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  1. En bref - L'ancien Séminaire de philosophie est vendu Devoir Le Édition du samedi 01 et du dimanche 02 novembre 2008 Mots clés : vendu, Séminaire de philosophie, Québec (province) Les Prêtres de Saint-Sulpice (PSS) ont finalement trouvé preneur pour leur grand terrain du chemin de la Côte-des-Neiges près du centre-ville, à flanc de montagne, dans l'ouest de Montréal. Ce domaine en vente depuis mars a accueilli le Séminaire de philosophie jusqu'en 1970, puis le collège Marianopolis. Les acquéreurs, les promoteurs Tony Miceli et Carlo Bizzotto, ont l'intention d'y développer un projet immobilier «qui, non seulement respectera les lieux, mais aussi les recommandations émises dans les différentes études faites au cours des dernières années», selon le communiqué diffusé hier par les PSS. Les sulpiciens demandaient 45 millions de dollars pour leur domaine en partie boisé de 65 000 mètres carrés, mais ils n'ont pas révélé le prix obtenu. Selon les intentions dévoilées au printemps dernier, la vente du domaine devait permettre à la congrégation de faire face à ses obligations financières, y compris l'entretien de ses autres propriétés, pour encore un demi-siècle. http://www.ledevoir.com/2008/11/01/213666.html
  2. OPINION Deux projets montréalais qui méritent le feu vert La Presse 11 Juin 2009 Michel Leblanc Il est tout à fait normal et justifié de se soucier des impacts du développement sur notre ville. Chaque nouvelle réalisation est un geste qui s'inscrit dans la durée; nous vivons avec les conséquences - positives et négatives - qui en découlent pour de très nombreuses années. Au fil des projets et, avouons-le, de certaines erreurs, nous avons appris collectivement. Nous sommes plus sensibles aux enjeux de patrimoine, d'urbanisme et de préservation des espaces verts. Dans la mesure où cela nous amène à exiger et à obtenir du développement de meilleure qualité, c'est une très bonne chose. Il en va cependant autrement du moment où l'idéalisme à outrance vient étouffer le développement. Or, dans le cas des projets du Quadrilatère Saint-Laurent/2-22 et de Marianopolis (le Séminaire des Sulpiciens), des initiatives privées, nous approchons dangereusement de ce seuil critique. Le quadrilatère Saint-Laurent/2-22 Le redéveloppement du carrefour des Mains que propose la Société de développement Angus (SDA) est une initiative admirable. Dire que les édifices actuels visés par le projet sont mal en point tient de l'euphémisme. Mis à part le Monument-National, tout le côté ouest du boulevard Saint-Laurent à cet endroit est indigne d'un centre-ville qui se veut invitant. Dans ce contexte, on pourrait croire que l'arrivée d'un projet englobant de qualité, mené par un promoteur crédible - rappelons le succès que constitue le réaménagement des ateliers Angus -, serait accueillie avec empressement : libérez-nous de cette balafre à la figure de notre centre-ville ! Que l'on aspire au meilleur projet possible pour ce secteur va de soi. Des souhaits et des exigences raisonnables ont leur place dans un processus de consultation. Comme la SDA le fait, et cela, selon les règles de l'art, le promoteur a un devoir d'écoute. En contrepartie, nous avons aussi un devoir, celui de respecter les efforts et les contraintes du promoteur. Même que nous avons intérêt à lui simplifier la vie : parce que nous aspirons tous à une ville dynamique, où les projets bien pensés avancent et se multiplient. Ainsi, on pourrait souhaiter que les demandes de dérogation au plan d'urbanisme formulées par le promoteur soient évaluées dans un esprit de pragmatisme, dans la recherche d'un compromis raisonnable. Considérant que le projet est voisin de la tour Hydro-Québec et du complexe Desjardins, il y a quelque chose de surréaliste à ce que l'on en soit encore à mettre en question les hauteurs proposées. Nous sommes au centre-ville ! Si le choix doit se poser entre le statu quo et deux étages de plus, qui, sincèrement, privilégiera la première option ? Marianapolis Le deuxième projet, celui de l'avenir du bâtiment jadis occupé par les Sulpiciens et le Collège Marianopolis, est tout aussi emblématique : voulons-nous d'une ville figée à la recherche d'un projet illusoire ou préférons-nous une ville qui sait reconnaître les projets intégrateurs et respectueux de leur environnement ? Le site du Séminaire, situé sur le flanc ouest du mont Royal, possède des éléments de grande valeur pour la collectivité : son patrimoine architectural et le très grand espace vert qui l'entoure. Dans ce contexte, nous devons aspirer à une protection effective de ces atouts, c'est-à-dire éviter que le site ne se trouve à l'abandon, à la merci du temps et des vandales; nous assurer qu'une nouvelle vocation servira à mettre le tout en valeur. D'aucuns continuent d'espérer que ce site conservera sa vocation institutionnelle. Ils veulent qu'on attende, comme si une solution miracle se cachait au tournant. La réalité, c'est que les Sulpiciens, propriétaires de l'endroit, n'ont plus les ressources pour garder et entretenir un site dont ils n'ont plus besoin. De surcroît, aucune institution n'a manifesté le désir de prendre le relais. Nous le savons, les Sulpiciens se sont rabattus sur le meilleur projet possible. C'est dans cette perspective qu'il faut évaluer la proposition du promoteur Cato. Or, l'analyse du projet indique sans l'ombre d'un doute que nous avons ici affaire à un promoteur désireux de développer le site de manière respectueuse du patrimoine et des espaces verts. Les Sulpiciens eux-mêmes ont choisi ce projet sur la base des efforts mis de l'avant par le promoteur quant à l'aménagement paysager, au reboisement, à l'accès public au site et au respect du style architectural pour les nouvelles constructions. Au final, les Montréalais gagneront une mise en valeur durable de l'architecture, un meilleur accès au site et aussi un nombre limité de nouveaux bâtiments qui s'intégreront à l'esthétique d'ensemble. Les cas du Quadrilatère Saint-Laurent/2-22 et de Marianopolis prennent valeur de symbole : sommes-nous prêts à reconnaître la valeur du développement dans le respect de nos espaces verts et de notre patrimoine historique ? L'auteur est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.