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  1. Publié le 05 septembre 2009 à 08h05 | Mis à jour le 05 septembre 2009 à 08h13 Poutine: reconnaissance mondiale pour La Banquise Stéphanie Bérubé La Presse Le magazine spécialisé en voyage Travel&Leisure consacre son plus récent numéro au tourisme gourmand. Bien manger, partout sur la planète et à tous les prix. Et pour se régaler à moins de 5$, les rédacteurs ont dressé la liste des cinq meilleurs plats du monde et des endroits où se les procurer. Cinq délices à tout petit prix. Pas un de plus. La courte liste comporte des frites cuites dans le gras de canard à Chicago; une soupe de nouilles aux pelures de tangerines à Hong- Kong; les fameux dumplings à la soupe d'un boui-boui de Shanghai; les fameuses tartelettes à la crème d'une pâtisserie de Lisbonne et, on vous le donne en mille, la poutine du restaurant La Banquise de la rue Rachel à Montréal! La reconnaissance tombe pile: le Festival de la poutine se termine aujourd'hui, à Drummondville.
  2. Je ne sais trop comment proposer une liste de noms et faire un sondage en bonne et dû forme. Je lance donc l'idée et quelques noms possibles: pont Champlain (statu-quo), pont Phyllis-Lambert, pont Jeanne-Mance, pont Marguerite-Bourgeois, tout autre nom. Et laisse le soin à MTLURB d'en faire la mise en page. A cet effet j'ai repris une partie du texte que j'ai publié aujourd'hui dans le fil du pont Champlain pour présenter mes motivations. Même si je m'étais opposé au changement de nom du pont Champlain, je reviens exceptionnellement sur ma décision. C'est en fait en guise de reconnaissance pour l'extraordinaire contribution de notre "dame d'honneur" que j'accepterais que la prochaine structure porte son nom. Bien sûr habituellement on "baptise" un pont à titre posthume et la personne concernée n'en a jamais conscience, mais il faudrait faire exception. Madame Lambert a déjà 86 ans, elle quitte la présidence du CAC et diminue tranquillement ses activités. Son parcours de vie publique est exemplaire et son legs est considérable. Elle mérite alors une reconnaissance à la hauteur du personnage. Surtout qu'elle a toujours embrassé les deux cultures et représenté Montréal avec dignité et distinction tout au long de sa longue carrière. C'est une passionnée de la ville et son oeuvre a peu d'égal. Elle se qualifie donc pour donner son nom à un ouvrage d'envergure dont elle fait elle-même la promotion. Avec un nom pareil et sans attendre la disparition de la personne, on se donne automatiquement une obligation de résultat. Le pont Phyllis-Lambert ne peut pas être quelconque, il doit trôner fièrement au milieu du fleuve, comme une icône sur son piédestal. Il donnera en même temps la réplique à la seule autre femme à qui on a dédié un pont montréalais, la reine Victoria. A mon avis madame Lambert sera nettement plus représentative, puisqu'elle a habité toute sa vie au coeur de la ville. Finalement comme les femmes sont déjà sous-représentées sur ce genre d'ouvrage, puisque la dernière l'a été il y a un siècle et demi, nous sommes donc largement en dette vis à vis de l'équité homme-femme. Et qui de plus significatif que cette personne engagée qui a littéralement donnée son âme à sa ville. Elle a été elle-même un pont entre nos cultures, raison de plus pour lui dédier un monument qui résumera l'ensemble de sa carrière et qui fera le pont entre le passé et l'avenir de ce Montréal qu'elle a tant aimé.
  3. <header id="page-header"> 05/04/2017 Mise à jour : 5 avril 2017 | 16:56 Reconnaissance du mont Royal par l’UNESCO: le soutien des Montréalais réclamé Par Marie-Eve Shaffer /journalmetro.com/actualites/montreal/1113523/reconnaissance-du-mont-royal-par-lunesco-le-soutien-des-montrealais-reclame/) </header> <figure> (http://journalmetro.com/actualites/montreal/1113523/reconnaissance-du-mont-royal-par-lunesco-le-soutien-des-montrealais-reclame/#) <figcaption> Chantal Levesque Le site du mont Royal vu de l'observatoire de la Place Ville-Marie </figcaption> </figure> L’appui des Montréalais est réclamé afin que le site du mont Royal puisse être proposé pour faire partie du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Les Amis de la montagne ont lancé mercredi une campagne de mobilisation au cours de laquelle ils espèrent obtenir 30 000 signatures de soutien d’ici le 26 avril prochain. «On espère que ces lettres d’appui viendront ajouter plus de poids à la candidature», a dit mercredi la directrice générale des Amis de la montagne, Silvie Guilbault. À la suite de l’appel de la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, l’été dernier, la Ville de Montréal a soumis la candidature du mont Royal afin qu’il fasse partie de la liste des sites promus par Ottawa auprès de l’UNESCO. Seul le gouvernement du Canada peut formuler de telles propositions à cet organe des Nations unies et seulement deux sites peuvent être mis de l’avant à chaque année. Les sites retenus par Ottawa seront dévoilés en décembre prochain. Le patrimoine culturel du site du mont Royal a été vanté dans son dossier de candidature présenté par la Ville, a indiqué Mme Guilbault. «S’il y a un lieu emblématique qui reflète toute l’histoire du pays, c’est le mont Royal», a-t-elle dit. La reconnaissance du mont Royal par l’UNESCO ferait en sorte que la montagne aurait un genre de protection planétaire. «Elle permettrait de dire, au niveau international, qu’on doit toucher ce site avec des gants blancs», a illustré la directrice des Amis de la montagne. Celle-ci a convenu que les mesures de protections du mont Royal devront être renforcées, tout en précisant que cette préoccupation est constante par les citoyens et les organisations qui ont pignon sur la montagne. À ce jour, 18 sites canadiens font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont l’arrondissement du Vieux-Québec, le Canal Rideau et le parc des montagnes Rocheuses. La dernière fois que le gouvernement canadien avait proposé des sites, c’était en 2004. Cinq des 11 sites faisant partie de la liste indicative du Canada ont par la suite été retenus pour faire partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le site fossilifère de Terre-Neuve, Mistaken Point, l’an dernier.
  4. Publié le 27 septembre 2008 à 20h42 | Mis à jour le 27 septembre 2008 à 20h45 Le PLQ veut faire reconnaître la spécificité du Québec Alexandre Robillard La Presse Canadienne Lévis Le fruit constitutionnel n'est pas mûr, mais les libéraux provinciaux ont adopté, samedi, une résolution qui a tout l'air d'une demande de reconnaissance de la nation québécoise dans la constitution du Canada. Lors de leur conseil général, les militants se sont prononcés en faveur de la reconnaissance constitutionnelle de la spécificité québécoise, qui s'apparente au concept de nation québécoise, a indiqué le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoit Pelletier. Selon M. Pelletier, la spécificité québécoise est fondée sur la langue, la culture, les institutions, le droit civil ainsi qu'un mode de vie qui est particulier au Québécois. «Plusieurs vont reconnaître dans tout ça les caractéristiques d'une nation au sens sociologique ou politique, a-t-il déclaré lors d'un point de presse. (...) Cette spécificité rejoint pleinement le caractère national du Québec.» M. Pelletier s'est bien défendu de vouloir imposer une terminologie puisque le contexte économique actuel ne se prête pas à des négociations constitutionnelles sur ce sujet. Il a, en d'autres termes, répété sa formule consacrée que «le fruit n'est pas mûr». Il a toutefois affirmé que la reconnaissance de la spécificité était un objectif auquel son gouvernement est attaché, «même si ce n'est pas pour demain». Actuellement, seule une motion du parlement fédéral sanctionne cette reconnaissance. Cette proposition sur la spécificité fait partie d'une résolution-cadre sur l'identité et le fédéralisme qui a été l'objet de discussions, samedi, au conseil général du Parti libéral du Québec, et dont le gouvernement pourra s'inspirer dans l'élaboration de ses politiques. Durant les échanges, les militants libéraux ont rejeté une proposition visant à augmenter les amendes des commerçants qui ne se conforment pas à la Charte de la langue française après un avertissement, préférant réclamer des visites régulières dans les commerces. Après deux séries de reportages ayant démontré, au cours des derniers mois, que la place du français n'était pas toujours respectée dans les commerces du centre-ville Montréal, ils ont refusé, samedi, un amendement visant à limiter ces visites aux établissements dont la taille et les activités le justifient. «Si on veut faire avancer le français, il faut le faire avancer partout, pas seulement dans les grandes entreprises», a dit le militant Kim Leclerc, dans la salle d'un centre de congrès où les résolutions ont été débattues. Toujours dans le dossier de la protection de la langue française, les libéraux ont décidé qu'un critère de qualité de la langue parlée devrait être ajouté par le gouvernement fédéral concernant le renouvellement ou l'octroi des licences de radiodiffusion et de télécommunications pour le Québec. «On veut que nos Québécois parlent un bon français, a dit Jean Beaudoin. Je pense que c'est une bonne orientation de faire en sorte que le gouvernement fédéral, quand il octroie des licences, s'assure que la langue française au Québec soit mieux respectée.» Ces demandes ont été complétées par l'adoption d'une résolution sur diverses mesures pour que la population maîtrise les deux langues, dont un programme d'anglais intensif en sixième année du primaire. Les libéraux ont réclamé des mesures pour imposer le bilinguisme au niveau fédéral, pour les postes d'ambassadeurs et de sous-ministre, et afin que les juges à la Cour suprême maîtrisent le français. Ils ont voté en faveur de mesures d'intégration des immigrants au marché du travail, dont la création d'un poste de commissaire qui veillera à leur garantir un accès équitable de la part des ordres professionnels. Au chapitre de la santé, ils ont voté en faveur du remboursement des traitements de fecondation in vitro pour les couples infertiles, dont le coût annuel devrait se situer entre 15 et 30 millions $. Cette deuxième journée de travaux s'est déroulée dans une atmosphère studieuse. Outre l'identité et le fédéralisme, il a aussi été question d'éducation et d'occupation du territoire. Ce dernier thème devrait d'ailleurs être abordé dimanche par le premier ministre Jean Charest, lors d'un discours de clôture. M. Charest caresse le projet d'ouvrir le nord du Québec au développement.
  5. Quatre autorités en valeurs mobilières provinciales et la SEC discuteront de reconnaissance mutuelle. Pour en lire plus...
  6. Charest veut « ouvrir les horizons » Plus d'info 11 août Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a fait le point sur les projets de son gouvernement pour les mois à venir, dimanche, après s'être adressé aux jeunes militants libéraux réunis en congrès à La Pocatière. M. Charest a brièvement abordé les thèmes centraux de ce congrès, soit l'identité nationale et l'environnement, avant de concentrer son discours sur le développement économique. Le premier ministre Charest a rappelé l'importance du libre-échange pour le Québec, malgré les difficultés rencontrées dans son application, comme par exemple lors de la crise du bois d'oeuvre. Il a énuméré quatre projets prometteurs qu'entend mener à terme son gouvernement: Participer au développement d'un accord commercial transatlantique Canada-Union européenne; Mener à terme la négociation d'une entente de reconnaissance des compétences professionnelles avec la France; Parvenir d'ici 2009 à un accord interprovincial sur la mobilité de la main-d'oeuvre, tel que convenu au Conseil de la fédération; Conclure une entente directe avec l'Ontario de « libre-échange sur l'environnement et le développement durable ». Jean Charest s'est montré particulièrement optimiste quant à une rapide conclusion d'une entente avec la France qui facilitera la mobilité de la main-d'oeuvre, notamment en ce qui concerne les professionnels de la santé. Les négociations, qui commenceront en septembre, déboucheront, souligne-t-il, sur une première historique, puisque jamais une telle entente n'a été conclue entre une province et un État. Le premier ministre Charest a tenu à préciser que ces négociations sont possibles dans le régime fédéral puisque ces questions de reconnaissance des diplômes sont de compétence provinciale. Des attaques contre Dumont Mario Dumont Au sujet de l'identité nationale, M. Charest a affirmé que le Québec devait avoir une identité assez forte pour s'ouvrir au monde extérieur. Il a expliqué qu'il n'était pas d'accord avec une affirmation du chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, faite à La Presse, selon laquelle le Québec ne peut accueillir davantage d'immigrants qu'il ne le fait à l'heure actuelle. Il estime que l'ADQ est le parti du repli sur soi et accuse son chef de vouloir isoler le Québec. Par ailleurs, un ancien président de la commission jeunesse, Christian Ouellet, qui a déjà collaboré avec Mario Dumont lorsque ce dernier était membre du PLQ, a qualifié le chef adéquiste de « dictateur ». Jean Charest a refusé de reprendre ce terme, mais a expliqué que M. Dumont exerçait un contrôle très strict sur ses députés, et que l'on n'entendait pas souvent ces derniers se prononcer sur la place publique. Le premier ministre a rappelé que le député adéquiste de Berthier, François Benjamin, a déclaré récemment qu'il était souverainiste, et que d'autres adéquistes l'étaient également. « M. Dumont ne pourra pas empêcher ces contradictions de remonter à la surface », a lancé M. Charest. Enfin, le premier ministre a ajouté que les propositions des jeunes libéraux en matière d'environnement et d'identité allaient faire l'objet de débats au sein du parti.
  7. Publié le 10 octobre 2008 à 06h57 | Mis à jour le 10 octobre 2008 à 07h00 Main d'oeuvre: l'entente France-Québec sera appliquée rapidement Tommy Chouinard La Presse (Québec) Les ordres professionnels concrétiseront plus rapidement que prévu l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre que signeront en grande pompe le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre Jean Charest la semaine prochaine. Certains abattront le jour même des obstacles à la reconnaissance des compétences, alors que d'autres s'engageront à le faire au printemps ou au plus tard le 31 décembre 2009. La Presse a obtenu de plusieurs sources des informations sur cette entente France-Québec que M. Charest qualifie de «première mondiale» et dont la signature sera l'un des moments forts de l'automne. Le 17 octobre, après la cérémonie officielle de MM Sarkozy et Charest à Québec, au moins deux ordres professionnels, les ingénieurs et les arpenteurs-géomètres, signeront avec leur vis-à-vis français un «arrangement sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles». Grâce à cet «arrangement», obtenu par La Presse, un Français pourra exercer sa profession au Québec plus facilement, tout comme un Québécois en France. Les modalités sont prévues dans cet accord. Des contraintes, qui pouvaient limiter la mobilité de la main-d'oeuvre, sont éliminées. En vertu de cet «arrangement», l'ordre professionnel du Québec ou de la France devra accuser réception d'une demande de reconnaissance dans un délai d'un mois. Il disposera ensuite de trois à quatre mois pour informer le demandeur des «conditions de délivrance de l'aptitude légale d'exercer». Prenons l'exemple d'un arpenteur-géomètre québécois. L'ordre professionnel français reconnaîtra automatiquement ses qualifications professionnelles. Auparavant, il était obligé de suivre des cours en France. Ensuite, pour exercer sa profession dans l'Hexagone, ce Québécois devra faire un stage d'appoint de 12 mois afin de se familiariser avec la réglementation française. Une évaluation suivra. Le stage et l'évaluation existaient déjà auparavant. Le géomètre-expert français devra entreprendre la même démarche s'il veut travailler au Québec. Dans le cas des deux «arrangements», quelques détails techniques devront être réglés avant que le protocole de reconnaissance des compétences n'entre en vigueur. Toujours le 17 octobre, une dizaine d'autres ordres professionnels signeront une déclaration d'engagement, également obtenue par La Presse, dans laquelle ils promettent de se conformer à l'entente France-Québec au plus tard le 31 décembre 2009. Ils signeront donc eux aussi, d'ici 14 mois, un «arrangement sur la reconnaissance des qualifications professionnelles». Le Collège des médecins signera avec son homologue français une déclaration dans laquelle il prévoit la conclusion d'une entente avant le 30 juin 2009. Les travailleurs sociaux promettront un arrangement d'ici le mois de mars; les comptables agréés, au plus tard à la mi-avril. Les autres ordres qui signeront une déclaration d'engagement sont, notamment, les pharmaciens, les dentistes, les géologues, les architectes, les avocats et les sages-femmes. Plusieurs métiers de la construction seraient prêts à mettre en application l'entente France-Québec. De son côté, l'Ordre des infirmières, qui avait déjà facilité la venue de collègues françaises, lèvera un obstacle de plus. Il éliminera l'examen exigé à toute candidate de France. Seul le stage d'intégration en milieu de travail, d'une durée de quatre mois environ, sera toujours imposé. Selon les documents obtenus par La Presse, les ordres élimineront des obstacles à la mobilité de la main-d'oeuvre, mais ils auront le pouvoir d'imposer un «stage d'adaptation», une «épreuve d'aptitude» ou encore une «formation complémentaire», qui pourrait se faire dans le pays d'origine du candidat alors que sa demande est en traitement. Une telle «mesure de compensation», qui vise à combler uniquement une «différence substantielle» dans la formation ou le champ de pratique, «doit être proportionnée, la moins contraignante possible, et tenir compte notamment de l'expérience professionnelle des demandeurs», indique-t-on. Jusqu'à tout récemment, on s'attendait à ce que l'entente France-Québec n'ait un impact concret ou ne soit appliquée par les ordres professionnels avant quelques années. Si des ordres sont en mesure d'aller de l'avant rapidement, c'est qu'ils ont commencé à négocier avec leurs vis-à-vis français avant même la conclusion d'une entente entre les gouvernements. Les négociations sont toutefois moins avancées dans certaines professions. Mais Québec créera vendredi prochain un secrétariat pour faire le suivi des négociations et amener les parties à s'entendre «dans les plus brefs délais», pour reprendre les termes d'un document obtenu. L'entente France-Québec sur la mobilité de la main-d'oeuvre est un projet cher à Jean Charest. Il parle de ce «traité historique» dans tous ses discours depuis plus d'un an. Le gouvernement espère que cet accord lui permettra de recruter plus de travailleurs qualifiés afin de faire face à la pénurie de main-d'oeuvre.
  8. Cannon enfonce une porte ouverte Antoine Robitaille Le Devoir jeudi 31 juillet 2008 Québec — Le gouvernement Harper enfonce une porte ouverte en faisant savoir haut et fort qu’il « permet » à Québec de négocier une entente sur la main-d’oeuvre avec la France, croit-on au bureau de Jean Charest. « On n’a de toute façon pas de permission à demander au gouvernement fédéral pour faire une chose comme celle-là », a rétorqué hier Hugo D’Amours, l’attaché de presse du premier ministre québécois. « Le principe qui a toujours prévalu est celui-ci : ce qui est de notre compétence chez nous est de notre compétence partout », a-t-il insisté, évoquant une doctrine définie à l’époque de la Révolution tranquille par l’ancien ministre Paul Gérin-Lajoie. D’ailleurs, depuis le lancement des négociations entre le Québec et la France, il y a un an, le gouvernement Charest n’a « à aucun moment eu de discussion avec Ottawa » sur le sujet, a précisé M. D’Amours. En entrevue au Globe and Mail hier, le lieutenant conservateur québécois Lawrence Cannon faisait savoir que le gouvernement Harper ne s’opposerait pas à une éventuelle entente sur la reconnaissance mutuelle des acquis et des compétences entre le Québec et la France, et même qu’il « l’appuyait ». En marge du caucus conservateur qui se tient à Lévis jusqu’à aujourd’hui, il a précisé que le fédéral « ne fera pas d’urticaire » si un tel accord est conclu, faisant l’éloge de « l’autonomie » des provinces et précisant que chacune d’elles pourrait bénéficier du même traitement, du moment que le partage de pouvoirs défini par la Constitution est respecté. Le cabinet de Stephen Harper a cependant nié, contrairement à ce que des médias torontois ont laissé entendre, qu’un accord — « a new deal » — était en négociation avec les provinces pour donner une reconnaissance formelle à ce prolongement international des compétences des provinces. Après plusieurs courriels dans lesquels Le Devoir lui demandait quelle forme pourrait prendre cette « nouvelle entente », l’attaché de presse de M. Harper, Dimitri Soudas, a fait parvenir cette phrase sibylline : « Ce que nous faisons, c’est respecter l’entente originale de la fondation du Canada, comme nous le faisons depuis que nous avons été élus, en pratiquant un fédéralisme d’ouverture et en respectant les compétences des provinces. » Défaite des trudeauistes Hugo D’Amours a tenu à qualifier d’« intéressante » la reconnaissance sans équivoque, par le fédéral, que les provinces pouvaient avoir des relations internationales dans leurs champs de compétence. Ce ne fut pas toujours le cas, a-t-il rappelé, même si l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta, entre autres, sont, à l’instar du Québec, actifs sur la scène internationale depuis longtemps. En matière d’éducation, les premières ententes bilatérales Québec-France remontent au début des années 60. Jean Charest et son homologue français François Fillon ont réitéré, au début du mois, leur volonté de signer l’entente sur la main-d’oeuvre en octobre lors de la visite du président Nicolas Sarkozy. Une source au ministère des Relations internationales a expliqué que, pour plusieurs dans les officines fédérales, notamment chez les « mandarins les plus trudeauistes des Affaires étrangères », la doctrine Gérin-Lajoie est une « hérésie ». La négociation de traités et d’ententes internationales doit être l’apanage exclusif d’Ottawa, croient-ils. La sortie de Lawrence Cannon signifierait, d’une part, que cette thèse bat de l’aile dans l’appareil fédéral et, d’autre part, que les conservateurs reprennent une position défendue depuis longtemps par les premiers ministres des provinces lors de leur rencontre estivale du Conseil de la fédération. L’ADQ se réjouit Dans les rangs de l’opposition officielle adéquiste, on se réjouissait hier de voir que le « discours de l’autonomie semble prendre racine au Canada », selon les mots d’un membre influent de l’entourage de Mario Dumont avec qui Le Devoir s’est entretenu hier. Celui-ci a aussi salué la « reconnaissance sans ambiguïté » de la doctrine Gérin-Lajoie. Peu surprenant, a-t-il souligné, de la part de Lawrence Cannon, ancien ministre libéral qui s’était déclaré favorable au rapport Allaire. Ce document du PLQ, adopté en 1991, réclamait, dans l’après-Meech, le « rapatriement » au Québec d’une vingtaine de pouvoirs détenus par Ottawa. M. Cannon avait qualifié ce rapport — à la source du schisme qui a conduit à la création de l’ADQ — de « proposition extrêmement intéressante et logique ». « Nous allons l’appuyer, du moins dans ma circonscription », avait-il soutenu en janvier 1991. Ainsi, à l’ADQ, on s’explique mal la fermeture de Lawrence Cannon à l’égard d’une réouverture de la Constitution canadienne, modifiée en 1982 sans l’assentiment du Québec, a-t-on rappelé. L’opposition officielle croit que l’on devrait ajouter la reconnaissance de la nation québécoise à l’article 27 (celui portant sur le multiculturalisme). Au reste, le conseiller adéquiste souligne que, pour ce qui est de l’encadrement du pouvoir de dépenser, « on attend toujours » que le fédéral bouge. « On n’a pas vu l’ombre d’un texte encore », a déploré le conseiller. Ancien président de l’ADQ, le politologue Guy Laforest estime que la notion de fédéralisme d’ouverture, qui a permis aux conservateurs de remporter plusieurs sièges au Québec, semble « s’essouffler ». Les promesses remplies jusqu’à maintenant relèvent souvent de l’ordre symbolique (telle la motion sur la nation et l’entente sur la participation du Québec à l’UNESCO). D’où l’intérêt pour le gouvernement Harper de valoriser « l’autonomie » des provinces. Certains observateurs font remarquer que, contrairement à ce qu’il prétend, le gouvernement Harper a enfreint à plusieurs reprises les principes du partage des pouvoirs. Notamment en matière de santé, une compétence exclusive des provinces : le fédéral a créé la Commission canadienne de la santé mentale ; il a mis sur pied une fiducie de 300 millions de dollars pour un programme de vaccination des femmes contre le virus du papillome humain ; il a créé le Conseil national des aînés ; il finance depuis 2006 le Partenariat canadien contre le cancer ; il finance une Stratégie canadienne en matière de santé cardiovasculaire. Pour plusieurs de ces nouvelles structures, le Québec réclame sa part de financement.