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Montréal désire devenir un centre du cheap-labor financier canadien


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Montréal, mieux que Toronto pour les arrière-guichets

01.10.2010 - 08:10 - LÉONIE LAFLAMME SAVOIE

 

Montréal veut devenir la terre d'accueil de plusieurs arrière-guichets (« back-offices ») dans le futur et utilise des arguments fiscaux et humains comme armes de séduction massive.

 

Contrairement à la croyance populaire, une entreprise qui s'installe à Montréal ne paiera pas plus d'impôts corporatifs qu'une autre qui choisit de s'établir à Toronto. Selon le Centre financier international de Montréal (CFI Montréal), une entreprise peut économiser jusqu'à 23% en coûts lorsqu'elle choisit Montréal au lieu de Toronto.

 

Cette estimation comprend une économie de base de 10% liée aux coûts d'opération, tels que les loyers ou les salaires, ainsi qu'un 13% provenant de l'utilisation du crédit d'impôt remboursable sur les salaires versés par une société.

 

Les arrière-guichets sont des centres de coûts pour les sociétés financières qui cherchent toujours des façons de réduire les frais associés à leurs opérations, explique John Rooke, vice-président développement des affaires à CFI Montréal.

 

« Les incitatifs fiscaux permettent de réduire les coûts d'une façon telle qu'il en coûte 45% moins cher d'opérer à Montréal qu'à New York, et ce, dans le même fuseau horaire », souligne-t-il.

 

Les incitatifs fiscaux et le faible taux d'imposition des corporations font partie d'une stratégie provinciale qui vise à attirer des entreprises financières à Montréal. CFI Montréal a reçu la mission de promouvoir la ville auprès des grandes institutions financières. Le but est simple : attirer des arrière-guichets à Montréal.

 

« À travers tout le G7, c'est le Canada qui a le taux d'imposition le plus faible pour les corporations, dit John Rooke. Par contre, parmi ces sept pays, c'est le Canada qui impose plus ses particuliers. »

 

Pour pallier cette faiblesse, le gouvernement provincial a mis sur pied un programme d'exemption d'imposition pour les experts étrangers : « Après cinq ans, lorsqu'on a un salaire annuel de 250 000$, le travailleur peut réussir à aller chercher un salaire net total de 936 000$ à Montréal, soit 180 000$ de plus qu'à Toronto », souligne John Rooke.

 

Le CFI tente également de mettre de l'avant des arguments tels que la présence de main d'œuvre qualifiée, notamment en finance et en actuariat, qui coûte moins cher qu'ailleurs dans le monde. En effet, le salaire médian des travailleurs dans les services financiers est inférieur de 5,4% à Montréal par rapport à Toronto.

 

« Montréal a aussi la 10e plus importante association de CFA dans le monde avec plus de 2000 membres, rappelle John Rooke. On y retrouve pas moins de 40 000 comptables et des écoles de premier plan comme les HEC qui se retrouvent au Top 10 des écoles offrant le MBA de Forbes. »

 

De plus, Montréal offre une impressionnante diversité linguistique : « Montréal est la ville la plus trilingue au Canada, 17% de la population parle français, anglais et espagnol, soutient John Rooke. D'ailleurs, plus de 50% des Montréalais parlent français et anglais. »

 

Renverser la vapeur

 

CFI Montréal ne doit pas seulement promouvoir les avantages associés à Montréal, mais également renverser la perception que les entreprises ont de la ville ailleurs dans le monde. En effet, le milieu de la haute finance internationale percevrait Montréal comme une ville en déclin depuis dix ans, selon John Rooke: « Les volumes de transactions, les actifs sous gestion, le nombre de sociétés étrangères ainsi que la quantité d'emplois de pointe décroissent chaque année. »

 

Montréal souffre, comme plusieurs autres grands centres mondiaux, de la concurrence asiatique. La Caisse de dépôt et placements du Québec a longtemps confié des mandats à des gestionnaires étrangers à qui elle demandait ensuite de venir s'installer à Montréal. Ce n'est plus possible, selon John Rooke.

 

« Maintenant tout se passe en Chine et en Asie, indique-t-il. Il y a un plus gros groupe d'actif sous gestion là-bas, ce qui rend les choses plus intéressantes pour un gestionnaire de portefeuille. »

 

Les centres financiers montréalais ont été plus durement affectés par la crise que ceux de Toronto. De plus, puisqu'il y a moins de sociétés financières à Montréal, l'impact de la crise y a été davantage ressenti : « La situation de la finance à Montréal est plus précaire. »

 

Article ici.

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Bien que je ne comprenne pas trop le monde de la finance et que je ne sache pas trop ce que veux dire certains termes dans cette article, je dois dire que j'aime bien voir que des gens à Montréal puisse vouloir entrer directement en compétition avec Toronto et New York sur leur spécialité. Pendant longtemps ces villes ont puisés des ressources à Montréal alors il est temps que Montréal ajuste sa stratégie pour aller chercher quelque chose de nouveau et se repositionner.

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Rien de nouveau, l'argument du cheap labor, cheaper cost, etc... Franchement, je doute que ce soit un argument qui attire quoi que ce soit. La qualité de la main d'oeuvre et son abondance, peut-être, ce serait plus convaincant.

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