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lundi 10 décembre 2007 Le Cinéma Beaubien, dans le quartier Rosemont-Petite-Patrie, héritera de deux salles supplémentaires, qui devraient être inaugurées à l'automne 2008, a appris Le Devoir de source sûre. L'une comptera 50 sièges, la seconde 90. Ces deux salles, au second étage de l'immeuble, accessibles par ascenseur et escalier, seront localisées dans les anciens bureaux occupés jusqu'à l'an dernier par le Groupe Popcorn.

 

Le Cinéma Beaubien gérait déjà trois salles au rez-de-chaussée. Le projet comporte également une rénovation générale de ces aires d'origine: de nouveaux fauteuils et la climatisation du hall modifiée pour mieux répondre aux normes.

 

Aujourd'hui, la Fiducie du Chantier de l'économie sociale, qui investit en capitalisation dans le projet (sans remboursement de capital), annoncera la nouvelle du chantier en conférence de presse, en précisant quelles sommes seront versées dans l'aventure. La Corporation du cinéma Beaubien, propriétaire de l'édifice, absorbera la différence.

 

Rappelons que le Cinéma Beaubien, ancienne propriété de Cineplex Odéon, alors appelé Dauphin, avait failli fermer ses portes, quand la chaîne avait périclité au début du millénaire. Repris en septembre 2001 par la Corporation du Cinéma Beaubien, une entreprise d'économie sociale, sous la direction générale de Mario Fortin, celle-ci a su prouver qu'un cinéma de quartier, présentant des oeuvres de qualité, pouvait être populaire et rentable. À l'origine, une somme de 1,2 million de dollars avait été investie pour rénover les salles. Mais le jeu en valait la chandelle.

 

Le Beaubien possède un des meilleurs taux d'occupation (il dépasse 30 %) dans la province. Parfois, jusqu'à sept films roulent au cours d'une semaine sur trois écrans. Les salles supplémentaires permettront de multiplier les séances, de présenter davantage de productions, mais aussi de garder des oeuvres à l'affiche plus longtemps, lorsque la demande est encore forte. Jusqu'à maintenant, des films porteurs devaient être sacrifiés après trois semaines, à cause de l'infernal roulement des nouveautés. Le Beaubien conservera son apparence et sa vocation actuelle, sans se déguiser un petit mégaplex, mais en répondant encore davantage aux besoins de sa clientèle de quartier. Dans un an, tout le projet d'agrandissement et de rénovation sera terminé.

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Il doit y avoir une erreur. Aucun commerce ne peur se satisfaire d'un rendement de 30% !!

 

les salles de cinema oui, maintenant les cinemas paient le film en % du revenu de chaque spectateur, ie tu paie ton billet 10$, de ca, 4$ va au distributeur/producteur du film.

 

Donc plus une salle est remplie, ca fait plaisir au proprio du cinema. 1 seule personne dans la salle, il perd de l'argent, avec une salle comble il jubile.

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  • 2 years later...
Le cinéma Beaubien ouvre ses deux nouvelles salles dès vendredi

Les cinéphiles qui franchiront les portes du cinéma Beaubien vendredi, sur la rue montréalaise du même nom, trouveront la petite institution de quartier bien pimpante pour les Fêtes, avec une offre cinématographique accrue.

 

Deux nouvelles salles sont apparues, portant désormais à cinq le nombre d'écrans disponibles, et le lieu s'est refait une beauté: peinture, tapis, céramique, éclairage d'ambiance, etc. Le lobby hérite d'un nouveau design. Les plafonds suspendus ont été enlevés, ce qui a permis de récupérer presque un mètre de hauteur. En prime, l'aménagement d'un espace galerie pour des expositions ayant de près ou de loin un rapport au cinéma. Pour l'inauguration, place à l'exposition de photos d'Isabelle Clément, photographe de plateau du Machu Picchu pour le documentaire Trisomie 21: Défi Pérou, qui prendra l'affiche au Beaubien le 13 février.

 

Un espace de bureau laissé vacant par le Groupe Popcorn a permis au cinéma de créer ces deux salles, une de 70 places, et l'autre, de 30. Le financement est privé, mais 16 % du projet a été subventionné par le gouvernement du Québec. «Des études de marché ont prouvé que nous pouvions rentabiliser les cinq salles», explique le p.-d.g. du Beaubien, Mario Fortin, avant d'ajouter: «Avec la crise économique, l'implantation du numérique est au ralenti, donc les deux nouvelles salles se voient équipées uniquement en 35mm.»

 

Le cinéma Beaubien, né en 1937, longtemps rebaptisé Dauphin après la faillite de Cinéplex, fut repris en main en septembre 2001 à la suite de pressions de la population du quartier Rosemont-Petite Patrie qui refusait de perdre ses écrans. Mario Fortin, avec un organisme à but non lucratif, dirige depuis le navire.

 

En 2002, une première vague de travaux, grâce au coup de pouce de plusieurs ministères provinciaux et de la ville de Montréal, avait permis de construire deux petites salles et une plus grande.

 

Les temps sont durs pour les cinémas, mais au Beaubien, moins qu'ailleurs.

 

«Il y a une baisse continue de fréquentation en salles depuis 2005 pour les films d'ici et d'ailleurs, commente Mario Fortin. Notre créneau particulier nous aide pourtant à rester à flot. Nous présentons des films différents à un public différent. On prévoyait, durant les travaux d'août à décembre, une baisse de 25 à 40 %. Elle a été à peine de 6 %.»

 

La priorité est accordée au cinéma québécois et aux films d'auteur étrangers, principalement européens, mais on offre avec art une place aux succès plus commerciaux. La formule a fait ses preuves. «C'est la mixité des deux qui permet d'aller chercher un public. Le nôtre a 35 ans et plus, et se révèle plutôt cinéphile.»

 

En 2008, Mario Fortin a poussé la roue d'oeuvres assez exigeantes: Un baiser s'il vous plaît d'Emmanuel Mouret, Truffe du Québécois Kim Nguyen, qui a roulé au Beaubien mieux qu'ailleurs, et Ce qu'il faut pour vivre, de Benoît Pilon. À côté de ça, Cruising Bar 2 et Bienvenue chez les Ch'tis ont fait rouler la caisse.

 

«On a atteint notre vitesse de croisière, poursuit le directeur. Il reste à changer les fauteuils dans les trois premières salles et à refaire la marquise.»

 

Avis à tous: Mario Fortin est à la recherche de vieilles photos du théâtre Beaubien de 1937. Pour les rénovations de la marquise, l'an prochain, il entend tenir compte de son apparence initiale.

 

http://www.ledevoir.com/culture/cinema/223711/le-cinema-beaubien-ouvre-ses-deux-nouvelles-salles-des-vendredi

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