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44 minutes ago, p_xavier said:

Donc Sternberg ne parle que de la mise en chantier du stade à MTL pour l'arrivée du groupe de Bronfman dans l'actionnariat des Rays. Pas que ca prendra aussi un vote favorable des 29 autres propriétaires et l'approbation du syndicat des joueurs pour la garde partagée, une entente avec la ville de St. Pete et pour un nouveau stade dans la région, ...  

À voir les réactions, c'est une autre déclaration de Sternberg qui ne passe vraiment pas à Tampa!

Une autre fois, sans négocier publiquement, ca semble sa manière de montrer subtilement ses cartes et de mettre de la pression.

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Chronique d'Alexandre Pratt dans La Presse

https://www.lapresse.ca/sports/baseball/202002/15/01-5261159-pourquoi-stephen-bronfman-est-il-si-presse-.php

Pourquoi Stephen Bronfman est-il si pressé ?

Stephen Bronfman travaille depuis plusieurs années pour le retour du baseball à Montréal. Ses mots d’ordre : patience et discrétion. Il limite ses déclarations pour ne pas brusquer le baseball majeur, les gouvernements et les Rays de Tampa Bay.

Publié le 16 février 2020 à 7h45
ALEXANDRE PRATT
LA PRESSE

Sauf que depuis une semaine, M. Bronfman est de moins en moins patient. Et de plus en plus volubile. Il s’est confié à TSN et au Journal de Montréal. Deux de ses associés, William Jegher et Pierre Boivin, ont donné des entrevues à Cogeco. Vraiment pas dans les habitudes de la maison.

Pour dire quoi ?

Stephen Bronfman a indiqué au Journal de Montréal que ses partenaires et lui deviendront actionnaires des Rays. C’est entendu depuis le début. Ce qui étonne, par contre, c’est l’échéancier. D’ici l’été. « Les négociations sont très avancées. Nous allons devenir des actionnaires minoritaires, mais ça ne nous dérange absolument pas. »

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PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Stephen Bronfman (au premier plan) et Pierre Boivin discutent avec les médias du retour des Expos.

C’est très rapide.

Trop rapide, même, au goût de la personne qui possède les actions, Stuart Sternberg. Le propriétaire des Rays a réfuté les prétentions de M. Bronfman. « C’est faux », a-t-il répondu au Tampa Bay Tribune. « Aucune chance que ça arrive avant [la construction d’un nouveau stade à Montréal]. »

Une première chicane de famille à propos de la garde partagée.

Malaise…

En passant, si les négociations achoppent avec M. Sternberg, sachez qu’il n’existe pas de plan B. Stephen Bronfman a confirmé au Journal de Montréal que son groupe n’a pas les moyens d’acheter une équipe d’expansion. Trop cher.

« Ç’aurait été difficilement réaliste, même pour moi. Aux États-Unis, il y a plusieurs hommes d’affaires qui peuvent mettre 2 ou 3 milliards $ pour acheter une équipe. […] Mais au Québec, trouver cet argent, c’est un très grand risque. J’aurais eu à supporter un énorme stress. »

***

Les déclarations de Stephen Bronfman étonnent. Elles suscitent aussi plusieurs questions.

On le sait, un contrat béton oblige les Rays à rester dans la région de Tampa jusqu’en 2028. Le propriétaire de l’équipe l’a d’ailleurs reconnu en décembre. « [La garde partagée] que nous voulions faire en 2024-25 arrivera plutôt en 2028 », a expliqué Stuart Sternberg en décembre dernier.

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PHOTO CHRIS URSO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, a démenti une information voulant que le groupe de Stephen Bronfman devienne actionnaire minoritaire en 2020.

2028, c’est dans… huit ans.

Alors pourquoi Stephen Bronfman est-il soudainement si pressé ?

Pourquoi est-ce urgent de devenir copropriétaire maintenant ?

Pourquoi veut-il négocier les droits de commandite et de télédiffusion cet été ?

Deux hypothèses.

Ou bien il existe un plan secret pour transférer les Expos plus tôt que prévu. Ce que ni le baseball majeur ni Stuart Sternberg ne laissent entendre.

Ou bien le groupe de Stephen Bronfman craint d’en échapper une.

Le terrain, par exemple.

Avec le temps, on prend pour acquis que le terrain au bassin Peel est réservé pour la construction d’un nouveau stade de baseball. Sauf que ce n’est pas chose faite. Ce terrain de 900 000 pieds carrés appartient toujours au gouvernement fédéral. La Ville de Montréal a un droit de premier refus sur le terrain en cas de vente.

Concrètement, elle peut bloquer le projet de stade.

En octobre dernier, la Ville a organisé une consultation publique sur l’avenir de ce secteur. Stephen Bronfman y a présenté son projet de stade. Il a fait une forte impression. Des groupes communautaires s’y sont opposés. Les représentants de la Ville ont pris des notes. Ils vont publier leurs recommandations dans les prochaines semaines.

Or, depuis la présentation de Stephen Bronfman, au début octobre, son groupe n’a pas précisément le vent dans les voiles. Stuart Sternberg a déclaré qu’il existe « de meilleurs marchés à temps plein que Montréal ». Le maire de St. Petersburg – où jouent les Rays – a réaffirmé son intention d’obliger l’équipe à disputer ses matchs locaux dans la région jusqu’en 2028.

Mettez-vous maintenant dans les souliers des décideurs de la Ville de Montréal.

Donneriez-vous les clés du plus beau terrain disponible au centre-ville aux promoteurs d’un projet incertain ?

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PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Le terrain de 900 000 pieds carrés au bassin Peel appartient toujours au gouvernement fédéral.

Ça pourrait expliquer l’urgence soudaine qui anime Stephen Bronfman. Celle de devoir poser des actions concrètes rapidement. Devenir actionnaire des Rays d’ici trois mois. Négocier des ententes de partenariat cet été. Pour prouver que son groupe progresse. Qu’il mérite la confiance de la Ville pour occuper le terrain du bassin Peel. Une étape essentielle pour la survie du projet.

Sauf que cette impatience finit par lui nuire. Elle a forcé le propriétaire des Rays à reconnaître, samedi, que les investisseurs québécois devaient construire un nouveau stade à Montréal AVANT de devenir actionnaires.

Une donnée qui change la « game ».

Soudainement, le risque vient d’augmenter de plusieurs niveaux.

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Sure seems like a « reach » from Pratt here. The comment in the article from Sternberg about there maybe being better full time markets than Montreal was made during an interview in which he said plenty of positive things about the city, especially in the summer.  Better markets than Montreal could mean there are potentially markets where they feel more confident they can get a publicly funded ballpark, which they know they can’t get here.
 

The article in Le Journal by Réjean Tremblay was full of many interesting details and speaks to the seriousness / degree of advanced discussions that have occurred.  Somehow the main takeaway some are dwelling on is one comment about $2 billion USD being a lot to commit to, which he actually meant as another reason why the Sister City concept is a good option.  Doesn’t mean he would not go for the expansion option (especially if he can’t count on public financing of a new stadium, rightfully so). 

For years the media and the public have been excited to learn details and see tangible progress. We finally get some, and we are accusing Bronfman of being in a hurry?  
I was surprised later yesterday when Sternberg denied there were advanced negotiations for minority ownership but I chalk that up to the legal impacts related to the use agreement in St Petersburg.  There is a video interview by Jeremy Filosa of 98.5 Sports where he is sitting with William Jegher (Bronfman’s right hand man in this adventure) and Brian Auld, the president of the Rays. Even Brian Auld of the Rays is talking about how they’re discussing broadcast plans and how every game will be available on tv and radio in French and English. 

All that to say I believe Bronfman is genuinely excited to get some news out there.  The public has been excited for news for many years now and maybe he jumped the gun by revealing what he did at this point. However to suggest that he’s panicked or in a rush because the deal is falling apart... that’s more than a reach,  but rather extremely unlikely.  We all know Bronfman and company will become shareholders once the concept is formally approved and there is a commitment on the ballpark. That does not mean that they won’t have everything agreed upon well in advance of that (maybe even in the next 3-4 months) because nobody is building a ballpark until those deals are made and those deals can’t be made until everyone has a really good sense of what kind of sponsorship and broadcasting / media revenues will be available.  

This is serious, no doubt about it.

 

 

 

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C'est décevant de voir encore ce matin comment certains médias Montréalais interprètent ce dossier... 

Mais autre contradiction intéressante pour nous hier quand le commissaire Manfred a minimisé la récente contradiction entre Bronfman et Sternberg et a contredit ce dernier en déclarant que Montréal pourrait accueillir une équipe à temps plein. 

Pour moi tout cela vise à mettre de plus en plus de pression sur St. Pete/Tampa et les fans là-bas se rangent plus que jamais contre l'équipe et son propriétaire.

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Résumé de toute l'affaire dans la chronique de Martin Leclerc

https://ici.radio-canada.ca/sports/1525627/chronique-martin-leclerc-retour-baseball-montreal

Chronique

Le retour de la MLB à Montréal : plus on avance, plus c'est confus

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Stephen Bronfman
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Martin Leclerc
Publié hier à 21 h 33

BILLET - « Auparavant, j’étais tout le temps indécis. Mais maintenant, je n’en suis plus aussi certain », disait le défunt humoriste britannique Tommy Cooper.

Allez savoir ce que penserait Cooper, par les temps qui courent, de l’incroyable confusion qui règne autour du projet de garde partagée d’une équipe de baseball majeur entre Montréal et la région de Tampa.

Ce projet rempli de zones ombrageuses, qui était déjà compliqué au départ, est devenu un tel cafouillis que même ses promoteurs, les milliardaires Stephen Bronfman et Stuart Sternberg, se contredisent sur la place publique quant à la manière de le mener à terme. Et pas juste un peu.

Comment a-t-on pu en arriver là? Au cours des 12 derniers mois, 6 années de démarches cohérentes ont été jetées par la fenêtre au profit d’une idée dont les amateurs de baseball eux-mêmes ne comprennent même pas toutes les implications.

***

En 2013, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain avait lancé le premier ballon-sonde en commandant à la firme Ernst & Young une étude (plutôt rose bonbon) annonçant qu’une majorité de Québécois étaient en faveur d’un retour du baseball majeur à Montréal.

Au printemps 2014, on s’est ensuite mis à présenter au stade olympique des matchs de la Ligue des pamplemousses mettant en vedette les Blue Jays de Toronto. Et ces rencontres ont connu (et connaissent encore) beaucoup de succès.

Stephen Bronfman a alors timidement commencé à sortir de l’ombre et à faire part de son intérêt pour acquérir un club. L’ex-maire Denis Coderre s’est mis à arborer une casquette des Expos et à faire du lobbying auprès du commissaire Rob Manfred. Puis, le commissaire lui-même s’est mis à appuyer publiquement une candidature de Montréal en vue d’une éventuelle expansion.

La dynamique semblait on ne peut plus favorable.

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L'ex-maire de Montréal Denis Coderre lors d'un match au stade olympique entre les Blue Jays de Toronto et les Reds de Cincinnati.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / PAUL CHIASSON

***

Chaque fois qu’on le croisait dans un événement public, Stephen Bronfman répétait qu’il ne pouvait trop en dire publiquement pour ne pas froisser les dirigeants de la MLB et qu’il valait mieux prendre le temps de bien faire les choses en coulisses.

En même temps, il affirmait que « l’argent n’est pas un problème » et que son groupe n’attendait que le signal des ligues majeures pour mettre la main sur une concession, soit par la voie d’une expansion, soit après la délocalisation d’une équipe existante (lire les Rays de Tampa Bay).

À l’été 2018, Bronfman et ses associés ont poussé l’affaire jusqu’à organiser des consultations et des sondages. Ces démarches visaient à savoir quel genre de stade souhaitait les amateurs de baseball et quels genres de forfaits ils étaient enclins à se procurer pour assister aux matchs.

Bronfman et ses partenaires ont aussi confié à une firme américaine le mandat de dresser le portrait socio-économique de Montréal. Et en décembre 2018, ils en ont fièrement annoncé que si Montréal avait une équipe, la taille de son marché la situerait en milieu de peloton parmi les villes de la MLB. Ce qui, avouons-le, était très prometteur.

Durant tout ce temps, donc, on a fait croire aux amateurs que tout baignait dans l’huile. Mais en 2019, c’est un chat à deux têtes qui est finalement sorti du sac.

***

En février 2019, le quotidien La Presse a publié un article révélant que le scénario principal que Stephen Bronfman et ses associés avaient présenté aux gouvernements était celui d’une garde partagée des Rays entre Tampa et Montréal.

Cette histoire était tellement saugrenue que personne n’y a cru. Ni à Montréal ni dans la région de Tampa.

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Stuart Sternberg en conférence de presse à St. Petersburg en juin dernier
PHOTO : ASSOCIATED PRESS / SCOTT KEELER

En juin dernier, Stuart Sternberg a cependant rappelé tout le monde à l’ordre. Durant une grande conférence de presse à St. Petersburg, il a expliqué que le marché de la région de Tampa est incapable de soutenir une franchise de la MLB à temps plein et que la seule façon d’y maintenir une équipe serait de la partager avec Montréal.

Le lendemain, flanqué de Pierre Boivin, Bronfman s’est présenté devant la presse montréalaise pour répéter le même message.

***

Depuis ce temps, c’est le bordel le plus total! Parce que bien peu de gens comprennent le projet qu’on leur présente.

Bronfman et Sternberg font du lobbying intensif auprès des leaders d’opinion de leur communauté respective. Ils tentent tant bien que mal d’expliquer que leur concept de garde partagée nécessitera la construction de deux stades, un à Montréal et un autre dans la région de Tampa, et que le fait de partager une équipe entre deux villes aura pour effet d’assurer la pérennité du baseball majeur dans ces deux marchés.

Ils croient sincèrement que cette idée est viable. Et ils ont obtenu l’aval du baseball majeur pour la développer.

Mais spectaculairement, et c’est le plus drôle de l’histoire, cette idée reste tellement excentrique et aberrante que la plupart des amateurs refusent d’y croire!

Pour s’en convaincre, il suffit de lire les commentaires que les lecteurs rédigent à la suite des articles publiés au sujet de cette éventuelle garde partagée. Peu importe l’identité des médias (tant au Québec qu’en Floride), une imposante majorité ne semble pas comprendre vers quel port se dirige cette folle croisière.

Grosso modo, il y a trois camps :

  • Il y a ceux qui trouvent cette idée ridicule et qui n’ont pas l’intention de s’intéresser à cette équipe à deux têtes.
  • Il y a ceux qui ont l’intention d’assister à des matchs coûte que coûte, même s’ils ne s’attendent pas nécessairement à développer de lien émotif avec une équipe nomade.
  • Puis, il y a le groupe le plus important (et le plus amusant), composé de gens qui croient dur comme fer que la garde partagée des Rays n’est pas viable et qu’il s’agit en fait d’une ruse qui mènera rapidement au déménagement complet de l’équipe à Montréal.

Il y a donc des gens qui pensent que quelqu’un construira un nouveau stade de 600 millions à Tampa et que, cinq ou sept ans plus tard, les Floridiens laisseront partir l’équipe comme si de rien n’était!

Tenons pour acquis, pour fins de discussion, que quelque 50 % de la population se fout totalement du baseball. Si les 50 % qui reste (donc la clientèle cible des promoteurs du projet) est divisé dans les trois catégories mentionnées ci-dessus, n’est-il pas normal de conclure que d’importants problèmes pointent à l’horizon?

N’est-il pas raisonnable de conclure que tout n’est pas ficelé et qu’avant de songer à construire un stade, il y a une certaine crédibilité à établir?

***

Tout cela nous mène à l’entrevue (publiée samedi) qu’a accordée Stephen Bronfman au confrère Réjean Tremblay du Journal de Montréal. Pour ajouter à la confusion ambiante, quelques heures après leur publication, les propos de Bronfman ont été catégoriquement démentis par Sternberg dans le Tampa Bay Times.

Voilà qui est extrêmement étonnant de la part d’un futur partenaire d’affaires.

L’article du Journal de Montréal annonçait en grande pompe que Bronfman et ses associés québécois étaient sur le point de devenir actionnaires minoritaires des Rays et que les négociations étaient très avancées.

D’ici quelques mois, trois ou quatre sans doute, notre groupe de Montréal va devenir copropriétaire de l’équipe de Tampa avec Stuart Sternberg [...] Les négociations sont très avancées, soutenait Stephen Bronfman dans ce papier.

Le milliardaire montréalais, qui n’a toujours pas révélé comment il a l’intention de financer le stade dans lequel jouerait cette équipe bicéphale, aurait par ailleurs expliqué qu’il s’attend à voir ce stade terminé en 2024 et qu’on pourrait probablement entendre le premier play ball! à ce moment.

Cette controverse, survenue dès le premier jour du camp d’entraînement, n’a certainement pas ravi Sternberg, qui déploie des efforts colossaux depuis des mois pour établir la crédibilité et la sincérité de son projet en Floride. Il soutient d’ailleurs, sur toutes les tribunes, que son organisation honorera le bail qui l’oblige à jouer au Tropicana Field jusqu’à la fin de la saison 2027.

Ce n’est pas vrai , a sèchement répliqué Sternberg, quant à la possibilité d’accueillir des actionnaires québécois au sein de son entreprise au cours des prochains mois. Il a par ailleurs ajouté qu’il y a « zéro chance » que Bronfman et son groupe deviennent actionnaires des Rays avant que le stade montréalais soit en construction. On parle donc en nombre d’années.

Par ailleurs, même si les propriétaires de la MLB ont invité MM. Bronfman et Sternberg à développer leur idée et à leur présenter les résultats de leurs travaux à la fin de l’année, ils ne l’ont pas encore appuyée. Pourquoi Sternberg, dans ce cas, se mettrait-il à vendre des actions de son club?

***

M. Bronfman, qui était extrêmement précautionneux lorsqu’il a recommencé à s’intéresser au baseball, semble avoir baissé sa garde au cours des derniers mois.

En octobre dernier, il affirmait que le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, était sur le point de permettre à Sternberg de passer outre les clauses de son bail et à lui permettre de déployer le projet de garde partagée avec Montréal. Le maire a fait exactement le contraire.

La semaine dernière, il a aussi tenu des propos qui ont froissé les gens de St. Petersburg, en soutenant que les joueurs de baseball allaient éventuellement être ravis de pouvoir passer l’été dans une ville excitante comme Montréal plutôt que dans cette ville de Floride. Il a ensuite dû s’excuser par courriel.

Et le voilà qui semble mettre la charrue loin devant les boeufs et bousculer publiquement son futur associé.

À titre de membre du comité exécutif de la MLB, et de citoyen qui tente de raffermir des liens fragiles avec les leaders de la communauté de Tampa, Stuart Sternberg n’est certainement pas friand de ce genre de distractions.

***

De l’extérieur, tout cela s'annonce bien mal.

Comme je l’ai expliqué dans une chronique récente, lorsqu’on se place dans les chaussures de Bronfman et Sternberg, cette idée de garde partagée est théoriquement géniale parce qu’elle cadre avec leurs intérêts financiers.

Avant de commander les plans de leurs deux stades, de conclure des ententes de droits de télé et de solliciter les élus de la Floride et du Québec pour les aider à aller au bout de leur folle idée, MM. Bronfman et Sternberg auraient peut-être avantage à accorder leurs violons.

Ils auraient aussi, peut-être, avantage à comprendre qu’ils ne sont pas aussi avancés qu’ils le croient. Si le public ne la comprend pas ou n’y adhère pas, cette idée ne vaudra pas un clou.

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https://www.journaldemontreal.com/2020/02/16/bronfman-na-pastrop-parle

 

Lorsque les Blue Jays de Toronto ont débarqué à Montréal, en 2013, pour y disputer des rencontres préparatoires, on croyait que le baseball majeur faisait une fleur aux amateurs du Québec. Toutefois, il faut croire que la graine semée cette année-là deviendra quelque chose de concret d’ici quelques années.  

Lors d’une entrevue réalisée par Réjean Tremblay, Stephen Bronfman a fait un pas de plus dans ses déclarations. Le patron de Claridge et ses partenaires, Alain Bouchard, Stéphane Crétier, Mitch Garber et Éric Boyko, deviendront copropriétaires à 30 % des Rays de Tampa Bay au cours de l’été.  

Écoutez l'entrevue de Réjean Tremblay à QUB Radio avec Jonathan Trudeau:

C’est majeur comme développement. Ce n’est plus seulement de la spéculation ou un souhait. C’est du concret. C’est du solide.  

Le scénario élaboré, en étroite collaboration avec le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, suit donc son cours. Celui-ci a mentionné qu’il était convaincu à 100 % du modèle de garde partagée entre Montréal et Tampa Bay dans les prochaines années.  

Il est souvent question de la saison 2028 pour la mise en place de la garde partagée. Et si c’était avant ? Il est de plus en plus clair que les Rays ne finiront pas leur bail au vétuste Tropicana Field. Un nouveau stade ? Les maires de la région de Tampa sont en train d’étudier leurs options, mais on est loin d’une première pelletée de terre.  

Même s’il a nié les propos de Bronfman quelques heures après leur publication, le propriétaire des Rays, Stu Sternberg, était au courant des paroles du Montréalais bien avant qu’elles ne soient rapportées par mon collègue. Ça fait partie du plan. Comme le reste.  

Un projet ambitieux 

Malgré tous les avantages évoqués par Bronfman, je ne suis pas encore vendu au projet. C’est comme si les amateurs de baseball québécois devaient se contenter de la moitié du gâteau.  

Imaginez-vous une course au championnat endiablée, comme on l’a vécue en 1994. Un engouement un peu fou s’était propagé au Québec. Au point où les médias parlaient moins du Canadien et des trios pour la prochaine saison.  

Toutefois, avec la formule de la garde partagée, on ne pourrait pas savourer le délice des séries éliminatoires à temps plein. Et avec une équipe comme les Rays, qui est souvent dans la lutte aux séries, ça pourrait devenir frustrant.  

Par contre, les amateurs québécois se retrouveront dans cette formation. Elle est excitante et elle est bien dirigée de haut en bas. Des joueurs qui réalisent des petits miracles avec un budget limité. 

 

Je vous encourage d'écouter l'entrevue dans l'article avec Réjean Tremblay.  Aussi, ce soir il y aura un entrevue intéressante entre Jeremy Filosa et Brian Auld (président des Rays) et William Jegher (right-hand-man de Stephen Bronfman dans le projet).  

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Deux villes, une équipe, un columnist

RÉJEAN TREMBLAY 

  Mardi, 18 février 2020 05:00MISE À JOUR  Mardi, 18 février 2020 05:00

Si Stephen Bronfman avait des doutes sur l’intérêt des Québécois pour son projet de ramener le baseball majeur à Montréal, il peut être rassuré.   

• À lire aussi: Divergences dans les signaux

Son entrevue au Journal a fait le tour de l’Amérique. Ses propos ont soulevé les passions tant en Floride qu’à Montréal et au Canada.   

À Tampa, Stuart Sternberg a été choqué par la manchette des sports qui résumait quatre pages par « actionnaires avant l’été ». Une traduction Google peut faire sursauter. Mais quand il a reçu la traduction des textes du Journal dans la journée, il s’est calmé. Et dimanche, le commissaire Rob Manfred a pratiquement donné sa bénédiction à tout ce qu’avait expliqué Stephen Bronfman dans Le Journal.  

J’ai rencontré M. Bronfman, mercredi dernier, dans ses bureaux à Montréal. Quand j’ai écrit mes textes jeudi, j’ignorais que ce même jour, mon collègue Jeremy Filosa rencontrait William Jegher et Brian Auld dans les bureaux des Rays à Tampa.   

William Jegher est l’homme de confiance de Stephen Bronfman dans le dossier. Dans l’entrevue, il raconte qu’il voyage constamment entre Montréal et Tampa depuis des mois pour faire avancer le dossier. Et Brian Auld est le président des Rays depuis déjà cinq ans. Le président, pas le concierge. Et dans l’entrevue avec Filosa, c’est lui qui explique qu’il y aura un réseau français et un réseau anglais de télévision ainsi que deux réseaux de radio. Il dit même qu’on va partager les matchs des séries quand ce sera possible. Filosa prévoyait de diffuser ces entrevues en début de semaine. Le Journal a court-circuité ses plans.  

Un plan qui a du sens  

Il y a deux ans, je n’aurais jamais cru en ce projet d’une équipe pour deux villes. Mais en analysant les pour et les contre, mon opinion a beaucoup évolué. Je fais partie de ceux qui se sont gelé le cul au Stade olympique en avril. Et même en mai. J’ai vu des collègues en costume de ski-doo dans la galerie de la presse. Et comme le racontait Stephen Bronfman, on vivait mal, à la maison paternelle, ces foules de 6000 spectateurs qui suivaient les 50 000 du match inaugural.   

Et hier, un animateur de Dan Radio à Dolbeau disait douter de cette idée de présenter du baseball à partir de la Saint-Jean à Montréal.  

– Partirais-tu de Dolbeau en avril pour voir du baseball ?  

Non... pas vraiment...  

C’est de même. Je pense que 41 matchs dans un beau stade au centre-ville, dans la douce chaleur d’un été québécois, avec la visite des Red Sox, des Yankees ou des Blue Jays, vont faire capoter les fans et surtout, le monde ordinaire.   

Mais tout lecteur a parfaitement le droit de penser qu’il aimerait mieux attendre des années et des années pour obtenir peut-être un club d’expansion et, après, trouver un terrain et construire un stade. En cherchant un propriétaire qui sera encore là.   

Personnellement, l’idée des 41 matchs, le même nombre que les matchs réguliers disputés au Centre Bell par le Canadien, me convient très bien. Surtout qu’avec les médias modernes, web, télévision, radio, Le Journal, les fans pourront suivre leurs favoris comme s’ils jouaient dans la cour du voisin.  

Souvent, un tien vaut bien plus que deux tu l’auras.  

Surtout quand il faudra faire vivre les deux tu l’auras.  

Tout peut dérailler  

Cela dit, tout peut toujours dérailler. Les obstacles sont encore énormes. Mais ils seraient là pour obtenir une équipe à temps plein. Et même plus puisqu’on parle alors de 2,5 milliards.  

Je répète pour éclaircir le débat : Stephen Bronfman et Stuart Sternberg doivent arriver à une entente de principe, d’ici quelques mois, sur le nombre de centaines de millions à verser pour un pourcentage de l’équipe. Condition sine qua non.  

Ensuite, il faut rencontrer l’Office de consultation publique de Montréal pour déposer un projet de logements sociaux intégrés à l’énorme projet domiciliaire prévu avec Divemco sur le site du stade.  

Projet complexe  

Par la suite, il faut négocier et acheter le vaste terrain contaminé qui appartient au gouvernement fédéral.  

Puis, investir des dizaines de millions pour sa décontamination.  

Embaucher une firme d’architectes et faire préparer les plans du stade.  

Déposer le tout au bureau du commissaire du baseball en décembre 2020.  

Et si tout est accepté par le baseball majeur et alors seulement, l’entente de principe du début deviendra officiellement un achat de copropriété de l’équipe.  

Vous comprendrez rapidement que le projet est complexe et doit être mené avec doigté. Et que Stephen Bronfman avait réfléchi longuement avant de secouer le pommier lors de la longue entrevue qu’il m’a accordée. Il fallait qu’on sache, tant à Tampa qu’à Montréal, tout le travail qu’il y avait à accomplir.  

C’est fait. Tout le reste, comme on dit en Afrique quand vient le temps de manger un éléphant, c’est une bouchée à la fois.  
 

https://www.journaldemontreal.com/2020/02/18/deux-villes-une-equipe-un-columnist

 

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1 hour ago, TomSawyer said:

Est-ce qu'on sait où se joueraient les playoffs ?

Brian Auld (président des Rays), dans un entrevue avec Jeremy Filosa, a indiqué que les matchs seraient partagés équitablement.  Soit par saison ou par série.  

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  • 1 month later...

Pendant ce temps, dans le monde de Stephen Bronfman

https://www.journaldemontreal.com/2020/04/10/covid-19-chanter-ensemble-pour-le-retour-du-baseball-a-montreal

COVID-19: Chanter ensemble pour le retour du baseball à Montréal

Benoît Rioux
Vendredi, 10 avril 2020 09:29
MISE À JOUR Vendredi, 10 avril 2020 09:29

Comme plusieurs anciens joueurs des Expos, dont Tim Raines, Andre Dawson et Larry Walker, l’homme d’affaires Stephen Bronfman s’est prêté au jeu, se servant du confinement pour pousser la chansonnette. 

«Je pense que je suis plutôt un bon chanteur», a blagué M. Bronfman, lors d’un long entretien téléphonique, jeudi matin. 

Celui qui vise toujours un retour du baseball professionnel à Montréal, malgré cette pandémie de coronavirus, a ainsi participé avec joie au projet Take Me Out To The Ball Game en interprétant une partie du refrain. Le mardi 14 avril, l’organisme Expos Fest, avec le Lavallois Perry Giannias en tête, mettra en ligne une vidéo qui saura certainement plaire aux amateurs de baseball de la région de Montréal, mais aussi d’ailleurs. 

«On veut simplement contribuer à un mouvement positif en cette période plus difficile, provoquer l’arrivée du printemps et donner un peu le goût du baseball aux gens», a résumé Giannias, qui a bon espoir de voir la vidéo devenir virale jusqu’aux États-Unis. 

Unifier les gens

S’il préfère demeurer discret quant aux derniers développements entourant le possible retour du baseball dans la métropole québécoise, M. Bronfman croit justement que cette chanson, dans laquelle il réclamera «peanuts and crackerjacks», pourra contribuer à unifier la population. 

«J’étais à la Série mondiale en 2018 avec Mitch Garber, William Jegher et Richard Epstein, a-t-il raconté, en mentionnant le nom de ses partenaires d’affaires. C’était vraiment bien au Fenway Park parce qu’ils font aussi Sweet Caroline en huitième manche. C’est spécial et nous avons évidemment tous chanté. Ça met tellement d’ambiance et chanter comme ça ramène toute la population en un seul bloc.» 

Bercé par ses propres souvenirs qui remontent jusqu’à l’époque du parc Jarry, avec le gigueur ou encore le lanceur de pinottes, M. Bronfman s’est fait un devoir de chanter avec tous ces anciens joueurs des Expos. Et petit «scoop»: il a même convaincu son père Charles d’y participer. 

Du temps en famille

La famille: c’est justement ce qui préoccupe surtout Stephen Bronfman ces jours-ci, lui qui se retrouve dans la région de Tremblant, avec notamment ses quatre enfants Alexandra (15 ans), Samuel (13 ans), Olivia (12 ans) et la petite dernière Isabella (8 ans) 

«Nous sommes chanceux, ça se passe bien. Il y a le chien et on prend des longues marches, on mange bien, on fait des feux, nous ne sommes pas stressés», a-t-il confié. 

Comme le reste de la population, M. Bronfman multiplie les activités en attendant le retour de son passe-temps préféré: la pêche. 

«Ici, dans le Nord, ça prend du temps. Comme l’an dernier, si je me souviens bien, le lac Tremblant avait calé seulement lors de la première semaine du mois de mai», a-t-il noté, ne cachant pas son désir d’aller taquiner le poisson dès que possible. 

Coronavirus: voir le verre à moitié plein 

Se gardant bien de faire des vagues en offrant des détails dans le dossier du retour du baseball majeur à Montréal, l’homme d’affaires Stephen Bronfman était en verve, jeudi, à propos du sujet de l’heure: le coronavirus. 

«Je suis quelqu’un qui voit toujours le verre à moitié plein, a-t-il indiqué, avec le sourire dans la voix. Il y a une inquiétude personnelle pour tout le monde économiquement. On s’inquiète aussi pour savoir ce qui va se passer si on attrape le virus. Il y a de l’incertitude et ce qui vient avec l’incertitude, c’est la peur. C’est une émotion difficile, mais il faut voir l’éclaircie au bout du tunnel. Ça permet de donner de l’espoir à tout le monde et de diminuer le niveau d’inquiétude.» 

M. Bronfman croit que le temps est venu pour la population de faire preuve de solidarité en cette période de pandémie. 

«Il faut traverser ça en santé, en famille et espérons qu’on s’en sortira bien, physiquement, mentalement et économiquement, a-t-il souhaité. Il faut que les gens en sortent unifiés. Lors d’une telle crise, il faut travailler ensemble pour combattre ce qui fait mal.» 

Toujours confiant

Condition “sine qua non” pour cette entrevue: pas question de parler des récents développements entourant le projet du Groupe de Montréal. Le mois dernier, l’Office de consultation publique de Montréal (OPCM) avait rendu son rapport public. Des plans précis doivent maintenant être fournis si on espère la construction d’un stade au Bassin Peel. 

«Je suis toujours confiant, il y a simplement les échéanciers qui pourraient être repoussés un petit peu, a simplement commenté M. Bronfman. Quand le temps sera venu, je serai heureux de parler de baseball!»

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  • Similar Content

    • By jerry
      Publié le 29 octobre 2015 à 19h33 | Mis à jour le 29 octobre 2015 à 19h33
       
       
      Retour des Expos: une lettre envoyée aux équipes de la ligue
       
       
       
      Frédéric Daigle
      La Presse Canadienne
       
       
      Le maire de Montréal, Denis Coderre, et l'ex-actionnaire des Expos de Montréal Stephen Bronfman ont fait parvenir une missive aux 30 équipes du Baseball majeur afin de mousser la candidature de la ville auprès de ses gouverneurs, a appris La Presse Canadienne.
       
      La lettre, envoyée il y a quelques semaines, présentait également l'option la plus probable pour le site d'un éventuel stade - le bassin Peel.
       
       
      Mise à jour
       
      Avec la venue probable d'une station du REM sous le bassin Peel, il semble de plus en plus probable que le futur stade éventuel des Expos serait construit au sud du bassin Peel entre les rues Wellington, Bridge et Mill :
       

       

    • By SupremeMTL
      Hello all!
      Im back with another poll, this time about potential new sports teams in Montreal. 
      A little backstory, I've often been in many discussions with my friends about which sports team Montreal should push for next and our discussions always come down to 3 main points supporting a team for each of the big three leagues in North America.
      1) Montreal should get an NBA team, look at the Raptors and their recent success, Montreal is an international city with many of its citizens immigrating from or coming to study here from African and Asian countries where basketball is popular (Angola, China, Taiwan, Philippines, Cameroon, Nigeria, Congo) for example. A basketball arena already exists in the Bell Center (1996) and the team could play there. Montreal's NBA basketball team would naturally rival the Raptors and would make for exciting match-ups. Link - https://www.cbc.ca/sports/basketball/nba/nba-montreal-1.4857187
      2) Montreal should get an MLB team, we used to have the Expos. Already there is talk about the Tampa Bay Rays splitting games between their home arena in Tampa Bay and playing in Montreal. Stephen Bronfman (son of former Expos owner Charles Bronfman) has already expressed interest in owning the Expos should they ever come back to Montreal. Arena talks are underway near the griffintown / peel basin area and would greatly aid Montreal in getting a team back. Link - https://montrealgazette.com/sports/todd-stephen-bronfman-embraces-plan-to-bring-baseball-back-to-montreal
      3) Montreal should get an NFL team, the NFL is looking to expand already to places like London or Mexico City. If the NFL realizes that those two cities are too logistically challenging and they wont pursue them, then the NFL could look at a closer to home option in Montreal as realistically it is the only viable city in Canada that could support an NFL team. The NFL can't expand to Toronto because the Buffalo Bills would veto it. They can't expand to Vancouver because the Seattle Seahawks would veto it. Toronto already holds the title as "Canada's NBA team", and maybe the NFL would like to try and have the Montreal NFL team marketed as "Canada's NFL team". Link - https://www.si.com/nfl/2019/06/07/expansion-cities-san-diego-portland-montreal-oklahoma-city-bismarck-anchorage
      I am curious to what you guys think is the best argument below. Please feel free to add anything that i may have forgotten. This discussion is purely hypothetical and aims at being a fun place to build on / argue against differentiating points.
      Thank you for reading! 
    • By mtlurb
      Expos gone, baseball alive in Montreal
      Aspiring baseball players and history keep sport going
      By Stephen Ellsesser / Special to MLB.com
       
       
       
      MONTRÉAL -- On a Sunday morning, the corridor between Pie IX Station and Olympic Stadium is almost completely deserted.
      Based on some of the crowds that came out to the Big O in 2004, the final season for Major League Baseball in Quebec, it almost seems the Expos never left.
       
      After touring Olympic Stadium, it's almost as if they were never there.
      Montréal, the world's most truly bilingual city, is known for its tolerance, but Stade Olympique may have walked away from the Expo-dus with hard feelings.
       
      Baseball in Canada's Sin City existed long before the Expos became the Washington Nationals, and today it lives on in many different forms, some nearby and some farther away, but hardly any of it at Olympic.
       
      A catcher, a piece of meat and a glorified Muppet form an interesting picture of the ville's offerings to the sport.
       
      Catcher Russell Martin is bringing back Dodger Blue to Montréal, giving the city another Major Leaguer to support, along with Eric Gagne, who won a National League Cy Young Award with the Dodgers, but now comes out of the bullpen for the Red Sox.
       
      Both played for the same high school, and both are among the greatest offerings to come from Baseball Quebec's feeder system, which remains strong, according to Gilles Taillon, the group's administrative director.
      "The actual departure of the Expos had no impact whatsoever," Taillon said. "The major impact was in 1995-97, when the Expos got rid of a championship team. We experienced a decrease in our membership mainly due to the bad publicity that baseball was getting in the media."
       
      In 1994, the strike-suspended season clipped an Expos club that was cruising along, on pace to win 105 games. The ensuing firesale disenchanted the fan base.
       
      The team parted with Marquis Grissom, Larry Walker, Delino DeShields and John Wetteland after the year, and the foundation began to crumble.
      By the time the Expos rolled into their final season, Montréal had lost all momentum, not to mention a considerable amount of local interest. After the Expos' fate was sealed, there was no last-minute spike of support. For the opener of the final series at the Big O, a crowd of 3,923 watched the home team fall to the Florida Marlins.
       
      The worst part? That was only the fifth-smallest turnout of the year. Yikes. "You really can't blame them with some of the decisions that were made," said former third baseman Tim Wallach of the fans who stayed away. "When fans follow guys and they have no chance of staying when it's time for them to get paid, that turns people off."
       
       
      The Expos succumbed to a combination of economic factors, all of which, Wallach said, slowly took hold after original owner Charles Bronfman sold the team in 1991.
       
      "I feel bad because there were a lot of people who loved that team," said Wallach, who played for the Expos from 1980-92. "It was good, and it should have been good for a long time. But it went bad, and now it will never be there again."
       
      Martin remembers fondly the Expos and their days north of the border.
      "It was different for me because I loved baseball," he said. "I could care less how big the stadium was or how many fans were there, as long as I was at the stadium. I grew up going to that stadium and watching the Expos, so that was a big thing."
       
      Montréal, with a metro-area population of 3.6 million, is large enough to support an MLB club, but what the area baseball community is most focused on is starting smaller.
       
      "For MLB to come back, it would have to go through the Minor League route first," Taillon said. "At this point in time, efforts are being made to bring a Can-Am League team in."
       
      The Can-Am League is an independent league composed of eight U.S.-
      based teams, one road team and one Canadian club, based in provincial capital Québec City.
       
      "It would be nice to see baseball back up there, but they would have to give it a better venue, a smaller stadium and more fan-friendly activities," Martin said.
       
      As for the piece of meat, sometimes life is stranger than fiction.
      On eBay, someone (Cirque du Soleil's founder, interestingly enough) paid $2,605 Canadian for what was billed as "The Last Hot Dog of the Expos," which was -- as one might expect -- a hot dog, which was almost a month old at the time of sale.
       
      All of a sudden the $2,100 sale price of Montreal-Expos.com looks like a bargain.
       
      "It was different there because there wasn't that many fans that loved baseball," Martin said. "But those that did love baseball, they were always at the stadium."
       
      Indeed. Nothing says loving quite like a thousand-dollar piece of processed meat. But the apocalypse is not upon us yet ... proceeds went to charity.
      Ignoring any discussions of shelf life, the Expo with the most staying power has been mascot Youppi!, who joined the rotation at Bell Centre, home of the Canadiens, Montréal's hallowed NHL franchise.
       
      Youppi! hit the ice just more than a year after his team's departure put him out of work. His presence, along with that of a banner honoring the Expos' 1969-2004 existence and the team's retired numbers, makes Nos Amours more visible there than at the Big O. The luxury condos that stand where Labatt Park -- the proposed downtown stadium that would have helped the franchise stay put -- would have been built are only a couple blocks away from Bell Centre, so it almost makes sense for it to feel closer to home.
       
      Where the sport thrives, however, is in Baseball Québec's tight infrastructure.
       
      The organization emphasizes getting kids involved early through two main programs, Rally Cap and Winterball, which is sponsored by MLB.
       
      In Rally Cap, players ages 4-7 are taught skills and techniques, being evaluated as they meet different performance targets. With each level advanced, they get a new hat of a different color.
       
      "Winterball," Taillon said, "is designed to provide gym teachers with plans to initiate students in grades 3, 4 and 5 to baseball."
       
      Prospective players are evaluated for Baseball Québec's high-performance leagues between ages 14 and 15. From there, it is Midget AAA and the Ailes du Québec program, the province's U17 team.
       
      Those who continue play in the ABC program in the fall and winter and the Elite League in the summer. Players at this level are at the top of their game, and many are either drafted or signed to play college baseball in the United States.
       
      Martin and Gagné are veterans of the ABC program.
      One player hoping to follow in their footsteps is James Lavinskas, a 20-year-old third baseman for the Montréal Elites, one of the only shows in town for baseball fans.
       
      A three-sport star in football, baseball and hockey at a Connecticut prep school, Lavinskas came up through the Elite League's feeder programs, and now he is heading to the United States for college ball.
       
      Lavinskas will play for Seminole State College in Oklahoma, following once again in Gagné's footsteps.
       
      "Guys are getting drafted every year," Lavinskas said, summing up his hopes after moving on from the Elite League.
       
      With Baseball Québec's work, the sport's foundation in Montréal is stabilizing, with or without Olympic Stadium's help.
       
      Aside from a single postcard and one or two minutes of a 30-minute tour, baseball's only other fingerprint on the facility stands right out front, a statue of Jackie Robinson.
       
      After signing Robinson, Branch Rickey sent him to Triple-A Montréal. On the road, Robinson was jeered just as he would be when he was promoted, but in Montréal, fans loved their star second baseman.
       
      Robinson batted .349 with the Triple-A Royals that season, leading the team to a 100-win season. During Robinson's final game with the team, fans gave him a standing ovation, and a second curtain call, amazing support for a black athlete in 1946.
       
      "The fans just chased him after the game because they loved him and didn't want him to go," Canadian Baseball Hall of Fame president and CEO Tom Valcke said. "Rachel Robinson once said, 'That must have been one of the first times a white mob was chasing a black man for a good reason.' Don't tell me Montréal has bad baseball fans. They've always been great."
      Even if baseball did not live on at Olympic Stadium, at least baseball left a marker of tolerance in its place, and that is worth more than a hall of jerseys and signed balls. Stephen Ellsesser is a contributor to MLB.com. Associate reporter Jayson Addcox contributed to this report. This story was not subject to the approval of Major League Baseball or its clubs.
       
       
       
       
       
       
      A ballpark that never was
       
      MONTREAL -- Labatt Park has had two deaths -- not bad for something that never actually existed.
       
      Condos now stand where the downtown park would have been built, and after the project was canned, the model of the park was passed to the Canadian Baseball Hall of Fame and Museum.
       
      On one truly unlucky night in the Hall's archives, the model also met its destruction.
       
      "They just destroyed it, the two very troubled young men," said president and CEO Tom Valcke, recalling a day he said literally brought tears to his eyes. "It could have been a stagecoach or an old ping-pong table, but they wanted to destroy whatever got in their way that night."
       
      The 12-by-12 model, too large to be a regular fixture at the St. Marys, Ontario, museum, was in storage. Although a smaller Labatt Park model exists, the larger one (valued at $80,000 Canadian) was a sight to behold.
      "It was something -- one of the showstoppers in our collection," said Tom Valcke, director and CEO of the Hall. "I've never seen anything else like it, nothing before and nothing since. The detail -- individual seats, trees, all the concession stands -- it was beautiful."
       
      The model made an initial showing at the Hall, then Valcke put it away until a proper space could be created for it.
       
      Less than a month after the Expos franchise began its new life at RFK Stadium, two teenagers broke into the building where the model was kept and destroyed it, adding a bizarre and somewhat ironic twist to the life of the park that never was and never would be.
       
      Valcke said the Hall kept the pieces and that it could be reassembled, but that the task would be daunting and that it would be difficult to recapture the piece's original majesty. "We kept every single splinter of it," he said. -- Stephen Ellsesser
    • By Philippe
      Un article intéressant sur portfolio.com que j'ai trouvé sur skyscraperpage.com. Selon cet article et selon les revenus personnels disponible (API), Montréal serait, avec Riverside, les deux seuls villes capables de faire vivre une nouvelle équipe de Baseball... Et Montréal se classerait 3ème en Amérique du Nord pour attirer une franchise de la NFL ...
       
      Extrait de l'article
       
      Just two markets currently outside of MLB have income bases sufficiently large to join its ranks: Riverside-San Bernardino, California, and Montreal. And the latter is tainted because it lost a baseball franchise, the Expos, to Washington five years ago (the Expos were renamed the Nationals).
       
      La charte pour tous les sports
      http://www.portfolio.com/resources/SportsChart.pdf
       
      L'article:
      http://www.portfolio.com/industry-news/sports/2009/12/04/how-cities-rank-for-potential-sports-expansion/index1.html
    • By pedepy
      this is kinda old, but it's well written and pretty interesting from an 'historical' point of view, of sorts ...
       
      it's a 1999 washington post tourism piece, set in the context of a d.c. man visiting montreal, and going to a ball game "to see the team washington will probably inherit". it nicely highlights the city's unique attractions, all the while quite accurately summing up the general mood that surrounded baseball in montreal at the time.
       
      oh, and for extra sentimentality, read with
      in the background ...  
      -----------------------------------
       
      Montreal, Expos'd
      Visiting the City Whose Team Might Call D.C. Home
       

      By Mike Tidwell
      The Washington Post
      Sunday, July 11, 1999
       
       
      Hundreds of crazed fans in this crowd of 5,000 foreigners begin standing and savagely slamming the backs of their chairs up and down, up and down to register their intense approval of what's going on on the playing field. The act creates sharp explosions of sound not unlike small-arms fire. The only people not banging chairs, it seems, are the sticky-fingered children eating deep-fried dough or forking strange mounds of fried potatoes laced with cheese and gravy.
      Suddenly, down on the field halfway through this "match," something bad happens for the home team. The French-speaking fans begin yelling at the mostly Spanish-speaking players: "Pourri! Pourri!" Rotten! Rotten! People whistle and blow long, booming plastic horns.
       
      I am, of course, taking in a major league baseball game in Montreal. I'm watching the pinstriped Expos on their home turf, a nine-inning experience that's perhaps the best multicultural adventure available to Washingtonians within easy flying distance of Reagan National Airport. It's a spectacle, a combination of God's two greatest inventions: baseball and international travel. As a junkie for both, I'm borderline apoplectic, immersed in fastballs and home runs, foreign billboards and surnames I can't pronounce.
       
      But a worrisome question nags as I sip my Molson: Do we really want these guys? Unless you're tone deaf to sports news, you probably know there's rampant speculation that the financially troubled Expos may move to the D.C. area.
       
      So I've come here as more than a sports tourist. I'm on a scouting mission, crossing the border for a sneak preview. I've already told my 2-year-old son, an emerging fan back in Takoma Park, that this is his team. He wears a tiny Expos hat when we play Whiffle ball in the back yard.
       
      But seeing this team firsthand reveals the naked truth: They're awful. Just now, an Expos batter strikes out on four pitches against the Philadelphia Phillies, triggering grumbles from the sparse crowd at Olympic Stadium. The team mascot--an orange and hairy something called "Youppi" (French for "hooray")--leads the fans in more chair-slamming fun, trying to keep a rally alive.
       
      The next batter runs the count full, teasing the fans, before popping out to the pitcher. More grumbles. The Expos have the lowest team payroll in baseball and some of the youngest players--and they are off to one of their worst starts in the team's 30-year history. Two nights ago, the players committed six errors in a single game.
       
      Again: Do we really want these guys?
       
      The answer, of course: Oui! Si! Yes! Please! Pretty please! Pretty please with whipped cream and a new, stylishly retro downtown stadium within easy walking distance of the Metro on top!
       
      Expos second baseman Wilton Guerrero steps to the plate as Youppi waves his hirsute arms wildly and the fans begin yelling things in French I can't understand. Guerrero, like the rest of the team, is in a terrible slump, and he falls behind in the count just as I come to a realization: Whatever happens in this game, I'll leave without regrets. If the Expos decamp for Washington, this will be the last summer to see French Canadian big-league baseball, a phenomenon worth catching before it goes, if for no other reason than it provides something found nowhere else in North America: minor league baseball with major league players.
       
      For anyone fashionably tired of big pro salaries, high ticket prices, arrogant players and the hassle of big crowds, the Expos offer the best of all worlds. I took a cheap Air Canada flight here, spent two days touring one of the world's great cities, and now I'm getting the farm league treatment: a tiny crowd, players barely old enough to shave, a crazy marriage proposal in the stands brokered by the mascot, and a wooden outfield scoreboard with numbers updated manually by teenagers. All this for the ridiculously low ticket price of less than $5 U.S. and a seat so close to the action that I can almost smell the pine tar.
       
      Guerrero bounces to second for an out, ending the inning. I do the only sensible thing. I order another Molson.
       
      My innkeeper in downtown Montreal, Madeline, says in accented English, "So what if the Expos leave town? There are many things fantastique and unique in Montreal besides just the Expos."
       
      She's right, of course, and during my two-day stay I'm determined see some "things fantastique" before hitting the ballpark.
       
      I begin by renting a mountain bike and pedaling straight to the top of Mont Royal, the dramatic, forested mountain (okay, a big hill) in the dead center of town that gives the city its name. A winding gravel road takes me through stands of Canadian maples to a beautiful summit park designed by Frederick Law Olmsted. It's odd to stand at the grassy pinnacle and be eyeball to eyeball with the tops of skyscrapers just 10 blocks away.
       
      On the way down, pausing for great views of the lovely St. Lawrence River, I pass a pair of oddly segregated cemeteries--one for French speakers, one for English speakers--a site that mutely summarizes the long-festering cultural divisions within Quebec.
       
      I pedal to the cobblestone streets of Old Montreal, a 40-square-block delight of colonial structures and alleyways filled with horse-drawn caleches and itinerant artists. A warm spring sun has unloosed crowds of diners on the city's Euro-gamut of outdoor cafes, bistros and restaurants. The legendary French Canadian reputation for highly developed leisure skills is on full display this Sunday afternoon amid a sea of white tablecloths and red wines so good that even the vin de maison is a pretty sure bet. I eat grilled salmon served rare with escargots on a bed of scallions and garlic, and nearly swoon.
       
      The next day is game day. I visit the Old Fort on St. Helen's Island, in the middle of the St. Lawrence River, before heading to Olympic Stadium. After the War of 1812, the British prepared for a possible American invasion of Montreal by building this moated fortress with eight-foot-long cannons and two-meter-thick stone walls. As something of an invader myself, I grow slightly self-conscious inside those walls. Maybe I'm paranoid, but the eyes of those period-dress sentries make me think they're onto me, pegging me as the expeditionary fingertip of Washington's long arm reaching up to snatch the Expos. I make a discreet but hasty exit.
       
      I arrive three hours before the game, leaving plenty of time to tour the flag-festooned Olympic Park. I buy a ticket for the highly touted gondola ride rising from the spine of Olympic Stadium. Photos of the 1976 Games ornament the waiting area: Nadia Comaneci, Kornelia Ender, Sugar Ray Leonard.
       
      But I soon learn something unexpected about myself: Facing backward in a gondola rapidly moving upward at a 45-degree angle makes me afraid. At the top, pale and sweating, I take in a dramatic aerial view of the famous Olympic Village, the Montreal Botanical Garden and the city's 1967 international Expo site.
       
      Back on terra firma, there's time for one more stop: Moe's Deli and Bar, where Expos fans gather. It's a friendly place with exposed-brick walls, barbecued ribs and desserts kept in an old phone booth by the bar. It's happy hour--two-for-one Labatt beers--till well past game time, perhaps to anesthetize the fans for the poor play sure to follow.
       
      I sit at the bar next to Daniel, a baseball-hatted Expos loyalist, who has a message for D.C. fans. "Don't accept our Expos," he tells me. "You've lost two teams of your own before, so you know what it feels like. Please don't do this to us."
       
      I grimace and finish my second Labatt and push back my stool while Daniel, like all Montrealers I meet, remains a friendly sport to the end.
       
      "When you reach the stadium," he says, "buy the cheapest ticket in the house. It's only $7 Canadian [$4.80 U.S.]. Then, after the first pitch, sit wherever you want."
       
      "A $7 seat, please," I tell the stadium ticket seller moments later, handing over my money. I walk through the turnstile, past the popcorn and pennant venders, toward Section 139, right field. Virtually alone in my area, I take in batting practice amid thoroughly modern trappings: artificial turf, a space-age stadium roof, a gargantuan replay screen in center field. But already it doesn't quite feel like major league baseball.
       
      First, of course, there's the ticket price, about a quarter of what you'd pay at Camden Yards. Then there's the action on the field. An Expos coach is pitching batting practice using a wobbly shopping cart full of baseballs, and he's throwing to the beat of French rock music blasting over the P.A. Thirty feet below me, two teenage boys are standing on a crude scaffold, diligently updating a sprawling pre-World War II-type wooden scoreboard that gives results from around the league. This old-fashioned work, utterly exposed to those of us in the cheap seats, involves taking scores from a press-box official, then reaching into several wooden troughs for wooden slabs hand-painted with numbers and sliding them into the appropriate slot. One of them wears a felt Gatsby hat.
       
      I exit the stands for a quick pregame bite. "One order of poutine," I tell the uniformed attendant at a concession stand. Poutine, a uniquely Quebecois concoction combining french fries, cheddar cheese and beef-stock gravy, is so popular that it's served at McDonald's restaurants throughout the province. I watch the cook in back combine the fries and cheese in a tall paper cup, then slop on a ladleful of thick gravy from a stainless-steel vat. He pauses and then, momentarily indecisive, adds a second, heaping ladleful.
       
      I'm back at my seat in time for the national anthem, spearing dripping mouthfuls of poutine with a fork. For extreme junk food, it's not so bad, though halfway through the serving my stomach begins making odd noises that compete with the junior high school band playing "O Canada" with tubas and French horns on the field.
       
      The Expos take the field next, and the crowd, sprinkled more or less evenly across the stadium, begins banging empty seats up and down in preparation for the opening pitch. Twenty-five-year-old Expos pitcher Mike Thurman is on the mound, and as he warms up you can almost sense the whole place cringe. With an 0-2 record and an ERA of 8.05, he's the worst pitcher on the second-worst pitching staff in the National League. Just two nights ago, Expos pitchers gave up 17 runs in a game.
       
      But the first pitch from Thurman is a strike on the outside corner, and cheers go up just as the strange migration begins. True to Daniel's prediction, everyone in the stands not already seated behind home plate makes a beeline for amazingly choice (and empty) lower-level seats just 20 rows from the field (above a narrow VIP section) in an arc from dugout to dugout. I grab the rest of my poutine and join the exodus. By the end of the first inning, we fans are huddled cozily around home plate.
       
      In the third inning, the Expos stage a mini rally. Third baseman Mike Mordecai lines a clean single to left, and the juices start flowing in the stands. I get caught up in the excitement--this is my team, too--so I stand and begin slamming the back of my chair and cheer madly like those around me. The noise coming from these fans is, no exaggeration, as much as I've heard from crowds four times as big in other parks. Despite the high-decibel support, the rally sputters when Thurman strikes out trying to lay down a bunt.
       
      Next to me, a serious fan named Jean Yves Leduc is studiously scoring the game. He says he's attended at least 40 Expos home games every year for the past two decades. He puts down his scoring pencil and reminisces about highlights, including the 22-inning game against Los Angeles in 1987 and the time he shook hands with third baseman Tim Wallach in the parking lot before a game. "I could feel all the calluses on Wallach's hand from taking extra batting practice every day," Yves says. "I'll never forget those calluses. He was so dedicated to this team and to the game."
       
      And what will Yves do if the Expos leave town?
       
      "I had a talk with my girlfriend," he says, "and I decided that, with all my new free time, I would just go ahead and get married and have a life."
       
      It's the top of the fourth when Thurman makes a mistake pitch and Phillies right-fielder Bobby Abreu lifts a second two-run homer into left field. Four-zip, Philadelphia.
       
      "One more Phillies run," mutters the old farmer next to me after removing his teeth, whistling and putting them back in, "and I'm going home to watch hockey."
       
      Halfway through the fifth inning, Yves gets into an animated conversation with a hot dog vendor. It's all in French, and they both laugh a great deal, and I ask Yves what's so funny. "The crowd's so small tonight that the stadium is telling all the vendors--when they go back for more hot dogs--to go home. They're getting paid for only half a game. But this vendor's decided to avoid the order by not going back to resupply. That way, he can at least get his base pay for the rest of the game."
       
      Sure enough, the vendor walks away with a smile, barking to the crowd, "No hot dogs here! No hot dogs! Pas de chiens chauds!"
       
      Unexpectedly, the Expos make a heroic comeback with three runs in the seventh, while a young relief pitcher called up from Double-A somehow keeps the Phillies scoreless. By the bottom of the ninth, the drama escalates. The Expos are down 4-3 with two outs and a man on second. First baseman Ryan McGuire, who has power, steps to the plate.
       
      We may be few, but we fans do our best. Youppi claps his hairy orange hands and directs our cheers to the field. Chairs are banging. The vendor has stopped not selling hot dogs and is rooting like everyone else. The scoreboard guys are smoking nervously, peeping through a hole in the outfield scoreboard. The guy with the false teeth, true to his word, has stayed to the end.
       
      On a 2-1 pitch, McGuire lifts a towering blast to left field. We jump for joy and cheer louder and louder. But the Phillies's left fielder refuses to give up on the ball. He drifts back, back, back and, incredibly, makes the catch standing against the outfield fence. Five thousand people collapse in their seats in anguish and disbelief.
       
      It was a good game, and the young Expos have no reason to drop their chins. But there is something very sad about the way these previously boisterous fans shuffle slowly out of the stadium. An unusually large number stop and linger at souvenir stands by the exit gates. Souvenir. A French word meaning "to remember." For many of these fans, this may very well be the last time they see their Expos. They buy hats, T-shirts, pennants. To remember.
       
      I take the Montreal Metro back to downtown thinking two things. First, I sincerely hope Montreal figures out a way to keep its team, and prosper, even if it means we in D.C. don't get one. Second, if the Expos do come to us, I can't wait for the day when I can take the Washington Metro to a baseball game with my son. I'll really show him how to make a stadium chair hum.
       
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      :rolleyes:



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