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  1. Publié le 30 septembre 2008 à 07h55 | Mis à jour à 07h57 Charest allonge sa liste de demandes Denis Lessard La Presse Le gouvernement Harper doit reculer sur son projet de réforme du Sénat et de refonte de la Chambre des communes qui réduirait encore le poids du Québec au fédéral. Le premier ministre Charest a allongé hier la liste des points de frictions entre son gouvernement et celui de Stephen Harper. Avec une longue liste de revendications à l'intention de tous les chefs de parti, M. Charest n'a pas manqué de cibler trois mesures déjà mises en branle par le gouvernement conservateur, des gestes que ne peut cautionner le Québec. Au surplus, M. Charest prévient à l'avance Stephen Harper que son idée de durcir les peines pour les jeunes criminels ne trouvera pas d'appui au gouvernement du Québec. Le Québec «considère que l'intervention auprès de ces clientèles doit viser la réadaptation plutôt que la répression», indique-t-on dans les notes fournies hier par le cabinet de M. Charest pour donner le contexte de chacune des 13 revendications du Québec. On prévient aussi Ottawa: «Si vous modifiez la loi sur la justice pénale pour les adolescents, que celle-ci comprenne des dispositions permettant un traitement asymétrique qui permettrait de tenir compte de la spécificité de l'approche québécoise». Selon Jean Charest, d'autres propositions du gouvernement Harper, «doivent être revues». L'idée, par exemple, de redistribuer les sièges des Communes entre les provinces pour tenir compte davantage des mouvements démographiques. Cette nouvelle donne «diminuerait l'influence du Québec». Comme le projet d'un Sénat «égal», où toutes les provinces auraient le même nombre de sièges, le gouvernement fédéral et M. Harper «doivent absolument revoir ce qu'ils ont déjà proposé». Comme l'avait fait Monique Jérôme-Forget, M. Charest a rappelé que le Québec réprouvait l'intention fédérale d'instituer une Commission canadienne des valeurs mobilières. Québec demande «un engagement de votre part de respecter intégralement la compétence exclusive des provinces en (cette) matière». Autre doigt pointé vers le gouvernement conservateur: Québec préconise que l'année de référence pour la diminution des gaz à effet de serre soit 1990, comme prévu au protocole de Kyoto, et non 2006 comme le propose le gouvernement Harper. M. Charest veut aussi le «renforcement» du contrôle des armes à feu, et un engagement d'Ottawa à «maintenir le registre» que le gouvernement Harper a aboli. Finalement, les coupes conservatrices dans les transferts aux artistes et le développement régional «doivent être également révisées pour qu'on rétablisse le financement», a dit M. Charest. Ce dernier se défend bien de s'en prendre surtout au gouvernement Harper. «On vise tous les partis politiques, je m'exprime au nom de tous les Québécois. Il est sain que tous les partis politiques puissent s'exprimer sur ces enjeux», insiste-t-il. Et M. Charest d'expliquer qu'avec cette prise de position, le nouveau gouvernement à Ottawa, quel qu'il soit, connaîtra ainsi la position du Québec et «agira en conséquence». «Je ne cherche pas à diriger le vote», précise-t-il. M. Charest s'attend «à ce qu'il y ait des réponses» de la part des partis fédéraux, des positions qui seront affichées sur l'internet. En réplique, la chef péquiste Pauline Marois a soutenu que le premier ministre «avait fait une démonstration éloquente de l'échec du fédéralisme». Le nombre de doléances, près d'une quinzaine, en dit long, selon elle sur les retombées du «fédéralisme d'ouverture» préconisé par le gouvernement libéral. Plus tôt M. Charest avait ciblé ses adversaires adéquiste et péquiste Mario Dumont et Pauline Marois qui proposent une réouverture du dossier constitutionnel au moment où l'économie devrait mobiliser tous les efforts des élus. Dans sa lettre aux chefs fédéraux, M. Charest souligne que la reconnaissance de la «nation» québécoise «devra, le temps venu, trouver son expression dans la Constitution canadienne». Le gouvernement du Québec «est fédéraliste» et estime qu'une approche «axée sur des ententes administratives nous permettent d'obtenir des résultats tangibles pour nos citoyens, (plutôt) que la confrontation stérile». Dans la liste des revendications du Québec on retrouve plusieurs demandes traditionnelles. Ainsi, l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, un engagement qu'avait pourtant pris Stephen Harper, à Québec en 2005, a rappelé M. Charest. Le Québec veut que les partis fédéraux s'engagent à négocier le processus de nomination des juges à la Cour suprême. On veut que le Québec ait «un rôle déterminant dans la nomination des juges québécois». On réclame aussi que le fédéral s'engage à conclure un accord avec le Québec pour l'exploration minière et gazière dans le golfe Saint-Laurent, une demande mainte fois répétée par Mme Marois.
  2. Les dirigeants régionaux de l'Union des producteurs agricoles au Saguenay-Lac-Saint-Jean souhaitent rencontrer les candidats des partis fédéraux pour aborder les enjeux qui les préoccupent. Pour en lire plus...
  3. Financer la venue d'événements sportifs internationaux à Montréal, renoncer au péage sur le pont Champlain, des centaines de millions pour le transport en commun, les routes et le logement social: le maire Denis Coderre a présenté sa liste d'épicerie aux partis fédéraux dans le cadre de la campagne électorale. La liste de la Ville de Montréal compte pas moins de 26 demandes, dont plusieurs requièrent des millions d'Ottawa. Le maire a présenté cette liste alors que les chefs des principaux partis commenceront à défiler à l'hôtel de ville. «On a besoin d'entendre les partis, on ne veut pas juste des consultations plates. On veut vraiment que les chefs se prononcent s'ils croient vraiment en Montréal», a déclaré le maire Coderre ce matin lors d'une réunion du comité exécutif. Le chef du Parti libéral du Canada Justin Trudeau rendra ainsi visite à Denis Coderre, avec qui il s'entretiendra des demandes de Montréal en matière fédérale. Une rencontre avec le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe est prévue le 14 septembre et ce n'est qu'une question de temps avant que des dates soient fixées avec le chef du NPD Thomas Mulcair et la chef du Parti vert Elizabeth May. Le cabinet du maire dit n'avoir toujours pas reçu de réponse de l'entourage du premier ministre sortant et chef du Parti conservateur, Stephen Harper. «Le message a toujours été passé avec Stephen Harper, s'il ne vient pas, il manque quelque chose», a déclaré le maire Coderre lors de sa rubrique hebdomadaire du mercredi. «Peu importe, on est en contact continuellement avec Denis Lebel (le lieutenant politique de Harper au Québec) et si le chef du Parti conservateur croit en Montréal, ça va nous faire plaisir de l'accueillir.» Demandes de Montréal Transport en commun 200 millions récurrents pour Montréal -Financement pour les projets de SLR sur le pont Champlain et le Train de l'Ouest Infrastructures 342,5 millions pour Montréal sur 10 ans Postes Canada Rétablissement de la livraison du courrier à domicile Logement social Tripler les montants alloués à Montréal, pour les faire passer de 8 à 24 millions 185 millions annuellement pour la construction, l'entretien et la rénovation de logements sociaux Sécurité Rétablir un Fonds de financement des services policiers de 10 millions par an Financement annuel de 1 million pour le Centre montréalais de prévention de la radicalisation Femmes autochtones Mettre en place une commission d'enquête sur la disparition de femmes au Canada Développement économique Maintien de l'aide au secteur aérospatial de Montréal Davantage de soutien aux grappes industrielles de Montréal 375e anniversaire de Montréal Contribution directe aux festivités du 375e, Ottawa ayant mit 110 millions dans les festivités du 400e de Québec Pont Champlain Abandon du péage sur le futur pont Champlain Port de Montréal Transférer la responsabilité du Vieux-Port à la Ville Soutien du projet de restauration de la Gare maritime Iberville et de la jetée Alexandra Métropole internationale Financement d'événements sportifs internationaux Radio-Canada Réinvestir dans Radio-Canada Sites d'injection supervisée Respect de la décision de la Cour suprême http://www.lapresse.ca/actualites/elections-federales/201509/02/01-4897254-denis-coderre-presente-sa-liste-de-demandes-aux-partis.php
  4. Since I don not have permission to post in les Discussions Politiques(Whatever!!) I wanted to post this advertisement for anyone in the forum that would like an insider's opinion. Paul Sauvé has come out with a book on the construction industry. Should make for interesting reading. He was also pushing his book today at noon with Mutsumi Takahashi on CTV Montreal. L'Industrie de la corruption Par paul sauvé EN SAVOIR PLUS Résumé Dans ce témoignage percutant, basé sur son expérience personnelle, Paul Sauvé lève le voile sur ce qu'il nomme lui-même « une machine corrompue ». De la collusion au crime organisé, en passant par le principe de fausses facturations, le lobbyisme illégal et le financement des partis politiques, Paul Sauvé n'épargne personne en décrivant dans le détail les méthodes répréhensibles de cette industrie florissante. Détails Prix : 19,95 $ Catégorie : Essais canadiens Auteur : paul sauvé PAUL SAUVÉ Titre : L'Industrie de la corruption Date de parution : novembre 2011 Éditeur : VLB Sujet : SOCIOLOGIE/CRIMINALITE ISBN : 9782896493166 (2896493166) Référence Renaud-Bray : 110042392 No de produit : 1210128
  5. La Presse Canadienne Montréal 17 novembre 2009 Gérald Tremblay assumera la présidence du nouveau comité exécutif de la Ville de Montréal, mais il réserve aussi un siège chacun aux deux principaux partis d'opposition. Le maire Tremblay, qui a dévoilé la composition de son nouveau comité exécutif mardi, s'est entouré de fidèles de longue date en nommant à la vice-présidence du comité Alan DeSousa et Michael Applebaum, chacun ayant des responsabilités différentes. La mairesse de Lasalle, Manon Barbe, hérite quant à elle du dossier des transports tandis qu'Hélène Fotopoulos s'occupera de la culture, du patrimoine et de la condition féminine. Les deux partis d'opposition font leur entrée au comité exécutif. Lyn Thériault, du parti Vision Montréal, s'est vu confier les dossiers du développement communautaire et social, tandis que le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s'occupera d'urbanisme. La chef de Vision Montréal, Louise Harel, ne pouvait siéger au comité exécutif puisqu'elle occupe déjà le poste de chef de l'opposition officielle. Le maire Gérald Tremblay a dit poser ce «geste d'ouverture» pour servir l'intérêt supérieur de Montréal.
  6. Le Conseil du patronat du Québec enverra mercredi un questionnaire aux partis qui siègent à Chambre des communes afin de sonder leurs intentions sur cinq thèmes. Pour en lire plus...
  7. De cyberpresse.ca http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/200905/26/01-859954-le-bloc-veut-contrer-lexode-rural-avec-un-credit-dimpot.php Le Bloc veut contrer l'exode rural avec un crédit d'impôt Le Bloc québécois veut s'attaquer à l'exode des jeunes des communautés rurales en proposant des incitatifs fiscaux aux nouveaux diplômés choisissant de s'établir en région. Le projet de loi du Bloc, qui a l'appui des deux autres partis d'opposition, accorderait aux jeunes un crédit d'impôt pouvant atteindre 8000$ sur trois ans. Le député bloquiste Robert Bouchard estime que 45 000 jeunes à travers le Canada pourraient bénéficier d'une telle mesure dès la première année de son implémentation, ce qui permettrait aux régions, malmenées par la récession, de se revitaliser. Les libéraux et les néo-démocrates appuient l'initiative et exhortent les conservateurs à faire de même au moment du vote en deuxième lecture du projet de loi C-288, aux Communes, mercredi. En 2006, les troupes de Stephen Harper avaient rejeté un projet de loi semblable émanant du Bloc, qui avait malgré tout obtenu l'appui des deux autres partis d'opposition. Le projet est cependant mort au feuilleton avec le déclenchement d'élections hâtives à l'automne dernier. Le coût de l'incitatif fiscal est estimé à environ 200 millions $ par année. Un programme de crédit d'impôt similaire accordé par Québec en 2006 aurait permis le retour de 11 300 jeunes diplômés en région. Qu'en pensez-vous? Je trouve que c'est un autre exemple de notre tendance à vouloir protéger tout. Notre socialisme poussé un peu trop loin!
  8. Un Canada désuni pour un Québec fort? 28/09/2007 14h12 Ottawa est régulièrement critiqué par les Québécois pour ses tendances centralisatrices. La parade aurait été trouvée: partager le pouvoir entre les différents partis politiques. Et de trois! Après les élections fédérales puis provinciales qui ont toutes les deux porté au pouvoir des gouvernements minoritaires, voilà que les élections partielles de lundi dernier au Québec fragmentent à leur tour le vote et donc le pouvoir. Trois circonscriptions étaient en jeu et trois partis différents ont réussi à faire élire l’un des leurs, soit un bloquiste, un conservateur et un néo-démocrate. Pas de quoi envisager un raz-de-marée pour qui que ce soit lors de prochaines élections générales. D’autant que le Québec sort renforcé du partage des pouvoirs, les principaux partis cherchant à lui plaire. Le Winnipeg Sun l’a bien remarqué et refuse d’accorder trop d’importance à la victoire de Thomas Muclair et du NPD dans Outremont. «N’y voyez pas une transformation du paysage politique au Québec.» Le NPD pourrait pourtant prétendre à de nouveaux succès au Québec. C’est un parti de gauche, il a reconnu que le Québec formait une nation en 1960 et son droit à l’autodétermination en 1970. Néanmoins, «le NPD reste perçu au Québec comme centralisateur, personnalisant l’idée paternaliste qu'"Ottawa a raison".» Et c’est maintenant au tour des libéraux d’être mal reçu au Québec. Les élections de lundi l’ont confirmé et désormais on s’interroge sur les causes de leur déroute. «Plusieurs libéraux soulignent le mauvais effet toujours produit par le scandale des commandites. D’autres s’en prennent à Stéphane Dion et à Jean Charest», écrit The Gazette. Mais peu importe la cause directe, les libéraux ne font plus recette au Québec. Ils ne sont plus le parti à qui revient presque naturellement le pouvoir au Canada comme durant les 13 ans de l’ère Chrétien et Martin. Ils traînent eux aussi cette image de parti centralisateur. «Ils n’ont pas su changer leur image avec l’arrivée à leur tête de Stéphane Dion», affirme en substance Nik Nanos de l’institut de sondage SES Research, rencontré par The Gazette. Mais au-delà des problèmes d’images des uns et des autres, faut-il y voir une méfiance québécoise envers la concentration du pouvoir? Si oui, l’avertissement vaut pour tout le monde, les électeurs québécois ne sont pas prêts de voter en bloc pour un même parti.
  9. Le Socialiste

    Poubelle

    Pour qui allez vous voter et pourquoi? Voici les programmes de chacun des partis:
  10. Des fois, je RdQ me fait tellement chier!! Remarquez bien, ironiquement, l'endroit où une Torontoise affirme que l'indépendance du Québec serait mieux pour Mtl! Food for thought..... http://www.ledevoir.com/politique/quebec/358919/montreal-un-probleme-qu-on-ne-veut-pas-voir
  11. Redonner à l’éducation le statut de priorité nationale Heather Munroe-Blum Le Devoir (opinions) mardi 18 novembre 2008 Cette remarquable continuité depuis un demi-siècle a produit des résultats extraordinaires. Au niveau universitaire, le nombre d’étudiants a été multiplié par 10 et les budgets consacrés à la recherche par 20. Le pourcentage de la population âgée de 25 à 64 ans détenant un diplôme universitaire est passé de 9,8 % en 1986 à 26,2 % en 2006. La contribution déterminante de l’éducation à la croissance économique et au progrès social du Québec est clairement établie depuis la Révolution tranquille. À compter de cette époque, tous les gouvernements ont affirmé leur soutien à la mission éducative et ont veillé à favoriser son développement. Pourtant, beaucoup reste à faire. L’importance de maintenir et même d’augmenter l’accessibilité à l’université et la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaires au niveau des pays concurrents est plus grande qu’elle ne l’a jamais été. Or, le Québec peine à y arriver, aussi bien à l’égard du taux de diplômés qu’en ce qui a trait au financement nécessaire pour attirer des professeurs et des chercheurs de calibre mondial et maintenir les infrastructures universitaires. Dans le contexte de la campagne électorale, les universités québécoises soumettent la question suivante à la discussion publique : quels moyens chacun des partis politiques entend-il mettre en place pour faire de l’éducation en général, et de la formation universitaire en particulier, une priorité nationale de façon à ce que les universités puissent maintenir un niveau d’excellence sur les plans de l’enseignement et de la recherche et continuer ainsi à contribuer de façon significative au développement du Québec ? De manière plus spécifique, les universités québécoises recensent cinq grands enjeux sur lesquels il est essentiel de progresser : 1- Des objectifs ambitieux pour les taux de diplômés En 2005, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat au Québec était de 6,4 points de pourcentage moindre que celui de l’Ontario. La société québécoise ne peut se permettre de tirer ainsi de l’arrière. Elle se doit d’augmenter de façon importante le taux d’obtention de diplômes non seulement au 1er cycle, mais également aux 2e et 3e cycles. Pour y arriver, il faut favoriser une plus grande accessibilité aux études universitaires, par exemple aux étudiants universitaires de première génération, à ceux provenant des régions, aux travailleurs désireux d’améliorer leurs compétences dans le cadre de la formation professionnelle continue, et aux personnes immigrantes qui possèdent des qualifications professionnelles. Les économies comparables à celle du Québec visent un taux d’accès au baccalauréat de 50 %, un objectif que le Conseil supérieur de l’éducation propose d’atteindre au Québec en 2017. La stratégie de mobilité professionnelle, déjà mise en oeuvre par le gouvernement sortant, et les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la réussite et la persévérance à l’université, doivent être arrimés à une même ambition collective. L’augmentation sensible du taux d’obtention d’un diplôme universitaire requiert que l’État en fasse une priorité. L’appui gouvernemental permettra de rallier tous les acteurs sociaux, agents économiques et décideurs politiques susceptibles d’actualiser cette orientation à moyen terme et d’y consentir les énergies et moyens nécessaires. En conséquence, les partis politiques sont-ils prêts à doter le Québec d’objectifs ambitieux pour les taux de diplômés, à collaborer avec les universités en vue de les définir et à leur donner le soutien nécessaire pour les atteindre ? 2- Un enseignement et une recherche de calibre mondial Augmenter le taux de diplômés n’a de sens que si cela se fait dans le cadre d’un enseignement et d’une recherche universitaires de calibre mondial. Pour ce faire, les universités ont besoin de professeurs et de chercheurs de stature internationale, de personnel en nombre suffisant et d’installations physiques de premier ordre (locaux pour l’enseignement, bibliothèques, laboratoires, systèmes informatiques notamment). L’avenir de l’économie québécoise du savoir, la compétitivité du Québec et sa capacité d’instaurer des vecteurs durables d’innovation sociale et technologique dépendent de notre succès collectif à relever ce défi. Que proposent les partis politiques pour favoriser un enseignement de haute qualité et pour permettre au Québec de retrouver la place de leader qu’il occupait dans les années 80 et au début des années 90 dans le domaine de la recherche universitaire ? 3- L’ouverture sur le monde Les universités québécoises sont déterminantes pour assurer le succès économique en ce XXIe siècle. Faisant évoluer la science, le savoir et l’innovation, les universités ont toujours transcendé les frontières. L’internationalisation transforme tant la forme que le contenu de l’éducation, touchant à peu près tous les aspects de l’activité universitaire. Les universités sont résolument engagées à préparer les étudiants à faire face aux exigences croissantes d’un marché du travail basé sur l’économie du savoir et de plus en plus mondialisé. L’un des moyens les plus efficaces pour préparer les futurs diplômés au nouveau marché du travail, c’est de leur offrir la possibilité d’étudier et de vivre à l’étranger. L’accroissement du nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités québécoises constitue une autre façon de permettre aux étudiants québécois d’être exposés à des points de vue différents des leurs. L’expérience vécue dans nos universités par les étudiants étrangers a une influence positive à l’égard de nos relations internationales, qu’ils choisissent de retourner dans leur pays d’origine et de jouer le rôle d’ambassadeurs, ou de s’établir au Québec et de contribuer au développement économique. Que proposent les partis politiques pour s’assurer que les universités continuent d’être en mesure de contribuer à l’internationalisation de la société québécoise ? 4- La gouvernance et l’autonomie Les universités affirment sans équivoque qu’elles sont en faveur des principes visant à assurer une gouvernance moderne et efficace comportant une reddition de comptes complète et transparente. Par ailleurs, les universités québécoises sont réfractaires aux approches qui pourraient restreindre leur capacité à orienter elles-mêmes leur développement ou à les couler dans un moule unique. Les universités ne sont ni des ministères ni des sociétés d’État, et elles ne sont pas des entreprises. Il faut par conséquent réfléchir à une gouvernance qui soit appropriée à leur nature propre et qui reflète leur autonomie, la diversité de leur mission particulière ainsi que la liberté académique et la collégialité. C’est pourquoi les universités soutiennent que les objectifs de bonne gouvernance seraient mieux servis par la conclusion d’ententes de partenariat individuelles entre elles et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Les partis politiques sont-ils prêts à donner suite au Rapport de l’Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées en reconnaissant « qu’une saine gouvernance des institutions universitaires prend ancrage dans leur autonomie institutionnelle » et en s’engageant à respecter « la diversité des histoires, des traditions, des cultures et des valeurs propres à chaque institution universitaire » ? 5- Le financement L’état de sous-financement des universités québécoises fait consensus et a été évalué en 2002 à 375 millions de dollars ; ce montant est encore plus élevé aujourd’hui. Les universités québécoises proposent comme objectif de relever le niveau de financement par étudiant au niveau moyen constaté pour l’ensemble des universités du reste du Canada et invitent les partis politiques à prendre un engagement en ce sens. Comme la population en général, les universités sont très préoccupées par les effets de la crise financière mondiale et elles reconnaissent que, à court terme, les gouvernements doivent y accorder la priorité. Néanmoins, il faut, à moyen terme, positionner le Québec face aux grands défis de l’avenir. Il faut le savoir Notre capacité à maintenir une économie vigoureuse et à relever les multiples défis de notre société, notamment en matière de santé et d’environnement, passe d’abord par le savoir et par notre aptitude à relever le défi de l’éducation à tous les ordres d’enseignement, et tout particulièrement au niveau universitaire. Voilà pourquoi les universités québécoises demandent aujourd’hui aux partis politiques de se prononcer sur les grands enjeux énoncés ici et de faire part à la population de leurs engagements pour redonner à l’éducation le statut de priorité nationale. ***
  12. L'espoir renaît dans l'industrie forestière 3 juin 2008 - 14h03 Presse Canadienne L'industrie forestière commence à voir la lumière au bout du tunnel après quelques années de crise sans précédent. Mais pour l'instant elle s'attend à de nouvelles fermetures d'usines, avec ou sans l'aide des gouvernements. «Nous n'avons pas encore atteint le fonds du baril, a déclaré mardi le PDG de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), Avrim Lazar. Il y aura d'autres fermetures et d'autres souffrances, mais on voit le tournant. Nous ne l'avons pas encore pris, mais nous le voyons et il est plus près que vous le croyez.» M. Lazar était de passage à Ottawa pour la publication d'un rapport du comité parlementaire des ressources naturelles sur l'industrie forestière canadienne, «ses défis et ses possibilités». Ce rapport qui a reçu l'appui de tous les partis représentés à la Chambre des communes propose notamment d'instaurer un régime de crédits d'impôt remboursables à la recherche et de reconnaître à leur juste valeur les efforts déjà faits par l'industrie pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Le document de 65 pages présente 23 recommandations touchant les champs de compétences fédérales tels que les transports, l'environnement, le commerce et la fiscalité, par exemple. L'aménagement des forêts n'y est pas discuté puisqu'il s'agit d'une responsabilité exclusive des provinces. Le rapport a été bien accueilli par l'APFC - qui l'a qualifié de «fantastique»- ainsi que par la Fédération des producteurs de bois du Québec, qui représente les propriétaires de forêts privées des différentes régions de la province. M. Lazar a rappelé que l'industrie devait actuellement composer avec «une conjonction sans précédent de facteurs conjoncturels et cycliques», parmi lesquels figurent la vigueur du dollar canadien, l'effondrement du marché de la construction aux États-Unis et une baisse de la demande de papier journal en Occident. Selon lui, la plupart des recommandations sont faciles à mettre en oeuvre et quelques-unes pourraient même aider les entreprises ou les producteurs dès cet été en favorisant les investissements ou les réductions de coûts. «Certains de ces facteurs peuvent être influencés dès cette année et ça peut éviter des (fermetures) qui ne sont pas nécessaires», a-t-il fait valoir lors d'un point de presse. Mais plus important, ça va aider l'investissement dans le futur.» Il reviendra au gouvernement de Stephen Harper de décider ce qu'il fait des suggestions. Un rapport semblable préparé par le comité de l'Industrie n'a pas reçu l'attention que souhaitaient les partis d'opposition. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080603/LAINFORMER/80603150/5891/LAINFORMER01/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=LPA_S_INFORMER