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  1. http://journalmetro.com/plus/techno/480964/atlee-clark-une-silicon-valley-a-montreal/
  2. http://journalmetro.com/actualites/economie/864874/start-ups-montreal-20eme-ville-du-monde-la-plus-active/ Mise à jour : 28 octobre 2015 | 20:25 Start-ups: Montréal, 20e ville du monde la plus active Par Mathias Marchal Métro Métro Selon certains analystes, les entrepreneurs de la nouvelle économie devraient prendre plus de temps pour faire croître leur entreprise avant de la revendre. Pour la première fois cette année, Montréal figure au classement des 20 meilleurs écosystèmes de start-ups (entreprises en démarrage) dans le monde. Les organisateurs de la journée Portes ouvertes start-ups auront une raison de plus de se réjouir. Entrevue avec Kara Sheppard-Jones, l’organisatrice de l’événement qui se tient jeudi. Combien y a-t-il de start-ups à Montréal et quelle est la qualité de l’écosystème? Il y a plus de 200 start-ups à Montréal et ce chiffre augmente drastiquement si l’on compte les petites entreprises de deux employés, qui n’ont pas encore de bureau et qui en sont à leur première année. Le nombre de sociétés d’investissement en capital-risque (venture capital), d’opportunités de mentorat, et de support académique pour l’entrepreneuriat ont grandi de manière importante depuis les dernières années, contribuant ainsi à hausser la qualité des start-ups montréalaises et à garder les talents montréalais au sein de la métropole. On note aussi que le taux d’échec des star-tups tend à diminuer. Il est actuellement d’un peu plus de 10% dans la première année. Comment mesurer si Montréal se positionne bien sur la planète start-ups? Montréal a accédé pour la première fois cette année au classement Compass des 20 meilleurs écosystèmes start-ups dans le monde, se classant au 20e rang, non loin de Toronto et Vancouver qui figurent désormais aux 17e et 18e rang. Les critères les plus importants sont le financement, le talent, la taille et la valeur de l’écosystème. [NDLR: ce classement ne comprend pas de villes du Japon, de Chine de Taiwan ou de Corée du Sud]. Quels seront les moments forts de la journée Portes ouvertes Start-ups? Près de 150 start-ups montréalaises ouvriront leurs portes. C’est un événement condensé de trois heures de 16h à 19h qui sera intense en soi! Les moments forts de la soirée seront, entre autres, le lancement de nos parcours thématiques, une innovation cette année, ainsi que l’after-party à l’atelier de Dix2.
  3. voici ce qu'un entrepeneur Quebecois maintenant a Boston veut dire de la qualite de Montreal. Voici le principale probleme, nos politiques et choix de societe chasse le potentiel humain. Le top talent globale ne veut pas venir a Montreal, et Montreal ne develope pas le top talent. "Boston est reconnu depuis longtemps pour ses cerveaux. Mais depuis quelques années, la Mecque du savoir parvient aussi à commercialiser ses innovations avec un succès grandissant. Les retombées se calculent en milliards. Quels sont les ingrédients de cette recette gagnante? Le siège social de Hopper est situé en plein coeur de Cambridge, dans une ancienne usine convertie en bureaux modernes. Dans un rayon de 500 mètres, on retrouve le Massachusetts Institute of Technology (MIT), le nouveau campus de Google et des centaines de start-ups spécialisées dans les hautes technologies ou les sciences de la vie. C'est ici, dans cet épicentre mondial de l'innovation, que Frédéric Lalonde a choisi de déménager la firme techno qu'il a fondée à Montréal en 2007. Décontracté, en t-shirt, l'entrepreneur parle avec enthousiasme de sa décision de transférer ici les activités de Hopper il y a un peu plus de deux ans. «Beaucoup de gens qui lancent leur entreprise demandent: est-ce que je devrais rester à Montréal? dit-il. La réponse est toujours: non, tu devrais partir. Je n'ai rien contre Montréal, mais j'ai vu trop de gens doués essayer de bâtir des trucs ou essayer de faire de l'engineering. Même si on a un produit qui aurait pu fonctionner, parce qu'il manque tout l'écosystème autour, c'est impossible de mettre en place les autres morceaux.» Hopper, spécialisée dans le voyage, a bénéficié d'investissements de 22 millions avant même d'avoir un produit commercialisable. Les fonds de capital de risque ont vu un grand potentiel dans la gigantesque base de données que ses ingénieurs ont assemblée à l'aide d'algorithmes complexes. D'ici quelques mois, la société lancera une nouvelle application mobile qui pourrait révolutionner l'achat de billets d'avion. Frédéric Lalonde insiste: seul Boston et une poignée de régions - la Silicon Valley, New York, Seattle - ont une «masse critique» suffisante de travailleurs de haut calibre pour avoir un écosystème high-tech fonctionnel. «À Montréal, il y en a du talent, tout comme au Bangladesh et au Népal. Des gens en Ukraine font des applications mobiles incroyables. Mais il faut qu'il y en ait assez pour être capable de bâtir une entreprise cohérente.» *** La présence de milliers de cerveaux dans la région bostonienne n'est pas un fait nouveau. Depuis des décennies, il se fait des recherches de pointe au MIT, à Harvard et dans une centaine d'instituts et universités dotés de budgets à faire pâlir d'envie leurs confrères montréalais. Les chercheurs les plus talentueux du monde entier affluent ici pour parfaire leurs connaissances et développer des innovations. Au moment de notre passage, en pleine rentrée scolaire, de nombreux groupes d'étudiants arpentaient les rues de Cambridge avec un guide pour se familiariser avec le secteur. Le changement majeur des dernières années repose dans la façon de commercialiser le fruit de toutes ces recherches. Boston a pris un véritable virage vers l'entrepreneuriat, qui s'est traduit par la création de centaines de start-ups. Les fonds de capital de risque investissent comme jamais dans ces «jeunes pousses» au potentiel élevé, comme Hopper. Pendant les neuf premiers mois de cette année, ces fonds de capital de risque ont injecté 2,5 milliards dans les start-ups technos du Massachusetts, indiquent les données de la firme spécialisée CB Insight. C'est une hausse de 77 % par rapport à la même période l'an dernier, et de 168 % par rapport à 2009. Pourquoi une telle effervescence? La longue déprime économique qui s'est étirée ici jusqu'au début des années 2000 a sans aucun doute agi comme bougie d'allumage, croit Eric Nakajima, responsable des politiques d'innovation à l'Executive Office of Housing and Economic Development, organisme de l'État. «Le plus grand incitatif du succès entrepreneurial est le besoin, un besoin urgent de résoudre un problème... ou encore de mettre de la nourriture sur la table», illustre M. Nakajima, dans son bureau qui offre une vue à couper le souffle du port de Boston. L'élection du gouverneur démocrate Deval Patrick à la tête du Massachusetts en 2006 est aussi souvent citée comme un facteur déterminant. Cet ancien homme d'affaires, qui a roulé sa bosse dans plusieurs sociétés du Fortune 500, a placé la création de la richesse en tête de ses priorités. Sous sa gouverne, l'État a notamment mis en place un fonds de 1 milliard destiné aux biotechnologies, en plus d'épauler une foule d'autres mesures du secteur privé. «Ce que le gouvernement du Massachusetts a fait de plus important depuis 10 ans est d'agir comme courroie de transmission, en amenant à la même table universités, gouvernements et le secteur privé», explique Jerry Bird, président de Mass Ventures, qui finance des start-ups dans la région de Boston. *** En parallèle, plusieurs «incubateurs» de jeunes PME ont vu le jour. Mass Challenge, considéré comme le plus important «accélérateur d'entreprises» du monde, épaule chaque année 128 entrepreneurs en leur fournissant des conseils sur le financement, le marketing, les services juridiques, etc. Depuis sa fondation en 2010, l'organisme a accompagné 489 start-ups, qui ont obtenu 554 millions en financement. Plus de 4000 emplois ont été créés dans la foulée. Le MIT Deshpande Center for Technological Innovation, fondé en 2002, finance de son côté entre 7 et 10 projets de recherche chaque année. La trentaine d'entreprises créées depuis ont généré des investissements de plus d'un demi-milliard. «C'est très significatif», souligne Leon Sandler, directeur général du centre, rencontré dans son bureau austère du MIT. Les tentacules de l'écosystème des start-ups s'étendent jusque dans les cabinets d'avocats de Boston, dont plusieurs se sont spécialisés dans l'incorporation et le financement des jeunes entreprises. Ces firmes reportent la facture jusqu'à ce que les entrepreneurs trouvent des investisseurs - et acceptent l'idée que plusieurs seront incapables de rembourser. «La chose la plus difficile pour un cabinet est de décrocher un nouveau client, explique Leon Sandler. Si un avocat fait pour 30 000 $ de travail juridique pour une jeune entreprise sortie du MIT, il court un risque. Mais si cette entreprise obtient 5 millions en financement, il sera remboursé. Et il aura décroché un client pour la vie. C'est une pratique très courante ici.» Enfin, l'État du Massachusetts a placé les immigrants à l'avant-plan de sa stratégie de relance économique. Le «mois de l'entrepreneuriat immigrant» a ainsi été créé il y a quatre ans, pour souligner les retombées de 2,8 milliards générées chaque année par les entreprises de ces nouveaux venus. Cela équivaut à 14 % du produit intérieur brut de l'État."
  4. http://www.theatlanticcities.com/jobs-and-economy/2013/06/new-global-start-cities/5144/ RICHARD FLORIDA Author's note: Start-up companies are a driving force in high-tech innovation and economic growth. Venture capital-backed companies like Intel, Apple, Genentech, Facebook, Google, and Twitter have powered the rise of whole new industries and shaped the way we live and work. Silicon Valley has long been the world's center for high-tech start-ups. Over the next few weeks, I'll be looking at the new geography of venture capital and high-tech start-ups and the rise of new start-up cities in the United States. I'll be also track to what degree start-up communities are shifting from their traditional locations in the suburbs to urban centers. America's start-up geography, with its well-established high-tech clusters in Silicon Valley and along Boston's Route 128, as well as more recent concentrations in urban centers like San Francisco and lower Manhattan, has been much discussed. But what does the world's start-up geography look like? What are the major start-up cities across the globe? Up until now, good data on the geography of start-ups outside the United States has been very hard, if not impossible, to come by. That's why a relatively new ranking of start-up cities across the globe by SeedTable is so interesting. SeedTable is a discovery platform that's built on the open-source database of more than 100,000 technology companies, investors, and entrepreneurs available at CrunchBase (one of the TechCrunch publications). SeedTable has information on more than 42,500 companies founded since 2002, including whether the companies are angel- or venture capital-funded (angel funders invest their own money; venture capitalists raise money from others), and whether the funder has exited, either by IPO or acquisition. The data cover 150 cities worldwide. It is reported by separate city or municipality, so the Martin Prosperity Institute's Zara Matheson organized the data by metro area and then mapped it by three major categories: global start-ups, companies receiving angel funding, and companies receiving institutional venture capital. The first map tracks start-ups across the cities of the world. New York tops the list with 144, besting San Francisco's 135. London is next with 90, followed by San Jose-Sunnyvale-Santa Clara (Silicon Valley) with 66, and Los Angeles with 64. Toronto and Boston-Cambridge tied for sixth with 34 each, Chicago is eighth with 31, Berlin ninth with 27, and Bangalore 10th with 26. Austin (23), Seattle (22), and São Paulo (21) each have more than 20 start-ups. Another 20 cities are home to 10 or more start-ups: Istanbul with 19; Vancouver and Moscow each with 17; New Delhi (15); Paris, and Atlanta with 14 each; Washington, D.C., Amsterdam, and Miami with 12 each; San Diego, Madrid, Singapore, and Sydney with 11 apiece; and Barcelona, Dublin, Tel Aviv, Dallas-Fort Worth, Mumbai, Buenos Aires and Rio de Janeiro, with 10 start-ups each. The second map charts the leading locations for companies receiving angel funding. Angel funding comes typically from wealthy individuals, often established entrepreneurs who invest their own personal funds in start-up companies. San Francisco now tops the list with 138 companies receiving angel funding, followed by New York with 117. London is again third with 62. San Jose is fourth with 60, Boston-Cambridge fifth with 50 and L.A. sixth with 48. Chicago and Philadelphia are tied for seventh with 19, and Seattle and Portland tied for 10th with 18 apiece. Nine more cities have 10 or more companies receiving angel funding: Toronto (17), D.C. (14), Berlin, and Paris (13 each), Atlanta, Barcelona and Boulder (12 each), Dublin (11), and Cincinnati (10). The third map above charts the locations of companies that attracted venture capital funding. Now the ranking changes considerably. San Francisco tops the list with 354, followed by Boston-Cambridge with 248, and San Jose with 216. New York is fourth with 160 and London fifth with 73. L.A. is sixth with 65, Seattle seventh with 57, San Diego eighth with 48, Austin ninth with 47, and Chicago 10th with 29. There are seven additional cities with 20 or more venture capital backed companies: Berlin (25), Toronto and Boulder (22 each), D.C., Paris, and Atlanta (21 each), and Denver with 20. The big takeaways? For one, these maps speak to the urban shift in the underlying model for high-technology start-ups. With its high-tech companies clustered in office parks along highway interchanges, Silicon Valley is the classic suburban nerdistan. But, at least according to these data, it appears to have been eclipsed by three more-urbanized areas. New York and London, admittedly much larger cities, both top it on start-up activity and the number of angel-funded companies, while the center of gravity for high-tech in the Bay Area has shifted somewhat from the valley to its more-urban neighbor San Francisco, which tops it in start-up activity, angel-funded, and venture capital-backed companies. The globalization of start-ups is the second big takeaway. American cities and metros — like Boston-Cambridge, L.A., Seattle, San Diego, Washington, D.C., Chicago, and Austin, as well as New York and San Francisco — all do very well. But London now ranks in the very top tier of start-up cities, while Toronto and Vancouver in Canada; Berlin (so much for the argument that Berlin is a lagging bohemian center with hardly any tech or entrepreneurial future), Paris, Amsterdam, Dublin, Madrid, and Barcelona in Europe; Bangalore, New Delhi, and Mumbai in India; Singapore and Sydney in the Asia Pacific region; and Buenos Aires and Rio de Janeiro in South America each have significant clusters of start-up activity. The world, as I have written, is spiky, with its most intensive economic activity concentrated in a relative handful of places. Global tech is no exception — and it is taking a decidedly urban turn. All maps by the Martin Prosperity Institute's Zara Matheson; Map data via Seedtable Keywords: London, New York, San Francisco, Maps, Start-Up, Venture Capital, Cities Richard Florida is Co-Founder and Editor at Large at The Atlantic Cities. He's also a Senior Editor at The Atlantic, Director of the Martin Prosperity Institute at the University of Toronto's Rotman School of Management, and Global Research Professor at New York University. He is a frequent speaker to communities, business and professional organizations, and founder of the Creative Class Group, whose current client list can be found here.
  5. Les Affaires CONNEXION | INSCRIPTION BLOGUES ACCUEIL > BLOGUES > JULIEN BRAULT image INTELLIGENCE ARTIFICIELLE JULIEN BRAULT Neoshop, une boutique venue d'Europe, veut vous vendre des produits technos québécois Publié à 13:05 Lancée à Laval (en France) en 2013, Neoshop a aidé 70 start-ups françaises à commercialiser leurs produits. La première boutique Neoshop hors France devrait ouvrir ses portes à Montréal en septembre prochain. Exploitée par le Quartier de l’innovation, la boutique aura pour mission de supporter les start-ups québécoises en leur permettant de tester leur produit plus rapidement auprès des consommateurs. L’emplacement de la première incarnation de la boutique n’a pas été déterminé, si ce n’est qu’elle aura pignon sur rue à l’intérieur de la zone dont se réclame le Quartier de l’innovation. À terme, toutefois, Neoshop devrait déménager dans l’ancien Planétarium Dow, qu’on est en train de rénover. Lancée à Laval (en France) en 2013 par l’organisme de développement économique Laval Mayenne technopole, Neoshop a aidé 70 start-ups françaises à commercialiser leurs produits. Après avoir ouvert une boutique éphémère à Paris en décembre, l’organisme veut maintenant exporter son concept. Selon Gabrielle Langlois, directrice des opérations du Quartier de l’innovation, l’organisme est en négociation avec des partenaires dans une douzaine de villes européennes, qui sont intéressés à ouvrir des boutiques Neoshop. La boutique Neoshop à Montréal devrait ainsi offrir des produits de start-ups européennes, mais réserver la plupart de ses tablettes aux produits locaux. En contrepartie, cette affiliation européenne pourrait permettre à des start-ups québécoises d’introduire leurs gadgets en Europe. Validation de produits innovateurs Les vendeurs de Neoshop recevront une formation qui leur permettra de donner de la rétroaction aux entrepreneurs, pour qui Neoshop servira de terrain d’essai dans le monde du détail. Si certains d’entre eux choisiront sans doute de retourner à la planche à dessin, les autres se verront offrir des services d’accompagnement à la commercialisation par Neoshop. Alors que la France ne manque pas de start-ups à l’origine de produits physiques, c’est moins le cas au Québec, où Neoshop pourrait avoir du mal à garnir ses tablettes. Lorsque je lui ai demandé si elle considère un vêtement de bébé en chanvre comme un produit de start-up, Gabrielle Langlois m’a assuré que non. «Ça peut être low tech, mais il faut qu’il y ait de l’innovation dans le produit; on ne veut pas être un deuxième Salon des métiers d’art.» sent via Tapatalk
  6. 12 mars 2018 Mis à jour le 11 mars 2018 à 17h24 https://www.lesoleil.com/affaires/conquerir-le-monde-avec-leau-derable-2270e1f7218e7bc182e633b8b0618b21 Conquérir le monde avec l’eau d’érable Gilbert Leduc Le soleil En arpentant ses érablières dans la région de la Chaudière-Appalaches, Stéphane Nolet a eu une idée. «Et si je commercialisais une eau d’érable de haute qualité?» Maple 3 (prononcez, en anglais, tree ou three) venait de voir le jour. En cours de route, deux associés sont venus se joindre à l’entrepreneur issu d’une longue lignée d’acériculteurs. «Je représente la quatrième génération», glisse-t-il à l’oreille du Soleil. Guillaume Crouzet s’occupe du marketing. Les ventes sont l’apanage de Yannick Leclerc. «Nous sommes trois. Vous voyez que le chiffre 3 dans le nom de la compagnie s’applique aussi bien à la composition de l’équipe de direction de la compagnie qu’à l’arbre, la source de notre produit», fait remarquer M. Crouzet. MAPLE 3 n’a pas pignon sur rue en forêt, mais bien à Limoilou! Plus précisément dans L’Autre Caserne où les trois entrepreneurs côtoient d’autres dirigeants de jeunes pousses comme eux dans cet espace de cotravail. «Pour le moment, ça nous convient parfaitement. Nous n’avons pas besoin de grands bureaux. Ou bien nous sommes dans les érablières de Stéphane ou à parcourir l’Europe ou l’Asie pour vendre notre eau d’érable», explique Guillaume Crouzet. Entre le moment où Stéphane Nolet a eu son éclair de génie et l’apparition sur le marché des contenants d’un litre et de 330 millilitres d’eau d’érable Maple 3, il s’est écoulé au moins trois ans. «Il a fallu réaliser des travaux de recherche et développement et des tests de précommercialisation qui ont été, ma foi, très concluants», explique Stéphane Nolet dont les érablières consacrées exclusivement à la récolte de l’eau d’érable représentent un potentiel de 15 000 à 20 000 entailles. «Potentiel considérable» La Terre de chez nous signalait, à la fin janvier, que les ventes d’eau d’érable connaissaient un «envol spectaculaire». Elles pourraient bondir à plus de quatre millions de litres en 2018, indiquait la publication. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec mentionnait qu’il ne s’était jamais vendu plus d’un million de litres par année jusqu’à maintenant. Sur les tablettes des supermarchés, le consommateur peut notamment trouver les marques Oviva, Seva et Necta. Et Maple 3, évidemment. «Le produit est biologique. Il ne contient aucun sucre ajouté, aucun agent de conservation. Il est faible en calorie. Il contient des minéraux et des électrolytes», spécifie Stéphane Nolet en soulignant que le marché des eaux végétales représente un segment des breuvages connaissant une forte croissance. Qu’il suffise de penser à la popularité de l’eau de coco. «Le potentiel de l’eau d’érable est considérable», affirme Guillaume Crouzet. Pour se démarquer de ses concurrents, MAPLE 3 cible une clientèle en particulier : les personnes âgées de 25 à 40 ans qui sont actives et passionnées de plein air et qui sont à la recherche d’une solution d’hydratation saine et naturelle. «Il y a actuellement un vide dans le marché des breuvages. Il y a un grand espace à occuper entre l’eau et les boissons sportives sucrées», affirme l’acériculteur. «Notre désir est d’offrir une solution 100 % naturelle d’hydratation pour donner une option santé aux consommateurs soucieux de leur alimentation.» C’est connu, les produits québécois de l’érable ont la cote en Asie et en Europe. Deux marchés dans lesquels les gars de Maple 3 se sont précipités à la vitesse de l’éclair. «Nous vendons en France, au Japon, à Singapour et à Hong Kong», énumère Guillaume Crouzet. «Et il y a de l’intérêt pour nos produits en Chine.» À la conquête de l’Ouest Maple 3 met aussi le paquet, par les temps qui courent, du côté de l’Ouest canadien. L’entreprise vient d’ailleurs d’obtenir un coup de pouce de la Ville de Québec pour exporter sa marque à l’autre bout du pays. Une subvention de 50 000 $ accordée dans le cadre de la troisième cohorte du programme Québec, ville entrepreneuriale. Pour financer les premières phases de démarrage de l’entreprise, Stéphane Nolet a puisé dans les revenus de ses érablières. Une première ronde de financement auprès d’institutions prêteuses s’est tenue l’an dernier. Maple 3 souhaite maintenant voir apparaître dans le décor de nouveaux investisseurs pour appuyer l’expansion de la compagnie. «Oui, il y a des personnes qui s’intéressent à ce que nous faisons. Des discussions sont en cours», indique Stéphane Nolet sans vouloir en dire davantage.