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  1. Montréal a trouvé preneur pour la partie sud de l'îlot de la Cité du commerce électronique, au centre-ville. L'acquéreur, l'homme d'origine syrienne Bachar Ghreiwati, paie comptant 12,25 millions à la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) au terme d'un appel d'offres public pour vendre les immeubles du 977, rue Lucien-L'Allier et du 1000, rue de la Montagne, au centre-ville. L'autre soumissionnaire était Broccolini, qui se proposait de racheter le tout pour 2,5 millions. La SHDM, antérieurement la Société de développement de Montréal, était la mandataire du gouvernement et de la Ville dans ce projet en 10 phases de la Cité du commerce électronique. Le bras immobilier de la Ville a acquis les terrains et devait les céder par emphytéose au promoteur. Finalement, seulement deux phases ont été réalisées. La Société détenait toujours deux immeubles qui n'ont pas été démolis puisque la phase 3 ne s'est jamais matérialisée. Avec le fruit de la vente, la SHDM remboursera un prêt rotatif contracté auprès de la Caisse centrale Desjardins dont le solde s'élève à 6,4 millions. L'acheteur était représenté par le courtier Groupe immobilier Premium. Au téléphone, son président Fouad El-Dick a affirmé que son client est actif sur la scène immobilière à Montréal depuis six ans déjà. Il soutient qu'il y possède plusieurs propriétés, sans indiquer lesquelles. M. Ghreiwati détient des immeubles à Los Angeles également. «Le ministère des Finances a procédé aux investigations nécessaires à l'égard de l'acheteur et accepte la transaction», lit-on dans les documents de la Ville. Selon une évaluation de la firme Poisson Prud'homme, réalisée en 2010, la valeur marchande de la propriété atteint près de 9,5 millions, tandis que l'évaluation municipale se chiffre à 6 millions. Les frais de décontamination sont évalués à 1 million. Dans l'acte de vente, l'acquéreur s'engage à déposer un plan de réhabilitation environnementale et un plan de démantèlement du bâtiment sur Lucien-L'Allier au ministère du Développement durable, dans des délais à convenir entre eux. La vente n'est assujettie à aucune condition de développement. Le zonage en vigueur permet les usages commercial, résidentiel ou immeubles de bureaux... http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201301/03/01-4607977-montreal-realise-deux-ventes-importantes-dans-la-cite-du-commerce-electronique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS4
  2. Publié le 15 août 2009 à 00h00 | Mis à jour à 00h05 La SHDM redevient paramunicipale Sara Champagne La Presse Sept mois après avoir demandé au gouvernement du Québec de renverser la vapeur, l'administration du maire Tremblay touche enfin au but. Il ne reste que des formalités légales à remplir avant que la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), au coeur d'une enquête de la Sûreté du Québec pour des transactions douteuses, ne redevienne une créature paramunicipale de Montréal. Au cours d'une séance exécutive particulièrement chargée, mercredi, avec pas moins de 70 pages de résolutions à l'ordre du jour, les élus de la garde rapprochée du maire ont approuvé une requête pour demander au nouveau ministre responsable des Affaires municipales, Laurent Lessard, d'émettre les lettres patentes en vertu de la loi qui régit la Charte de Montréal. Pour l'administration Tremblay, la réorganisation du bras immobilier n'est pas pour autant achevée. En plus d'attendre les résultats de l'enquête de la Sûreté du Québec, dont rien ne filtre pour l'instant, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Dauphin, a expliqué hier lors d'un entretien avec La Presse que le «mandat» et la «mission» de la société seraient révisés cet automne. «J'entends rencontrer le conseil d'administration, présidé par Jean-Claude Cyr, à la fin du mois, a-t-il dit. Des acheteurs font la queue pour acheter des propriétés grâce au programme Accès Condos. La demande est là. On veut donc redéfinir ses fonctions.» À la SHDM, un grand ménage dans l'organigramme a été fait depuis qu'une enquête interne a révélé une série d'irrégularités dans la vente au Groupe immobilier Catania du Faubourg Contrecoeur, dans l'est de Montréal, au coût de 4,4 millions alors que le terrain en valait 23,5 millions. L'ancien directeur de la société, Martial Fillion, a été congédié et remplacé par Guy Hébert. Le porte-parole de la SHDM, André Bouthillier, a expliqué hier que Josée Racicot, directrice des affaires juridiques et corporatives, anciennement au contentieux de la ville centre, seconde désormais la direction générale. «Et les employés ont maintenant accès à tous les procès-verbaux», a ajouté M. Bouthillier, de la firme de communication Optimum. Sur le plan des affaires, Claude Dauphin a annoncé à La Presse que la SHDM a réalisé des centaines de milliers de dollars en surplus avec la construction de la Place des festivals, dont les travaux ont été exécutés dans les délais. Les travaux pour reconstruire de nouveaux bâtiments sur les anciens immeubles du boulevard de l'Acadie vont bon train, a-t-on ajouté. Et on explique que des appels de propositions seront lancés, cet automne, pour trouver de nouveaux promoteurs. «En plus du commercial et des projets institutionnels, notre intention est de bonifier les projets résidentiels», a précisé M. Bouthillier, en expliquant que les appels de propositions vont donner de la transparence au processus. Quant à la firme Catania, elle a redémarré les travaux de construction de logements en copropriété au Faubourg Contrecoeur, au printemps dernier. Mais il reste encore le litige concernant la décontamination du terrain à régler. Le promoteur réclame 7 millions à la SHDM, donc à la Ville, pour avoir fait le travail.
  3. http://www.montrealgazette.com/business/sale+city+buildings+prime+spots/5275338/story.html By Allison Lampert, The Gazette August 18, 2011 10:08 PM The former H.L. Blachford Ltd. manufacturing building at 977 Lucien L'Allier St. was purchased for $6.8 million in 2000 MONTREAL - The real-estate arm of the city of Montreal is poised to sell two buildings in prime downtown locations that have been sitting half-empty for years, The Gazette has learned. The two buildings, located near the Bell Centre, are among hundreds of thousands of square feet of downtown Montreal real estate that has recently changed hands – or is to be sold off – for new office and residential projects, at a time when land prices have reached all-time highs. The buildings, which are to be put up for tenders this year by the Société d’habitation et de développement de Montréal, are located on sites originally destined for the third phase of Quebec’s ill-fated E-Commerce Place. Quebec’s Department of Finance mandated the SHDM to manage the buildings it bought for close to $7.9 million in 2000. “We want to put them for sale by the end of the year,” said Carl Bond, director of real estate management for the SHDM, a paramunicipal organization that owns and manages affordable housing units, along with several commercial buildings. “Those buildings will be sold, but we need an authorization from the (Department) of Finance.” Located at 977 Lucien l’Allier, and 1000-1006 de la Montagne St., south of René Lévesque Blvd., the buildings were initially slated to be demolished to make way for gleaming office towers. They were to be the last part of the 3-million-square foot Parti Québécois-supported project that was later scrapped by the Liberal government in 2003. The 24,000-square-foot site north of the Lucien l’Allier métro station was purchased from manufacturer H.L. Blachford Ltd. for $6.8 million in 2000 – far above the building’s 2011 municipal evaluation of $4.5 million. The disparity between the sales price and the current evaluation, an SHDM spokesperson explained, is because the land was to be used for a lucrative office tower, worth far more than a four-storey manufacturing plant. The two buildings have taken a long time to come to market. That’s because Blachford had a lease at the building until this spring when it ceased operations, Bond said. A travel agency is still operating at the building on de la Montagne, part of which is in a decrepit state. What’s more, the SHDM is now embroiled in legal talks with Blachford over the cost of cleaning up the building, which is contaminated. “Right now the lawyers are talking and we’re hoping to settle this out of court,” Bond said. But some commercial brokers say the SHDM lucked out in waiting. The buildings, they said, would be ideal for residential development at a time when new condos are being constructed in record numbers and downtown land is selling at a premium. “In terms of timing, it’s better to go to the market today,” said Louis Burgos, senior managing director, Cushman & Wakefield, Montreal. Today, land in the downtown area is being sold for $250 to $350 per square foot, brokers say, depending on the level of building density, or how much can be developed overall on the site. The SHDM’s two buildings won’t be coming to market alone. Another three sites have either traded hands, or are to come to market this year for the purpose of development. In late July, a site of Overdale Ave., an estimated 140,000-square-foot plot on the south side of René Lévesque Blvd, beside Bishop St., was sold by a company based out of a Sherbrooke St. West art gallery run by director Robert Landau for $28 million, provincial records show. The buyer is a numbered company owned by investor Kheng Li, who is a partner of E. Khoury Construction Inc. A worker at Khoury who didn’t want to be identified, said the site could be used for either residential or office development. And in April, Cadillac Fairview Corp. Ltd. announced a $400 million investment for an office and three condo towers to be built near the Bell Centre, on Saint Antoine and de la Montagne Sts. Yet a fifth land site near the Bell Centre is to be put on the market next week, The Gazette has learned. The price these sites will fetch will depend on a combination of zoning and market demand. The red-tape Montreal developers have historically faced in obtaining zoning changes to built higher — and more economically viable buildings — may be easier to deal with if the seller is a city agency, brokers say. [email protected] http://www.twitter.com/RealDealMtl Read more: http://www.montrealgazette.com/business/sale+city+buildings+prime+spots/5275338/story.html#ixzz1VRFi0FYh
  4. Martin Croteau La Presse L'escouade policière Marteau a investi les locaux du Groupe F. Catania en lien avec le Faubourg Contrecoeur, hier, alors que le ton continue de monter entre la firme et la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) au sujet de ce projet immobilier de l'est de Montréal. En matinée, des agents de la Sûreté du Québec, appuyés par des policiers de Longueuil, ont investi le siège social de l'entreprise à Brossard. Ils y ont rencontré des dirigeants et des employés de la compagnie en plus de consulter certains documents. Selon nos sources, la perquisition est liée au Faubourg Contrecoeur, le projet immobilier qui se trouve au coeur du scandale qui a ébranlé la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) dans les derniers mois. Par l'entremise de la SHDM, la Ville de Montréal a vendu au Groupe F. Catania cet immense terrain à l'est de l'autoroute 25. L'évaluation municipale était de 31 millions de dollars, mais la SHDM l'a vendu au prix de l'évaluation marchande de 19 millions. Elle a déduit de ce prix divers frais, dont 11 millions pour la décontamination du terrain. Or, des enquêtes ont établi que la décontamination pourrait avoir coûté beaucoup moins cher - entre 5,9 et 7 millions. L'été dernier, la nouvelle direction de la SHDM a donné jusqu'au 31 janvier au Groupe F. Catania pour lui fournir les factures de la décontamination. La firme a demandé un délai jusqu'au 28 février, mais elle n'a toujours pas rendu les documents, a récemment révélé à La Presse le directeur général de la SHDM, Guy Hébert. Cette sortie a indisposé le Groupe F. Catania, qui a expédié une lettre à la SHDM pour l'aviser qu'elle ne fournirait pas les documents demandés tant que le travail de décontamination ne serait pas terminé, c'est-à-dire à la fin de l'été. «L'idée était que ça allait se négocier entre eux et non sur la place publique, a indiqué le porte-parole de la firme, Philippe Roy. La relation s'est refroidie et le Groupe F. Catania a décidé de ne pas remettre toutes les factures à la SHDM et d'attendre la fin de la décontamination.» La SHDM évaluera donc ses options dans les prochains jours. «Parce qu'on n'a pas encore les documents demandés, on a décidé de confier le dossier à nos procureurs», a indiqué son porte-parole, André Bouthillier.
  5. Nom: alinéa Hauteur en étages: 10 Hauteur en mètres: 29 + appentis Coût du projet: Promoteur: Groupe Maxera Inc. Architecte: Atelier d'Architecture Saroli-Palumbo Entrepreneur général: Vinac Construction Inc. Emplacement: boul. Pie-IX / boul. Industriel Début de construction: Printemps 2012 Fin de construction: Septembre 2013 Site internet: http://www.accescondos.org/en/projet-info/95/alinea/ Autres informations: * 8330 pi2 espace commerciale au RDC * 108 condos sur 9 étages * projet Acces Condo SHDM Rumeurs: Aperçu du projet: Autres images: Vidéo promotionnelle:
  6. https://www.shdm.org/fr/actualites/un-projet-dhebergement-de-la-shdm-pour-femmes-en-difficulte-est-approuve-par-la-ville-de-montreal/ http://www.seao.ca/Recherche/avis_trouves.aspx?callingPage=3&Results=1&searchId=3307ffbd-0cd8-4b0c-a63e-a9b000cdb763#p=6 DEV-CP18-097 / 1220564 - Montréal Démolition de deux bâtiments et reconstruction d'un nouveau bâtiment d'habitation de 26 studios au 2231 à 2235 et 2239 à 2243 De Champlain, à Montréal Avis d'appel d'offres - Bâtiments Société d'habitation et de développement de Montréal
  7. La SHDM se retire de deux projets importants Le Devoir Jeanne Corriveau Édition du jeudi 07 mai 2009 Mots clés : Bellechasse, Développement immobilier, Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), Habitation, Municipalité, Montréal Ses dirigeants estiment ne pas avoir l'expertise nécessaire pour gérer le développement de grands ensembles La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), sévèrement blâmée pour sa gestion du dossier du Faubourg Contrecoeur, vient de se retirer de la gestion de deux projets de développement immobilier importants, soit ceux des secteurs du golf de l'île de Montréal et de Bellechasse. La Ville de Montréal a donc confié la planification de ces deux projets à ses propres fonctionnaires. En mai 2008, quelques mois avant que soient dévoilées les irrégularités dans la gestion de la SHDM, la Ville de Montréal avait mandaté celle-ci afin qu'elle élabore des plans d'affaires pour le développement de terrains adjacents au Club de golf de l'île de Montréal, dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), et du secteur Bellechasse, dans Rosemont-La Petite-Patrie. Le premier terrain, d'une superficie de 28 hectares, voisin du Club de golf de l'île de Montréal, a été aménagé en 1999. À la demande de l'arrondissement de RDP-PAT, la Ville avait confié à la SHDM le soin de concocter un plan d'affaires et d'assurer la mise en oeuvre des projets immobiliers qui devaient y être réalisés. On vantait alors «l'expertise développée par la SHDM en matière de viabilité de grands sites». La SHDM avait reçu un mandat semblable pour la mise en valeur du secteur Bellechasse, un terrain de 11,5 hectares situé dans le quadrilatère bordé des rues Saint-Denis et Bellechasse, du boulevard Saint-Laurent et de l'emprise de la voie ferrée du CP. Le projet prévoit la construction de 1500 logements, ainsi que des commerces et des bureaux sur ce terrain situé à proximité du métro Rosemont. La Société de transport de Montréal (STM) détient 40 % du site et la Ville, 20 %, alors que le reste appartient à des intérêts privés. La SHDM a récemment demandé à l'administration Tremblay de se désister des deux dossiers. Lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif la semaine dernière, les élus ont mandaté le Service de mise en valeur du territoire et du patrimoine afin qu'il prenne la relève de la SHDM. «Je ne crois pas que la SHDM ait le mandat et la profondeur pour faire de grands plans d'ensemble, a expliqué au Devoir le directeur général de la SHDM, Guy Hébert. Dans le cas du 6000, Saint-Denis [secteur Bellechasse], le projet implique le déménagement d'un garage d'autobus et le déplacement d'un viaduc. On pense que le mandat de la SHDM, c'est d'être complémentaire à ce projet. On va d'ailleurs y participer, mais tous les arrondissements ont des services d'urbanisme et on ne veut pas se substituer à eux. On veut travailler en partenariat avec eux.» M. Hébert soutient que ni la tourmente entourant la SHDM et la gestion déficiente du projet du Faubourg Contrecoeur ni la publication de rapports accablants du vérificateur général de la Ville et de la firme Samson Bélair Deloitte & Touche la semaine dernière ont influencé la décision de la SHDM. «Il n'y aurait pas eu de Contrecoeur, et la SHDM se serait désistée quand même», a-t-il dit en rappelant que la SHDM souhaitait concentrer ses efforts dans le démarrage de projets de développement et dans la construction de logements abordables. «On devrait aller dans des endroits où le privé ne va pas, et travailler sur des projets qui sont plus expérimentaux, comme d'anciens entrepôts, des projets pour les familles ou à caractère environnemental», a-t-il dit. Rappelons que la SHDM, de même que son ancien directeur général Martial Fillion, ont été durement critiqués pour la gestion de diverses transactions effectuées en 2007 et 2008 et qu'une enquête a été confiée à la Sûreté du Québec. http://www.ledevoir.com/2009/05/07/249254.html (7/5/2009 9H24)
  8. PROJETS DOMICILIAIRES La SHDM fait rager les promoteurs avec Accès Condos Les quelque 400 logements du projet Square Cartier sur la rue Parthenais, à Montréal, bénéficie de la formule Accès Condos. Photo Robert Mailloux, La Presse, Le mercredi 16 janvier 2008 Simon Diotte (collaboration spéciale) La Presse Les promoteurs immobiliers de Montréal sont en colère. Ils accusent la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), une société parapublique de la Ville de Montréal, de leur livrer une concurrence déloyale dans la vente de condos. Selon eux, c'est aux promoteurs privés de répondre à la demande du marché immobilier, et non à la Ville. En 2005, la SHDM a lancé son programme Accès Condos avec comme objectif d'offrir des logements abordables aux premiers acheteurs. Dans les divers projets de la société paramunicipale, le prix des logements défie toute concurrence. En plus de profiter de logements abordables, les consommateurs bénéficient d'un crédit d'achat correspondant à 10% du prix de vente de leur unité, montant applicable à la mise de fonds. Résultat: ils n'ont besoin que de 1000$ pour acquérir un logement de la SHDM. La formule Accès Condos est un énorme succès: 583 condos ont été livrés par la SHDM en 2007 et 346 autres devraient l'être en 2008, dans divers projets un peu partout dans l'île de Montréal. Parmi les plus connus, notons la Biscuiterie Viau, 180 logements dans l'arrondissement d'Hochelaga-Maisonneuve, et Square Cartier, plus de 400 logements à côté de Télé-Québec, dans l'arrondissement de Ville-Marie. Ce succès fait des jaloux. Tous les promoteurs rejoints par La Presse ne cachent pas leur mécontentement face à la Ville et la SHDM. «Les promoteurs privés répondent très bien à la demande de logements neufs et abordables à Montréal. On ne comprend pas pourquoi la Ville vient nous couper l'herbe sous le pied», s'insurge Denis Robitaille, président de Conceptions Rachel-Julien, important promoteur de Montréal. L'architecte Jocelyn Duff, fondateur de Développements Mas (entreprise qu'il vient cependant de quitter), constate que la concurrence acharnée de la SHDM fait déjà des victimes. Les petits constructeurs quittent la ville pour la banlieue. «Le contexte est de moins en moins favorable pour la construction à Montréal. Tout le monde se bat pour développer les mêmes terrains, mais désormais, on doit faire face à la concurrence de la Ville elle-même», déplore cet architecte. Frédéric Deslongchamps, directeur du développement immobilier à la SHDM, se dit surpris des critiques des promoteurs privés. «À mon avis, la SHDM n'entre pas du tout en concurrence avec les promoteurs privés. Notre mission est de permettre aux locataires n'ayant pas amassé de mise de fonds d'accéder à la propriété. Ces gens-là ne pourraient pas de toute façon acheter dans un projet privé», dit-il en guise de défense. Au contraire, la SHDM consolide le développement immobilier à Montréal, affirme M. Deslongchamps. «Nos projets immobiliers sont structurants. Sans notre intervention, les secteurs comme celui de Square Cartier et de la Biscuiterie Viau n'auraient jamais été développés, car les risques étaient trop grands pour les promoteurs privés», soutient le directeur. Foutaise! répliquent les promoteurs privés. «La SHDM dit qu'elle investit dans des secteurs négligés de Montréal. Or, ça fait des années que les promoteurs privés s'activent dans Hochelaga-Maisonneuve, dans le Sud-Ouest ou ailleurs. Personne n'a attendu l'arrivée de la SHDM pour revitaliser ces quartiers», rétorque M. Robitaille. La façon de faire de la SHDM est également sévèrement critiquée. À proprement parler, la SHDM ne construit pas de condos. Elle achète la totalité des unités à un constructeur et elle s'occupe ensuite de leur vente. «Le constructeur privé qui s'associe à la SHDM ne prend donc aucun risque. Il n'a pas à se battre avec les autres promoteurs pour livrer le meilleur produit qui soit», critique le président de Conceptions Rachel-Julien. Les lofts de la Biscuiterie Viau. Illustration fournie par la SHDM Condos subventionnés? Un promoteur souhaitant garder l'anonymat ne comprend pas comment la SHDM arrive à vendre des condos à si bas prix. «Est-ce qu'elle calcule dans le prix de vente le salaire des fonctionnaires? J'ignore, mais elle vend ses condos à mon prix de revient! J'ai beau revoir mes calculs, chercher des moyens de couper dans les coûts, d'obtenir des gains de productivité, il m'est impossible d'accoter leurs prix», dit-il. En raison de cette concurrence, certains promoteurs privés remettent en question leurs projets. Frédéric Deslongchamps garantit que le programme Accès Condos ne bénéficie d'aucune subvention de la Ville. «Si les prix de la SHDM sont si bas, c'est que la société impose une marge de profit très mince à ses partenaires et ne dégage aucun profit sur la vente de ses unités», explique-t-il. Au lieu de concurrencer les entreprises privées, Jocelyn Duff, Denis Robitaille et le promoteur anonyme estiment que la Ville devrait se pencher sur les vrais problèmes qui affligent la métropole, dont l'exode des familles vers la banlieue. Selon eux, la SHDM construit des complexes résidentiels qui n'attirent que des célibataires et des couples sans enfant. «Qu'est-ce que la Ville fait pour retenir les familles?» demande l'un d'eux. Le responsable de l'habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal, Cosmo Maciocia, appuie évidemment la SHDM et rejette les accusations de concurrence déloyale. «Nous avons l'obligation de retenir le maximum de gens à Montréal et la SHDM répond bien à cette mission. En ce qui a trait à l'aide aux familles, nous venons d'annoncer l'augmentation de la subvention pour l'accès à la propriété de 7500 à 10 000$ pour les ménages avec un enfant ou plus», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique. http://montoit.cyberpresse.ca/habitation/articles/6746-La-SHDM-fait-rager-les-promoteurs-avec-Acces-Condos.html
  9. Montréal vend des actifs immobiliers 11 février 2008 - 11h18 La Presse Sébastien Rodrigue L'administration Tremblay-Zampino s'apprête à vendre ou à céder une cinquantaine d'immeubles par l'entremise de la Société d'habitation et de développement de Montréal. La SHDM prévoit notamment se départir de l'édifice Chaussegros-de-Léry, dont la valeur marchande dépasse les 100 M$, a appris La Presse. L'administration Tremblay-Zampino a donné son accord à un «plan stratégique» prévoyant la vente de ces immeubles. «Afin que la SHDM puisse s'autofinancer, elle doit rapidement développer, mettre en valeur et céder ses actifs», peut-on lire dans le document. Ce plan a été adopté à la suite de la fusion entre la SHDM et la Société de développement de Montréal en 2006. «Ce n'est pas notre rôle de détenir des immeubles, on est là pour faire du développement», explique le directeur général adjoint de la SHDM, Jean-François Bertrand. La SHDM possède une vingtaine d'immeubles commerciaux avec une valeur foncière d'environ 130 millions. La SHDM a ainsi récemment vendu à QUAM groupe conseils un immeuble de la rue William dans l'arrondissement de Ville-Marie. En vendant cet immeuble 1,2 million, la SHDM estime avoir réalisé un profit de 44 500$. La plupart des propriétés de la SHDM se trouvent dans le Vieux-Montréal. L'édifice Chaussegros-de-Léry est voisin de l'hôtel de ville. L'administration municipale occupe une vaste partie de cet immeuble construit au coût de 80 M$. Montréal paie un loyer annuel d'environ 10 millions de dollars. Le responsable de l'habitation au comité exécutif, Cosmo Maciocia, indique que la Ville souhaite conserver ces locaux et qu'elle est sur le point de renouveler son bail pour une longue période, ce qui augmentera la valeur de l'immeuble. La SHDM a d'ailleurs commandé une évaluation marchande avant de le mettre en vente. Immeubles résidentiels La société possède aussi de nombreux immeubles résidentiels dont la valeur foncière totalise un peu plus de 306 millions. Il s'agit pour la plupart d'habitations à prix abordables ou de chambres. Jusqu'à maintenant, sept immeubles à logements ont été vendus, mais la société ne prévoit pas faire de profits. Ces propriétés sont transférées aux organismes gestionnaires selon leur «capacité de payer». La SHDM s'était portée acquéreur de ces bâtiments dans les années 90 pour les rénover et les vendre aux organismes. «Cette opération aurait dû se faire dans les 10 premières années (...) Nous avons attendu que ce soit rentable avant de les remettre aux organismes», explique M.Bertrand. La SHDM a toutefois vendu deux immeubles résidentiels, rues Sussex et Lincoln, à un entrepreneur privé, Lieberman Realties, pour un peu plus de 10 M$ à la suite d'un appel de propositions. «Ces immeubles requièrent des coûts de rénovations importants (...) les organismes n'étaient pas capables de les acquérir», selon M.Bertrand. Les maisons de chambres connaîtront le même sort. Jusqu'à maintenant, la SHDM a vendu 55 unités et il en reste 242 dans 12 immeubles. La SHDM administre aussi des immeubles subventionnés par la Société canadienne d'habitation et de logement. Aucune discussion n'a toutefois été entreprise pour vendre ces quelque 2082 logements d'une valeur foncière d'environ 100 millions. Selon M.Maciocia, la SHDM doit réduire son parc immobilier parce que celui-ci nécessite des travaux estimé à 13 M$. «C'est une business, on ne veut pas perdre d'argent, on n'est pas là pour faire des profits exorbitants sur le dos de nos groupes, mais tout ce qu'on peut vendre à la réelle valeur marchande, on va le faire», précise M. Bertrand. Le plan de la SHDM vise a dégager des surplus budgétaires afin d'éliminer la contribution financière de la Ville de Montréal de 2,7 millions. La SHDM promet aussi de construire des immeubles pouvant rapporter 18 M$ en impôts fonciers. La SHDM administre déjà le programme Accès-Condo visant à mettre en marché des copropriétés à prix abordables. La SHDM souhaite mettre sur le marché près de 2500 condos et plus de 900 logements abordables en plus d'investir 93 millions pour des projets de revitalisation. La SHDM est notamment impliqué dans la réalisation du projet du Quartier des spectacles. La société collabore aussi avec la Société de transport de Montréal pour planifier le réaménagement des garages Saint-Denis et Frontenac. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080211/LAINFORMER/80211090/5891/LAINFORMER01
  10. Le Devoir 14 juin Tour de 30 étages sur l'îlot Balmoral Le projet de Rogers permettrait le financement d'une place des festivals et d'une nouvelle salle de spectacles L'entreprise canadienne-anglaise de communications Rogers veut s'ancrer au Québec en construisant une tour de bureaux de 30 étages sur le quadrilatère situé à l'ouest de la Place des Arts, à Montréal. Ce projet permettrait le financement et le développement culturel de l'îlot Balmoral avec une immense place des festivals et une nouvelle salle de spectacles, a appris Le Devoir. Des discussions sont en cours entre Rogers et la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), le bras immobilier de la Ville de Montréal, pour la réalisation de ce projet d'envergure. La Société immobilière du Québec (SIQ) est également partie prenante dans ce dossier puisque la partie sud de l'îlot Balmoral lui appartient, alors que la SHDM est propriétaire de la partie nord. Selon les informations recueillies, la tour Rogers s'élèverait à l'angle des rues de Bleury et de Maisonneuve et pourrait permettre de regrouper les divers bureaux de l'entreprise actuellement disséminés à travers Montréal. Au sud, l'édifice Wilder, mal en point faute d'entretien par la SIQ, sera démoli afin de permettre la construction d'une salle de spectacles de 1000 places. Cela comblerait le vide laissé par la disparition du Spectrum, prévue à la fin de l'été. Sur la partie est du site qui longe la Place des Arts, entre les rues Sainte-Catherine et de Maisonneuve, une place publique destinée à accueillir les grands festivals verrait le jour et favoriserait leur pérennité. Ce projet nécessiterait des investissements considérables. Déjà, la Ville de Montréal a prévu 55 millions de dollars en infrastructures municipales dans son plan triennal d'immobilisations. Mais cela ne peut pas suffire. «Notre objectif est de limiter les investissements publics dans le dossier», a expliqué la porte-parole de la SHDM, Stéphanie Gareau. De fait, le projet de Rogers, dont le coût s'élèverait à des dizaines de millions de dollars, est intimement lié au développement culturel de l'îlot Balmoral. Le milieu culturel souhaite depuis longtemps que soit consacrée la vocation du site. De son côté, Rogers voit vraisemblablement tout l'intérêt de créer des liens et de soutenir la culture québécoise, question d'améliorer son image et de s'immiscer dans les plates-bandes de ses concurrents commerciaux. «C'est important pour Rogers d'être associée au milieu culturel, notamment le secteur francophone», s'est borné à commenter Sébastien Bouchard, de Rogers, après avoir insisté pour dire que, pour l'instant, «il n'y a rien à annoncer». Rogers est une entreprise tentaculaire. Elle est présente en téléphonie cellulaire (Fido) et en câblodistribution; elle est également propriétaire de 50 stations de radio, de chaînes de télévision spécialisées, de magazines comme L'Actualité et Châtelaine et même de l'équipe des Blue Jays de Toronto et du stade de baseball Rogers Centre (l'ancien SkyDome). En 2000, Rogers avait tenté une percée au Québec en voulant mettre la main sur Vidéotron et TVA. L'intervention du gouvernement du Québec par le truchement de la Caisse de dépôt et placement avait toutefois bloqué cette transaction et permis à Quebecor d'élargir son empire. Le développement de l'îlot Balmoral est sous la coordination de la SHDM, a précisé la porte-parole de la SHDM, Stéphanie Gareau, ajoutant que les démarches de l'arrondissement de Ville-Marie se font de façon parallèle. Ville-Marie a récemment confié un mandat au consultant Clément Demers pour élaborer un plan particulier d'urbanisme (PPU) qui doit proposer dans le détail une vision d'avenir pour l'îlot Balmoral. Le PPU doit déterminer qui pourra faire quoi, où et comment. «Plusieurs regardent l'îlot comme un terrain extrêmement intéressant pour des projets. Rien n'a été officiellement déposé pour l'instant et rien ne sera étudié avant la remise du plan de développement, le 31 octobre», a récemment soutenu le maire de l'arrondissement, Benoit Labonté, dans un entretien avec Le Devoir. Le projet de Rogers est néanmoins analysé «en fonction des besoins du milieu culturel», a souligné Mme Gareau. Ces «besoins» sont définis dans le cadre d'un protocole d'entente liant la SHDM et l'Équipe Spectra, l'entreprise privée qui orchestre entre autres le Festival international de jazz et les FrancoFolies. Les orientations du protocole sont claires: tout projet sur l'îlot Balmoral doit comprendre la construction d'une salle de spectacles en remplacement du Spectrum et délimiter une place des festivals. Spectra utilise abondamment les terrains vacants de l'îlot Balmoral pendant la période des festivals. De plus, le Spectrum, dont Spectra est locataire depuis 25 ans, doit fermer ses portes en août. L'érection d'un magasin à grande surface Best Buy y est prévue. Après avoir tenté en vain de développer en partenariat un projet d'un complexe comprenant un nouveau Spectrum, Spectra a changé son fusil d'épaule et jeté son dévolu sur l'îlot Balmoral. La SHDM ne cache pas avoir trois projets entre les mains, dont celui de Rogers. Ces projets s'ajouteraient à ceux d'autres promoteurs qui auraient plutôt choisi de solliciter l'arrondissement de Ville-Marie. Depuis 2000, différents projets ont été dessinés, puis abandonnés. Il y a deux ans, la firme Busac, promoteur du controversé îlot Voyageur de l'UQAM, avait des ambitions avec Cadim, la filiale investissement de la Caisse de dépôt et placement, pour le site. La Caisse de dépôt reconnaît avoir travaillé sur le financement du dossier mais soutient l'avoir fermé depuis lors. Busac est aujourd'hui partenaire d'un des trois consortiums qui présenteront un partenariat public-privé pour la construction de la salle de concert de l'OSM. Du côté de la SIQ, aucune position officielle n'a été adoptée. On a même affirmé hier ignorer certains détails du dossier de l'îlot Balmoral, notamment les critères de sélection des projets dont ont convenu Spectra et la SHDM. «La SIQ a acquis ce terrain pour loger la salle de l'OSM et le conservatoire de musique. Les projets du gouvernement ayant changé, le terrain est devenu excédentaire pour nous. On veut en disposer en tenant compte des orientations gouvernementales», s'est limité à dire Martin Roy, de la SIQ. L'îlot Balmoral constitue un des deux pôles de développement prévus pour le Quartier des spectacles. Le projet d'une vitrine culturelle au croisement des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent est sur la planche à dessin de la Ville de Montréal.
  11. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/06/27/004-moisissures-condominium-sante.shtml Un condominium rendu inhabitable par des moisissures Le rêve de Nathalie Parent d'être propriétaire s'est transformé en cauchemar. Son condominium hypothèque sa santé et celle de l'amie qui vit avec elle. Les moisissures rendent également sa copropriété inhabitable. Un reportage d'Anne-Louise Despatie Depuis trois mois, elle ne peut plus habiter dans l'appartement. « J'ai toujours eu une bonne santé, mais depuis deux ans, c'était des bronchites à répétition, des infections aux yeux, aux oreilles, à la gorge, de l'enflure et une immense fatigue ». Vivant tantôt chez sa sœur, tantôt chez des amis, elle doit continuer de payer l'hypothèque et les frais, mais n'a pas plus de chez-soi. L'ampleur du problème de moisissures dans son appartement s'est révélée l'an dernier lorsqu'elle a fait faire une analyse de qualité de l'air, demandée par un acheteur intéressé. « On a enfin compris pourquoi on avait été si malade tout l'hiver », dit-elle. Nathalie Parent a également fait faire une expertise par l'architecte Gilles Huot. Il est catégorique : « La brique est poreuse, les fondations sont en pierre et en briques. Ça n'a pas été réparé et ça n'a pas été imperméabilisé. Le plancher de l'appartement est plus bas que le terrain à l'extérieur. Alors quand il y a de l'eau qui coule sur le terrain, elle arrive à traverser puis s'infiltrer sous le plancher de bois. C'est ça le problème. » Cette copropriétaire paye une hypothèque et des frais pour un condo qu'elle ne peut habiter et qu'elle ne peut plus vendre. Crédit photo : Anne-Louise Despatie Impasse financière et juridique Nathalie Parent n'a pas beaucoup de recours. Elle a mis en demeure son syndicat de copropriété de faire les travaux d'urgence pour stopper les infiltrations d'eau dans son appartement, côté jardin. Le syndicat de copropriété, de son côté, poursuit ceux qui ont conçu et réalisé le projet de 182 unités dans l'ancienne biscuiterie Viau : le promoteur, l'architecte et l'entrepreneur. Ce dernier se défend en estimant avoir fait les travaux pour lesquels il a été mandaté au départ. Ni le syndicat de copropriété, ni la firme de gestion Ges-Mar n'ont voulu commenter. Comme les correctifs doivent être faits d'abord dans la cour avant qu'elle puisse faire décontaminer et réparer son condo, Mme Parent est dans un cul-de-sac financier et juridique. Elle ne peut mettre son appartement en vente dans cet état et ne peut l'occuper. Elle a peu de recours, puisque sa compagnie d'assurances ne couvre pas les moisissures. Des problèmes fréquents dans les condos L'histoire de Nathalie Parent n'est pas unique. Les professionnels du bâtiment voient de plus en plus de ces problèmes d'infiltration d'eau et de moisissures qui en découlent. L'architecte Gilles Huot et l'hygiéniste de l'environnement Yves Frenette constatent un laisser-aller dans la construction de certains projets de condominiums. Pour M. Frenette, chargé de cours en hygiène de l'environnement à l'Université de Montréal, les pratiques sur les chantiers sont inadéquates. Les matériaux poreux, comme le bois, sont parfois mal protégés de la pluie. « Il m'est arrivé de voir des condos neufs où l'on ferme le toit à la fin des travaux, ainsi tous les matériaux ont été exposés à la pluie. Le risque d'y voir ensuite des moisissures est grand », dit M. Frenette M. Huot constate que les poursuites sont nombreuses. Il montre aussi du doigt les projets des trois paliers de gouvernements. « C'est toujours le même problème avec les gouvernements : c'est toujours l'architecte le moins cher, l'ingénieur le moins cher, le concept le moins cher et le prix le moins cher. Alors quand on fait du nivellement par le bas, tout le temps, un moment donné, il y a des erreurs qui sont commises ou alors il y a des travaux qui auraient dû être faits qui ne le sont pas. » Quand les moisissures et vices cachés ne sont pas couverts par les assurances Pour les compagnies d'assurances, les moisissures qui découlent d'une humidité excessive et d'infiltration d'eau ne peuvent être considérées comme des dommages subis ou accidentels. Ces problèmes ne sont donc pas couverts. Les vices de construction et les mauvaises conceptions mènent souvent aux tribunaux. Nathalie Parent en est à regretter d'avoir fait appel au programme Accès-Condo par lequel elle a pu obtenir du financement. La Société d'habitation de Montréal (SHDM), qui n'est pas le maître d'œuvre du projet de la biscuiterie Viau, a facilité le financement pour les nouveaux propriétaires. « Quand j'ai acheté, c'était un projet de la SHDM, j'étais en confiance. Je me disais, les normes doivent être respectées », affirme Mme Parent. Dans ce projet, la SHDM était seulement là pour donner accès au financement, contrairement au projet de rénovation de Benny Farms, où elle a dû assumer les frais de plusieurs réparations urgentes. L'architecte Gilles Huot a produit une expertise dans certains condominiums du projet Benny Farms. « Il y a des moisissures. La SHDM a fait des travaux de drainage extérieur, mais puisqu'elle n'a pas assez d'argent pour défaire toutes les dalles de béton d'origine, c'est resté comme ça. Je suis retourné : ça coule encore », dit-il. La porte-parole de SHDM affirme avoir fait les travaux qui s'imposaient pour corriger la situation. Cette cause se retrouve également devant les tribunaux.
  12. http://maison.lapresse.ca/habitation/immobilier/201404/04/01-4754498-condos-abordables-pour-familles-audacieuses.php Avis aux familles avant-gardistes prêtes à s'installer dans des quartiers en transformation pour devenir propriétaires de logements abordables, à Montréal. La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) prévoit établir deux complexes Accès Condos dans deux secteurs en voie d'être revitalisés: aux Bassins du Nouveau Havre, dans Griffintown, et sur le terrain de l'actuelle cour de voirie Honoré-Beaugrand, dans Mercier-Est. L'organisme paramunicipal n'agira pas seul. Dans les deux cas, il a établi un partenariat avec le groupe de ressources techniques Bâtir son quartier pour mettre en valeur les terrains publics, conformément aux objectifs fixés par les communautés respectives. Les vastes terrains, propriétés de la Société immobilière du Canada (dans Griffintown) et de la Ville de Montréal (dans Mercier-Est), se prêtent à une mixité de fonctions. À des logements abordables et des logements communautaires conçus en grande partie pour les familles s'ajouteront ainsi des espaces non résidentiels. La SHDM ayant acheté à la fin du mois de mars un lot de 47 436 pi2 (4406 m2) dans les Bassins du Nouveau Havre, où une zone d'emploi destinée à l'économie sociale et créative pourra se concrétiser. Dans Mercier-Est, par ailleurs, un marché d'alimentation, attendu avec impatience, est notamment prévu. Sur ce site, 178 condos ou logements locatifs pourront aussi être construits. «Le but est de créer des milieux de vie avec des logements pour tous, indique Édith Cyr, directrice générale de Bâtir son quartier. Les deux projets se réalisent à la suite de la mobilisation des citoyens et sont portés par la communauté.» Une nouvelle façon de faire Pour la SHDM, «c'est le début d'une nouvelle façon de faire, révèle la directrice générale, Johanne Goulet. On travaille avec des organismes du milieu pour trouver des façons inédites de répondre aux besoins.» Dans Griffintown, l'immeuble Accès Condos de 6 à 8 étages renfermera de 60 à 80 logements abordables. Dans Mercier-Est, il en comportera environ 80. Les familles, au coeur des deux projets, auront accès à de spacieux logements répartis sur un ou deux niveaux. L'appel de propositions concernant le lieu situé dans Mercier-Est sera lancé sous peu. Le délai sera plus long dans Griffintown, le temps de finaliser le financement et le développement des volets communautaire et social
  13. Côte-des-Neiges: un quartier à métamorphoser La Presse Le 16 juin 2009 Danielle Bonneau La Presse Dans cinq à dix ans, le secteur situé à l'est de l'autoroute Décarie, à proximité des stations de métro Namur et De la Savane, sera méconnaissable. Environ 3200 logements de divers types devraient graduellement être construits dans cette zone commerciale et industrielle en déclin. Adieu vastes routes asphaltées et paysage aride. Le nouveau quartier sera vert, dans tous les sens du mot. L'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce présentera sa aujourd’hui, en conférence de presse. Il s'est inspiré des principes du TOD (Transit Oriented Development ou développement axé sur les transports en commun) pour ébaucher son plan directeur pour le secteur d'une superficie de quatre millions de pieds carrés. Le but? Exploiter le potentiel du vaste territoire délimité par les rues Jean-Talon Ouest et de la Savane, de même que l'avenue Mountain Sights. Tel que préconisé dans le plan d'urbanisme de l'arrondissement, les activités seront diversifiées et intensifiées pour améliorer l'image du secteur. On pourra y trouver une gamme variée de logements, conformément à la stratégie d'inclusion de logements abordables de la Ville de Montréal. Les immeubles résidentiels auront trois ou quatre étages, et jusqu'à 10 ou 12 étages, selon les endroits. Il y aura des commerces et des espaces à bureaux, de même que de nombreux espaces verts. Les aires de stationnement seront pour la plupart souterraines, pour faire place à la verdure. Arbutus Walk, à Vancouver, a notamment inspiré l'arrondissement. L'ancien secteur industriel a fait place à un nouveau quartier résidentiel conçu pour favoriser les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun. Diverses mesures ont été mises en place pour diminuer le recours à l'automobile. Et les besoins des résidants, qui appartiennent à divers groupes d'âge, ont été pris en compte lors de l'aménagement des espaces publics. La revitalisation du secteur a déjà débuté, avec la construction du complexe Côté Ouest, rue de la Savane. Celui-ci est bâti par Immeubles Devmont, dans le cadre du programme Accès Condos de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM). La première phase a remporté tellement de succès que la seconde a été devancée. Les copropriétaires devraient commencer à emménager dans le second édifice, en décembre, et il ne reste plus qu'une seule unité à vendre. «Le projet est bien placé, à proximité de l'autoroute Décarie et de la Métropolitaine, à côté de deux stations de métro et de nombreux commerces», indique Sam Scalia, président d'Immeubles Devmont. Son frère Joseph et lui ont bien compris le potentiel du secteur. Dans le cadre d'une entente avec la SHDM, permettant d'offrir les meilleurs prix possible, leur entreprise s'est réservé les deux derniers étages de la phase II. Ils devaient attendre que les logements du programme Accès Condos soient presque tous vendus avant de proposer leurs 38 appartements aux septième et huitième étages. C'est maintenant chose faite. Malgré le soin apporté au choix des matériaux et la vue panoramique, les appartements ne sont pas hors de prix. Ils coûtent de 180 000$ à 314 000$ (taxes incluses), pour des superficies variant entre 700 et 1200 pieds carrés. «Pour offrir des condos de qualité à des prix raisonnables, il faut que le terrain ne coûte pas très cher, souligne Sam Scalia. Cela ne peut se faire que dans des secteurs qui ont besoin d'être revitalisés. «Les acheteurs, ici, sont des pionniers, poursuit-il. Cela aurait été difficile, au début, si nous ne nous étions pas associés avec la SHDM. Maintenant qu'un premier projet a été réalisé avec succès, d'autres promoteurs s'intéressent au quartier.» Immeubles Devmont négocie actuellement l'achat d'un autre terrain situé à l'intérieur du secteur appelé à être métamorphosé. L'entreprise désire y construire des appartements en copropriété. Un autre promoteur a entamé des discussions pour lancer non loin un ambitieux projet de plus de 700 appartements en copropriété. Tous devront respecter la vision de l'arrondissement. Celle-ci fera évidemment l'objet d'une consultation publique.
  14. Un immeuble commercial au-dessus du métro Frontenac Publié le 10 mai 2011 à 07h52 | Mis à jour à 07h52 * Martin Croteau La Presse (Montréal) La station de métro Frontenac, sur la ligne verte, pourrait complètement changer de visage d'ici quelques années. La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) étudie la possibilité d'y ériger un immeuble commercial de plusieurs étages, un projet qui est accueilli avec enthousiasme par les gens d'affaires du secteur. L'administration Tremblay et la Société de transport de Montréal (STM) ont récemment mandaté la société paramunicipale pour étudier le potentiel immobilier de l'édicule qui coiffe la station, qui se trouve à l'est de l'arrondissement de Ville-Marie. Le projet n'en est qu'à ses balbutiements, mais plusieurs rêvent d'y attirer des entreprises et des organismes à but non lucratif. Il serait au coeur de la revitalisation du quartier Sainte-Marie, secteur moribond que les autorités souhaitent revitaliser de fond en comble. «Le but, c'est d'étudier ce qu'il est possible de faire, a indiqué la porte-parole de la SHDM, Myriam Crevier. Et ensuite, de prendre les grandes orientations à suivre.» La SHDM, chargée de mettre en valeur les terrains publics, est très active dans le quartier Sainte-Marie. Elle planifie en outre un important projet immobilier sur un terrain industriel désaffecté de la rue Ontario, près de la rue Lespérance. Elle étudie également des moyens de mettre en valeur les immenses ateliers de la STM, situés coin De Maisonneuve et Frontenac, que plusieurs citoyens souhaitent voir changer de vocation. L'arrondissement de Ville-Marie a récemment publié un Programme particulier d'urbanisme (PPU) qui dictera les grandes orientations de la revitalisation du quartier Sainte-Marie. Ce plan est actuellement soumis à une consultation publique, et il pourrait être adopté d'ici la fin de l'été. La SHDM remettra son rapport sur le métro Frontenac une fois ce plan adopté. Le directeur de la Société d'investissement de Sainte-Marie, Jean Perron, travaille depuis des années à faire renaître cet ancien quartier ouvrier. Il a bon espoir de voir une première levée de terre d'ici deux ans, laquelle permettrait d'attirer d'autres promoteurs immobiliers dans le secteur. «Ce projet a toujours été considéré comme la pierre angulaire du projet de revitalisation du quartier Sainte-Marie parce qu'il est très symbolique, a-t-il indiqué. C'est ça qui donnerait un signal, un coup d'envoi.» Selon lui, plusieurs entreprises ont déjà signifié leur intérêt à occuper un éventuel bâtiment, lequel pourrait facilement atteindre six étages.
  15. L'APCHQ part en guerre contre la SHDM Le Devoir Jeanne Corriveau Édition du mercredi 27 mai 2009 Mots clés : Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec, programme Accès condos, Construction, Québec (province) Les constructeurs d'habitations réclament l'abolition du programme Accès condos Sévèrement blâmée pour sa gestion du dossier du Faubourg Contrecoeur, la SHDM fait de nouveau l'objet de critiques. Cette fois, ce sont les entrepreneurs en construction qui l'accusent de concurrence déloyale, montrant du doigt le programme Accès condos. Estimant que le programme Accès condos est illégal, l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) a déposé une requête en Cour supérieure hier contre la Ville de Montréal et la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), afin que celles-ci cessent la mise en marché de tout projet lié à ce programme. Lancé en 2004, le programme Accès condos facilite l'accès à la propriété à Montréal. Grâce à un crédit d'achat, des ménages peuvent acquérir à un prix abordable une unité détenue en copropriété divise. Or, selon l'APCHQ, la SHDM agit comme constructeur et promoteur dans ce dossier sans toutefois détenir de licence, contrevenant ainsi à la Loi sur le bâtiment. Celle-ci précise d'ailleurs que les organismes publics ne peuvent obtenir une telle licence. «C'est la SHDM qui détermine l'emplacement, le nombre de logements, le type d'unité, le prix des unités, et c'est elle qui fait la vente. Elle n'agit pas comme promoteur et elle fait toutes ces étapes-là? Je trouve un peu ridicule de penser que les gens vont embarquer là-dedans», commente Marc Savard, directeur général de l'APCHQ du Montréal métropolitain. L'APCHQ ne s'oppose pas aux programmes d'accession à la propriété, mais elle estime que la SHDM et la Ville devraient plutôt se tourner vers des programmes de subventions pour acheteurs tel qu'Habiter Montréal. «Si elles jouent au promoteur-constructeur, comme elles le font présentement, c'est sûr qu'elles vont trouver des constructeurs sur leur chemin», ajoute M. Savard. L'APCHQ prépare le dossier depuis 13 mois. Elle souhaite que le Tribunal déclare illégale la façon d'agir de la SHDM et lui ordonne de cesser la mise en marché de tout nouveau projet dans le cadre d'Accès condos. Elle allègue que la SHDM représente une concurrence déloyale pour les entreprises en construction, car son statut d'organisme public lui permet notamment de financer ses projet à un taux d'intérêt «insignifiant» et la soustrait à l'obligation de payer des impôts sur certains revenus. Selon M. Savard, l'impact pour les promoteurs privés est majeur, car il devient difficile pour eux de vendre des unités lorsque la SHDM se pointe dans un quartier. La SHDM se défend d'agir comme un promoteur et de contrevenir à la Loi sur le bâtiment. «Quand on a développé le programme Accès condos, on l'a fait en se basant sur des opinions juridiques pour s'assurer qu'on ne contrevenait pas à la loi. Des vérifications récentes ont confirmé la même chose», indique Gabrielle Collu, porte-parole de la SHDM. Le programme est offert à tous les entrepreneurs dont les projets respectent les critères établis par la SHDM, insiste-t-on. «Ce programme est un énorme succès», rappelle Mme Collu. Depuis 2004, le programme a permis à près de 1000 ménages d'acquérir une propriété. http://www.ledevoir.com/2009/05/27/252316.html (27/5/2009 9H04)
  16. Voici comment on fait des affaires et on monte des projets immobiliers. Lisez au complet si vous aimez le scandaleux:
  17. La SHDM est autorisée à vendre six immeubles Le Devoir Jeanne Corriveau Édition du vendredi 06 mars 2009 Mots clés : Moratoire, Ventes, Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), Montréal Malgré le moratoire imposé à l'égard de toutes les transactions effectuées par la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), le comité exécutif de la Ville de Montréal a autorisé mercredi la vente de six immeubles. La SHDM soutient que c'est par mesure de précaution que l'approbation du comité exécutif a été demandée. La transaction concerne des immeubles obtenus dans le cadre du Programme d'acquisition de logements locatifs (PALL) et vendus aux groupes qui en assurent déjà la gestion, soit des organismes à but non lucratif et des coopératives d'habitation, a précisé hier Pierre Hurtubise, porte-parole de la SHDM. Le comité exécutif avait déjà donné son accord quant à la mise en vente des immeubles, mais on ignorait alors les détails des transactions à venir. Dans les documents présentés aux élus mercredi, on précise qu'il importe de «dissiper toute ambiguïté quant à la validité des décisions antérieures en raison du moratoire décrété le 12 novembre 2008». Rappelons que la Ville avait imposé un moratoire au coeur de la tourmente qui avait éclaboussé la SHDM l'automne dernier. Le rapport du vérificateur général, chargé d'examiner les transactions effectuées par l'organisme depuis le 1er janvier 2007, doit être remis à la Ville le 27 avril. Contrainte de revoir certaines de ses pratiques, la SHDM a aussi proposé mercredi aux élus une nouvelle procédure d'approbation pour les transactions qu'elle devra effectuer lorsque le moratoire sera levé. Cette procédure prévoit deux étapes. Dans un premier temps, l'autorisation préalable du comité exécutif sera requise pour vendre un actif spécifique. Une fois l'acquéreur identifié et les conditions de vente déterminées, une seconde autorisation devra être obtenue des élus. La SHDM a également déposé un rapport d'étape au comité exécutif. On y précise notamment que les procédures visant à transformer la SHDM en société paramunicipale ont été entreprises. Le comité exécutif a par ailleurs autorisé des crédits additionnels de 230 000 $ afin de permettre au vérificateur général de compléter son mandat concernant le dossier de la SHDM. Des frais d'honoraires professionnels supplémentaires sont requis car le mandat du vérificateur a été prolongé, a-t-on expliqué hier. Prévu pour le 15 mars, le dépôt du rapport a été reporté d'un mois. http://www.ledevoir.com/2009/03/06/237568.html (6/3/2009 5H41)
  18. Publié le 27 avril 2009 à 06h44 | Mis à jour à 08h34 SHDM: le vérificateur s'en remet à la police Denis Lessard La Presse (Québec) Après avoir mis cinq mois à passer au crible une vingtaine de transactions immobilières de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), le vérificateur général de la Ville, Michel Doyon, en arrive à un verdict lourd de conséquences. Tout le dossier devrait être transmis à la police, fort probablement à la Sûreté du Québec, qui elle seule a le pouvoir de pousser plus loin l'enquête qui s'avère nécessaire sur la société qui gère un portefeuille immobilier de 300 millions pour la Ville de Montréal. «Les faits sont suffisamment troublants pour que la police s'en mêle», a indiqué une source sûre à La Presse. Le vérificateur Doyon fait cette recommandation en soulignant qu'il n'a pu entrer en contact avec bien des acteurs importants de ces transactions - seule la police a les pouvoirs nécessaires pour aller plus loin. C'est la principale conclusion du rapport du vérificateur de la Ville de Montréal, qui faisait l'objet en fin de semaine d'échanges entre Québec et l'administration Tremblay. Le vérificateur Doyon avait jusqu'alors gardé jalousement les conclusions de son rapport. S'il estime qu'il appartient à la police de poursuivre plus loin l'investigation, le vérificateur convient toutefois qu'avec les moyens dont il dispose, il n'a pas pu constater d'intentions criminelles ou de malversation. Zampino Surtout, l'ancien président du comité exécutif de la ville, Frank Zampino, n'est pas égratigné par le rapport -on relève même qu'il était intervenu pour que le vérificateur de la Ville demeure le vérificateur de la SHDM, malgré la volonté de l'ancien directeur général, Martial Fillion. Le dépôt de ce rapport a été inscrit, à la fin de la semaine, à l'ordre du jour du conseil municipal de ce soir, et doit faire l'objet d'une conférence de presse, demain matin, avec les conclusions d'une autre vérification administrative, celle commandée à Samson Bélair/Deloitte et Touche sur les décisions de la SHDM dans le projet du Faubourg Contrecoeur. De sources fiables, La Presse a appris que le vérificateur Doyon «a mis en lumière le non-respect des règles dans de nombreux projets» de cet organisme paramunicipal transformé en catimini en organisme privé, en janvier 2007. Parmi une vingtaine de transactions -des «aliénations» dans le jargon du vérificateur -, on note la vente de deux immeubles à appartements du centre-ville, sur l'avenue Lincoln et la rue Sussex, vendus au quatrième plus élevé de cinq soumissionnaires. Les règles n'ont pas été respectées davantage pour un autre projet, rue Brewster, où se trouve le bureau de l'arrondissement du Sud-Ouest. La SHDM aurait vendu l'édifice en deçà de la valeur marchande. On n'a pu faire confirmer hier soir si une autre transaction controversée, rue Saint-Patrick, avait été marquée en rouge par le vérificateur de la Ville. Dossier Contrecoeur Pour ne pas faire double emploi, M. Doyon avait d'entrée de jeu fait savoir qu'il ne travaillerait pas sur le dossier du Faubourg Contrecoeur, auquel s'activaient déjà les vérificateurs de Samson Bélair/Deloitte et Touche, à la demande du conseil d'administration de la SHDM. Cette seconde enquête sur le Faubourg Contrecoeur reprend et approfondit des constats déjà faits par la firme KPMG. Ce terrain de 38 hectares, que l'évaluation municipale estimait à 23,5 millions, a été vendu 1,6 million à la SHDM, en dépit de l'avis de l'expert immobilier de la Ville, Joseph Farinacci. La SHDM l'a revendu par la suite 4,4 millions au promoteur Frank Catania. Un rabais important a été accordé, notamment pour des coûts présumés de 11 millions pour la décontamination. Ces coûts de décontamination posent problème. Ils ont été scrutés à la loupe, mais la firme privée a constaté que beaucoup de documents manquaient pour faire une vérification. Partout, le vérificateur Doyon comme les spécialistes de Deloitte et Touche constatent que les règles qui devaient baliser les processus de décision étaient systématiquement transgressées. De plus, les vérificateurs ont «écarquillé les yeux» quand ils ont ouvert des dossiers «presque vides», confie-t-on. Le directeur général de la SHDM, Martial Fillion, avait été suspendu en octobre puis carrément remplacé au début de l'année après qu'un rapport accablant de KPMG eut levé le voile sur de nombreux gestes administratifs inappropriés de M. Fillion, l'ancien chef de cabinet du maire Gérald Tremblay. Coup dur Ces révélations ont été un coup dur pour bien des libéraux provinciaux; pendant des années, Martial Fillion a été un conseiller respecté et influent du regretté Claude Ryan. Le directeur Fillion avait été limogé après que KPMG eut recensé l'automne dernier une dizaine «d'incidents» où ce dernier n'avait pas informé le conseil d'administration de développements importants dans le dossier du Faubourg Contrecoeur, des avances sans autorisation, mais aussi des réductions de taux d'intérêt et des modifications de contrats. Des pertes potentielles pour la SHDM avaient aussi été cachées au conseil d'administration. M. Fillion avait également signé ou fait approuver pour 8,3 millions de chèques, des avances, à la société Construction Frank Catania, sans avoir obtenu le feu vert du conseil d'administration de l'organisme. Normalement l'approbation du conseil est nécessaire pour tout engagement au-delà de 500 000$. Dans les coulisses, des gens proches de l'enquête soulignent que M. Fillion évoquait fréquemment des appuis en haut lieu pour justifier des décisions. Construction Frank Catania a obtenu des contrats municipaux d'une valeur totale d'environ 100 millions de la Ville de Montréal, depuis l'arrivée aux commandes de Gérald Tremblay. À la mi-avril, la première partie du projet, représentant 96 unités sur un potentiel de 1800, était la proie des flammes. La SHDM s'était transformée en société privée avec l'appui unanime du conseil exécutif de la Ville. Par la suite, le ministère des Affaires municipales avait mis en doute la conformité de cette opération avec la Loi des cités et villes. Le maire Tremblay avait ensuite assuré que la SHDM reviendrait dans le giron de la Ville, une opération qui est en train de se réaliser avec l'assistance des avocats du ministère des Affaires municipales.