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Interesting reading in ESQUISSES | été 2011 |

 

http://www.oaq.com/fileadmin/fichiers/esquisses/ESQ2202.pdf

 

Montréal est le plus grand chantier hospitalier au monde. Au Québec, ce sont quatre

hôpitaux universitaires – les plus complexes des établissements de santé – qui sont en cours de réalisation. Et cela sans compter les CHSLD, les CLSC et autres ressources intermédiaires. Le travail n’est pas le même, mais il est possible de dégager les

principaux défis auxquels les architectes doivent faire face dans ce type de commande. Pour l’architecte Michel Broz, associé de la firme Jodoin Lamarre Pratte, la conception d’un centre hospitalier efficace s’apparente à celle d’un procédé

industriel. « Un hôpital compte des dizaines de départements aux activités différentes à l’interne. Avant de parler de volumétrie et d’architecture avec un grand A,

il faut étudier en profondeur les besoins fonctionnels et les procédures afin que tout soit fluide à l’arrivée.

Une mauvaise planification entraînera des retards dans la gestion des services. » Ces établissements possèdent notamment une logistique complexe : la pharmacie

ou le laboratoire doivent alimenter tous les autres départements et la gestion des déchets biomédicaux, tout comme celle de la buanderie, doit être irréprochable. En matière de séquence de soins, par exemple, la radiologie ou l’endoscopie doivent se trouver à proximité des salles d’opération. L’imagerie médicale est pour sa part très utile en ambulatoire. Des rapprochements sont donc à imaginer au moment où

ces outils, essentiellement diagnostiques jusqu’ici, deviennent thérapeutiques.

D’une part, il faut positionner chaque service au mieux, d’autre part, il faut ségréguer les circulations, en évitant les bouchons. Un patient ne doit pas croiser

un chariot d’alimentation, encore moins un corps évacué vers la morgue. À l’échelle d’un projet comme le CHUM, on doit même éviter le conflit entre la civière et

le personnel. Il faut s’adapter aux volumes d’activité et trafics prévus, aux destinations et provenances, d’autant plus qu’un établissement de soins reçoit toute

une panoplie de clientèles externes, contrairement à d’autres services publics, comme une école, qui accueille un seul type de clientèle. En mode écoute Un hôpital se découpe en trois grands types d’unités : unités de soins, unités ambulatoires, services

thérapeutiques et diagnostiques (où l’on trouve les blocs opératoires, l’imagerie, les urgences et les soins intensifs). Depuis les années 1950, cette dernière

composante, le coeur le plus complexe, prend de l’ampleur. Cela ne veut pas dire que

l’ambulatoire soit un département « facile » pour autant : par exemple, l’hémodynamie génère des interventions de moins en moins invasives, certes, mais très risquées. Michel Broz estime que la règle numéro un est de consacrer beaucoup de temps à la compréhension des besoins avant de se lancer dans la définition du concept. Pour lui, un concept est réussi quand, une fois le bâtiment construit, toute cette complexité se

fait oublier. « Dans une voiture, tout le procédé est caché sous le capot. Le conducteur conduit sans avoir à réfléchir. Dans un hôpital, ça doit être

pareil. » établissements de santé Plus de 10 milliards de dollars seront investis dans les

infrastructures québécoises de la santé d’ici 2015, avec une montée en puissance à partir de 2012. Évidemment, de nombreux architectes sont amenés à concevoir des établissements de santé. Ils auront à l’évidence à relever « quelques » défis.

Hé l è n e L e f r a n c

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• 289 établissements de santé et de services sociaux au Québec (CHSLD, CLSC, centres de jeunesse, centres de réadaptation, hôpitaux, etc.)

• 2492 immeubles (1367 propriétés publiques, 1125 loués à des propriétaires privés)

• 9,1 milliards de m2 de superficie occupés par les immeubles publics

• 10,07 milliards de dollars: prévision d’investissement du Plan québécois des infrastructures 2010-2015, dont 5,2 milliards en maintien d’actifs (entretien des bâtiments, etc.), 4,3 milliards en amélioration et remplacement (rénovations majeures et nouvelles constructions) et 518 millions en parachèvement (projets d’amélioration et de remplacement déjà entamés)

 

(page 19)

 

It is an interesting article, thanks :) I'll read more of it later.

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