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Israël: les leçons pour le Québec


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Publié le 04 octobre 2010 à 06h29 | Mis à jour à 06h29

 

(Montréal) Ils déposent plus de brevets, lancent plus d'entreprises et attirent plus de capital-risque que quiconque sur la planète. Malgré un territoire pauvre en ressources naturelles et une situation politique instable, les Israéliens se sont hissés au sommet des indicateurs internationaux d'innovation. Le Québec, qui traîne la patte en la matière, peut-il s'inspirer de l'État hébreu?

 

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Lundi dernier, à Québec. Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, lance les mises en candidature pour combler un tout nouveau poste: celui de «scientifique en chef».

 

La personne choisie deviendra à la fois le chef d'orchestre, le conseiller du gouvernement et le porte-parole de tout ce qui touche à la recherche québécoise et son financement. Ce rôle, les Israéliens le connaissent bien. Ils comptent sur un scientifique en chef depuis 1984.

 

Le parallèle n'est pas fortuit. «Mon idée de créer le scientifique en chef est venue quand j'ai regardé ce qui se passe en Israël - un petit pays, mais qui a des gains de productivité très élevés», a révélé à La Presse Affaires le ministre Gignac lors du dévoilement de la stratégie québécoise sur l'innovation, au printemps dernier.

 

Cet exemple illustre un fait méconnu, mais facile à vérifier: le milieu de l'innovation québécois a les yeux rivés sur Israël, un territoire qui compte une population et un PIB similaires à ceux de la province, mais qui innove beaucoup plus.

 

«Israël est un monde que je connais particulièrement bien et qui a influencé mes réflexions depuis sept ans», dit Jacques Bernier, associé principal de Teralys - plus important réservoir de capital-risque du Québec et de tout le Canada avec 700 millions sous gestion.

 

M. Bernier dit aller en Israël en moyenne une fois par année. Il y a deux ans, Raymond Bachand, actuel ministre des Finances qui occupait à l'époque le siège de M. Gignac au Développement économique, s'y est aussi rendu avec une importante délégation commerciale.

 

But de la mission: tisser des liens, mais aussi prendre quelques notes.

 

«Israël est similaire au Québec à plusieurs points de vue, observe M. Bachand en entrevue. Il y a la taille, il y a ses secteurs porteurs qui sont très similaires à ceux du Québec - la biotechnologie, la pharmaceutique, les technologies de l'information. Et Israël est un leader mondial à la fois dans les secteurs technologiques et le capital-risque.»

 

«Pour motiver un changement de perspective sur la technologie au Canada ou au Québec, Israël est le pays qui nous offre la plus belle occasion», dit carrément Céline Bak, du Russell Mitchell Group, groupe de consultants en technologie établi à Ottawa.

 

Pourquoi Israël?

 

«Quand on parle de la Chine, les gens nous disent: ils sont un milliard et demi, il n'y a pas de démocratie, ce n'est pas la même chose, répond Mme Bak. Avec Israël, on n'a pas d'excuse. C'est un pays où il n'y avait rien ou si peu il n'y a pas si longtemps, et tout d'un coup il se retrouve chef de créneau dans plein de secteurs.»

 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201010/04/01-4329218-israel-les-lecons-pour-le-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS2

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:stirthepot: L'idée de prendre exemple sur Israël pour développer davantage la recherche et le développement, le pourcentage de brevets etc., n'est pas une mauvaise idée, loin de là, mais le contexte dans lequel l'état hébreu fonctionne explique davantage le phénomène qu'un simple désir de progrès comme on le constate au Québec.

 

En effet Israël est confronté à un besoin de survie autant au niveau politique par la menace de ses voisins, que par son territoire minuscule: pauvre en ressource, aride et désertique. C'est alors à mon avis davantage une réaction psychologique qui incite fortement à agir et résoudre des problèmes urgents qui les concernent directement, qu'une qualité nationale particulière.

 

Face à la menace ou au danger, l'homme, par instinct, réagit proportionnellement en utilisant sa meilleure arme, son imagination et son esprit de création. Plus il sera contraint, plus il développera ses capacités de résilience jusqu'à ce qu'elles deviennent un peu comme une seconde nature. Cela n'enlève certainement rien au mérite de l'état juif puisqu'il faut non seulement les conditions mentionnées plus haut, mais aussi un haut degré d'éducation parmi la population. Ce dernier facteur est déterminant car c'est lui qui fera la différence entre une état gagnant ou perdant, Haïti étant notamment à l'autre bout du spectre en comparaison.

 

Ici les deux états mentionnés précédemment ont une importante diaspora qui fournit une bonne partie des fonds. Dans le premier il va en partie pour l'innovation, dans l'autre il ne fournit qu'un minimum pour la survie au quotidien en disparaissant à mesure qu'il arrive. Je retiens donc trois éléments principaux nécessaires à l'équation: un besoin de survie qui met de la pression pour créer des solutions, une éducation généralisée qui fournit les cerveaux et une diaspora qui contribue à l'argent nécessaire et au capital de risque.

 

Maintenant le Québec dans tout ça a une expérience presqu'aux antipodes de nos deux exemples: il survit très bien, a beaucoup de ressources et n'a pas de diaspora pour l'appuyer, ne comptant que sur ces propres fonds accumulés pour nourrir l'innovation. On pourrait ainsi comparer la province à un état rentier qui vit en grande partie de son capital de ressources naturelles, qui supporte en grande partie la société avec plus ou moins un léger bénéfice sous forme d'enrichissement collectif.

 

On a donc développé davantage un esprit de rentier, un peu paresseux et qui sait, un peu trop confiant en l'avenir, grâce à nos importantes richesses naturelles et le support de l'état providence? En conséquence nous avons une force d'inertie qui nous donne cette sorte d'apathie en s'appuyant sur nos acquis. Qui peut nous blâmer? C'est le lot des sociétés riches qui perdent un peu de cette motivation nécessaire pour fouetter les troupes.

 

Un facteur pourrait cependant réveiller cet esprit d'innovation et de dynamisme en recherche et développement, serait l'indépendance du Québec qui ajouterait une pression suffisante pour entretenir et éventuellement nous permettre de dépasser nos concurrents économiques. Autrement seule la survie de nos industries et notre compétitivité ( productivité, capital, recherches entre autres) peut amener l'eau au moulin du développement.

 

Consolons-nous, la grande majorité des pays développés ont atteint ce seuil de confort qui les met à la traine des pays émergents, en transformant la population en consommateurs plutôt qu'en producteurs et innovateurs. Ce serait donc un résultat normal, dont seul un plus grand désir d'enrichissement pourrait changer la donne, en motivant à aller plus loin dans le développement. Ce que là encore la plupart des économies nationales font avec un succès mitigé, pour s'assurer de demeurer dans la course et conserver idéalement leur place dans l'échelle de comparaison avec les autres économies développées.

 

Il faudra alors faire un effort considérable pour arriver au même degré d'innovation qu'Israël, ce que je doute fortement. Mais bien sûr l'intention est très louable et certainement pas vaine. Néanmoins il faut y aller par secteurs et par territoires, car plus on ciblera les objectifs, plus on augmentera nos chances de succès. Le développement régional offrant ici, à mon avis les meilleures garantis de succès parce que justement l'instinct de survie y est plus présent.

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    • By mtlurb
      Journal de Montréal:
       
      MONTRÉAL – Ivanhoé Cambridge s’apprête à donner une cure de jeunesse au Reine Elizabeth, son hôtel emblématique, situé dans le centre-ville de Montréal.
       
      Les rénovations que subira l’établissement, affilié à Fairmont, font partie d’un plan d’ensemble qui touche l’ensemble des propriétés de l’entreprise, située dans le centre-ville de la métropole.
       
      C’est ce qu’a indiqué Daniel Fournier, le chef de la direction de la filiale immobilière, lors de la publication des résultats annuels, mercredi.
       
      ----
      Je ne sais pas si il y s'agit de réfection ou de rénovations intérieures, mais voilà, c'est déjà ça!
    • By loulou123
      voici le lien c est tres intressanthttp://www.geog.umontreal.ca/donnees/geo3282/Ville%20de%20Montr%C3%A9al/Montr%C3%A9al.pdf
    • By loulou123
      BLADES OF GLORY
      Le STADE COMME DÉCOR. Qui eût cru qu'en 2007 le Stade olympique de Montréal serait en vedette dans un film hollywoodien! C'est le cas dans Blades of Glory, une nouvelle comédie avec Will Ferrell où Montréal est à l'honneur.
       
      «On a eu tellement de plaisir à tourner à Montréal qu'on aurait aimé y tourner tout le film», dit le plus sérieusement du monde Will Ferrell, en entrevue à Los Angeles la semaine dernière.
       
      Blades of Glory est une satire du milieu du patinage artistique dans laquelle Will Ferrell campe un champion déchu.
       
      Ceux qui iront au cinéma à partir du 30 mars n'auront pas qu'un air de déjà-vu, le film est une vraie carte postale touristique de la ville !
      Tournées l'hiver dernier pendant deux semaines, les scènes du film ont comme décors le Vieux-Montréal, le canal de Lachine, l'Usine Five Roses, l'intérieur et l'extérieur du Palais des congrès et, bien sûr, le Stade olympique où se déroule la finale de patinage artistique.
       
      «C'est assez rare que Montréal fasse partie du scénario. Ça ne s'est fait qu'à deux ou trois reprises, comme dans The Score, avec De Niro (2001), et Taking Lives, avec Angelina Jolie (2003)», précise Adrian Knight, directeur montréalais des lieux de tournage.
       
      Mis à part le facteur économique, ce qui a séduit les deux réalisateurs du film est l'architecture des années 70.
       
      «On aime Montréal, on est fans de l'architecture de la période olympique avec le Stade et Habitat 67, même s'il y en a plusieurs là-bas qui détestent ça !» ont déclaré Josh Gordon et Will Speck, également en entrevue la semaine dernière à Los Angeles.
       
      Ces derniers ont aussi été attirés par les canaux fluviaux de la ville où ils ont pu tourner une course en patins.
       
      Ils ont toutefois eu des petits pépins avec le bassin Bonsecours qui n'était pas tout à fait gelé en mars, ce qui a eu pour effet de repousser les délais de tournage de deux semaines.
       
      Non seulement ils ont tourné une partie du film dans la métropole, mais les spectateurs seront surpris d'entendre quelques figurants s'exprimer en «québécois».
       
      Rémy Girard
       
      Il y a même Rémy Girard qui fait une courte apparition en homme d'Église au début du film.
       
      «Normalement, les équipes qui tournent dans une ville font semblant que ça se déroule ailleurs. Nous, on a mis Montréal partout: sur les sacs, les chaussures, les manteaux», ajoute un des réalisateurs.
       
      De fait, sur les objets promotionnels et affiches du film, le nom de Montréal est bien en évidence.
       
      À Montréal, on se réjouit d'une telle visibilité.
       
      «Ce film sera vu par des millions de personnes dans une soixantaine de pays. Aucune campagne de pub ne peut acheter ce niveau d'exposure», dit Hans Fraikin, du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec.
       
      «Les retombées économiques d'un tel tournage sont importantes», affirme Adrian Knight, directeur des lieux de tournage, précisant que chaque lieu de tournage bénéficie par le fait même d'un cachet.
       
      Blades of Glory (Les Rois du patin) sort en salle le 30 mars.
       
      Le film 300, qui bat des records au box-office en ce moment, a été entièrement tourné à Montréal dans les studios Mel's, et ce sont trois sociétés montréalaises qui ont produit les effets visuels.
    • By WestAust
      DURING the 2000 presidential campaign, the candidate from Texas fielded a question from Canada: “Prime Minister Jean Poutine said you look like the man who should lead the free world into the 21st century. What do you think about that?”
       
      When George W. Bush pledged to “work closely together” with Mr. Poutine, Montrealers fell off their chairs laughing. It wasn’t so much that the Canadian leader was, in fact, Jean Chrétien, but that the “reporter” — Rick Mercer, a television comedian — had invoked the city’s emblematic, problematic, comedic junk food dish: poutine.
       
      A gloppy, caloric layering of French fries, fresh cheese curds (a byproduct of Cheddar making) and gravy, poutine goes deep into the Quebequois psyche. Somehow, Quebec’s rural roots, its split identity (Acadian farmers or Gallic gourmets?) and its earthy sense of humor are all embodied by its unofficial dish.
       
      This may be one reason that until now poutine has not traveled well. True, it was on the menu for years at Shopsin’s, the quirky West Village restaurant that closed this year, but so was nearly every other known foodstuff. But recently, it has materialized in a handful of cities across the United States. In New York City, it is on the menu at three highly divergent establishments, and this time it shows signs of taking hold.
       
      Andy Bennett, the chef at the Inn LW12 in the meatpacking district, recalled his reaction on being told (by the Canadian faction of the inn’s owners) that poutine must be served. “I said, you’ve got to be kidding me. Then I realized I wasn’t going to be able to get away from it.”
       
      Mr. Bennett, however, was converted. “You have to embrace these things,” he said. “Now it’s our biggest selling item by a long stretch.”
       
      “I think it’s going to be across the city soon,” he said. “It’s going to stick without a doubt.”
       
      Mr. Bennett’s choice of words was apt. Poutine is an extreme stick-to-your-ribs concoction, whose name is said to derive from Quebequois slang. According to the dominant creation myth, in 1957 a restaurateur named Fernand Lachance, when asked by a customer to combine fries and cheese curds, said it would make “une maudite poutine” — an unholy mess. (And this was pre-gravy. Another restaurateur, Jean-Paul Roy of Le Roy Jucep, claims to have first served fries with gravy and curds in 1964.)
       
      Since Mr. Lachance’s death three years ago, poutine’s de facto spokesman has been Bob Rutledge, creator of the Web site MontrealPoutine.com. Mr. Rutledge, a professor of astrophysics at McGill University specializing in neutron stars, black holes and gamma ray bursts, first heard of poutine on moving to Montreal in 2004. He was instantly smitten.
       
      “When I started asking about it, I got one of two responses,” he said. “It was either: ‘Oh here’s my favorite poutine place; you must go...’, or else it was: ‘Oh my God, why do you want to eat that stuff?’ It’s a veritable food phenomenon; half the people are embarrassed it exists.”
       
      Siobhan O’Connor, a journalist who moved to New York from Montreal five years ago, has a different view. “The only people who don’t like poutine are people on a diet,” she said. “It’s the first thing you want when you go back, a real late-night post-drinking thing.”
       
      Ms. O’Connor recently sampled the new batch of New York poutines. The classic version at Sheep Station, an Australian gastropub on the western edge of Park Slope, initially struck her as too dry. But, on discovering that the Quebequois chef, Martine Lafond, had secreted further curds and gravy under crisp, hot fries, she warmed to it, declaring the gravy authentically peppery, salty and meaty, and the curds as fresh as could be expected so far from home.
       
      At Pommes Frites, an East Village storefront that traffics in Belgian fries but now has a sideline in their Canadian cousins, neither the rubbery, yellowish curds nor the lukewarm, flavorless sauce met with Ms. O’Connor’s approval. But Mr. Bennett’s four varieties at the Inn LW12 did, despite distinctly unorthodox stylings.
       
      “I’d come back here just for this,” she declared of the plate with five-spice gravy and chewy strips of pork belly, though she found the Stilton cheese in the rich, toothsome braised beef with red wine version to be overload and the herby marinara sauce on the tomato version — called Italienne back home — disappointing. Though somewhat overshadowed by its glitzy sisters, the classic, too, more than passed muster.
       
      Ms. O’Connor explained that poutine really belonged to the French speakers — her Irish-Montrealer mother, for instance, had never tried it — until “around 2000, when people started messing with it: green peppercorns, Gruyère, truffle oil...”
       
      According to Professor Rutledge, variations on the theme are fine. “They strike me as creative and interesting so I give bonus points,” he said. He is, however, from Southern California. The average Montrealer seems to be more of a purist.
       
      The chef Martin Picard, one of Montreal’s most high-profile culinary figures, embraces poutine at his restaurant Au Pied de Cochon. “That dish becomes an international passport,” he declared. “It’s not haute gastronomie, but it permits Quebec to get more interest from the rest of the world.”
       
      Mr. Picard said he occasionally offers classic poutine as a “clin d’oeil” — a wink — to Quebequois cuisine, but his version with foie gras is what everyone remembers. For this, the regular poutine sauce — a thick, highly seasoned chicken velouté, which Mr. Picard enhances with pork stock — is enriched by foie gras and egg yolks. The dish is crowned with a four-ounce slab of seared goose liver.
       
      Whether Montreal’s embarrassing but adored junk food does take root in New York, it may never attain the status it achieved earlier this year when the CBC revealed the results of a viewer poll on the greatest Canadian inventions of all time. Granted, poutine came in only at No. 10. But it beat, among other things, the electron microscope, the BlackBerry, the paint roller and the caulking gun, lacrosse, plexiglass, radio voice transmission and basketball.
    • By mtlurb
      Le vendredi 20 juillet 2007
       
      L'Impact en route vers la MLS?

      Patrick Leduc.
      Photo François Roy, La Presse
       
       
       
      Jean-François Bégin
      La Presse
      En embauchant hier l'ex-ministre Richard Legendre à titre de vice-président principal, l'Impact de Montréal a franchi une étape importante sur la route qui pourrait le conduire vers la Major League Soccer.
       
      Taille du texteImprimerEnvoyer

      La nomination de Legendre, qui a présidé à l'agrandissement du stade du parc Jarry à l'époque où il était à la tête de Tennis Canada, est une prise de taille pour l'Impact, dont le nouveau stade est présentement en construction.


       
      «Ma priorité sera de mener à bon port la construction du stade et surtout de faire en sorte de le remplir jusqu'à ce qu'il devienne trop petit et qu'il faille l'agrandir de nouveau», a dit M. Legendre lors d'une conférence téléphonique, hier après-midi.
       
      L'ancien joueur de tennis referme la parenthèse politique ouverte en 2001. Il avait alors été élu sous la bannière péquiste, lors d'une élection partielle dans la circonscription de Blainville. Candidat malheureux lors la course à la direction du PQ qui avait couronné André Boisclair, il a été défait aux élections provinciales, le printemps dernier.
       
      «Je suis content de ce que j'ai fait au cours des six dernières années, mais le 26 mars, la population m'a dit de faire autre chose. Je suis content de revenir dans le sport, car c'était mon premier choix», a dit M. Legendre.
       
      Comme ministre responsable du Loisir et du Sport dans le cabinet de Bernard Landry, Legendre avait participé au sauvetage et à la relance de l'Impact à titre d'organisme sans but lucratif, en 2002. «J'ai vu la façon dont il a mené le dossier de l'Impact et les dossiers de sport en général, a dit le président de l'Impact, Joey Saputo. Il va aider l'Impact et le soccer. C'est la personne idéale pour mener notre sport et notre équipe au prochain niveau.»
       
       
      La tentation de la MLS
       
       
      À en juger par les propos tenus hier par M. Saputo, le prochain niveau, ça risque fort d'être la MLS. La ligue née en 1996 offre le meilleur calibre de soccer professionnel en Amérique du Nord. Elle vient d'accueillir en grande pompe sa première authentique super-star, David Beckham, qui fera demain ses débuts dans l'uniforme du Galaxy de Los Angeles, si sa blessure à une cheville est suffisamment guérie.
       
      «Dans le passé, je disais non à la MLS, parce que je n'aimais pas la structure de la ligue. Mais celle-ci est en train de changer et mon opinion change aussi», a indiqué Saputo.
       
      Tant mieux. Le succès phénoménal de la Coupe du monde U-20, qui a attiré 240 000 spectateurs au Stade olympique, a prouvé hors de tout doute l'appétit des Montréalais pour du soccer de qualité. Or, disons-le franchement, la première division de l'USL, dont fait partie l'Impact, n'offre pas toujours du soccer de haut vol. Les accros de foot européen diront que la MLS non plus, mais ce serait quand même un net progrès.
       
      La MLS compte présentement 13 équipes, dont le Toronto FC. L'équipe de la Ville reine a fait ses débuts cette saison et détient l'exclusivité sur le marché canadien pendant trois saisons. Après cela, tout est possible. «Je ne veux pas dire qu'on va être dans la MLS dans deux, trois ou quatre ans, dit Saputo. Mais on va examiner cette possibilité si c'est intéressant. C'est quelque chose qu'on regarde.»
       
      La MLS s'est développée en fonctionnant de manière très centralisée, mais elle offre de plus en plus d'autonomie à ses franchises, selon Saputo. «Si ça continue dans cette direction et que le propriétaire peut plus ou moins décider de la direction de son équipe, on est ouvert.»
       
      Cette ouverture nouvelle explique sans doute l'optimisme affiché par un haut gradé de l'Association canadienne de soccer, qui me confiait récemment sa conviction que l'Impact se joindrait à la MLS en 2010.
       
      Une conviction renforcée par la construction, à l'ombre de la tour olympique, du stade Saputo, qui doit ouvrir ses portes à temps pour la saison 2008 de l'Impact. Le nouvel amphithéâtre pourra accueillir 13 000 spectateurs, mais il sera possible de faire passer sa capacité à 18 000 sièges, de manière temporaire ou permanente. «À 18 000 sièges, ce serait accepté par la MLS», dit Joey Saputo. À titre de comparaison, le BMO Field, domicile du Toronto FC, compte 20 000 places.
       
      Il y a encore beaucoup de fils à attacher avant que la MLS débarque à Montréal. Le succès de foule de l'Impact repose en bonne partie sur des billets peu coûteux qui permettent aux familles d'assister aux matchs. Il faudrait maintenir le plus possible cette accessibilité. Mais ce serait une progression logique pour l'Impact que de passer dans les grandes ligues. Les Raging Rhinos de Rochester ou le Battery de Charleston, c'est bien beau, mais Montréal mérite mieux.
       
       
      Impact international
       
       
      Le succès de la Coupe du monde U-20 a convaincu Joey Saputo qu'il serait viable pour l'Impact de disputer des matchs internationaux pendant la saison morte, à l'automne ou au printemps, contre des clubs mexicains ou sud-américains.
       
      Mais pour jouer en avril ou en novembre, il faut jouer à l'intérieur, au Stade olympique. Et pour jouer au Stade, il faut une surface artificielle. L'Impact examine présentement la possibilité d'investir pour garder au Parc olympique la surface synthétique amovible acquise par la Fédération de soccer du Québec en prévision de la Coupe du monde U-20. Cette surface fait présentement l'objet d'un appel d'offres et pourrait être vendue à une municipalité si une entente n'est pas conclue pour qu'elle reste au Stade.
       
      La faisabilité d'une telle entente serait plus forte si l'Association canadienne de soccer donnait des garanties que l'équipe nationale disputera plus souvent des matchs à Montréal. «L'Association canadienne a vu qu'un match international à Montréal peut avoir du succès et qu'il n'y a pas qu'Edmonton ou Toronto», dit Joey Saputo. Une histoire à suivre.
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