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  1. Comme de quoi qu'on est pas les seuls à subir l'incompétence, le mauvais jugement et la corruption. Mais le National Post, mon Quebec basher préféré mets çà sur le dos du parti des libellules ontariennes, son deuxième souffre-douleur. Chris Selley: Auditor general reveals astonishing details of the Ontario Liberals’ infrastructure incompetence
  2. Hercule

    Colisée

    Quelqu'un sait ce qu'on fait au Colisée (appartements) sur Sherbrooke? Des structures sont montées...
  3. Dans les deux cas, les travaux sont maintenant suffisamment avancés pour que l'on soit certain qu'ils seront complétés (en 2010 pour le tronçon "est" de l'A-30, en 2011 pour le pont de l'A-25 et en 2012 pour le reste de l'A-30, y compris les ponts sur le Saint-Laurent et le canal de Beauharnois) Le pont de l'A-25 sur la rivière des Prairies permettra un lien "direct" entre Laval (+ Laurentides et Lanaudière) et l'est de Montréal (+ la Montérégie "est" et l'A-20 est vers les Maritimes) sans passer par la Métropolitaine. Les nouveaux tronçons de l'A-30 , à partir de l'actuel échangeur A-20/A-540 à Vaudreuil-Dorion jusqu'au tronçon existant à Candiac permettront de contourner entièrement l'Ile de Montréal par le sud. Tout le monde sait (déjà) cela! J'aimerais qu'on discute de trois choses: 1) L'impact sur les trajets (origine, destination, ou les deux) hors de l'Ile de Montréal--par exemples: Boisbriand-Boucherville, Terrebonne-Quartier Maisonneuve, Toronto-Lévis, en termes de parcours et de durée. 2) L'impact sur les trajets entièrement sur l'Ile de Montréal --par exemple: Kirkland-Anjou. 3) L'impact sur la localisation des entreprises d'envergure régionale, nationale ou continentale--par exemple: centre de distribution de Canadian Tire.
  4. Publié le 17 mai 2009 à 07h33 | Mis à jour le 17 mai 2009 à 07h35 Gros gloutons, gros barrages Patrick Lagacé La Presse Hydro-Québec va donc construire ces quatre barrages sur la rivière Romaine. Je devrais déchirer ma chemise et dire que c'est écoeurant, qu'on détruit la nature, qu'on saccage le patrimoine pour éclairer les maisons des Américains. Pourtant, non. Je ne vais pas déchirer ma chemise. Parce que c'est ma faute, ce barrage. Ma faute et la vôtre aussi. Parce que nous sommes des gloutons énergétiques. Comme tous les Occidentaux, ou presque, en cela. La croissance de la demande énergétique des Québécois est constante et imparable: 1% par année. Ça n'a l'air de rien, mais c'est énorme. C'est 10% en une décennie. Je sais, je parle du Québec alors qu'il s'agit de vendre de l'électricité aux Américains. Sauf qu'après la construction des quatre barrages, l'électricité de la Romaine va éclairer nos maisons. À terme, nous sommes toujours rattrapés par ce foutu 1%. À terme, nous sommes toujours rattrapés par nos téléviseurs 64 pouces au plasma (et celui de 32 pouces au sous-sol), par la thermopompe, par le chauffe-piscine, le ventilateur, le climatiseur, le frigo, le congélateur, le chauffe-eau, l'ordinateur, les plinthes qui nous chauffent, les lumières de Noël, les ampoules électriques qui nous éclairent (ou qui éclairent nos pièces vides). Traduction: nous sommes toujours rattrapés par tous les cossins de la vie moderne qui fonctionnent magiquement quand on les branche dans le mur. * * * Je ne veux pas planter les environnementalistes. Leur job, leur vocation, c'est de défendre l'environnement. Ils sont parfois moralisateurs mais, sur le fond, ils ont raison: l'environnement n'est pas exactement en bonne santé. S'ils ne déchirent pas leur chemise, qui le fera? Sauf que quand je les entends parler de la Romaine, j'ai de la misère à les suivre. D'abord, il y a eu ces déclarations de Daniel Green, selon lesquelles l'hydroélectricité n'est pas une énergie verte. C'est vrai... selon le fisc de 27 États américains qui appliquent le RPS, ou Renewable Portfolio Standard, m'explique Jean-Thomas Bernard, professeur titulaire de la chaire en économique de l'énergie électrique de l'Université Laval. Le RPS force les fournisseurs d'énergie à inclure, dans leur offre d'électricité, une fraction produite par certaines technologies vertes comme la biomasse, l'éolien et le solaire. C'est une façon de stimuler ces industries naissantes. «Et la grande hydroélectricité, qu'on trouve surtout au Québec, n'est pas considérée comme une énergie verte par le RPS», dit le professeur Bernard. Sauf que l'hydroélectricité reste une énergie propre, très propre, au palmarès des façons de produire de l'électricité. «Avec les forêts détruites, le pourrissement des arbres, il y a quand même des émissions de CO2, selon Jean-Thomas Bernard. Sauf que c'est minime, par kilowattheure produit, si on compare au charbon.» * * * L'autre mantra des environnementalistes, dans l'opposition à la Romaine, c'est dire que le Québec devrait mieux gérer l'électricité qu'il produit avant d'en produire encore plus. Miser sur les programmes d'économie d'électricité. J'en suis. Sauf que ça n'arrivera jamais. D'abord, l'électricité, au Québec, ne coûte pas cher. On se fiche de ce qui ne coûte pas cher. On le dilapide. C'est un peu comme les radars photo. Pourquoi les gens roulent-ils vite? Parce que le risque de se faire pincer est mince. Pourquoi lèvent-ils le pied, dans les pays où un système de radars photo est en place? Parce que le risque de se faire pincer est grand. Traduction: parce que, s'ils roulent vite, ils vont payer. Idem pour l'électricité. Pour que l'économie d'énergie fonctionne, il faudrait qu'elle coûte plus cher, cette énergie. Malheureusement, pour l'écologiste moyen, c'est plus facile de taper sur Hydro que de dire aux Québécois qu'on devrait augmenter le coût de l'électricité afin d'en utiliser moins. Parce que quand on parle de hausser les tarifs de l'Hydro, que ce soit pour réduire la consommation d'électricité ou s'enrichir collectivement en la vendant aux Américains, vaut mieux revêtir son casque Joffa à grille: les roches viennent vite... Ensuite, l'Homo quebecus, dans le confort de son salon, quand il regarde Occupation double, ne veut pas se faire embêter par la conservation de l'électricité. Il ne veut pas se faire dire qu'il devrait aller éteindre la lumière de la salle de bains, où il est allé pendant la pause publicitaire. Et quand il part travailler, il ne veut pas faire le tour de la maison pour baisser le chauffage. Parce que c'est compliqué, être moins énergivore. Dans son quotidien, quand on est roi de son petit univers, empereur de son grand bungalow, c'est emmerdant de modifier son comportement de glouton énergétique. C'est moins emmerdant de laisser l'État construire des barrages monstrueux sur des rivières que 98% des Québécois ne verront jamais de leurs yeux. Je termine sur un extrait de la chronique d'hier de François Cardinal, qui couvre l'environnement pour La Presse: «Le Canada est 16e au palmarès Greendex du National Geographic. Le pays se classe ainsi avant-dernier d'une liste de 17 pays en raison de la taille des maisons, de la consommation d'énergie et, surtout, de la propension des Canadiens à se déplacer dans des voitures toujours plus grosses.» Gros gloutons, gros barrages. On n'en sort pas.
  5. Salut tout le monde, Je remarque que plusieures images que vous, membres, ont placés dans plusieurs fils ont carrémment disparus pour diverses raisons... par exemple, l'image est expirée sur le serveur gratuit, le site à changé de nom, etc etc SVP, utilisez l'espace sur MTLURB pour stocker vos photos pour qu'on ne les perds pas! ICI, sur la gallerie MTLURB: http://www.mtlurb.com/pictures/main.php?g2_itemId=27 N'importe qui peut ajouter des images dans cet album et ensuite réutiliser le tout dans le forum. C'est plate d'ouvrir les fils et de voir que pleins d'images ne fonctionnent plus. merci! PS: vous n'avez pas besoin de créer de compte dans la gallerie
  6. J'aimerais bien vous inviter à ce qu'on détende l'atmosphère sur MTLURB. Il y a des personnes qui prennent les débats trop au sérieux. Or un débat, s'il est fait de façon respectueuse est important et peut apporter des solutions constructives aux problèmes débattus. Je veux continuer à contribuer aux débats sans entraves, sans me faire censurer, mais je ne veux pas qu'on s'indigne inutilement. C'est un forum publique (tout le monde peut le voir) et privé (MALEK en est le propriétaire). Ça cause une ambiguité, car nos discussions sont modérées par MALEK et c'est ce qui donne un peu ce ton trop sérieux, et trop béliqueux (à mon goût). C'est pourquoi je vous invite à décrocher un peu, faire des farces, pas prendre tout ça trop au sérieux... comme si on étais tous autour d'une table entre gars (car il y a pas de filles ici). Friendly, mais avec des débats houleux. Si vous êtes d'accord
  7. Stockholm, ville et campagne Maxime Bergeron La Presse Samedi après-midi, dans l'île de Djurgården. Des familles se prélassent sur la plage en maillot de bain. De grands hérons et des vaches cornues se rafraîchissent dans les marécages. L'ambiance est parfaitement campagnarde. On est pourtant à 15 minutes du centre-ville de Stockholm à pied! Peu importe où l'on se trouve dans la capitale suédoise, la nature n'est jamais bien loin. La ville compte 219 réserves naturelles, 1000 parcs, et l'eau y est si claire qu'on peut pêcher en plein quartier des affaires. Le moindre prétexte est bon pour sortir le vélo ou le kayak. Djurgården constitue un point de départ idéal pour profiter de la verdure stockholmoise. On peut visiter les moindres recoins de l'île grâce au "droit de libre accès à la nature" décrété par l'État. En fait, on peut se promener et camper partout en Suède - même sur les terrains privés -, pourvu qu'on respecte l'intimité des résidants et l'intégrité des lieux. En plus de ses arbres et de ses plages, Djurgården compte quelques-unes des attractions les plus populaires de Stockholm. On y trouve le superbe Vasa Museet (voir encadré), un parc d'attractions pour les enfants, de même que le musée à ciel ouvert de Skansen, sorte de «condensé» de la Suède avec ses répliques de 150 bâtiments traditionnels et son zoo d'animaux nordiques. Plus à l'est, à 20 minutes en bateau du centre-ville, la minuscule île de Fjäderholmarna constitue une autre retraite verte prisée des Stockholmois. Jeunes et vieux vont y pique-niquer sur les parois rocheuses le week-end. C'est aussi un lieu de couvaison privilégié des oies et des goélands. Mais attention: les mâles sont très protecteurs et n'hésitent pas à attaquer quiconque s'approche trop du nid de la femelle, même à plusieurs mètres. Cas vécu. Stockholm offre des tonnes d'autres possibilités aux amateurs de plein air, avec son archipel de 24 000 îles pour la plupart inhabitées. La ville de 800 000 habitants n'est toutefois pas que nature. Loin de là. C'est aussi un haut lieu de l'urbanité et des tendances en mode et en design, qui ne laissera aucun adepte de béton sur sa faim. Le coeur de Stockholm - réparti sur 14 îles reliées par 53 ponts - a vécu un véritable renouveau depuis une dizaine d'années. Les restos ethniques se sont multipliés, des tas de commerces indépendants ont ouvert leurs portes, au même rythme que l'économie a repris du tonus. Ragaillardie, la ville s'est autoproclamée «capitale de la Scandinavie» en 2004! Au grand dam de ses rivales, Copenhague, Oslo et Helsinki, irritées par cette prétention. Le quartier de SOFO, dans l'île de Södermalm, regroupe les établissements les plus branchés du «nouveau Stockholm». Dans les rues Åsögatan, Skånegatan et Nytorgsgatan, au sud de Folkungagatan, on trouve une foule de boutiques de jeunes designers, des librairies underground, des cafés et restaurants qui rivalisent d'une originalité toute scandinave, sobre et sophistiquée. Le magasin Sneakers and Stuff est génial, avec sa collection impressionnante de souliers de sports et son bar à expresso. Idem pour le disquaire Pet Sounds, un haut lieu de rencontre des mélomanes aguerris. Le soir venu, les nombreux bars et clubs se remplissent vite. On trouve plusieurs cafés terrasses et même des bars situés sur des bateaux dans les environs du quartier historique de Gamla Stan. Un décor idéal pour profiter des longues soirées d'été, quand le soleil se couche vers 23 h pour se lever quatre petites heures plus tard. Les soirées stockholmoises peuvent s'étirer jusqu'à tard dans la nuit pourvu qu'on en ait les moyens! Le coût de la vie est très cher, ce qui en amènera plusieurs à réfréner leurs ardeurs. On ne paie jamais moins de 8 $ pour une bière en fût et 16 $ pour un cocktail. Un simple passage dans le métro coûte près de 7$ et le prix des repas et attractions est du même calibre. Il existe malgré tout des moyens d'économiser - parfois des sommes substantielles. La carte Stockholmskortet, vendue 330 couronnes (55 $), donne accès pendant 24 heures à tous les transports en commun, à quelques traversiers et permet d'entrer sans frais dans 75 musées et lieux touristiques. Elle existe aussi en versions 48 heures (77 $) et 72 heures (92 $). Indispensable. Pour la nourriture, les restaurants ethniques - surtout arabes et asiatiques - tendent à être moins chers. On trouve aussi jusqu'à 15 h des spéciaux sur le lunch dans la plupart des établissements. Il est alors possible de manger des plats traditionnels suédois, comme le hareng frit ou les boulettes de viande accompagnés de patates et de canneberges, pour une vingtaine de dollars. Les hôtels sont chers, mais il y a encore là moyen de trouver des compromis. Plusieurs particuliers louent des chambres par l'entremise d'agences spécialisées. J'ai réussi à trouver une chambre double très correcte, en plein coeur de la ville, pour 110 $ la nuit. Petit-déjeuner inclus. Le seul hic: il faut partager la salle de bains. Autres attractions à ne pas manquer pendant son séjour à Stockholm: le palais royal de Drottningholms (à 50 minutes du centre-ville en bateau), les vieux quartiers de Gamla Stan et Riddarholmen et l'hôtel de ville, où se tient chaque année la cérémonie suivant la remise des prix Nobel. On peut avoir une bonne idée de Stockholm en y passant deux jours, mais mieux vaut en calculer trois ou quatre pour approfondir sa découverte. ABBA : le triomphe du kitsch Abba, le groupe suédois le plus populaire de tous les temps avec 370 millions d'albums vendus, est loin de vouloir disparaître du paysage de Stockholm. Un musée consacré au quatuor ouvrira ses portes dans moins d'un an. La nouvelle attraction racontera l'histoire de Björn, Benny, Agnetha et Anni-Frid depuis leurs débuts en solo jusqu'à la séparation du groupe en 1982. Les visiteurs pourront aussi «vivre» l'expérience Abba en enregistrant une chanson en studio et en se produisant sur une scène reconstituée. Le musée de 6500 m2 attirera sans doute les plus ardents fans du groupe, mais le prix d'entrée élevé - environ 41 $CAN - risque d'en décourager plusieurs. Surtout qu'on peut acheter un album des grands succès d'Abba pour la moitié de cette somme L'ouverture est prévue en juin prochain. Une grande fête disco balaiera la ville pendant plusieurs jours afin de souligner l'inauguration du musée. L'histoire du Vasa a été courte et tragique: le navire commandé par le roi Gustave Adolphe a chaviré quelques minutes après son lancement en 1628. Il a été récupéré 333 ans plus tard, restauré et exposé dans le musée le plus impressionnant de Stockholm, le Vasa Museet. Le navire a été minutieusement reconstruit par une équipe d'archéologues suédois, qui l'ont ramené à son état original, ou presque. Ils ont aussi restauré les quelque 700 sculptures et objets retrouvés à l'intérieur de l'épave. Une ostéologue a même reconstitué les visages des marins morts dans la tragédie, à partir des squelettes repêchés avec le vaisseau! À visiter sans faute, dans l'île de Djurgården. P.S : J`ai ajouté quelques photos de la ville
  8. Un bloc terre-neuvien Le parti nationaliste Newfoundland and Labrador First présente trois candidats aux élections fédérales. Ce parti ne prône pas l'indépendance de la province, mais il souhaite faire passer les enjeux de Terre-Neuve-et-Labrador avant ceux du Canada. Le Newfoundland and Labrador First prend la campagne très au sérieux. « Nous sommes une province dans une confédération. Pourquoi ne serions-nous pas égaux aux autres? », se demande le candidat de ce parti dans St. John's-Sud-Mount Pearl, Greg Byrne. M. Byrne croit que ce parti est le seul moyen pour les Terre-Neuviens de faire entendre leur voix à Ottawa. « M. Harper a raison. C'est vrai, pas besoin de Terre-Neuve-et-Labrador pour gagner une élection. On a 7 sièges sur 308, 1,5 % de la population du Canada », dit-il. S'il est élu, Greg Byrne souhaite proposer une réforme en profondeur du système politique. « Je n'ai aucun problème avec l'Ontario et le Québec. Ce n'est pas leur faute. C'est le système. Ce ne sont pas les partis nationaux qu'on veut changer, c'est le système qu'on veut changer », explique-t-il. Et si ça ne fonctionne pas, Greg Byrne envisage la création d'un parti pancanadien qui inclurait toutes les provinces à l'exception du Québec et de l'Ontario.
  9. Prenez garde aux chiens: ces francos qui font rire les anglos Richard Therrien La Presse Le Soleil Leur décapante parodie du message bilingue complètement surréaliste de Justin Trudeau a eu des échos jusqu'au Canada anglais la semaine dernière. Pas pour s'en offusquer ou crier au scandale, mais pour en rire! Même la station de CBC à Toronto, et les sites internet du Globe and Mail et du magazine Macleans ont vanté cette parodie made in Quebec. L'équipe de l'émission satirique Prenez garde aux chiens prend du galon. À sa deuxième saison à Vox, qui a commencé mardi dernier à 22h, le collectif de Québec montre une nette évolution, autant dans le produit fini à l'antenne que dans l'efficacité de ses gags. «L'an dernier, on essayait des choses. Maintenant, on fait mieux, on corrige nos défauts, même si on peut se casser la gueule des fois», reconnaît l'auteur principal de l'émission, David Lemelin, le Justin Trudeau de la parodie. Le sketch de mardi montrant une Jolie Couillon ultravulgaire, piégeant Maximum Berné avec ses micros cachés, était une pièce d'anthologie. Pour la parodie de Justin Trudeau, David Lemelin avoue avoir été pris de court par la réaction des médias canadiens-anglais. «J'étais certain que des partisans nous enverraient promener. Pas du tout. Même les anglophones se paient la tête de Justin.» Le retour de Prenez garde aux chiens arrive à point, en pleine campagne électorale. L'équipe de David Lemelin compte bien passer à la moulinette tous les grands partis. «L'an dernier, le fait qu'on se moque des politiciens durant la campagne avait dérangé le directeur général des élections. S'il réagit encore cette année, ça nous fera une belle pub gratis! Moi, je suis à l'aise avec ça, on n'est financés par personne. Si on vit dans un pays où on ne peut même pas se payer la tête des politiciens, on est vraiment mal pris.» Ainsi, les bloquistes, les néo-démocrates et les conservateurs y passeront. L'équipe profitera d'une parodie d'un discours de Stephen Harper pour évoquer le fameux mystère Québec et l'engouement pour les conservateurs dans la Vieille Capitale. «Je vais me payer la tête de mes compatriotes. S'ils ne comprennent pas nos jokes, tant pis!» David Lemelin annonce aussi un sketch sur Georges Brassens interprétant La femme de Sarko, et d'autres sur la bataille des plaines d'Abraham, sur l'environnement, le prix de l'essence, le pistolet électrique, Vladimir Poutine et des parodies publicitaires. L'humoriste reprend aussi son imitation particulièrement réussie de Lucien Bouchard dans un sketch où il est question cette fois l'Orchestre symphonique de Montréal. Dix émissions sont prévues cette saison, le mardi à 22h. «Et à Vox, on n'a aucun bâton dans les roues. C'est un terrain d'essai idéal.» Voilà qui a de quoi tenir occupé David Lemelin, qu'on a cru un moment devenir le nouvel homme des matins de TQS l'automne prochain. L'aventure n'a jamais abouti, le diffuseur n'ayant pu s'entendre avec les producteurs pour des raisons budgétaires. «Ce que j'ai trouvé difficile, c'est qu'on s'est donné beaucoup de mal à essayer de trouver ce dont ils avaient envie. Aujourd'hui, quand on les regarde aller, on n'est plus sûrs qu'on regrette», admet David Lemelin. TQS n'a toujours aucune émission du matin pour l'automne, à moins qu'elle n'en sorte une de sa boîte à surprises lors du lancement de programmation, mercredi prochain.
  10. Une centaine d'arbres abattus, deux bâtiments démolis, une chapelle en danger et des vues sur la montagne masquées. Voilà les grandes lignes du projet de transformation extrême de l'ancien collège Marianopolis, situé en plein écoterritoire du mont Royal, sur lequel les élus de la garde rapprochée du maire Tremblay devront se prononcer aujourd'hui. Dans un avis carrément «défavorable», dont La Presse a obtenu copie, et qui sera rendu public aujourd'hui, le Conseil du patrimoine de Montréal recommande que le projet de complexe résidentiel, avec clinique médicale, soit modifié de fond en comble. L'instance consultative estime que le promoteur, Développement Cato inc., devrait par ailleurs refaire ses devoirs pour préserver le site de 16 âcres tout en garantissant un accès au public malgré la nouvelle vocation privée. Depuis que l'ancienne propriété des prêtres de Saint-Sulpice a été mise en vente, en mars 2008, l'organisme de défense du mont Royal, Les Amis de la montagne, a demandé à plusieurs reprises de voir les plans détaillés du futur acquéreur. Mais en vain. Ce n'est qu'aujourd'hui, alors que le projet sera fort probablement soumis à des audiences de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM), un organisme de la Ville sans pouvoir décisionnel, qu'on apprend l'ampleur des travaux et l'impact sur la montagne. Un complexe de 325 logements Dans l'ensemble, il est projeté de recycler l'ancien séminaire de philosophie du chemin de la Côte-des-Neiges en un complexe de 325 logements comprenant des maisons superposées, des unifamiliales isolées et des multiplex. Outre les deux nouveaux immeubles d'une hauteur variant de 3 à 9 étages, le promoteur entend aménager une clinique médicale, possiblement à vocation privée, d'une superficie de 2000 m2, soit l'équivalent de la superficie du tablier du viaduc Rockland. Il est aussi question de creuser une piscine et d'aménager 671 unités de stationnement souterrain. Afin d'analyser le projet et de tirer des conclusions, le Conseil du patrimoine (CPM) s'est basé sur la version finale du plan directeur de développement du promoteur Cato, datée du 7 janvier. À la lumière des maquettes, le CPM en vient à la conclusion que le site aurait dû demeurer à vocation institutionnelle ou publique, et croit qu'il serait temps d'explorer les moyens pour «transférer les droits de développement du promoteur Cato sur un autre site.» Mais comme le site a déjà été vendu pour la somme de 45 millions et que la Ville n'a pas le pouvoir de dire non, le Conseil du patrimoine va de l'avant avec ses recommandations. Au chapitre des arbres, on apprend que l'abattage d'une rangée d'arbres matures doit servir à installer des maisons unifamiliales à l'ouest du site, donc en direction du sommet Westmount. À cet égard, le CPM déplore qu'aucune information n'a été fournie sur les mesures de plantation et les espèces retenues. Tous les travaux de déblai et de remblai projetés font par ailleurs penser qu'on est encore une fois «en train de grignoter les flancs du mont Royal.» Éléphant dans un jeu de quilles Dans un endroit où la circulation est particulièrement délicate, avec des impératifs de développement durable, les ambitions d'ouvrir une clinique médicale et d'aménager 671 unités de stationnement sont aussi vertement critiquées par le CPM. «La capacité d'accueil du site est limitée, note le Conseil. Et compte tenu de la proximité de l'Hôpital général de Montréal et des difficultés probables d'accès à partir de Côte-des-Neiges, il est difficile d'assurer un équilibre.» En ce qui concerne la démolition du centre sportif et de la maison des employés, l'instance patrimoniale estime enfin que la nouvelle construction de neuf étages, plus haute que l'ancienne, cachera la vue sur l'ancien séminaire à partir de l'avenue Cedar. En conséquence, le Conseil craint qu'on répète l'erreur du projet de la Ferme sous les noyers, tout près du séminaire, qui a eu pour effet de rendre invisible la maison rénovée. Informée par La Presse des conclusions du Conseil du patrimoine, la directrice générale des Amis de la montagne, Sylvie Guilbault, partage entièrement l'avis du Conseil, particulièrement au sujet de l'importance d'étudier les façons de transférer au public ou à l'institutionnel les droits de construction. «Ce projet, dans un endroit particulièrement achalandé, avec en plus l'agrandissement prévu de l'Hôpital général de Montréal, constituera un bon test pour les gouvernements. Si on prend juste le nombre de stationnements que le groupe veut construire, c'est effarant», ajoute Mme Guilbault.
  11. Les Manufacturiers et Exportateurs du Canada estiment que la principale priorité du nouveau gouvernement conservateur minoritaire devrait être d'accentuer les efforts visant à stimuler l'économie. Pour en lire plus...
  12. J'avais envi de vous donner une vision du Portugal, principalement de Lisbonne car je trouve qu'on entant rarement parlé du Portugal à par le vin et le soccer et nos bon restaurant ici a Montreal.
  13. Je remarque qu'on a pas de discussion sur le grand débat Uber et le Taxi à Montréal... Qu'en pensez-vous? Avez-vous une opinion tranchée sur le sujet? Supportez-vous le droit acquis des taxis? Ou vous êtes en faveur d'un marché plus ouvert que prône Uber?
  14. 3 étages et demi sur la rue Wellington, ce petit projet aura une apparence contemporaine qui détonnera un peu avec le ''style'' assez modeste et ''vieillot'' de la Pointe. Le promoteur joue la carte de Griffintown. En effet il n'est pas loin mais...mais ce n'est pas Griffintown sauf qu'on peut déjà mesurer l'effet et l'attrait que Griffintown peut avoir meme si tout est à faire. http://www.condosduc.com/index.html
  15. Un petit 3 étages en plein coeur de St-Henri. Ce projet est vraiment petit mais il a de la gueule. Il est vraiment beau. Il est assez différent de ce qu'on voit habituellement pour un petit projet, surtout à St-Henri. http://www.carrelaporte.com/Static/fr/index.html
  16. La situation budgétaire "plus difficile que prévue" au Québec nous permet de penser que d'importants projets d'infrastructures de transport seront inévitablement retardés. En même temps, il y a des projets dont la réalisation est tellement urgente qu'on n'ose imaginer le moindre retard supplémentaire. Au moment d'écrire cette note, je ne dispose d'aucun indice de ce qu'il adviendra des priorités. De plus, l'exercice est d'autant plus difficile qu'on n'a jamais eu d'information spécifique sur ce qu'aurait été l'année deux du plan du parti québécois (on avait un budget sur deux ans, mais sans détails sur l'année deux, autant dire que des réorientations auraient été possibles sans qu'on s'en aperçoive). L'exercice d'anticipation auquel je vous (les membres du forum) convie porte d'abord et avant tout sur les futurs crédits budgétaires pour cette année, soit 2014-15; les intentions pour les années subséquentes, souvent affublées du nom "plans", sont toujours à prendre avec un grain de sel selon moi. Alors, pour 2014-15: part des projets de TEC versus routes; et spécifiquement quels projets, par exemples échangeur Turcot, Henri-IV (A-73), A-19, A-85, trains de banlieues, métro ligne bleue, voies réservées, échangeur Dorval, etc. En faisant l'exercice, prenez en considération l'état d'avancement des projets, de même que la répartition régionale des investissements. Un autre aspect qui pourrait être révélateur, sinon intéressant, serait la "façon" dont les annonces d'annulation ou de report seront faites: sera-t-on vague, ou précis, quant à l'échéancier "révisé"; et osera-t-on repousser certains projets aux calendes grecques ou encore mieux, les abandonner purement et simplement, comme l'avait fait le PQ en 1976?
  17. Prével a partagé sur son blogue ce sur le transport dans la ville de New York. Je ne sais pas si ça a déjà été partagé... mais WOW... ce qu'on peut faire avec un peu de volonté et ... un peu de peinture... Peut-on envisager la même chose à Montréal?
  18. http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201408/28/01-4795307-petition-a-anjou-pour-defusionner-de-montreal.php Publié le 28 août 2014 à 10h51 | Mis à jour à 10h51 Pétition à Anjou pour défusionner de Montréal Le maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, lancera une pétition la semaine prochaine pour demander au gouvernement québécois de se séparer de Montréal, réveillant le spectre des défusions. Luis Miranda ne digère toujours pas la révision du budget des arrondissements annoncée cet été par l'administration Coderre. Même si Anjou ressort gagnant de l'exercice, obtenant plus d'argent, le maire estime que c'est insuffisant. La grogne est telle à Anjou que Luis Miranda est convaincu de pouvoir récolter 25 000 signatures alors que l'arrondissement compte seulement 30 000 électeurs. Il entend déposer celle-ci à l'Assemblée nationale pour forcer le gouvernement à tenir un référendum sur une défusion. «En 2001, il n'y avait rien dans la loi pour fusionner. En 2004, il n'y avait rien pour les défusions. Et aujourd'hui, il n'y a rien pour nous enlever le pouvoir de demander à partir», lance Luis Miranda. Cette sortie survient alors que l'arrondissement est à préparer son budget 2015. Le maire indique qu'il doit faire face à une augmentation d'un million de ses dépenses alors que Montréal lui enverra seulement 180 000$ de plus qu'en 2014. «C'est certain qu'on parle de réductions de services», déplore-t-il. Ces compressions, qui ont par le passé mené à la fermeture de patinoires et de chalets de services dans les parcs, alimentent la grogne, poursuit Luis Miranda. «Ce n'est pas vrai qu'on peut augmenter les taxes en réduisant les services», dénonce-t-il. Selon lui, les Angevins payaient un total de 66 millions en taxes au moment des fusions. Ce montant est aujourd'hui de 104 millions. Plus de détails à venir...
  19. Je vous met ici un lien à propos d'une thèse intitulée "Etude du projet McGill College (1984) en rapport avec le mouvement City Beautiful" effectué par Souhila MAR de la Faculté de I'aménagement de l'université McGill en 1998 -thèse de doctorat " présentée à la Faculté des études supérieures en vue de l'obtention du grade de Philosophiae Doctor (Ph.D.) en aménagement" Rien de moins !!! C'est donc du sérieux et c'est rigoureux !!! C'est une thèse de 640 pages -que je n'ai pas lu puisque je viens de la découvrir sur internet ce matin mais que j'ai parcouru en diagonal (et très rapidement, comme vous devez vous en douter). Je me suis surtout intéressé aux images dont celles qu'on peut voir à partir de la page 433 qui nous rappelle que le premier projet de Cadillac Fairview pour le site de la Place Montréal Trust devait inclure une salle pour l'orchestre symphonique de Montréal. [url=]http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk2/ftp02/NQ43711.pdf#page=1&zoom=25,-1722,827[/url] Bonne lecture !!
  20. http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/bd-et-livres-jeunesse/201009/10/01-4314221-comiccon-2010-montreal-le-super-heros.php Super! J'espère que ça va se développer ici. Je pense qu'on devrait: 1- relier cet événement au festival Fantasia. La renommée de l'un aiderait l'autre, et on en ferait un rendez-vous encore plus complet! 2- intégrer une section BD européenne et francophone, question d,étendre la visibilité au public franco. Plus de monde, plus de succès, une formule plus originale qu'ailleurs en Amérique du Nord. La jonction unique entre le monde de la BD Euro et US, on est très bien placés pour pouvoir la faire à MTL! Je pense qu'on a un vrai potentiel ici!
  21. Publié le 02 mai 2009 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Villes Pierre Foglia La Presse Parlant de Montréal, j'allais vous mettre en garde: Attention! Attention! Apprenant qu'on en parle aussi dans les pages qui précèdent cette chronique, et me doutant sur quel ton, je m'empresse d'ajouter des majuscules: ATTENTION! Attention, chers collègues. Attention, Montréalais. Si vous continuez à écoeurer le maire Tremblay, il va s'en aller, et Dieu sait qui le remplacera. Un excité du genre du maire de Québec, qui fera de Montréal un parc d'attractions? Un mégalomane? Un populiste comme celui d'avant? Un technocrate comme celui avant le populiste? Moi, j'aime bien M. Tremblay. J'aime qu'il soit amical et sans imagination. Il me fait penser à un lapin, toujours à trottiner dans les mêmes sentiers sans songer à s'en écarter. S'il n'était pas un lapin, si c'était un légume, alors ce serait un potiron. Le potiron est une citrouille sans le côté amusant de la citrouille, qu'on peut vider pour mettre une lumière dedans à l'Halloween. Je ne pense pas qu'on puisse mettre une lumière dans M. Tremblay. Ciel, monsieur le chroniqueur, pour quelqu'un que vous aimez bien, vous ne lui faites pas de grands compliments. Au contraire, mes amis, il n'est rien de plus louangeur pour un maire que de se faire traiter de lapin et de potiron. Et il n'est rien de plus rassurant pour les habitants d'une ville que d'avoir un maire sans imagination, un maire fonctionnaire qui s'occupe de bien faire ramasser la neige et les ordures et basta. J'ai l'air de persifler? Pas tant que cela. Dans les pages précédentes, où on a déjà congédié M. Tremblay, on vous demande: qui pour maire ou mairesse de Montréal? Moi, je vous pose en question préliminaire: un maire pour quoi faire? Oublions Montréal deux secondes. Pensons à ce qui est peut-être la plus vivante des villes du monde: Naples. Pensons à ce qu'elle est - désordre, liberté, paresse, insouciance, délinquance, lyrisme, effusion, éloquence... Pourquoi Naples est-elle si profusément magnifique? Précisément parce que, étant ingouvernable, elle n'a jamais été gouvernée. Pensez-vous que Naples doive quoi que ce soit à un quelconque maire? Elle doit à Caravage, elle doit à Virgile, elle doit à Leopardi, elle doit au Vésuve, elle doit à Stendhal, elle doit à ses prostituées qui font des pipes sous des autels à la Madone, mais elle ne doit rien à aucun maire, à aucun consul. Qu'est-ce qu'une ville? Un être vivant. Ou, si vous préférez, ce fil invisible qui relie les êtres qui y vivent. Ils ont besoin de services? Bien sûr. Notre maire-lapin, notre maire-potiron fait très bien cela. Non? Il ne fait pas bien cela? Vous êtes sûrs? Je vous entends déplorer que son administration ait tourné les coins ronds. Ce qui m'inquiète, c'est que je crois deviner que, derrière ce prétexte, vous lui reprochez précisément ce dont je le félicite: son manque d'imagination. On ne lit pas la ville de la même façon. L'imaginaire des villes, leur âme, si vous préférez - leur capacité de produire une poétique, une rêverie, un bonheur urbain - n'a absolument rien à voir avec l'imagination de leur maire. Ce qui fait triper les maires, ce ne sont jamais les moulins à images ni les Cirques du Soleil. Ce qui fait triper ces boutiquiers, ce sont les touristes qu'attirent ces attractions. On nous fait lire la ville comme un État, une entreprise, un parc d'attractions. On rapportait gravement au début de la semaine des statistiques sur plus ou moins - était-ce plus ou moins? - de touristes que l'année dernière à Montréal. J'écoutais en me disant: qu'est-ce qu'on s'en crisse, qu'il y en ait plus ou moins, du moment qu'on ne les voie pas trop! On nous fait lire la ville en comptant les sièges sociaux des grandes entreprises, on nous la fait vivre souvent comme un match de hocke: Toronto 4, Montréal 0. Comment peut-on décider que Toronto est devant (ou derrière) Montréal? Le bonheur qu'on a à vivre à Montréal, ou à Québec, ou à Toronto, vous l'entrez comment dans votre évaluation? Et les couleurs? Qu'est-ce qu'un autre maire que M. Tremblay changerait à la couleur gris plomb et en ce moment vert tendre de Montréal? Et les odeurs? Tanger sent le kif, Alger l'anisette, Bagdad avant la guerre sentait le mazout, Belgrade sent le chou, Le Caire sent la pourriture du Nil, même Tuskegee (Alabama) sent quelque chose: la merde. Montréal ne sent rien. Un être vivant sent forcément quelque chose. Serions-nous morts? Si vous débarquez Tremblay, pensez à moi. Je ferai agrandir les cimetières. Le tribulus Ma fiancée est une fille formidable qui vit avec un sale type: moi. C'est cette période de l'année où je suis particulièrement de mauvaise humeur, particulièrement quand je reviens de mes sorties presque quotidiennes à vélo. Ça va? demande-t-elle. Je ne réponds pas. Ça va? insiste-t-elle. Non, crisse. Je suis gras, je suis vieux, je suis nul, pas de force, pas d'énergie, j'avance pas. Ne me le demande plus: ça va pas. Ma fiancée est une fille formidable, posée, pratique: pas de force? Pas d'énergie? Elle est allée à la pharmacie et en a rapporté une boîte de 28 ampoules d'Ultra Energex d'Adrien Gagnon, formule adaptogène (?) phyto-active (?). Je vous récite ce qui est écrit sur la boîte: avec extraits normalisés (?) de ginseng sibérien (évidemment, sibérien; luxembourgeois, c'est plus rare), du rhodiola (fouille-moi), du maca, du cordyceps et du tribulus. Je vous le jure: du tribulus. J'ai pris ma dernière ampoule ce matin. Je n'avance toujours pas. Tu veux que j'en rachète? m'a demandé ma fiancée. De ma voix la plus blanche, je n'ai pas répondu. Ma fiancée est une fille formidable qui, des fois, sans même s'en douter, vit dangereusement.
  22. Urbanisme - « À un promoteur prêt à investir qui promet 33 millions en taxes, on dit oui » Le Devoir Catherine Lalonde Édition du samedi 02 et du dimanche 03 mai 2009 Mots clés : Odile Hénault, Acfas, Urbanisme, Université, Congrès, Montréal Il faut craindre un Griffintown à la Devimco En design urbain, si Montréal se félicite du Quartier international, la formule n'est cependant pas automatiquement reprise. Odile Hénault, de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), revient d'ailleurs sur le projet de développement destiné à Griffintown qu'a déposé Devimco. Architecte de formation, autrefois présidente de l'Ordre des architectes du Québec, Odile Hénault a vécu à Barcelone, Bogotà, Manille et Washington. Elle a travaillé en design et en architecture et vient d'être nommée directrice du Centre artistique EST-NORD-EST, à Saint-Jean-Port-Joli. Sa communication au congrès de l'ACFAS est une analyse de ce qu'elle appelle «le gâchis de Griffintown». «La petite histoire de Griffintown est tellement désolante», déplore Mme Hénault en entrevue téléphonique. Rappelons que le promoteur Devimco a proposé à la Ville de Montréal un projet qui prévoyait l'aménagement de 17 îlots urbains sur 12 hectares, tout près du Vieux-Montréal. Hôtels, salle de spectacle, tours d'habitation, stationnements, le tout autour d'un centre commercial, qui tous devaient être construits grâce à un investissement de Devimco s'élevant à 1,3 milliard de dollars. La Ville de Montréal a évalué les futurs revenus fonciers à 30 millions par année. Une offre alléchante. «Montréal est tellement serré [financièrement], explique Mme Hénault, que, à un promoteur prêt à investir qui nous promet 33 millions en taxes, on dit oui.» Mais, selon elle, c'est une pensée à courte vue. «Le Vieux-Montréal est un vrai bijou, mais il est encadré d'un côté par Griffintown, qui est un gâchis, et de l'autre côté par la gare Viger. La Ville va étouffer son bijou et finir par perdre les touristes.» Heureuse crise Heureusement, poursuit Mme Hénault, la crise économique a mis un holà au projet. Mais «un Plan particulier d'urbanisme a été adopté en 2008 et permet désormais à des promoteurs individuels de construire en hauteur, de manière totalement anarchique, sur un site qui est une véritable porte d'entrée de Montréal. Là où on permettait huit étages, on en permet aujourd'hui 22. Griffintown n'est pas un projet réfléchi. C'est une idée de promoteur pour faire de l'argent rapidement autour d'un centre commercial. Devimco a fait le Quartier DIX30. Ça s'appelle un porte-folio. Quand on fait le DIX30, c'est qu'on pense comme ça, qu'on va utiliser des architectes médiocres, parce qu'on ne connaît pas autre chose.» Mme Hénault rêve d'un projet réfléchi comme celui de l'Île à Nantes, en France. Sur un site beaucoup plus grand, qui est dans la même situation géographique par rapport à la ville ancienne et au port que Montréal, un plan progressif a été instauré. «Ils ont commencé par une série d'espaces publics extrêmement agréables. Les gens découvrent tout à coup le paysage et se disent: "Mon Dieu, quelle merveille!"» Mme Hénault s'inspire aussi du village olympique de Barcelone. «Dans un plan où il y avait beaucoup de bâtiments à construire, ils ont regardé les gagnants des prix d'architecture au cours des cinq dernières années. Ici, au Québec, on a le Prix d'excellence de l'Ordre des architectes et la Médaille du gouverneur général.» Car Odile Hénault croit davantage à la perspective des architectes. «J'ai vraiment des doutes sur la capacité des urbanistes au Québec à faire un travail visuel.» Succès québécois Et pourtant, du positif, ici, il y en a. «Ce que j'ai vu de plus marquant, c'est la promenade Samuel-De Champlain à Québec. Pour l'intelligence de l'architecture et pour les gens qui ont protégé la cohérence du projet. Aussi, l'environnement autour de la place Jean-Paul-Riopelle à Montréal. Ce sont les mêmes architectes et urbanistes qui préparent le Quartier des spectacles, à mon avis, ça va être un projet remarquable.» Mais qu'est-ce qui fait qu'un même maire, Gérald Tremblay, entérine un projet aussi allumé que le Quartier des spectacles et, à l'opposé, Griffintown? «C'est terrible à dire, mais le maire ne comprend pas la différence entre une bonne et une mauvaise architecture. Il est obsédé par l'argent à faire avec les revenus des taxes. De temps en temps, il est chanceux, quand il a quelqu'un de solide comme Clément Demers [qui a travaillé sur le Quartier international de Montréal et sur le Quartier des spectacles]. Le maire Tremblay croit que l'architecture est une question de goût. C'est une question de connaissances, d'expérience, de réputation. Kent Nagano a été engagé à l'Orchestre symphonique parce qu'il est reconnu internationalement. Pourquoi on engage de mauvais architectes, qui n'ont jamais eu de prix, alors qu'on ne le ferait pas pour l'orchestre? Les bâtiments demeurent beaucoup plus longtemps. Il y a des critères de sélection qui se définissent par l'histoire et la culture. Ce n'est pas le goût qui entre en ligne de compte.» *** Collaboratrice du Devoir *** - «Le cas du projet Griffintown-Devimco à Montréal», le mardi 12 mai à 10h30. http://www.ledevoir.com/2009/05/02/248473.html (2/5/2009 9H19)
  23. Publié le 24 avril 2009 à 07h31 | Mis à jour le 24 avril 2009 à 07h33 La déroute d'une métropole Le déclin de Montréal entraînera celui du Québec dans son ensemble. Que l'ont aime ou non Montréal, qu'on jalouse la ville ou qu'on la méprise, c'est dans cette île que se jouent les grands enjeux auxquels nous sommes actuellement confrontés. Archives La Presse Opinion- Félix-Antoine Joli-Coeur Le congrès de Vision Montréal qui se tiendra cette fin de semaine annonce le début de la campagne électorale municipale. Ces élections, qui promettent de se tenir sur fond de scandales et d'allégations de toutes sortes, ne doivent pas passer sous silence un enjeu encore plus fondamental: la déroute de la métropole. Sur le plan économique par exemple, Montréal, comme toutes les villes du monde, souffre de la crise financière mondiale. Mais ici, il ne s'agit que de la cerise sur «des années de résultats décevants», pour citer le Conference Board du Canada. Dans son étude Metropolitain Outlook publiée récemment, l'organisme va jusqu'à prédire que Montréal se classera 12e sur... 13 pour sa croissance économique dans la décennie 2004-2013, une position désastreuse et honteuse pour notre ville qui était, il n'y a pas si longtemps, la locomotive du pays. Montréal se retrouve également dans cette position de queue du peloton pour la majorité des autres indicateurs, qu'il s'agisse de la qualité de l'air ou du niveau de scolarisation de notre population. Seuls les indicateurs qui mesurent la vitalité culturelle nous favorisent - et là encore, on peut se demander pour combien de temps étant donné la vive concurrence que nous mènent des villes comme Toronto, et maintenant Québec. Contrairement à certaines cités dont le déclin était l'inévitable conséquence de conditions externes - je pense par exemple à Venise qui a perdu sa suprématie après que la route mondiale du commerce se soit déplacée vers l'est au XVIe siècle - dans le cas de Montréal, il s'agit d'abord et avant tout de notre incapacité à nous mobiliser collectivement. À cet égard, je ne sais ce qui fut la plus grande erreur entre la fusion, la défusion et la décentralisation subséquente de Montréal en 19 arrondissements. Ce que je sais, par contre, c'est que nous n'avons pas encore goûté aux réelles conséquences de ces décisions funestes. On lit régulièrement dans les pages de ce journal des exemples qui nous démontrent que la métropole est ingouvernable et pourtant, 86 des 105 élus de la ville appartiennent à la même formation politique. Imaginez le foutoir total que sera Montréal lorsque plusieurs petits partis se partageront le contrôle des arrondissements et que le maire de la ville sera privé d'une majorité au conseil! Ce scénario, qui pourrait survenir dès novembre 2009, accentuera par 1000 les travers de la décentralisation que nous percevons déjà, à savoir que les intérêts particuliers de chaque quartier priment sur les intérêts globaux de la métropole. La mairie de New York et de Paris a souvent servi de tremplin pour les élus ambitionnant de diriger leur nation. Le fait qu'à Montréal, la mairie soit au contraire peu à peu devenue une sorte de sanatorium pour les députés de l'Assemblée nationale est à la fois la cause et la preuve que nous avons peu à peu abandonné l'idée que la mairie pouvait être le principal levier de développement de notre ville. Lorsque l'on sait le peu d'intérêt que portent les gouvernements du Québec et du Canada à l'égard de Montréal, il y a là matière à inquiétude. Car si le déclin d'une ville, voire du plus petit village est toujours un spectacle affligeant, le déclin de Montréal entraînera forcément celui du Québec dans son ensemble. Que l'on aime ou non Montréal, qu'on jalouse la ville ou qu'on la méprise, c'est dans cette île que se jouent les grands enjeux auxquels nous sommes actuellement confrontés, qu'il s'agisse du développement économique du Québec ou de la francisation et l'intégration des immigrants, par exemple. Si je prends la peine d'écrire ces lignes, c'est que je ne peux plus supporter le fait d'entendre de toute part des personnes qui partagent le constat que je viens de dresser sans toutefois sentir la nécessité d'investir le seul instrument qui puisse nous sortir de cette situation, soit de doter Montréal d'une gouvernance moderne et efficace. La mairie est un levier extrêmement puissant - il faut la sortir de sa léthargie. Alors qu'aux dernières élections les signes du déclin étaient déjà nombreux, les deux tiers des électeurs ont décidé de se croiser les bras plutôt que d'aller voter. Durant la campagne électorale, le principal débat et les seuls émois tournaient autour du slogan «GO», plus ou moins acceptable en français. Si seuls les débats linguistiques peuvent encore nous secouer collectivement, je propose que tous les partis adoptent alors pour slogan des élections à venir: «WAKE UP!» L'auteur est conseiller en relations publiques et a travaillé de 2006 à 2008 à la mairie de Montréal. _____________________________________________________________________________________ Publié le 25 avril 2009 à 08h42 | Mis à jour à 08h45 Et pendant ce temps, à Québec... Patrick Lagacé La Presse (Québec) Rappelez-vous, il y a un an. Québec s'apprêtait à vivre un été de célébrations pour son 400e. Nous, à Montréal, on riait un peu, n'est-ce pas... On riait parce que, quelques mois auparavant, l'organisation du 400e avait raté ce spectacle du Nouvel An. Même le décompte accueillant 2008 avait été bousillé. Ça sentait quoi? Ça sentait le naufrage des grands voiliers de Québec 84. Là, un an plus tard, personne ne se moque de Québec, à Montréal. Succès total. L'économie roule. Le chômage est bas. La ville est belle. La ville est fière. Cette ville qu'on dit fermée sur le monde (y-a-pas-d'immigrants) se prend à regarder à l'horizon. Où était le maire Régis Labeaume, cette semaine? Il était à Chicago. Il foutait quoi à Chicago? Eh bien, il est allé voir ce que cette ville du Midwest fait de bien, notamment dans le domaine de la culture. Régis Labeaume a dirigé une délégation d'hommes d'affaires et d'architectes qui sont allés épier Chicago. Ils ont rencontré le maire Daley. Labeaume a convaincu le maire Daley d'appuyer l'ajout de Québec comme station d'un éventuel TGV qui relierait des grandes villes du sud du Canada et du nord des États-Unis. Oui, je sais, c'est un showman, le maire Labeaume. Enclin à d'occasionnelles singeries, comme brandir une cannette de Red Bull au conseil municipal pour appuyer un événement du fabricant de boisson énergétique. Oui, il dit parfois des niaiseries. Comme il me l'a déclaré, quand je l'ai interviewé pour Les francs-tireurs, l'an dernier: «J'en échappe une par mois.» Quelques jours après, il disait de Josée Verner que, des fois, «je la battrais»... Mais le gars défend sa ville, il en fait la promotion, il chante ses louanges sur toutes les tribunes. Il en est fier. Et le démontre. «Ça va bien à Québec, ça va mieux et la bougie d'allumage, c'est Régis Labeaume, me dit Gilles Parent, l'increvable animateur de radio qui officie au FM 93. Tout part d'en haut. La ville, c'est le maire. Et le nôtre est dynamique, c'est un promoteur.» Et le maire agit. Le 400e a été un succès, note Parent. Et Daniel Gélinas, patron de l'événement, a hérité d'une grande partie du crédit. «Mais c'est Régis Labeaume qui l'a nommé là.» Et le maire a confié le 400e à Gélinas après le fiasco du Nouvel An. Il y a quelques semaines, de façon un peu mélodramatique, le maire de Québec annonçait le sauvetage du projet de Moulin à images, de Robert Lepage, un grand succès de l'été du 400e. Avec, en prime, un spectacle itinérant du Cirque du Soleil. Donc, ces cinq prochains étés, Québec profitera du tandem Cirque-Lepage, deux des fleurons culturels du Québec. Montréal? Montréal aura des compteurs d'eau. Un jour. * * * Je commets un impair, ici. Je compare Québec et Montréal. On ne peut pas comparer les deux villes. Le maire Labeaume lui-même m'a dit que Montréal est une ville plus complexe à gérer que Québec. Et c'est vrai. N'empêche. Il faut venir à Québec pour voir à quel point Montréal est malade, à quel point Montréal vivote, à quel point nous sommes engoncés dans une paralysie épouvantable. Montréal a hérité d'une structure de gouvernance débile, gracieuseté des libéraux qui voulaient apaiser les géniaux défusionnistes, en 2003. Nous avons donc, à Montréal, un maire et 19 mini-maires d'arrondissement. Bonjour la cohérence. Hier, dans les pages Forum de La Presse, Félix-Antoine Joli-Coeur, ex-employé de la mairie, signait un texte douloureux de lucidité sur le déclin de Montréal. En voici un extrait, capital: «La mairie de New York et de Paris a souvent servi de tremplin pour les élus ambitionnant de diriger leur nation. Le fait qu'à Montréal, la mairie soit au contraire peu à peu devenue une sorte de sanatorium pour les députés de l'Assemblée nationale est à la fois la cause et la preuve que nous avons peu à peu abandonné l'idée que la mairie pouvait être le principal levier de développement de notre ville.» Gérald Tremblay est le maire éteint de l'équivalent municipal d'un eunuque. L'opposition? Benoit Labonté. Or, à côté de M. Labonté, le maire, c'est Barack Obama. Bonjour la vigueur. La caricature de Chapleau, l'autre jour, résumait tout l'état de notre leadership municipal: Gérald Tremblay poireautant à côté d'un téléphone. La légende: «Le maire passe à l'action avec sa ligne pour la délation.» Où sont nos triomphes? Où sont nos victoires? Où est l'action? Les jeux gais ont été une débâcle épouvantable. Les Mondiaux aquatiques, à peine mieux. Le Quartier des spectacles: belle idée qui inquiète, à une époque où Brossard, avec son Quartier DIX30, fait concurrence à Montréal, côté spectacles. Oui, c'est vrai, bon, nous avons un club de hockey, NOUS. Mais la saison du centenaire du CH ressemble à Québec 84. On ne peut même pas glousser côté hockey. * * * Je ne veux pas comparer. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Je ne suis pas le seul. «Je parcours La Presse et Le Soleil, depuis deux semaines, me dit un consultant en communications qui partage son temps entre Montréal et Québec. Dans Le Soleil, on parle de ce qui marche, de développement. Dans La Presse, c'est ce qui ne marche pas qui défraie la manchette: le CHUM, l'échangeur Turcot, les compteurs d'eau...» Le maire de Montréal a bien peu de pouvoir, dans cette structure castrée. Cadeau de gouvernements libéraux et péquistes qui se sacrent de Montréal. Mais pensez-vous qu'un type comme Régis Labeaume se contenterait d'une structure semblable? Non. Il serait du genre à déclencher une guerre civile (métaphorique) pour attirer l'attention sur cette bêtise, frotter les oreilles des élus provinciaux et obtenir des changements. Tremblay, lui, passe le puck à son vérificateur général. * * * L'histoire de la semaine, à Québec? Cette idylle entre la ministre Nathalie Normandeau et l'adéquiste François Bonnardel. Personnellement, je les félicite. Il n'y a pas assez d'amour en ce bas monde. Mais je suis catastrophé. La ministre des Affaires municipales et de la Métropole s'est trouvé un chum en Haute-Yamaska. J'aurais préféré qu'elle craque pour un député de Montréal, question de constater de visu l'agonie de la ville, hors du cadre feutré des annonces gouvernementales. Les dieux sont contre Montréal. Même les dieux de l'amour.
  24. Montréal, Hollywood du Nord Le Devoir Stéphane Baillargeon Édition du mercredi 08 octobre 2008 Mots clés : Entretiens Centre Jacques Cartier, Gilbert Rozon, Culture, Montréal Gilbert Rozon propose de mettre l'accent sur la ville créative Varekai, la plus récente production du Cirque du Soleil. Photo: Agence Reuters Montréal n'est pas une métropole culturelle mondiale, mais pourrait le devenir en misant sur son «immense pouvoir créateur». Voilà l'observation et la proposition fondamentales livrées hier matin par Gilbert Rozon aux participants d'un colloque sur la gouvernance culturelle. Le président-fondateur du Festival Juste pour rire/Just for Laughs participait à la dernière journée d'un colloque sur la gouvernance culturelle organisé par le Centre des Entretiens Jacques Cartier. La table ronde portait sur l'évolution du soutien public et privé aux arts. Gilbert Rozon y parlait de «branding», soit la mise en marché de sa cité comme une sorte de marque distincte et distinguée. «Quand on parle de branding, on subodore quelque chose, on perçoit une marque distinctive, a-t-il dit. Si vous pensez à Mercedes, vous percevez de la qualité. C'est la même chose avec une ville. Quand on pense à une ville comme Rome, Paris ou New York, on a une perception.» Alors, quelle est la personnalité de Montréal? «Est-ce qu'on est par exemple une métropole culturelle?, a poursuivi le président Rozon. À l'échelle du Québec, probablement, ça va de soi. À l'échelle du Canada, peut-être. En tout cas, on est en compétition avec Toronto. Mais à l'échelle du monde? C'est ce qui vous vient à l'esprit si vous êtes un grand voyageur? Vous pensez New York, Londres, Paris, Las Vegas. Je ne pense pas que Montréal soit une métropole culturelle dans ce sens-là. On se conterait des histoires en prétendant le contraire. Mais je pense aussi qu'il y a des façons d y arriver.» Comment? On pourrait dépenser des centaines de millions, construire d'immenses musées et acheter des collections complètes par exemple, comme le fait Dubaï, mais on ne peut pas ou on ne veut pas, et est-ce même souhaitable? Alors, que peut-on faire rayonner à l'échelle mondiale? «J'ose proposer une piste inspirée de ce que j'entends. Quand je me promène sur la planète, j'entends une chose sur Montréal et le Québec: on est perçus comme un lieu de création du spectacle vivant. Cette crédibilité vient de plusieurs choses: du Cirque du Soleil qui rayonne sur toute la planète, de Céline Dion et du Cirque Éloize, du Festival international de jazz et du Festival Juste pour rire, deux leaders mondiaux dans leur domaine, de François Girard ou d'Arcade Fire, etc. Montréal, c'est la ville du créateur.» Il a alors proposé une allégorie utilisant Hollywood, le centre mondial de la planète cinéma qui exporte ses créations partout. Hollywood, une bourgade de riches aux confins de l'Occident qui produit pourtant le plus populaire cinéma de la planète. «Montréal peut devenir un des grands centres de création dans le monde, a enchaîné M. Rozon. Nous avons les artistes, des industries culturelles fortes, du Cirque du Soleil aux grandes boîtes de productions cinématographiques, les infrastructures de formation.» Pour Gilbert Rozon, il faudra toutefois remplir trois conditions pour réussir ce positionnement de Montréal. D'abord, il faudrait «placer le produit au centre des préoccupations». Ensuite, il s'agirait de «l'exemplifier dans tout ce qu'on fait», le design urbain comme le transport, les salles de spectacle comme l'art public. Finalement, a dit M. Rozon «on doit demander au gouvernement d'avoir une seule grande politique culturelle, soit le soutien à l'exportation». Pour lui, l'idée serait donc d'«amplifier ce que Montréal fait de bien». Il croit aussi que cette réflexion (et l'action conséquente) sur le branding doit se faire rapidement, d'ici un an. «On est un peuple fondé par les Français, conquis par les Anglais, sans parler de toutes les influences, merci mon Dieu, de l'immigration, a conclu Gilbert Rozon, en réponse aux question de la salle. C'est ce qui fait la différence et la beauté de Montréal. Nous sommes devenus qui nous sommes à travers les combats nationalistes, fédéralistes et tout ce qu'on veut. Je trouve cette ville fantastique et j'espère que nous allons nous servir de ses particularités.» http://www.ledevoir.com/2008/10/08/209612.html (8/10/2008 8H42)