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Le secteur Marie-Victorin/Saint-Laurent appelé à se développer

Par Saîd Mahrady

 

Treize lots d’une superficie totale de 139 341,9 mètres carrés, situés dans le secteur Marie-Victorin/St-Laurent, devront, au cours des prochaines années, faire l’objet d’un développement résidentiel et de «commerce de voisinage intégré ou contigu à l’habitation de haute densité».

 

Ledit secteur, qui nécessite un programme particulier d’urbanisme (PPU), est délimité par le projet Village-Liberté-sur-Berges au nord (maisons unifamiliales en rangées construites dans les années 1990), par le fleuve Saint-Laurent à l’ouest, par le boulevard Marie-Victorin à l’est, et au sud par le centre Marcelle-Ferron.

 

Le secteur Marie-Victorin/St-Laurent va s’intégrer à un tout qui comprend également la rivière Saint-Jacques et le boisé de Brossard.

 

Le but ultime est de préserver et de mettre en valeur la rivière et le boisé, et également de déterminer la relation de ce patrimoine naturel par rapport au milieu urbanisé et la communauté.

 

«Il y a quelque chose qui fait défaut de façon importante, c’est l’accès au fleuve, aux parcs et aux berges aménagés. Saint-Lambert et Longueuil ont une piste cyclable qui longe les berges; la nôtre les bifurque et elle est traversée par des entrées de voitures. C’est très dangereux», observe le maire Jean-Marc Pelletier, en entrevue au Brossard-Éclair.

 

Le premier magistrat n’a pas manqué de critiquer «les conseillers indépendants» qui, dit-il, en voulant vendre les terrains du secteur Marie-Victorin/St-Laurent, prennent «le risque de perdre l’accès au fleuve».

 

Rencontrés après la séance régulière tenue le lundi 19 novembre, «les conseillers indépendants» relèvent des «trous dans les règlements» et disent que le PPU a été préparé pour «améliorer un accès visuel au fleuve».

 

Le document d’explication et d’analyse se rapportant au PPU indique que dans le secteur, la majorité des terrains ont été développés et comprennent des constructions de haute densité, mais au fil du temps, «les gabarits et les modes de tenure (condominium ou locatif) varient». En conséquence, «la construction des nouveaux bâtiments devra être réalisée de façon à assurer une intégration avec les bâtiments déjà en place». On s’attend donc à ce que «de nouveaux bâtiments de ce gabarit vont modifier le paysage et changer les possibilités de vues des constructions antérieures». Connaissant cela, «les nouvelles implantations pourront être situées de façon à maximiser les possibilités de vues de l’ensemble du secteur». Ainsi, les scénarios de développement retenus par l’administration touchent neuf sites, chacun muni d’un bâtiment à l’exception d’un seul site où l’on retrouverait trois immeubles. Parmi ces sites, on s’attend à un bâtiment en forme de U, muni de 10 étages et possédant une superficie de plancher à des fins commerciales ne dépassant pas 1000 mètres carrés, et ce, afin de répondre aux besoins de la population locale. Dans tout le secteur, le nombre minimum d’étages est fixé à 10 et le maximum à 19. «En complémentarité avec le centre Marcelle-Ferron situé au sud», on propose l’établissement d’un CHSLD.

 

UN DÉVELOPPEMENT À LONG TERME

La «vision stratégique», se basant sur le PPU du secteur Marie-Victorin/St-Laurent (une planification étalée sur 10 ans) et intégrant le secteur adjacent à la rivière Saint-Jacques entre la route 132 et le boulevard Taschereau, s’inscrit dans les orientations du conseil, lesquelles ont trait au développement du territoire municipal sur un horizon de 25 ans.

 

Pour ce qui est du secteur touché par le PPU, l’accès au site sera identifié par l’aménagement d’une porte d’entrée, ce qui lui donne un caractère particulier. Suivra aussi l’aménagement du boulevard St-Laurent et de deux nouveaux parcs d’une superficie de 7150 mètres carrés, soustraits à même trois lots de terrains. On note également que des couloirs d’en*viron 40 mètres existent entre les bâtiments des terrains riverains et que cette notion de couloir devra être encouragée pour tout futur projet. Le but étant de conserver des points de vue intéressants pour les bâtiments qui ne sont pas à proximité du fleuve.

 

À quelques centaines de mètres du secteur Marie-Victorin/St-Laurent, à vol d’oiseau, coule sur une distance de 25 kilomètres la rivière Saint-Jacques. Décrété par Québec comme «équipement d’intérêt collectif» et possédant un «potentiel écologique et récréatif intéressant», le territoire de la rivière Saint-Jacques tout comme celui du boisé de Brossard qui chevauche également Carignan et La Prairie, devront être conservés et confirmés à travers un statut de «parc régional». Toutefois, avant d’aller dans «l’exploitation du potentiel récréatif et touristique», il faut «assurer, note le document, la pérennité des peuplements forestiers les plus intéressants et la préservation des habitats fauniques».

 

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WOOHOOO!!!! Vive Brossard!!!!

 

Dans tout le secteur, le nombre minimum d’étages est fixé à 10 et le maximum à 19.

 

ça me surprend. je croyais que la limite à Brossard était de 15 étages...mais 19 c'et quand même pas mauvais!!!

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