiers centraux et les prix des logements grimperont encore plus vite, ce qui rendra à terme Montréal aussi inabordable que Vancouver ou Toronto.
      « Il faut juste s’assurer qu’il y a un partage des frais pour ne pas que ça soit l’acheteur en fin de compte qui supporte l’entièreté du poids [des exigences en matière de logement social]. »
      — Laurence Vincent, coprésidente de Prével
      Le 10 avril, la Ville a annoncé le report au 17 juin du dépôt de son règlement sur l’inclusion des logements sociaux, lequel prévoit que tout nouveau projet résidentiel d’une certaine taille devra inclure 20 % de logements sociaux, 20 % de logements abordables et 20 % de logements familiaux. Il devait être déposé initialement en avril. Une étude indique que ce règlement, s’il est adopté sans aucune compensation, ferait grimper le coût des logements de 16 %.
      Mme Vincent s’est réjouie de ce report, elle qui siège à la table des partenaires en habitation et qui est à la tête du comité habitation de l’Institut de développement urbain, le lobby des promoteurs. « Ça va nous donner du temps pour discuter davantage. »
      CONTRE L’ÉTALEMENT URBAIN
      Aux détracteurs de la densification, Mme Vincent leur pose la question : que voulons-nous pour notre ville ? « Il va falloir faire des choix. On est pour le développement durable. Le trafic nous coûte 4 milliards. Qu’est-ce qu’on veut faire ? Où sont les universitaires pour se prononcer sur ce qui est le mieux en termes de développement ? Où veulent-ils les mettre, les 320 000 nouveaux ménages que l’on attend dans l’île d’ici 10 ans ? »
      Selon elle, la solution de rechange au refus d’une plus grande densité dans l’île est l’étalement urbain dans les couronnes.
      « En périphérie, à Vaudreuil-Dorion, on demande de faire 10 étages dans certaines zones, alors qu’à Montréal, on arrive près d’une station de métro et on a de la difficulté à obtenir 8 étages », dénonce-t-elle.
      Actuellement, les droits aériens au-dessus des édicules de métro restent inutilisés, comme au métro Radisson, dans l’Est, tandis qu’on va vouloir construire des 20, 30 et 40 étages à Brossard et à Pointe-Claire, là où il y aura des gares du Réseau express métropolitain (REM), le train électrique de la Caisse de dépôt et placement.



×
×
  • Create New...