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  1. J'avais envi de vous donner une vision du Portugal, principalement de Lisbonne car je trouve qu'on entant rarement parlé du Portugal à par le vin et le soccer et nos bon restaurant ici a Montreal.
  2. Profits records à la SAQ 26 avril 2007 - 06h48 Le Soleil Pierre Couture La Société des alcools du Québec (SAQ) est de plus en plus rentable. Au cours de la dernière année, la société d'État a engrangé des profits de plus de 700 millions $, a appris Le Soleil. Des documents du ministère des Finances révèlent notamment que la SAQ a roulé sur l'or en 2006-2007. L'exercice financier annuel terminé au 31 mars dernier fait état d'un bénéfice net d'au moins 702 millions $, en progression de 6 %. L'an dernier, la SAQ avait déclaré des profits sans précédent de 657 millions $. Mercredi, à la SAQ, personne n'a voulu commenter cette autre excellente performance financière. «Nous n'avons pas l'habitude de discuter de nos résultats avant que notre rapport annuel soit publié», a fait valoir la porte-parole Linda Bouchard. Chaque année, la SAQ dépose quelque part en juin devant l'Assemblée nationale son bilan annuel officiel. Quoi qu'il en soit, les ventes de bouteilles de vin sont demeurées le moteur de croissance de la SAQ au cours des 12 derniers mois. À la SAQ, 75 % des revenus émanent de la vente de bouteilles de vin alors que 16 % proviennent des spiritueux. Des conseils payants Évidemment, la nouvelle approche-client privilégiée par la SAQ et ses conseillers en vins a rapporté gros l'an dernier. Selon la SAQ, un client bien conseillé en magasin tend à augmenter sa facture moyenne de 30 à 65 %. Actuellement, l'achat moyen d'un client de la société d'État tourne autour de 17 $. Continuant à chérir sa clientèle dite passionnée - qui génère 25 % des ventes - , la SAQ s'est attaquée au très porteur marché des découvreurs dits conviviaux âgés entre 30 et 35 ans. Dans cette nouvelle approche, la SAQ a ainsi fait davantage de place aux produits dits de spécialités. Résultat: au troisième trimestre, les ventes de bouteilles de vin dont le prix oscillant entre 24 et 25 $ ont bondi de 50 %. Pendant cette même période, les bouteilles vendues entre 14 et 17 $ ont vu leurs ventes progresser de 20 %. En décembre, soit le mois le plus achalandé - la SAQ y réalise 15 % de son chiffre d'affaires annuel - , les différentes promotions offertes dans les succursales ont contribué à hausser les ventes de vins de près de 10 %. Avec un chiffre d'affaires avoisinant les 3 milliards $, la SAQ a poursuivi son contrôle serré sur ses dépenses d'exploitation, en progression de moins de 4 %. Comme l'an dernier, les revenus engrangés dans les épiceries et les dépanneurs ont affiché une légère baisse. En contrepartie, les ventes réalisées dans les succursales et les centres spécialisés ont augmenté de 10 %. Nouvelle Sélection En 2006, la SAQ a aussi lancé un nouveau concept de magasins Sélection dans la région de Montréal. Réservée uniquement au grand public, cette nouvelle génération des Sélection offre un vaste choix de vins bas, moyen et haut de gamme entouré de plusieurs équipes de conseillers spécialisés. Bien qu'elle se dit à l'écoute de sa clientèle, la SAQ n'a toutefois pas l'intention, du moins pour l'instant, de changer ses bannières Classique, Sélection et Express. Déjà, le concept Express s'avère très rentable. Au pied carré, ce type de magasin génère un profit moyen de 720 $ alors que l'ensemble du réseau offre un rendement moyen de 489 $ au pied carré. Depuis 1996, année où sont apparues les bannières Express, Classique et Sélection, la SAQ dit avoir investi moins de 100 millions $ pour revoir la configuration de son réseau, tout en ouvrant 60 nouveaux magasins. Rapport financier pour l'année 2006Profit de 657 millions $ Exercice financier terminé le 31 mars 2007 Profit net d'au moins 702 millions $ en progression de 6 %
  3. Publié le 05 novembre 2010 à 16h57 | Mis à jour le 05 novembre 2010 à 16h57 LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL Après des années d'intenses pressions, les restaurateurs ont finalement obtenu de la Régie des alcools qu'elle révise la loi qui encadre le commerce de la bière, du vin et des spiritueux. L'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) espère maintenant que le processus se traduira par des allègements significatifs à un encadrement réglementaire qu'elle juge digne de l'«ère jurassique». L'ARQ souhaite notamment qu'on permette aux clients de repartir avec la bouteille de vin qu'ils ont achetée mais qu'ils n'ont pas bue au complet sur place, comme cela est possible en Ontario et dans plusieurs États américains. Selon l'ARQ, ce changement irait de pair avec l'intention du gouvernement Charest de faire passer de 0,08 à 0,05% le taux maximal d'alcool permis au volant. À l'heure actuelle, certains clients ont tendance à boire davantage qu'ils ne le devraient pour finir leur bouteille. Le regroupement demande également que la Régie clarifie la règle qui stipule que dans un restaurant, un client doit commander un repas pour pouvoir consommer une boisson alcoolisée. La loi actuelle ne précise pas ce qui constitue un repas, de sorte qu'un restaurateur a déjà été pris en défaut pour avoir servi de la bière à des policiers qui n'avaient commandé que des frites. Dans un jugement rendu en novembre 2006, la Cour du Québec a donné raison à ce restaurateur en statuant que la loi «n'est pas claire et apparaît équivoque». L'ARQ voudrait aussi repousser de 20 h à 21 h - ou même 22 h - l'heure à partir de laquelle les parents ne peuvent plus être accompagnés de leurs enfants sur une terrasse où l'on sert de l'alcool. Des touristes étrangers médusés ont déjà fait les frais de cette règle arbitraire. Les restaurateurs se demandent de plus s'il est encore nécessaire d'obliger la Société des alcools du Québec (SAQ) à apposer un «timbre de droit» sur chacune des bouteilles de vin qui leur sont destinées. Ce système coûte cher à la SAQ, et en cas d'erreur humaine, ce sont les restaurateurs qui écopent, soutient François Meunier, vice-président de l'ARQ. «On est allé sur la lune, on envoie des sondes sur Mars, mais on a encore un employé qui est obligé de mettre des petits collants sur des bouteilles pour que les inspecteurs puissent faire des vérifications», ironise-t-il. C'est sans compter qu'un règlement empêche les bars et les restaurants de profiter des rabais que la SAQ offre aux particuliers tout en leur interdisant de faire de la publicité à propos de leurs promotions sur les produits alcoolisés. Les restaurateurs aimeraient en outre qu'on modernise les articles de la loi qui les obligent à ouvrir une bouteille devant le client, même lorsqu'il s'agit d'une grande réception ou de la vente de vin au verre. «Apportez votre vin» chez St-Hubert? Par ailleurs, l'ARQ s'oppose à l'idée que les restaurants qui vendent de l'alcool puissent également permettre à leurs clients d'apporter leur vin ou leur bière. «On a réussi à créer une paix commerciale (en interdisant aux restaurants «Apportez votre vin» de vendre de l'alcool) et on souhaite que ça reste comme ça», explique François Meunier. La chaîne de rôtisseries St-Hubert évalue actuellement ce concept de «double vocation» et espère que la nouvelle loi permettra de l'implanter dans ses restaurants, indique une porte-parole, Josée Vaillancourt. La Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec a elle aussi ses revendications, notamment l'assouplissement de la règle voulant qu'il faut un permis d'alcool, au coût unitaire de 549 $ par année, pour chaque pièce d'un établissement. La Régie ne s'est pas fixée d'échéancier pour terminer son analyse. Après avoir consulté l'industrie, elle devra présenter son projet de réforme au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil. «On ne peut pas présumer s'il va être d'accord ou non avec les propositions qu'on va lui faire», relève Colette Lépinay, porte-parole de la Régie. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/commerce-de-detail/201011/05/01-4339855-permis-dalcool-les-restaurateurs-demandent-des-allegements.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS15 Je pense qu'on passe solidement à côté de la track ici, pourquoi ne pas demander que les salles peuvent rester ouverte après la limite arbitraire du 3am... ou mieux repousser le 3 am à 5-6 am.
  4. La France va perdre sa place de premier producteur mondial de vin au profit de l'Espagne, sous l'effet d'un changement dans les modes de consommation et d'une érosion de la compétitivité des vins français. Pour en lire plus...
  5. Bonjour à tous... Comme annoncé précédemment, la Drink Culture TV, première web TV québécoise consacrée au vin et à la culture du vin à Montréal, organise un jeux-concours avec le festival POP MONTREAL. A gagner : des invitations pour le show de KARKWA ainsi que des rencontres d'artistes avec RADIO RADIO... Comment jouer ? Rien de plus simple. Rendez vous sur le site de la Drink Culture TV sous la rubrique ''Jeu Pop'' (http://drinkculture.tv/jeu-pop/), et inscrivez uniquement votre mail. Celui-ci sera utilisé pour un tirage au sort le 24 septembre. Je vous souhaite déjà bonne chance et vous dis à bientôt au Festival POP MONTREAL. Drink Culture TV http://www.drinkculture.tv
  6. Portrait d'une ville: Bordeaux, chronique d'une métamorphose par Gregbx, en exclusivité pour Mtlurb Buste de Francois Mauriac, prix nobel de littérature, au jardin public. Grand écrivain bordelais, il a beaucoup critiqué les moeurs conservatrices de la ville. Introduction Je vous propose ici un portrait de la ville de Bordeaux sur un mode un peu différent de d'habitude. C'est un peu comme une visite guidée, version blogue. Je ne suis que passionné d'urbanisme et d'économie, je vous prie donc de me pardonner pour l'absence de référence, ayant tout écrit de mémoire. Les photos proviennent de ma collection personnelle, certaines ayant été prises par moi, d'autres trouvées sur internet sur les sites officiels (comme l'office du Tourisme) ou encore postées par des anonymes. Merci à eux. Bien qu'encore assez peu connue en dehors de France, Bordeaux s'est récemment vue décerner l'honneur d'un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. En général, quand on parle de Bordeaux, les gens imaginent un petit bourg entouré de vigne dans le style de Beaune ou Saint-Émilion. Les touristes sont donc souvent surpris par la taille de la ville. Le centre compte une population de 230 000 pour une agglomération d'environ 750 000, en croissance de 1.2% par an. Elle bénéficie depuis une quinzaine d'années d'une démographie parmi les plus dynamiques de France au même titre que les autres agglomérations de l'"arc atlantique" (Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes). Longtemps surnommée la "belle endormie", elle fut historiquement une ville décrite comme bourgeoise et conservatrice. Depuis environ 10 ans, elle a fait l'objet d'une revitalisation urbaine radicale sous le leadership du maire Alain Juppé, dont la clef de voute est l'implantation d'un tramway utilisant une nouvelle technologie d'alimentation par le sol, dispensant ainsi de l'alimentation électrique du train par câble aérien dommageable à la beauté des sites historiques. Une audace technologique adoptée non sans peine puisque les pannes furent fréquentes les premières années mais le problème semble maintenant résolu. Le tramway fonctionne grâce à la technologie APS. Beau mais dispendieux. Un aperçu historique D'abord petit port servant de relais au commerce de l'étain, les romains voient dans le site, en forme de croissant de lune, une situation militairement stratégique. Ils décident de faire de "Burdigala" la capitale de la province d'Aquitaine. Le tracé du fleuve dessine une demi lune à Bordeaux, offrant une position facilement défendable en cas d'attaque. Le croissant est toujours l'emblème de la ville Amateur de vin, les romains tentent une implantation de la vigne aux alentours du bourg et s'aperçoivent rapidement de la qualité supérieure du produit dont la réputation ne tardera pas à aller jusqu'à Rome. Burdigala se dote des institutions romaines typiques: amphithéâtre, thermes et même université. C'est une ville de province plutôt tranquille et assez modeste dans le grand empire. Ruines du Palais Galien, l'amphithéâtre du temps des romains. Après la période sombre du bas moyen âge, cloitrée dans ses murailles pour se protéger des invasions barbares, la ville renait au 12ème siècle lorsqu'elle devient anglaise à la suite d'une série de mariage. Capitale d'une province éloignée et presque indépendante de la couronne, elle jouit de privilèges fiscaux et d'un quasi monopole sur le marché du vin de la riche Angleterre. Le commerce entre Bordeaux et Londres, essentiellement des produits agricoles et du vin, est considéré comme le plus important flux commercial international du Moyen-Age. La "Grosse Cloche", une monumentale porte d'entrée de la ville construite durant la période anglaise. Pendant très longtemps subsisteront des liens commerciaux et culturels forts entre Bordeaux et la Grande Bretagne. De nombreuses familles écossaises, anglaises, irlandaises viendront ouvrir des maisons de négoces dont on retrouve les traces encore aujourd'hui sur les étiquettes des grands crus (Lynch, Smith, Brown, Barton…). Bordeaux gardera longtemps une certaine nostalgie de cette période où fière et indépendante, elle vivait son premier âge d'or. Jusqu'en 2006, on roulera à gauche rue du Pavé des Chartrons, dans le quartier historique des négociants en vin et lieu de résidence de nombreuses familles aux origines britanniques et hanséates. Les Chartrons, quartiers historiques des négociants en vin, célèbre pour ses élégants balcons et jusqu'à récemment sa circulation à gauche. Bordeaux repasse sous contrôle Français par la force au 15ème avec beaucoup de réticence. L'absolutisme du roi français est mal vu dans la fière Gascogne. La ville devient un principal foyer de la Fronde contre la monarchie, qui aura longtemps du mal à imposer son autorité. Cependant, l'extension de la présence Française dans le monde va profiter au commerce et les esprits se calment avec le retour des privilèges fiscaux, dont le droit d'entrepôt (importation et exportation sans taxe tant que les marchandises ne quittent pas la ville). La deuxième moitié du 18ème siècle marque l'apogée de la puissance commerciale de Bordeaux. Troisième ville de France en population, deuxième en nombre de grandes fortunes (première per capita), le port passe vers 1760 devant Nantes pour devenir le premier de France. Poursuivant son ascension fulgurante, Bordeaux prend la place de Londres en tant que premier port du monde pour la valeur des marchandises échangées entre 1771 et 1782. Les quais sont les témoins du glorieux passé maritime de la ville. A gauche, on aperçoit le premier consulat Américain jamais construit, avec son toit très particulier. En plus d'une explosion des exportations de vin suite à une révolution dans les techniques de production (apparition du "New French Claret", élevé en fût et mis en bouteille pour vieillir), c'est le premier port d'entrée des marchandises coloniales en provenance des Antilles et des Indes: café, sucre, bois précieux sont importés et transformés sur place puis réexportés sans taxe vers les autres pays européens (beaucoup de ressemblance avec le développement de Singapour). La construction navale mais aussi le commerce des esclaves tient une place importante dans l'activité locale. Traité comme marchandise, on "importe" des hommes d'Afrique pour les "ré-exporter" à Saint Domingue (Haïti) notamment. Il n'y a toujours pas en 2007 de monument commémorant la mémoire des victimes de ce commerce honteux à Bordeaux mais "les têtes de nègre" ornent encore les somptueuses arcades de la Bourse. La bourse est le symbole de la puissance commerciale de Bordeaux au 18ème siècle. De style Versaillais, elle influencera grandement les architectes locaux. En conséquence de ce développement économique sans précédent, la ville se voit l'objet d'un plan d'urbanisme ambitieux. C'est après Nancy la deuxième ville à subir une transformation de ce genre en France qui servira de modèle un siècle plus tard au Baron Haussman pour Paris. On détruit les quartiers médiévaux aux rues étroites et insalubres pour les remplacer par de larges avenues élégantes où les négociants se font construire de superbes hôtels particuliers dans la meilleure pierre de taille. Le cours de Verdun offre une serie d'hotels particuliers contruits à la grande époque de Bordeaux. Grande innovation, on voit apparaître d'importants projets de "lotissements" (condos de luxe) sur les quais et autres quartiers huppés, signe d'une spéculation immobilière encore jamais vue afin de satisfaire la demande de ces nouveaux riches marchands. La construction des lotissements des quais fût le plus grand projet immobilier privé jamais planifié à l'époque. De ce "boom", il en reste le plus grand ensemble historique du 18ème siècle encore intact en Europe de l'Ouest et une unité architecturale exemplaire (la quasi-totalité du centre ayant été construit en 40 ans). En 1780, au sommet de sa réussite économique Bordeaux inaugure son opéra, le bien nommé "Grand Théâtre", puisqu'à l'époque le plus grand du monde. Le fastueux Grand Théâtre de Victor Louis fait toujours la fierté des bordelais. Les troubles politiques en France et la monté en puissance de l'Angleterre vont sonner le glas du développement bordelais. La révolution est catastrophique pour la ville qui y perd une bonne partie de ses élites durant la terreur et aussi une grande partie de sa clientèle noble. Les guerres Napoléoniennes, le blocus avec l'Angleterre (premier partenaire commercial), la perte de Saint Domingue, l'abolition de l'esclavage et la centralisation du pouvoir vers Paris sont la combinaison de facteurs qui peuvent expliquer le déclin brutal de Bordeaux. C'est avec soulagement qu'on voit le retour de la monarchie dans la métropole de la Gascogne. Cependant, désormais isolée politiquement et économiquement, la ville tombe dans une profonde léthargie et rate la révolution industrielle, s'accrochant bec et oncle à ses marchés traditionnels en déclin. Une atmosphère passéiste s'installe à Bordeaux qui ne la quittera vraiment que dans la fin du XXème siècle. Le cours Vital Carles est une des rares "perçé" du 19ème siècle. Le peintre Francesco de Goya y passa les dernières années de sa vie à contempler la cathédrale St André. Seul le commerce du vin reste encore dynamique en ce 19ème siècle où l'événement le plus marquant reste sans doute le classement des grands crus pour l'exposition universelle de 1855. Même ce marché aussi finira par tomber avec les crises du mildiou et du Phylloxera qui forceront l'arrachage d'une grande partie des vignes. Il faudra attendre la toute fin du 19ème siècle pour voir un vrai début d'industrialisation à la mesure de la ville avec l'inauguration d'une grande gare (la gare St Jean, dont le hall métallique est à l'époque le plus grand du monde) et la reprise de grands chantiers navals, d'une industrie chimique amorcée par la fabrication d'antifongique pour la lutte contre le mildiou mais aussi d'une petite industrie de l'automobile et de l'aviation qui ne tardera pas à prendre de l'importance. Si la guerre de 14-18 mets temporairement un frein à l'activité aux activités commerciales, Bordeaux bénéficie de sa position éloignée du front (elle servira même de capitale temporaire par 3 fois en temps de Guerre) et voit une activité d'armement se développer. La construction des "Dames de France" vers 1900, un grand magasin, marque l'entrée de Bordeaux à l'ère industrielle et une prospérité retrouvée. Notez à gauche le nouveau mobilier urbain signé Wilmotte. Les années 30 et la deuxième guerre touchent durement une activité toujours trop centrée sur les biens de luxe (épicerie fine, vins fins…) mais les années fastes de l'après guerre - les fameuses 30 glorieuses en France - donnent finalement place à un véritable développement industriel, toutefois moins vigoureusement que dans d'autres villes de France (Lille, Lyon, Marseille). La cité administrative à l'architecture progressiste dans l'esprit de la Charte de Rome, fût le premier gratte ciel bordelais. Il est emblèmatique de la croissance économique de l'après guerre. Peu dynamique (Jacques "Chaban" Delmas restera plus de 40 ans à la mairie sans interruption), Bordeaux est très durement touchée par le chômage dans les années 80 et 90 où des taux jusqu'à 15% sont à remarquer au début des années 90. L'Hotel de ville, ancienne résidence de l'Archevêque, qu'occupa Jacques "Chaban" Delmas pendant plus de 40 ans. La ville est sale, économiquement déprimée, elle a même laissé sa place de plus grande ville du Sud Ouest à Toulouse (qui connaît un essor fulgurant grâce à Airbus) lorsqu'Alain Juppé arrive à la mairie en 1995. Il s'en suit un grand plan d'urbanisme, comprenant le ravalement des façades mais aussi l'implantation d'un Tramway qui sera le support d'une rénovation complète des infrastructures urbaines. Les façades rénovées des quais et le tramway sont les symboles forts du renouveau urbain de Bordeaux. Totalement transformée à peine 10 ans plus tard, le taux de chômage est désormais sous la moyenne nationale, les investissements publics et privés affluent, les étudiants sont plus nombreux que jamais et la vie culturelle à trouver une certaine dynamique, de même que le tourisme. Aujourd'hui, l'industrie aéronautique et les services sont les premiers employeurs de l'agglomération, devant le vin. Signe des temps qui changent, Bordeaux, longtemps ville de droite par excellence, a élu en 2007 pour la première fois un député de gauche depuis les années 30… La place des Quinconces, la plus grande place urbaine d'Europe, pendant le festival "Bordeaux fête le vin", organisé seulement depuis 1998. Les projets majeurs à l'avenir comprennent l'aménagement des quais, la construction d'un pont levant et le développement de la rive droite, encore aujourd'hui majeurement constituée de friches industrielles. La rive droite de Bordeaux connait un important développement immobilier ces dernières années. Note sur les styles architecturaux Le style bordelais est facilement identifiable, d'autant qu'on le trouve difficilement ailleurs. La période de 1750-1780 est marquée par l'avènement du mouvement des "Lumières" où la raison est érigée en culte. L'hôtel Gobineau, un des plus beaux de Bordeaux, date de la fin du 18ème siècle. Ayant la forme d'une proue de navire (Gobineau était armateur), l'immeuble compte un nombre impressionnant de fenêtres, un exploit technique à l'époque. Dans l'architecture, cela se traduit par le retour à une géométrie rigoureuse, des lignes sobres et épurées, relativement peu d'ornementation. On décrit cette période comme "néo-classique" en raison de l'emprunt des formes et éléments architecturaux à la Grèce antique comme la colonne ou le fronton. Architecture Neo Classique cours du Chapeau Rouge. Ligne droite et géométrie stricte sont ici les mots d'ordre. Bordeaux est donc essentiellement néo-classique mais combine aussi des éléments de baroque, voire de rococo. L'élément le plus original étant la prolifération des "Mascarons", d'origine italienne. Ce sont des têtes sculptées sur les voutes représentant des personnages souvent fantaisistes, choisis à la discrétion du commanditaire ou de l'artiste. Véritable mode bordelaise (introduit d'abord à Versailles puis comme motif décoratif à la Bourse de Bordeaux qui servira par la suite de canon au style bordelais) on en retrouve des milliers partout en ville. Uniques, ils sont tantôt terrifiants, tantôt grotesques et couvrent tous les thèmes, mais surtout la mythologie. Exemple de mascaron, qu'on retrouve sur de nombreux édifices en centre ville. Les ferronneries sont particulièrement travaillées à Bordeaux et font apparaître des motifs géométriques ou floraux toujours élégants. Les battants de porte, signe de statut social, sont réalisés avec le même soin. Les atlantes sont en revanche peu fréquents. Battant de porte délicatement travaillé. La ville est restée très attachée à son héritage néo-classique et les développements immobiliers, même récents, s'en sont souvent inspiré pour faire des pastiches. Les lotissements de la rue de La Course donnant sur le jardin public sont inspirés par le style du siècle précèdent, bien qu'ils ne furent construits qu'à partir de 1860. Le style beaux arts, lourdement ornementé et en contraste avec le style classique, connait un certains succès à partir de la fin du 19ème siècle comme dans le reste de l'Europe, à une époque qui reste marquée par son conservatisme. Le monument aux Girondins commemore le centenaire de la révolution dans le style beaux arts, avec ses lourdes allégories en bronze. La pierre de taille est le matériau de prédilection jusqu'à l'après guerre y compris pour la petite maison bourgeoise, l'"échoppe", qui va se multiplier en périphérie au début du 20ème siècle. L'art nouveau, puis l'art déco sont timidement présents dans ces quartiers mais dans un style plus populaire que bourgeois à l'exception des édifices des boulevards. Une maison bourgeoise dans le style art nouveau sur les boulevards périphériques. L'après Guerre voit la construction des "cités" de barres en béton en proche banlieue, mais à Bordeaux on ne dénombre pas vraiment de "ghettos". Enfin, un projet original des années 70/80 marque la revitalisation du secteur Mériadeck. Un tout nouveau quartier est construit près du centre, dans la lignée de La Défense. Siège de la communauté urbaine, dans le quartier Mériadeck. Le quartier est constitué de petites tours, construites sur un ensemble de dalles surélevées où le piéton est roi et la circulation automobile laissée à la rue en contrebas. Cependant une mauvaise intégration dans la trame urbaine et une insuffisante présence de commerces et de logements en firent un échec. Récemment cependant, l'arrivé du Tramway a beaucoup changé le quartier qui est aujourd'hui très achalandé et un programme de rénovation est à l'étude. Les dalles séparent les piétons des voitures. On peut voir les rails du tramway, dont le tracé a été rehaussé par des vignes. L'architecture contemporaine reste rare et en général peu appréciée du grand public. Quelques réalisations intéressantes sont tout de même au rendez-vous du visiteur curieux. L'édifice de la Cité Mondiale par le bordelais Pétuaud-Létang, est dessiné comme en amphithéâtre tout en verre et situé juste derrière la façade des quais. Il s'insère dans la trame urbaine naturellement, sans provoquer l'étonnement. Surtout il faut noter le Tribunal de Grande Instance du couple Roger/Piano, bati à proximité de la Cathédrale. D'une grande audace, il est petit à petit accepté par une population encore conservatrice et attachée au charme des vieilles pierres. Le tribunal de Bordeaux, de Richard Roger et Renzo Piano, offre un style inimitable et osé pour cette ville souvent qualifiée de passéiste. Enfin, quelques réalisations originales de moindre envergure sont à remarquer dans l'historique quartier des chartrons. Immeuble coloré de Maurice Bu qui contraste avec les vieilles pierres blondes des Chartrons. Conclusion Bordeaux est un exemple d'une métamorphose réussie en un temps record. Le changement fait aujourd'hui l'unanimité des citoyens qui apprécient leur nouvelle qualité de vie. Le cours de l'Intendance, artère la plus huppée de la ville, fût recemment fermée à la circulation automobile. Encore une fois l'élément principal de cette transformation fût la volonté politique d'une équipe décidée à changer une ville, pourtant dans une situation qui semblait désespérée. Puis par l'adoption d'un plan d'urbanisme couvrant toute la ville, y compris sa proche périphérie. Hall A de l'Aéroport international dont la tour est signée Stark. J'espère que Montréal arrivera bientôt à trouver ce même élan, cette même approche globale qui a tant fait de bien à ma ville natale. Le projet du quartier des spectacles est à ce titre un pas vers la bonne direction.
  7. Le vignoble du Marathoniens appartient aux parents d'un de mes chums, et je peux vous dire que le leur vin de glace est excellent. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'ils se distinguent à l'international.
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