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  1. Comme quoi les statistiques peuvent donner de fausses impressions... Entrepreneuriat: les Québécois premiers de classe! http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/entrepreneuriat-les-quebecois-premiers-de-classe-/569451 Publié à 06:02 Par Dominique Froment «Le problème est que l’on compare toujours le Québec avec l’ensemble du Canada. Or, avec leur pétrole, l’Alberta et la Saskatchewan faussent les comparaisons», affirme Étienne St-Jean, titulaire de la Chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). C’est l’explication qu’il donne pour l’excellente performance du Québec qu’il a fait ressortir de l’analyse du plus récent rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), une initiative du Babson College et de la London Business School. Ce rapport couvre 70 pays représentant 90 % du PIB mondial. L’analyse a été faite en collaboration avec Diane-Gabrielle Tremblay, professeur titulaire à la TÉLUQ et titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l'économie du savoir. On peut, en exagérant un peu, conclure de ce rapport que tout ce qui empêche l’entrepreneuriat d’exploser au Québec, c’est la confiance. «Les Québécois s’estiment beaucoup moins compétents pour démarrer une entreprise», peut-on lire dans l’analyse du rapport du GEM que font M. St-Jean et Mme Tremblay dans le bulletin du Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises, une constituante de l'Institut de recherche sur les PME de l’UQTR. «Notre perception de compétence dans le démarrage d’une entreprise est parmi les plus faibles des pays comparables. Le reste du portrait est plutôt encourageant, mais malheureusement, ça peut être un frein important à la création d’entreprises. Il faudrait sérieusement s’y attaquer», croit M. St-Jean, interrogé par LesAffaires.com. Faits saillants Voici les faits saillants, parfois étonnants, de ce rapport du GEM : -La carrière entrepreneuriale est très valorisée au Québec et se démarque largement des économies similaires et du reste du Canada. Les citoyens du Québec estiment que les médias accordent beaucoup d’attention à l’entrepreneuriat; -Les Québécois ont beaucoup moins peur de l’échec que les autres pays comparables et que le RDC (reste du Canada); -L’intention d’entreprendre des citoyens du Québec est de 15,6 %, inférieure au 17,5% du RDC mais supérieure à tous les pays du G8 à l’exception des États-Unis; -Comparativement au RDC, une plus grande proportion d’entrepreneurs du Québec démarre par choix plutôt que par obligation; -Une plus grande proportion d’entrepreneurs québécois que du RDC et de la quasi-totalité des pays comparables se départent de leur entreprise en laissant une entreprise qui poursuit ses activités, par rapport à qui cesse ses activités. «Au niveau des transferts d’entreprises, le Québec semble faire figure d’exception lorsque comparé aux pays dont l’économie est tirée par l’innovation», estime M. St-Jean. -Les jeunes du Québec de 18 à 35 ans perçoivent plus d’occasions d’affaires que dans le RDC. Toutefois, moins de jeunes Québécois semblent passer à l’action; -Les experts au Québec estiment que les normes socioculturelles, l’accès au financement, l’enseignement et la formation en entrepreneuriat, l’ouverture des marchés et les transferts technologiques ne sont pas optimaux; -Par contre, ces mêmes experts pensent que les infrastructures physiques, commerciales et de services, les programmes et les politiques gouvernementales sont plutôt favorables à l’entrepreneuriat; «Ce portrait de la relève entrepreneuriale est très positif pour le Québec, conclut M. St-Jean. Si on exclut l’Alberta et la Saskatchewan et leur pétrole et les États-Unis, où on se lance en affaires beaucoup plus par nécessité que par choix, le Québec tire très bien son épingle du jeu.»
  2. L'immense immeuble vacant depuis des années encerclé en rouge viens d'être démoli... Je passe par là souvent, et je trouvais ça désolant qu'un immense lot reste sous-utilisé quand il y a une gare de chemin de fer à côté (TOD?????). Finalement l'immeuble est maintenant rasé, quelqu'un a entendu parlé d'un projet là??
  3. Voici une compilation de photos que j'ai prises cette année à Montréal Je suis tombé par hasard sur la plupart des fresques, les photos ont donc été prises à l'improviste avec mon iPhone. Ça reste une qualité d'image de iPhone
  4. Qu'est ce que vous pensez d'avoir un forum dédié aux développement immobillier pour l'extérieur de la grande région métropolitaine? Ça serais un forum séparé de celui-ci.
  5. http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201304/21/01-4643016-le-nouveau-montreal-inc.php
  6. Niché près du Parc Central et du Parc Régional, Sax profile sa silhouette contemporaine de larges terrasses et de balcons ouverts sur la lumière. Ici comme ailleurs, le style Sax est un succès. La construction est terminée et il reste de belles unités disponibles entre ville et nature. http://sax-1.com/fr/longueuil/phase-2/accueil
  7. Le poids des ans commence à se faire sentir sur le sympathique stade Uniprix et Tennis Canada projette des rénovations de l'ordre de 11,8 millions qui le rendront conforme aux normes des grands tournois internationaux, a appris Le Journal de Montréal. Cela fait déjà 13 ans (1996) que les installations avaient été complètement remodelées au coût de 25 millions. Depuis ce temps, la popularité de l'événement a connu une croissance phénoménale et en plus, le site sert maintenant de base au Centre national d'entraînement. Sans compter la pratique récréative du sport au stade, qui compte pour 45% des plages horaires sur les courts, dont l'occupation d'octobre à avril est de 100%. Avec tout cet achalandage, les travaux sont rendus nécessaires afin «d'assurer la pérennité et la croissance des Internationaux de tennis du Canada à Montréal, l'un des neuf tournois majeurs des circuits professionnels de l'ATP et la WTA», a souligné Tennis Canada dans un document présenté récemment à la Ville de Montréal. Fonds publics Tennis Canada investira 1,6 million, le reste provenant des trois paliers de gouvernement : 1,6 million de Montréal, et une somme de 8,6 millions divisée à part égale entre Québec (programme d'infrastructures) et Ottawa (Chantiers Canada) à même les enveloppes budgétaires déjà en place. On prévoit l'ajout de quatre nouveaux courts sur terre battue, de nouveaux salons aériens, des vestiaires remodelés, une galerie de presse moderne et une aire d'accueil améliorée au stade secondaire. Le projet a été très bien reçu par la Ville de Montréal, reste à négocier les modalités de financement avec Québec et Ottawa. Dans le meilleur des scénarios, les travaux débuteraient au printemps 2010. # Les Internationaux de tennis du Canada existent depuis 1881; c'est le 3e plus vieux tournoi du monde après Wimbledon et le US Open. # De 2001 à 2007, selon une étude de la firme CFM Stratégies, les retombées économiques du tournoi sont passées de 15 à 28 millions, une augmentation de 9% par année. # Le tournoi fait l'objet de plus de 2000 heures de diffusion dans 150 pays. # Près de 50% des revenus générés par les deux Coupe Rogers sont réinvestis au Québec pour le développement du tennis. source: http://www.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2009/05/20090515-062700.html
  8. Encore un autre petit projet sur lequel je n'ai rien trouvé, à proximité du Pivot. La construction est pratiquement terminée, il ne reste que de la finition:
  9. Uni-Select: à grande vitesse vers les États-Unis 8 septembre 2008 - 06h00 La Presse Réjean Bourdeau Le 31 août dernier, Uni-Select (UNS) a fêté un bel anniversaire: il y a 10 ans qu'elle est installée aux États-Unis. À l'époque, l'entreprise de Boucherville avait acheté un distributeur de pièces d'automobiles du Minnesota. Du coup, ses ventes au sud de la frontière avaient bondi à 60 millions US. Aujourd'hui, avec l'achat prévu de Parts Depot, sur la côte Est, son chiffre d'affaires américain s'élèvera à 800 millions US! Click here to find out more! Et ce n'est pas fini, précise le grand patron d'Uni-Select. "Pour les trois prochaines années, on veut ajouter 100 à 150 millions US de ventes par an grâce à des acquisitions", affirme Richard Roy. Belles occasions d'affaires Si c'est le cas, le distributeur québécois verra ses revenus grandir d'au moins 10% par année, si on ajoute 2% de croissance organique. Le marché américain lui offre de belles occasions d'affaires. "Le volume global des petits acteurs est d'au moins 15 milliards de dollars, constate le président. Il y a donc beaucoup d'espace." Même si les 13 plus grandes sociétés ont des ventes totales de 20 milliards US, le secteur des distributeurs de pièces d'automobiles reste très fragmenté. "Il y a de nombreuses sociétés qui ont moins de 100 millions de chiffres d'affaires, explique M. Roy. Ce sont celles qui nous intéressent." Un des défis opérationnels pour ces entreprises est de gérer la multiplication des stocks de pièces pour les autos et les camions. "Pour suivre, elles doivent investir dans les technologies, remarque le dirigeant. Certaines sociétés ont de la difficulté à le faire." Uni-Select n'a pas ce problème. Au cours des quatre prochaines années, elle prévoit investir environ 50 millions dans ses systèmes informatiques. L'outil de gestion Cette initiative lui permettra d'améliorer son service à la clientèle, de mieux gérer ses entrepôts et d'avoir la bonne information pour gérer efficacement. Il faut dire qu'il peut y avoir jusqu'à 350 000 pièces différentes par entrepôt! Le rôle d'Uni-Select est de regrouper toutes les pièces fabriquées par les manufacturiers et de les offrir à des grossistes, qui les vendront à des installateurs et à des garagistes. L'entreprise québécoise distribue 90% des pièces au secteur commercial. Le reste est pour les détaillants. L'ENTREPRISEDeuxième distributeur canadien de pièces de remplacement, équipement, outillage et accessoires pour véhicules automobiles et septième aux États-Unis. Son réseau sert plus de 2000 marchands indépendants et plus de 3000 points de vente en Amérique du Nord. Uni-Sélect emploie 5500 personnes et affiche des ventes de 1,4 milliard. Ses actions (UNS) sont échangées à la Bourse de Toronto.
  10. Le taux de chômage est resté inchangé au Canada en août, s'étant situé à 6,1%. Selon Statistique Canada, l'emploi a progressé de 15 000 postes. Pour en lire plus...
  11. Malgré le présent soubresaut, l'inflation reste bien maîtrisée tandis que le ralentissement de notre économie tire à sa fin. Pour en lire plus...
  12. Le marché du travail s'essouffle 12 juillet 2008 - 11h10 La Presse Rudy Le Cours Après six mois, le Québec connaît son pire bilan en création d'emplois depuis 2001, même si le taux de chômage reste faible. En juin, l'économie de la société distincte a détruit 400 emplois, portant le bilan semestriel à 700 nouveaux emplois seulement. L'an dernier à pareille date, la Belle Province avait déjà engrangé 71 100 emplois. Le retrait de 11 700 personnes de la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens de 15 ans et plus qui détiennent ou se cherchent un emploi, explique le recul de 7,5% à 7,2% du taux de chômage, selon les données de l'Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. D'un océan à l'autre, le taux de chômage est passé de 6,1% (6,118%) à 6,2% (6,155%). Son creux historique de 5,8% a été atteint en début d'année. Click here to find out more! Le marché du travail s'est contracté un premier mois cette année, en retranchant 5000 emplois, tous dans le secteur des services. Ces chiffres ont quelque peu surpris les experts qui avaient parié sur un faible gain. (À noter cependant qu'une variation de 5000 est bien en deçà de la marge d'erreur de 27 400 (sur 17,2 millions d'emplois) de l'EPA, fondée sur un sondage auprès de 53 000 ménages.) À y regarder de plus près, les chiffres sont un peu plus sombres encore. La création de 34 200 postes à temps partiel n'a pu compenser la destruction de 39 200 emplois à temps plein. Depuis trois mois, le Canada a à peine créé 22 000 emplois, mais ce chiffre camoufle la suppression de plus de 50 000 emplois à temps plein. «Cela accentue la diminution des heures travaillées, font remarquer Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Scotia Capitaux. Cela détériore les revenus et la confiance des consommateurs qui traverse le pire creux depuis 1995.» Depuis le début de l'année, le marché du travail s'est néanmoins enrichi de 126 900 emplois, dont les deux tiers sont à temps partiel. Le gros de la création s'est déroulé au premier trimestre et a été assuré par le secteur privé. «La croissance de l'emploi est un indicateur économique retardé, rappelle James Marple, économiste chez Banque TD Groupe financier. La contraction de l'économie au premier trimestre contamine maintenant le marché du travail.» Bien que sans éclat, cette performance reste meilleure que l'américaine, qui a détruit plus de 430 000 emplois jusqu'ici cette année. Les pertes d'emplois du mois dernier se concentrent dans les services (commerce, hébergement et services aux entreprises), la construction, la forêt et l'extraction minière. Croyez-le ou non, les fabricants ont ajouté 800 emplois en usine, portant leur apport à 4500, cette année. Au Québec, les suppressions sont survenues surtout dans l'agriculture, la construction, le commerce, le transport, l'entreposage l'enseignement et les services de santé. L'information et les services publics les ont largement compensées. Fait à signaler, on compte depuis le début de l'année 14 500 emplois de plus en usine. «À défaut de parler de graves difficultés au Canada, il faut noter l'essoufflement du marché du travail, d'avril à juin», résume Jöelle Noreau, économiste principale chez Desjardins. Après tout, le taux de participation des 15 ans et plus au marché du travail reste très élevé à 67,9%, soit à une coche seulement de son sommet historique des trois derniers mois. En outre, l'Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada faisait ressortir une volonté d'embaucher. Un optimisme prudent reste de mise. «Nous nous attendons à de faibles gains, voire à d'autres reculs en termes d'emploi», précise Krishen Rangasamy, économiste chez CIBC marchés mondiaux. Bien qu'encore élevée à 4,4%, la croissance annuelle du salaire horaire moyen a aussi ralenti quelque peu. «Cela allégera quelque peu les inquiétudes de la Banque du Canada en matière d'inflation», note Douglas Porter, économiste en chef adjoint chez BMO marchés des capitaux. Comme la plupart des experts, il s'attend à ce qu'elle reconduise mardi pour la deuxième fois d'affilée son taux directeur fixé à 3,0%.
  13. Au-delà des courbes de la Bourse, la crise financière a un impact réel sur les entreprises québécoises. Si un géant comme SNC-Lavalin estime pouvoir traverser sereinement la tempête, ce n'est pas le cas de plusieurs PME qui doivent trouver des fonds pour assurer leur survie. Pour en lire plus...
  14. La forte hausse du prix de l'essence mine sérieusement le moral des consommateurs canadiens, même si le reste de l'économie tient le coup. Pour en lire plus...
  15. Les États-Unis ont perdu plus d'emplois que prévu alors que le taux de chômage reste stable à 5,5%. Pour en lire plus...
  16. Les trois gouvernements du Benelux ont volé dimanche au secours de Fortis pour éviter que cette banque ne soit emportée à son tour par la crise financière, qui fait aussi vaciller le groupe britannique Bradford and Bingley et menace de s'étendre au reste de l'Europe. Pour en lire plus...
  17. Le géant bancaire américain est resté largement bénéficiaire en 2008 et est parvenu à dégager un modeste profit sur le dernier trimestre malgré les prévisions pessimistes. Pour en lire plus...
  18. Le centre-ville de Montréal reste fort Isabelle Hachey La Presse Laval a-t-elle gagné en autonomie au point de ne plus être une banlieue? «C'est ridicule!», tranche Richard Shearmur, professeur à l'INRS-Urbanisation. «Pour des raisons de marketing, Laval aimerait bien prétendre être une ville indépendante. Mais Laval n'a aucun sens si on ne l'intègre pas dans la région métropolitaine de Montréal.» La preuve évidente de cette dépendance à la métropole, dit M. Shearmur, c'est que seulement 37% des Lavallois travaillent dans leur ville, alors que 49% franchissent encore les ponts pour gagner leur vie à Montréal. En fait, ni Laval, ni aucune autre banlieue de la région métropolitaine ne peut se dire autonome par rapport à Montréal, selon l'expert. Le centre-ville demeure le haut-lieu des services spécialisés. C'est là que se concentrent les sièges sociaux, les assurances, les institutions financières. «Même si les gens vivent et travaillent en banlieue, les entreprises pour lesquelles ils travaillent ont besoin de services financiers, et ceux-là sont basés au centre-ville.» Montréal n'a pas subi le sort de certaines villes américaines, dont le centre s'est vidé au profit des banlieues. «Aux États-Unis, il y a eu le "white flight" des années 1950 et 1960, lorsque les populations noires se sont établies en ville et que les populations blanches, plus aisées, ont choisi de fuir en banlieue. Cela a engendré un certain effondrement des centre-villes, comme à Détroit et Pittsburgh. Le coeur de ces villes s'est appauvri, les bâtiments se sont délabrés, et les entreprises ont cherché des alternatives en périphérie.» C'est ainsi que sont nées les «edge cities», terme inventé par le journaliste du Washington Post Joel Garreau pour décrire d'anciennes cités-dortoirs devenues autosuffisantes. «Sa thèse, c'est que de plus en plus, les activités traditionnelles du centre-ville se déplacent en banlieue, explique M. Shearmur. Mais ce n'est pas le cas au Canada, et surtout pas à Montréal.»
  19. Le promoteur a fait une demande de dérogation pour bâtir 9 étages (immeuble commercial) à cet endroit, mais ce fut refusé par l'arrondissement. Reste qu'à attendre une nouvelle proposition certainement plus modeste. https://www.google.ca/maps/@45.509326,-73.573306,3a,75y,3.35h,90.55t/data=!3m6!1e1!3m4!1suXaL01e-l4LIVuaIi9IfSA!2e0!7i13312!8i6656?hl=fr
  20. Voici un article paru dans le Devoir il y a quelques temps. Je ne sais pas si cela avait été débattu alors mais vos avis sur ce sujet m intéresse... Que reponderiez vous a l auteur concernant son point de vue? crédit le Devoir 19 avril 2014 |Frédérique Doyon | Actualités en société «Montréal n'a pas besoin d'être dans cette course à la Dubaï. Je suis pour la densification, mais il faut éviter que ce soit trop dense d'un côté et pas assez dans le reste du territoire.» — Jean-Pierre Chupin, le directeur de la Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture Les édifices emblématiques de Montréal datent des années 1960. Le petit boom changera-t-il la donne ? Qu’est-ce qu’un bon design architectural pour ces hautes structures ? Avec son centre-ville entre fleuve et mont Royal, Montréal n’a pas développé une culture du gratte-ciel. Le mot même est un abus de langage… Et la qualité relative des édifices en hauteur, depuis le boom des années 1960, en témoigne. « Beaucoup de tours sont insignifiantes à Montréal, elles ne sont pas porteuses de sens, souligne Clément Demers, le directeur général du Quartier international de Montréal. Pour avoir une tour de qualité, ça prend un promoteur visionnaire qui croit à la valeur culturelle de l’architecture, pas juste à la valeur financière. Ça prend aussi un marché prêt à l’absorber. » Comme à Toronto, dont la banlieue de Mississauga a retenu l’attention quand les tours de la firme chinoise MAD, surnommées « Marilyn Monroe » pour leurs formes sensuelles, ont remporté le prix Emporis Skyscraper 2013. « L’engouement suscité par le projet [issu d’un concours auquel les promoteurs étaient d’abord réfractaires] a décuplé les investissements », rapporte Jean-Pierre Chupin, le directeur de la Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture. Selon Clément Demers, les bâtiments en chantier qui se multiplient à Montréal depuis quelques années, et encore d’ici 2020, majoritairement des condos, n’y ajouteront pas beaucoup de personnalité. Ceux qui se démarquent du skyline — la silhouette caractéristique de la ville telle qu’elle se découpe dans le ciel — sont encore et toujours la fameuse Place Ville-Marie de I.M. Pei (1962), la tour de la Bourse de Luigi Moretti (1963), le Westmount Square de Ludwig Mies van der Rohe (1967). Il ajoute le 1250, René-Lévesque (1992) de Kohn Pedersen Fox and Associates. Rien dans le radar des 20 dernières années, où débute la course aux tours à condos ? Jean-Pierre Chupin signale le bel effort récent du Louis Bohème en face du Devoir, signé Menkes Shooner Dagenais LeTourneux (MSDL) en 2010, pour le souci des matériaux et ses 27 étages qui donnent de l’ampleur à la ville sans lui imposer une masse côté place des Festivals. Car « la principale qualité des édifices en hauteur est leur participation à la construction de la ville, affirme M. Chupin. Est-ce qu’ils la régénèrent ou arrivent comme une brutalité dans la ville ? » Il dégage deux autres aspects à considérer pour un design architectural réussi. « La tête d’une tour, c’est sa participation au skyline. C’est ce qu’on remarque en premier. Est-ce que ce sera une forme ou une enseigne ? » Au risque parfois de briser le « skyline » plutôt que de l’enrichir… Plus important encore, il y a « le rapport à la rue qu’il ne faut jamais négliger ». Effet carte postale Pendant que l’on compte nos (petits) gratte-ciel significatifs sur les doigts d’une main, le reste du monde en abonde. Car la course au plus haut, au plus flamboyant se poursuit, avec un souffle nouveau depuis le chantier du (One) World Trade Center, dans l’après-11- Septembre. Pour le meilleur et pour le pire. « À Dubaï, souvent, ils font les plans avant même de savoir ce qu’ils vont mettre dedans. L’image a beaucoup d’importance. Est-ce qu’on veut un effet carte postale ou une ambiance, une ville habitée ? » En explosion dans ces régions émergentes, le gratte-ciel témoigne d’un pouvoir d’affirmation face au monde. Difficile de passer sous silence l’élégant Burj Doha de Jean Nouvel au Qatar, cylindrique avec sa tête en dôme, qui conjugue lignes contemporaines et motifs d’architecture islamique. Les courbes, injectées dans l’imaginaire architectural par des Antoni Gaudí, Oscar Niemeyer et Frank Gehry, rendues techniquement possibles grâce à l’évolution de l’ingénierie et des outils informatiques, se répandent dans le paysage urbain mondial. « On est dans des tentatives récentes pour revoir la forme », dit M. Chupin en citant le projet montréalais Peterson et ses balcons ondoyants à venir. À l’angle de René-Lévesque et Bleury vient de sortir de terre l’hôtel Marriott Courtyard, avec une courbure qui sert de parfait contre-exemple, selon le professeur de l’École d’architecture de l’Université de Montréal. « Sa forme semi-bombée n’apporte rien à la qualité de l’espace urbain. » « Ce n’est pas parce que les outils le permettent que c’est la solution à appliquer partout », note Anik Shooner, de la firme MSDL, qui insiste sur l’importance d’éviter les modes en architecture et d’analyser les volumes et formes de la ville pour dessiner un édifice. MSDL planche sur deux autres édifices à pleine hauteur, le YUL et le 900, De Maisonneuve. Expérimentation « Montréal n’a pas besoin d’être dans cette course à la Dubaï,clame M. Chupin. Je suis pour la densification, mais il faut éviter que ce soit trop dense d’un côté et pas assez dans le reste du territoire. » Tant qu’à chercher matière à inspiration, c’est du côté des concours d’idées architecturales eVolo qu’il suggère de regarder. Le premier prix est revenu à l’Américain Jong Ju-lee pour Vernacular Versatility qui reprend, en la transformant, la tradition architecturale coréenne du hanok, aux structures apparentes et aux bordures de toit recourbées. Le troisième prix remporté par les Sino-Canadiens YuHao Liu et Rui Wu explore l’usage structurel du CO2 dans les gratte-ciel. Un champ de recherche qu’il juge sous- exploité à Montréal, malgré les étiquettes LEED qui se multiplient. « Une tour devrait être un lieu d’expérimentation et d’apothéose, dit M. Chupin rappelant la longue vie de ces mégastructures. Là, alors, on mériterait de parler d’un Montréal du futur. » ***
  21. Les deux aveugles 18 février 2009 par Joseph Facal La sévérité de la crise économique dépasse les pronostics les plus pessimistes. Toutes les institutions revoient à la baisse leurs prévisions. Nous n’avons sans doute pas encore touché le fond. Tout cela donne un regain d’énergie à ceux qui nous invitent à revenir au protectionnisme d’antan ou même carrément à tourner le dos au capitalisme. Pourtant, la crise actuelle ne découle pas de ce que les principes de base de l’économie de marché seraient tout d’un coup devenus incorrects. Elle provient de la cupidité des spéculateurs et du somnambulisme de ceux chargés de les surveiller. L’eau du bain ne doit pas emporter pas le bébé. Si elle est appliquée avec discernement, la théorie qui fonde le capitalisme reste valide. Les individus font certes des erreurs, mais restent les meilleurs juges de ce qui leur convient. Les économies modernes sont trop complexes pour être planifiées par une autorité suprême qui choisirait au nom de tous. Quand deux pays commercent librement, chacun se spécialisera. Cette spécialisation rendra chacun meilleur, et cette efficacité accrue profitera aux deux, à des vitesses généralement différentes. Tout cela reste fondamentalement vrai. On a tort d’opposer de façon absolue le marché et l’État. Tous les gouvernements interviennent dans l’économie. L’important est d’intervenir de la bonne façon : en éduquant les gens, en construisant des infrastructures de qualité, et en s’assurant que les règles de la compétition sont équitables pour tous. La protection des emplois peut se justifier s’ils sont dans des secteurs qui ont un avenir. L’achat local est une bonne chose si vous n’y êtes pas forcé. Québec solidaire, pour ne prendre qu’un exemple entre mille de ce qu’on entend ces jours-ci, nous expliquait que cette crise était une occasion de «transformer l’économie» et de sortir du «cadre de pensée dominant». Voilà du langage codé pour promouvoir une idéologie qui porte un nom : socialisme. S’ils y croient, pourquoi s’en cacher ? L’idée même de porter le salaire horaire à 10,20 $ d’un coup ne peut jaillir que d’un cerveau qui nie les fondements de l’économie de marché. Le chômage augmenterait immédiatement. La vraie cause de la pauvreté n’est pas la faiblesse des salaires elle-même, mais le fait que le manque d’éducation empêche la personne d’avoir accès aux emplois mieux payés. L’aveuglement idéologique de ceux qui nient les mérites évidents du capitalisme ne vaut pas mieux que l’aveuglement idéologique de ceux qui ne voient pas le danger des excès. Nos dirigeants politiques, eux, ne veulent surtout pas donner l’impression qu’ils restent les bras croisés. Et quand on doit montrer qu’on fait quelque chose, le danger est grand que l’on fasse n’importe quoi. Dépenser vite et beaucoup n’est pas la même chose que dépenser bien. On résistera difficilement à la tentation de donner le feu vert à des projets douteux, mais politiquement rentables, sous prétexte qu’il faut «repartir la machine». Voyez les projets loufoques que les élus américains essaient d’inscrire dans leur méga-plan de relance. Dès 1959, les sociaux-démocrates allemands avaient trouvé la formule : autant de marché que possible, autant d’État que nécessaire. Elle reste valable. Il s’agit aujourd’hui d’intervenir pour relancer le capitalisme, pas pour le remplacer.
  22. Engagé dans d'âpres négociations avec Chrysler sur une réduction des coûts de main-d'oeuvre, le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile reste de glace devant des menaces de fermeture. Pour en lire plus...
  23. Après l'acquisition de l'ontarienne Neilson pour 465 millions de dollars, il y a deux semaines, Saputo reste prête à envisager d'autres achats à l'extérieur du pays. Pour en lire plus...
  24. Des cigarettes sans taxe, de la bière pas chère et une carte de crédit pour payer le reste. Si la liste s'apparente à la clé du bonheur pour plusieurs, elle représente au contraire tout ce qui irrite les dépanneurs. Pour en lire plus...
  25. Dans la tempête économique actuelle, l'or tient le coup mieux que les autres commodités même s'il reste en situation corrective. Pour en lire plus...