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Gignac: les Québécois doivent surmonter leur «malaise» face aux riches


monctezuma
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Allez dire ça à Françoise David maintenant...

 

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Gignac: les Québécois doivent surmonter leur «malaise» face aux riches

 

Publié le 15 avril 2011 à 17h12 | Mis à jour le 15 avril 2011 à 18h06

 

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Sylvain Larocque

 

La Presse Canadienne

 

Les Québécois devraient cesser d'éprouver un «malaise» face aux riches et se montrer aussi fiers de leurs entrepreneurs que de leurs artistes, a soutenu vendredi le ministre du Développement économique, Clément Gignac.

 

«Au Québec on dirait qu'on a un problème avec les gens qui sont riches. C'est comme si on avait un malaise. Et ça, il va falloir travailler là-dessus. Je veux qu'un jour, on soit aussi fiers des entrepreneurs qui réussissent, qui font de l'argent et qui créent des jobs qu'on peut l'être de nos artistes qui se distinguent au Québec ou à l'étranger», a déclaré M. Gignac à la tribune du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), suscitant les applaudissements spontanés des gens d'affaires venus l'entendre.

 

Le ministre a tenu à rappeler que plus du tiers des contribuables québécois ne payaient «pas une cenne d'impôt» et que ceux gagnant 100 000 $ et plus par année représentaient à peine deux pour cent du total, contre six pour cent en Ontario.

 

Le «problème» du Québec, ce n'est pas tant la générosité de ses programmes sociaux, ni même la taille de son État, mais la faiblesse de son produit intérieur brut (PIB) par rapport à celui du reste du Canada et des États-Unis, a martelé Clément Gignac. En riant, il a confié à l'auditoire qu'il ne se plaindrait pas de se faire surnommer «le ministre du PIB».

 

Au Québec, le PIB par habitant est 5000 $ inférieur à celui de l'Ontario, 7000 $ moins élevé que celui du Canada et 17 000 $ en deçà de celui des États-Unis, a énuméré le ministre.

 

Cette pauvreté relative de la province fait en sorte que celle-ci doit compter sur la péréquation fédérale pour financer ses programmes sociaux, une dépendance dont Clément Gignac a dit vouloir libérer le Québec.

 

Pour accroître la productivité du Québec, et par ricochet sa richesse, il faut hausser le taux d'emploi de la population et investir davantage dans les nouvelles technologies, a plaidé le ministre.

 

Des progrès ont été réalisés sur le plan du taux d'emploi au cours des dernières années. Par contre, les entreprises québécoises dépensent encore 1000 $ de moins par année et par employé dans les technologies de l'information que celles de l'Ontario, a-t-il relevé.

 

«On peut bien vouloir être plus productifs, mais il faut avoir les bons outils, les bons logiciels.»

 

Les Québécois pourraient également apporter leur contribution en augmentant leur nombre d'heures de travail, a souligné M. Gignac. Au Québec, on travaille en moyenne 60 heures de moins par année qu'en Ontario et 175 heures de moins qu'aux États-Unis.

 

Le ministre s'est toutefois empressé de reconnaître le caractère délicat de cette suggestion, évoquant la controverse qui avait suivi une proposition semblable faite par l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, en 2006.

 

«Compte tenu du caractère précaire de mon emploi, on va changer de sujet», a-t-il lancé.

 

Aide aux entreprises

 

Même s'il continue de croire à la pertinence du modèle québécois, Clément Gignac a estimé vendredi que le gouvernement pouvait en «faire plus» pour réduire sa taille.

 

Il s'est ainsi félicité que son ministère soit en train de faire passer de 15 à six le nombre de programmes d'aide aux entreprises, ce qui devrait entraîner des économies de 300 millions $ d'ici 2013-2014.

 

Quant à la bonne manière d'accompagner les entreprises, «les politiciens ne doivent pas empêcher la restructuration de l'économie», a insisté M. Gignac, y voyant un «piège».

 

«Ce n'est pas de ma faute, moi, si les gens n'achètent plus les journaux et décident de les lire directement sur leur iPad», a-t-il lâché pour illustrer la réticence du gouvernement à subventionner les activités traditionnelles de l'industrie forestière.

 

C'est pour la même raison que Québec n'a pas déployé d'efforts titanesques pour sauver de la fermeture la raffinerie Shell de Montréal-Est.

 

«Soyons logiques, a expliqué le ministre. Si on veut développer la filière des véhicules électriques, ça veut dire qu'il va y avoir moins de gens qui vont aller faire le plein d'essence. Donc est-ce qu'on va mettre des centaines de millions de dollars pour moderniser une raffinerie de 75 ans qui ne répond même pas aux nouveaux standards internationaux, c'est-à-dire (la prédominance des) grosses raffineries?»

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Je n'ai rien contre le fait de faire beaucoup d'argent. C'est plutôt la manière qu'il a été acquis et comment il sera utilisé qui importe.

 

Très d'accord avec toi. Ce n'est pas la richesse qui fait problème mais l'attitude de certains hommes d'affaires bien connus qui finissent par nous dégouter de leur fric. Pour avoir de la fierté pour quelqu'un il faut pouvoir se reconnaitre dans leur succès. Et il y a plein d'exemples de gens qui ont réussi et dont on est fier: les frères Lemaire, les Beaudoin, les Bombardiers, Laliberté, Céline et René et beaucoup, beaucoup d'autres.

 

Alors cet argument de la part de Gignac est une perception erronée et fausse qui relève de la légende urbaine. Le québécois préfère plutôt s'amuser et profiter de la vie. Sa relation avec l'argent en est une de commodité, l'argent n'est pas l'objectif mais un moyen d'être plus satisfait. En cela nous sommes effectivement différents des nord-américains puisque c'est un trait culturel qui découle de notre caractère latin.

 

On ne veut pas accumuler l'argent mais en profiter car la vie est bien courte et notre dernière pensée n'aura certainement rien à voir avec le PIB national.

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Très d'accord avec toi. Ce n'est pas la richesse qui fait problème mais l'attitude de certains hommes d'affaires bien connus qui finissent par nous dégouter de leur fric. Pour avoir de la fierté pour quelqu'un il faut pouvoir se reconnaitre dans leur succès. Et il y a plein d'exemples de gens qui ont réussi et dont on est fier: les frères Lemaire, les Beaudoin, les Bombardiers, Laliberté, Céline et René et beaucoup, beaucoup d'autres.

 

Alors cet argument de la part de Gignac est une perception erronée et fausse qui relève de la légende urbaine. Le québécois préfère plutôt s'amuser et profiter de la vie. Sa relation avec l'argent en est une de commodité, l'argent n'est pas l'objectif mais un moyen d'être plus satisfait. En cela nous sommes effectivement différents des nord-américains puisque c'est un trait culturel qui découle de notre caractère latin.

 

On ne veut pas accumuler l'argent mais en profiter car la vie est bien courte et notre dernière pensée n'aura certainement rien à voir avec le PIB national.

 

Le problème n'est pas qu'on dépense de l'argent pour s'amuser, c'est qu'on méprise ceux qui préfère garder leur argent et travailler plus. On se dit que s'ils sont riches, c'est qu'ils on dû voler les autres (ce qui explique pourquoi il y a des pauvres...). Et on se dit: Si ce gars là est riche, pourquoi ne me donne-t-il pas de l'argent. J'ai le droit de dépenser tout autant que lui...

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Je comprends pas vraiment c'est quoi cette obsession avec le PIB par habitant et de toujours se comparer avec les states et l'ontario.

Ce n'est qu'une mesure de la "richesse" des habitants d'un pays, qui oui est la plus précise en ce moment, mais il faut voir au-dela des chiffres aussi.

 

IMO j'aime bien mieux avoir un PIB/Capita de 33 000$ et avoir un gini coefficient qui a du bon sens et savoir que la richesse est mieux répartie (sans être parfait, c'est normal, on est pas dans un pays communiste, mais vous comprennez) à l'intérieur de mon pays que d'avoir un "OMG-WOW-IMPRESSIONNANT-OVERTHETOP" GPD/Capita de 47 000$ et avoir une partie de ma population qui vie littéralement avec des conditions digne du tiers monde et me vanter à la planète d'être la société la plus riche, quand en réalité 23.9% du revenu produit est gobé par le 1% plus riche (USA)

 

Entk je sais que je déroge un peu du sujet, mais mon point est que oui c'est clair qu'il faut continuer à améliorer notre PIB! C'est primordial et c'est important de se comparer, mais faut pas seulement regarder les chiffres, il faut aller plus loin, et dépenser nos bidoux d'une manière intelligente.

Edited by yveslachance
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Ben voyons, le PIB est un comparatif simple qu'on utilise.

 

Plus de PIB, plus de revenues en impots au gouvernements qui peuvent enfin payer des projets utiles et nécessaires (voir champlain, métro, autoroutes, musées, hôpitaux), il n'y aurait pas autant de picossage si l'argent est là pour tous les projets que j'énumère.

 

Plus de PIB, veut aussi dire plus de revenues disponibles à dépenser, à épargner. T'aurais beaucoup plus de tours de prestige, de belles tours, que du pré-fab de 10 étages qu'on trouve sur René-Lévesque (notre boulevard supposément prestigieux).

 

Plus de PIB, veut dire qu'on garde notre monde ici au Québec et on en attire d'autre, on garde nos jeunes diplômes, on garde nos plus talentueux et on en attire plus!

 

Emmenez-en de la richesse, oui on en veut!

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Bien oui on en veut de la richesse et un PIB plus élevé pour payer nos services et nos infrastructures, personne ne sera contre ça. Au Québec nous avons tous les outils et les ressources naturelles pour nous enrichir collectivement. Nous avons aussi l'expertise et les connaissances pour développer ces richesses et en produire d'autres par la transformation locale et l'exportation. Nous avons aussi un bon système d'éducation et des universités qui contribuent à produire des gens compétents et bien formés pour réaliser les défis d'aujourd'hui et de demain. Et finalement nous avons une économie diversifiée et présente dans la majorité des secteurs de pointe et d'avenir.

 

Reste maintenant à intéresser nos jeunes à poursuivre leurs études et compléter leur formation par un changement de mentalité. Convaincre les décrocheurs de la pauvreté qui les attend et encourager la diplomation et la recherche dans tous les domaines économiques qui répondent aux besoins d'une société moderne et développée.

 

La richesse matérielle est un moyen de s'affranchir de la dépendance de l'État et contribue automatiquement à l'enrichissement collectif par les impôts et les taxes, s'il n'y a pas d'évasion fiscale. Malheureusement, et c'est là où une majorité accroche, à cette image de l'homme d'affaires véreux qui n'a pas cessé de remplir nos journaux d'exemples toujours plus nombreux.

 

Ainsi avec la richesse vient la responsabilité sociale et le devoir de contribution pour une société plus égalitaire qui offre des chances équivalentes à tous ses citoyens. Avec la richesse devrait aussi venir le mécénat qui demeure encore trop peu développé dans la société québecoise. Et aussi encore là la richesse est associée à l'image de la corruption et à l'avidité dont notamment l'industrie de la construction nous a abreuvé depuis quelques années déjà. Finalement la richesse a été méprisée avec raison face à l'action anti-syndicale de certains hommes d'affaires qui ont fait les manchettes simultanément avec tous les autres mentionnés ci-haut.

 

Pas étonnant alors que la richesse ait mauvaise presse et qu'elle soit mal vue par une couche de la société. Ce sont ici les valeurs morales qui en prennent un coup et malheureusement la richesse rime trop souvent avec absence de valeurs humaines, de compassion et de partage. Cette perception n'est donc pas accidentelle mais la conséquence d'un mouvement néo-libéral qui envahit l'occident et réduit peu à peu les acquis sociaux.

 

Le Québec étant l'État le plus social-démocrate en Amérique, a donc nécessairement un rapport avec la richesse qui diffère des sociétés plus matérialistes dont l'américaine représente presque l'idéal pour une majorité de gens. Nous souhaitons,ici, plus de richesse mais voulons en même temps qu'elle profite au maximum sans toutefois limiter bien sûr l'enrichissement personnel. C'est cette recherche d'équilibre, qui je crois est toute à notre honneur et qui nous distingue le plus.

 

On veut s'enrichir mais plus ensemble qu'individuellement car après tout la richesse mal partagée conduit toujours à une société davantage criminalisée, à la pauvreté abjecte, à la violence et à l'absence de qualité de vie pour la majorité.

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