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  1. Publié le 12 janvier 2010 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Péréquation: le portrait a changé Joël-Denis Bellavance La Presse (Ottawa) Longtemps considéré comme la locomotive économique du pays, l'Ontario souffre plus que jamais. À un point tel que la province recevra un paiement de péréquation trois fois plus élevé en 2010-2011, un signe qu'elle a maintenant besoin de l'aide financière des autres régions du pays pour pouvoir se payer des services publics comparables. L'Ontario a empoché des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire en 2009-2010, soit 347 millions de dollars. En 2010-2011, ces paiements auront presque triplé pour atteindre 972 millions de dollars, a appris La Presse lundi. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a confirmé à ses homologues des provinces les sommes qu'Ottawa compte leur verser au cours du prochain exercice financier lors de la conférence des ministres des Finances qui a eu lieu à Whitehorse à la mi-décembre, a indiqué lundi Jack Aubry, porte-parole du ministère des Finances. En tout, les paiements de péréquation atteindront 14,4 milliards de dollars en 2010-2011. Comme c'est le cas depuis plusieurs années, le Québec obtiendra la part du lion de cette somme, soit 8,5 milliards de dollars - environ 200 millions de dollars de plus que lors du dernier exercice financier. Terre-Neuve, qui a longtemps été considérée comme une province pauvre au pays, ne touche plus de paiement de péréquation depuis l'an dernier, en raison de la hausse de ses revenus découlant de l'exploitation des réserves de pétrole du projet Hibernia. En 2007-2009, la province de Danny Williams avait touché 477 millions de dollars. En somme, l'Ontario a dorénavant remplacé Terre-Neuve dans la liste des six provinces les plus pauvres de la fédération canadienne. Les autres provinces qui reçoivent un coup de pouce financier d'Ottawa pour pouvoir s'offrir des services publics comparables à un taux d'imposition comparable aux autres régions sont le Manitoba (1,8 milliard), le Nouveau-Brunswick (1,581 milliard), la Nouvelle-Écosse (1,110 milliard) et l'Île-du-Prince-Édouard (330 millions). La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique font partie du club des provinces plus riches avec Terre-Neuve. La faute au dollar «L'Ontario souffre énormément en ce moment. Et il souffre depuis très longtemps», a affirmé lundi Serge Coulombe, professeur de science économique à l'Université d'Ottawa qui s'est longuement penché sur la situation économique de cette province. Il explique que le boom des ressources naturelles dans l'Ouest a contribué à la hausse de la valeur du dollar canadien, ce qui a nui considérablement au secteur manufacturier qui exporte vers les États-Unis. «L'Ontario a été énormément touché par l'appréciation du dollar canadien. La forte croissance économique que nous avons eue au Canada entre 2002 et 2008 s'est faite au détriment de l'Ontario. Alors, quand la récession est arrivée en 2008, l'Ontario était déjà lourdement touché à cause de la force du dollar», a expliqué M. Coulombe. Il affirme que l'Ontario a perdu quelque 250 000 emplois dans le secteur manufacturier entre 2002 et 2008, soit avant même le début de la récession. Et l'un des secteurs qui ont été durement touchés est celui de l'automobile, concentré en Ontario. Déficit record En octobre, le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, a revu à la hausse le déficit de l'Ontario - un manque à gagner record de 24,7 milliards en 2009-2010. La cause : une chute brutale des revenus provenant des impôts des sociétés, privant le Trésor ontarien de 5,8 milliards de dollars. Huit mois auparavant, M. Duncan avait estimé le déficit à 14 milliards de dollars. «L'Ontario était la province canadienne qui comptait le plus sur le secteur manufacturier. En plus, elle est la province canadienne la plus tournée vers les États-Unis pour ses exportations. L'Ontario n'est donc plus la locomotive du développement économique du pays depuis 2002», a dit M. Coulombe. La crise qui frappe l'Ontario est telle que le gouvernement Harper a décidé de mettre en place l'an dernier une agence de diversification de l'économie du sud de la province. Cette agence, créée à la suite du dernier budget, dispose d'un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir cette région durement frappée par la crise économique. L'économiste en chef de la Banque Toronto Dominion, Don Drummond, avait aussi prédit, dans un rapport publié en 2008, que l'Ontario perdrait sous peu son statut de province toute-puissante du pays. «L'Ontario n'est plus le roi tout puissant de l'économie», avait affirmé M. Drummond dans ce rapport qui avait fait beaucoup de bruit. L'an dernier, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, cachait mal sa gêne en confirmant que sa province recevrait des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire.
  2. Péréquation - Ottawa versera moins au Québec l'an prochain Le Devoir Alec Castonguay Édition du mardi 04 novembre 2008 L'Ontario entre dans le club des provinces pauvres et recevra une aide de 347 millions. Confronté à des finances publiques qui se dégradent rapidement, le gouvernement Harper a annoncé hier qu'il modifiait la formule de péréquation pour ralentir la croissance des coûts de ce programme destiné aux provinces. Résultat: le Québec est légèrement désavantagé. Par contre, l'Ontario touchera pour la première fois de la péréquation, faisant ainsi son entrée dans le club des provinces pauvres au pays. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, rencontrait ses homologues provinciaux hier à Toronto pour faire le point sur la crise financière et le ralentissement économique. C'est à la toute fin d'une réunion de trois heures qu'il a prévenu les autres ministres que le gouvernement du Canada changeait sa formule de péréquation. Jim Flaherty a non seulement attendu qu'il reste cinq minutes à la réunion avant d'annoncer ses intentions, mais il n'a pas davantage expliqué en quoi consistent les nouveaux paramètres de calcul utilisés par Ottawa. Tout au plus a-t-il dit que les «principes» restent les mêmes. Cette précipitation a semblé surprendre la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget. «On ne connaît pas la nouvelle formule. On nous a seulement donné un chiffre pour l'année prochaine. Nos fonctionnaires vont travailler pour trouver la formule, question de mieux comprendre», a-t-elle dit. Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, ne semblait pas plus heureux du peu d'explications fournies par Ottawa. «Ça ne montre pas une ouverture au dialogue», a-t-il dit. Le programme fédéral de péréquation permet, grâce à une formule complexe, de calculer la richesse de chaque province canadienne (sa capacité fiscale) et de venir en aide à celles qui sont plus pauvres que la moyenne, et ce, afin de réduire les disparités régionales dans les services offerts. Le hic, c'est que la valeur des ressources naturelles est désormais incluse en partie dans le calcul. Avec la flambée des prix du pétrole et du gaz, les écarts entre les provinces riches (Alberta, Saskatchewan) et les moins nanties (Québec et Ontario) se sont creusés, avec pour résultat qu'Ottawa a dû verser des sommes plus importantes pour les combler. Or, Ottawa ne veut plus que la facture de ce programme bondisse de 10 à 15 % par année. Jim Flaherty souhaite que la hausse des paiements aux provinces reflète davantage la croissance réelle de l'économie canadienne. «Les Canadiens vont être d'accord que c'est la chose responsable à faire», a dit Jim Flaherty hier. Surtout, ajoute-t-il, que 70 % de la population canadienne vit maintenant dans une province qui reçoit de la péréquation, étant donné que l'Ontario recevra une part de la cagnotte. «La réalité, c'est que c'est impossible de soutenir une croissance de 15 % par année.» Inévitablement, ce changement fait des gagnants et des perdants. «Je pense que mes collègues ont compris, a dit Jim Flaherty. Mais c'est sûr que les gens en veulent toujours plus, et il faut s'y attendre.» Le Québec perdant Au chapitre des perdants figure le Québec, dont la péréquation représente près de 12 % des revenus annuels. Le changement d'Ottawa privera la province d'environ 50 millions de dollars en 2009-10. Il s'agit d'une baisse par rapport aux projections, mais pas d'une réduction nette, puisque le programme continue à croître. Ainsi, le Québec touchera 8,355 milliards de dollars grâce à la péréquation en 2009-10, comparativement à 8,028 milliards cette année. Une hausse de 327 millions de dollars. La perte de 50 millions n'a d'ailleurs pas semblé offusquer la ministre Monique Jérôme-Forget. «On a toujours fait des évaluations conservatrices sur ce qu'on pensait recevoir», a-t-elle dit. Selon la ministre, qui fera le point sur l'état des finances du Québec aujourd'hui, la modification d'Ottawa est «une approche raisonnable» dans le contexte actuel. «Un gouvernement ne peut pas faire face à des coûts exorbitants en hausse.» Elle dit néanmoins rester vigilante pour les années à venir. Bien conscient que la péréquation a été utilisée pour régler en grande partie le déséquilibre fiscal, Jim Flaherty a promis hier que ce programme continuerait de croître dans les prochaines années, même si le rythme est plus lent. L'Ontario gagnant Le programme de péréquation coûtera 14,2 milliards de dollars au gouvernement fédéral en 2009-10. C'est 600 millions de plus que cette année. Et une bonne partie de cette somme prendra le chemin de l'Ontario, qui touchera des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire. La province recevra 347 millions en 2009-10. Ce changement témoigne avec éloquence du déplacement de la richesse au pays. L'Ontario, responsable de 40 % du PIB canadien, est maintenant une province qui a besoin de l'argent du fédéral pour assurer des services équivalents à sa population, alors que les provinces riches en ressources naturelles, comme l'Alberta, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et Terre-Neuve, ne toucheront pas de péréquation en 2009-10. Le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, semblait presque gêné de cette situation hier. «Je ne pense pas que ça va durer longtemps», a-t-il dit. Depuis la mise en place de ce programme, il y a 51 ans, l'Ontario s'est qualifiée techniquement à cinq reprises pour recevoir de la péréquation, mais n'a jamais touché d'argent. L'Ontario, qui a longtemps été le moteur économique du Canada, est en pleine tourmente, avec un secteur manufacturier en difficulté et un secteur de l'automobile en décroissance. Jim Flaherty, qui a été ministre des Finances de l'Ontario sous le gouvernement de Mike Harris, a dit être «inquiet» pour sa province. «Oui, ça m'inquiète, a-t-il dit. Mais la réalité est que l'Ontario y a droit et que, malheureusement, la province pourrait y avoir droit pour encore un moment. [...] En tant qu'ancien ministre provincial, ça me fait quelque chose de voir ça.» L'Ontario prévoit faire un déficit de 500 millions de dollars pour l'année en cours, qui prendra fin le 31 mars prochain. Le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a dit que c'était un jour heureux pour sa province, qui ne touchera pas de péréquation pour la première fois de son histoire, notamment grâce aux revenus du pétrole et du gaz. Il a dit comprendre le sentiment des Ontariens. «On sympathise. On comprend c'est quoi faire face à une économie en difficulté», a-t-il dit. M. Williams estime que les Terre-Neuviens ont réussi à relancer leur économie et que cela mérite le respect de tous. «Je pense que les blagues de "Newfie", c'est terminé», a-t-il lancé. Excellent commentaire de Jaques Noël sur le site du Devoir : Comment l'Ontario, qui envoie plus de 20 milliards à Ottawa qu'elle n'en reçoit en retour, peut maintenant recevoir de la péréquation, le BS du Canada? C'est que le vrai BS est à Ottawa... Depuis des années, les Feds ont réussi habilement à nous faire accroire qu'on était tellement, mais tellement pauvres au Québec, que les riches Albertains et Ontariens, par pure solidarité canadienne (ils nous aiment tant) nous envoyaient un beau tchèque annuel de 8 milliards pour payer l'épicerie à Monique. Cest l'une des plus grandes légendes urbaines du fédéralisme canadien. D'abord le fric ne vient pas de l'Ontario et de l'Alberta mais bien d'Ottawa. Le 8 milliards fait partie d'une enveloppe de 14 milliards distribuées en péréquation à 6 provinces. Per capita les Québécois sont ceux qui reçoivent le moins(présentement) Ottawa lève 240 milliards en taxes et impots, coast to coast. Mais Ottawa ne redistribue pas tout le magot, loin de là. Ottawa fait disparaitre 50 milliards de dollars. Et c'est là l'attrape, trop longtemps caché. En gros 35 milliards va au paiment de la dette, 10 vont aux surplus (du temps des surplus s'entend) et 5 à l'aide internationale. Il redistribue ensuite les 190 milliards et nous fait accroire que l'on vit le fédéralisme rentable. Le problème évidemment est du coté des souverainistes qui ont été, jusqu'ici, incapables d'expliquer tout ça en langage simple.
  3. Incroyable, c'est une première de mon vécu. *** Transferts fédéraux: l'Ontario recevra plus que le Québec 15-12-2014 | 10h38 Dernière mise à jour: 15-12-2014 | 12h12 AGENCE QMI OTTAWA - C'est la province de l'Ontario qui bénéficiera le plus des largesses du gouvernement fédéral dans la prochaine année fiscale. Le ministère fédéral des Finances, Joe Oliver, a rendu publics les chiffres des transferts fédéraux aux provinces et aux territoires qui sont prévus en 2015-2016 en matière de santé et de programmes sociaux, ainsi que pour la péréquation. Le soutien financier du gouvernement fédéral au Québec atteindra 20,36 milliards $ en 2015-2016, mais l'Ontario recevra la part du lion avec 20,44 milliards $. Au total, en 2015-2016, Ottawa versera aux 10 provinces et aux trois territoires canadiens un montant de 67,9 milliards $, ce qui représente une somme de 1890 $ par habitant. Selon le ministre des Finances fédéral, Joe Oliver, ces transferts du gouvernement fédéral donnent aux provinces et aux territoires la capacité de fournir des services publics de «grande qualité». Le ministre Oliver a par ailleurs fortement suggéré aux provinces de s'inspirer de son gouvernement est de faire les efforts nécessaires pour diminuer les impôts et les dépenses. Le ministre Leitao en veut davantage Même si la province recevra du fédéral une somme record de 9,5 milliards $ en paiement de péréquation pour 2015-2016, Québec estime qu'Ottawa peut en faire plus en matière de santé et d'infrastructure. C'est ce qu'a indiqué le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, à l'entrée d'une rencontre réunissant ses homologues provinciaux et fédéral à Ottawa lundi. «Pour la péréquation c'est un montant record, mais il y en a d'autres transferts fédéraux et en infrastructure, par exemple, nous pensons qu'il y a de la place pour augmenter ces transferts-là. Et il y a toute la question des transferts en santé», a mentionné le ministre Leitao. Le dossier des infrastructures constitue une des priorités que M. Leitão souhaite amener à la table des discussions. Il a indiqué que le Québec dépensera 90 milliards $ sur dix ans dans ses infrastructures, alors que le fédéral prévoit investir 70 milliards $ à l'échelle du pays au cours de cette période. Il invite Ottawa à délier davantage les cordons de la bourse dans ce domaine, faisant valoir que dans le cycle économique actuel, les dépenses en infrastructure constituent «le meilleur moyen d'accélérer la croissance». -Avec Dominique La Haye
  4. Tout le monde profite du pétrole. Vraiment ? 8 février 2008 - 14h01 La Presse Hélène Baril Agrandir Le gouvernement fédéral ne touche pas un sou des revenus pétroliers de l’Alberta. Les provinces ont droit à tous les revenus provenant de leurs ressources naturelles depuis 1931. Photo: PC Même si elle aurait pu retirer beaucoup plus d’argent des ses ressources naturelles, l’Alberta est devenue une province richissime avec le pétrole. Et cette prospérité profite au Canada tout entier, c’est un fait que personne ne met en doute. Mais la richesse du pétrole est-elle vraiment répartie à travers le pays ? «Oui, mais bien moins que les gens le pensent», répond Luc Godbout, fiscaliste et professeur à l’Université de Sherbrooke. Il faut savoir que le gouvernement fédéral ne touche pas un sou des revenus pétroliers de l’Alberta, explique-t-il. Les provinces ont droit à tous les revenus provenant de leurs ressources naturelles depuis 1931. Ce n’est donc pas le pétrole qui a engendré les surplus budgétaires importants du gouvernement fédéral, mais plutôt la réduction des transferts aux provinces, la TPS et l’augmentation des impôts. Ottawa profite indirectement de la richesse pétrolière par les impôts qu’il perçoit auprès des particuliers et des entreprises de l’Alberta, incluant les pétrolières. Les statistiques fiscales l’attestent, le gouvernement fédéral retire plus en impôts de cette province depuis le boom pétrolier. Ces impôts venus de l’Alberta, comme ceux des autres provinces, sont ensuite redistribués aux provinces moins riches. C’est ce qu’on appelle la péréquation. L’Alberta ne reçoit pas de paiements de péréquation, mais le Québec et six autres provinces en reçoivent. Une partie de l’argent reçu du fédéral vient donc des revenus du pétrole, mais une petite partie seulement. Le reste vient des impôts payés à Ottawa par les résidents et les entreprises de toutes les autres provinces, y compris du Québec, qui financent en partie les paiements de péréquation qu’ils reçoivent. La péréquation est donc financée par les impôts de tous les Canadiens. Malgré la richesse de l’Alberta, c’est en Ontario et aux Québec, les provinces les plus populeuses, qu’Ottawa retire le plus en impôts. Floués Une pr ovince comme l’Ontario qui ne reçoit pas de péréquation, ne profite pas du tout de la richesse pétrolière du Canada. Ce serait plutôt le contraire. Comme l’augmentation du prix du pétrole a contribué à pousser le dollar canadien à parité avec la devise américaine, l’économie ontarienne axée sur l’industrie manufacturière et les exportations a commencé à péricliter. Plutôt que de l’enrichir, le pétrole albertain a plutôt appauvri l’Ontario. «Avant la montée du dollar, le boom pétrolier albertain profitait à tout le monde, ce n’est plus le cas aujourd’hui», reconnaît l’économiste Robert Lacroix, qui a fait partie d’un groupe d’experts mandatés par Ottawa en 2005 pour examiner le système de péréquation canadien. L’économie du Québec souffre aussi du dollar fort, mais ses pertes sont en partie compensées par les paiements de péréquation qu’elle reçoit. Des paiements de péréquation qui, redisons-le, contiennent un petit peu de pétrole. Si l’Alberta, n’en retire pas assez, le gouvernement fédéral très peu et les autres provinces encore moins, qui profite donc du pétrole canadien ? La réponse se trouve du côté des entreprises et de leurs actionnaires, qui n’ont jamais connu des années aussi fastes (voir tableau). Mais comme seulement la moitié des entreprises pétrolières actives au Canada sont canadiennes, une bonne partie de ces profits sortent du pays. Contrairement à la Norvège, où la société d’État Statoil est un joueur actif du secteur pétrolier, l’Alberta a choisi de laisser le champ libre à l’entreprise privée. À l’autre bout du pays, le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a choisi une autre voie. Il a exigé une participation de 10 % dans le projet Hebron, un gisement off-shore qui contiendraient 700 millions de barils de pétrole. Pas question, ont répondu les entreprises du partenariat, mené par Chevron. Les grosses pétrolières ont menacé de laisser tomber le projet, elles ont rompu les négociations, et sont finalement revenus à de meilleures intentions. Danny Chavez, comme on l’a surnommé, a tenu son bout et a finalement obtenu une participation de 4,9 %. En plus des redevances, la petite province est donc assurée d’obtenir une part des profits de la production du pétrole. Qui s’annoncent plantureux, si la tendance se maintient. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080209/LAINFORMER/80208187/5891/LAINFORMER01
  5. je ne crois pas que cet article à été publier encore... quand même intéressant. La souveraineté ne serait pas « mauvaise » pour le Québec Le 29 juin 2012 à 14h11 | ARGENTMise à jour le 21 février 2013 à 15h53 Olivier Bourque Argent Un chercheur de l'Institut Fraser croit que la souveraineté ne serait pas mauvaise économiquement pour le Québec. Il compare la province à la Slovaquie qui a vécu un véritable essor après l'éclatement de la Tchécoslovaquie en 1989. « Ça pourrait avoir un effet positif sur le Québec. En tout cas, ça ne serait sûrement pas la crise que certains anticipent. Je crois même que les liens avec les autres Canadiens seraient plus chaleureux », a souligné le chercheur Filip Palda, appelé à commenter un sondage soulignant que la moitié des Canadiens sont peu inquiets quant à une possible séparation. Cette position semble surprenante pour l'Institut Fraser. Leur dernière étude, qui date d'environ 20 ans, indique que les coûts de la séparation « seraient très élevés pour le Québec » et qu'un tort serait porté « aux deux économies ». « L'étude de l'institut a été publiée à une autre époque lorsque la situation était différente », a souligné M. Palda qui a confirmé que cette nouvelle position était la sienne. Il a ainsi fait une comparaison avec la Slovaquie qui est devenue un pays en 1989 après la Révolution de velours. « Avant que ça devienne un pays, nous étions pessimistes. Il était isolé, sans aucune nouvelle technologie, et recevait une péréquation. Mais les Slovaques ont généré un taux de croissance impressionnant à un rythme spectaculaire », a souligné le chercheur. « Je ne crois pas que le Québec souffrirait s'il perdait sa péréquation (NDLR: une balance de 4,4 milliards $). Pour le Québec, c'est un mauvais encouragement pour les politiciens », a-t-il poursuivi. M. Palda croit que l'avenir sera aux petites nations qui pourront tirer profit du nouveau contexte économique. « L'appartenance à un grand pays est en train de disparaître. Car la technologie permet d'avoir accès à de grands marchés. […] Avant, le commerce s'effectuait Est-Ouest au Canada, mais maintenant c'est Nord-Sud », a-t-il poursuivi. L'IREC… en accord Fait inusité, cette position rejoint celle de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), jugée à gauche sur l'échiquier économique. Le chercheur Robert Laplante croit que la comparaison avec la Slovaquie n'est toutefois pas tout à fait correcte. « Le Québec a davantage de ressources et de moyens. Mais il est vrai que la Slovaquie a profité de sa séparation pour s'ouvrir économiquement », a-t-il souligné. M. Laplante croit surtout que la fédération canadienne actuelle est très loin d'aider l'économie québécoise. « On le voit très bien, a-t-il soutenu. Les sables bitumineux font hausser le dollar canadien et cela fait mal à nos exportations. Donc pour le Québec et même l'Ontario, ce n'est pas du tout viable économiquement de rester dans le Canada. » Mais comment le Québec pourrait-il aller combler le montant de péréquation qu'il reçoit chaque année? Le chercheur croit que la province pourrait couper dans le gras. « Bien sûr, c'est préoccupant. Mais il faut savoir qu'on pourrait très bien équilibrer nos finances publiques en éliminant les doublons. Il y en a beaucoup actuellement. Et les dépenses ne seraient pas les mêmes dans un Québec souverain. Pas sûr qu'on se payerait des F-35 à 30 milliards $ », a-t-il constaté. Imprimer http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/souverainete-mauvaise-quebec-29062012
  6. L'Ontario touchera des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire l'an prochain, une situation que l'on jugeait impensable tant à Ottawa qu'à Toronto il y a à peine trois ans. Pour en lire plus...
  7. Péréquation : L'Ontario bientôt bénéficiaire La Presse Canadienne Mississauga, Ontario L'Ontario sera candidate dès l'an prochain pour recevoir des paiements de péréquation selon ce qu'a confirmé lundi matin le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty. Avant de se rendre à la conférence qui réunit les ministres des Finances du Canada, à Toronto, le ministre Flaherty a même prédit que l'Ontario serait heureuse de ce qu'il lui réserve, car il s'agira de plus que ce dont s'attend le gouvernement ontarien. Cependant, le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, s'insurge que le gouvernement canadien veuille limiter la croissance du Programme canadien de péréquation alors que l'Ontario est sur le point d'en bénéficier après y avoir contribué pendant si longtemps. L'économie de l'Ontario est durement touchée depuis quelques années par de multiples pertes d'emplois dans le domaine manufacturier.
  8. Monique Jérôme-Forget demande au gouvernement Harper de ne pas toucher au système de péréquation lors de sa rencontre avec ses homologues à Saskatoon. Pour en lire plus...
  9. Pertes financières «catastrophiques» anticipées pour le Québec Ottawa sabrera 1 milliard $ des paiements de péréquation 28 novembre 2008 - 12h44 La Presse Canadienne SEPT-ILES _ Ottawa sabrera 1 milliard $ des paiements de péréquation versés à Québec, avec la complicité du gouvernement de Jean Charest qui savait mais n'a rien fait, selon la chef péquiste, Pauline Marois. Mme Marois s'est montrée outrée, vendredi, des pertes financières «catastrophiques» anticipées pour le Québec à la suite de la présentation, jeudi, de l'énoncé économique du gouvernement de Stephen Harper. En point de presse dans une usine de Sept-Iles, Mme Marois a tracé un lien direct entre le document fédéral et l'énoncé économique déposé par la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, la veille du déclenchement des élections québécoises. Selon elle, Québec savait ce qui se tramait à Ottawa mais a manipulé l'opinion publique, en présentant des données erronées à des fins partisanes. La ministre Jérôme-Forget et le premier ministre Charest ne pouvaient pas ignorer l'ampleur des coupes imposées au Québec au moment de rédiger leur propre énoncé budgétaire, a insisté la chef du Parti québécois. Jean Charest aurait hâté la tenue du scrutin, a-t-elle soutenu, pour cacher des mauvaises nouvelles à la population, dont celle-là. Le chef libéral n'a plus aucun rapport de forces vis-à-vis Ottawa, conclut-elle. http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/11/20081128-124423.html
  10. La patience est à bout Jeffrey Simpson http://www.cyberpresse.ca L’économie ontarienne a été frappée par une combinaison de facteurs que la Banque Toronto-Dominin a qualifiée de « tempête parfaite » : un huard fort qui fait mal aux manufacturiers, une industrie automobile en perte de vitesse, une concurrence accrue venue de l’étranger (de la Chine, particulièrement), et une flambée des prix énergétiques. Sans compter une immigration massive, concentrée à Toronto, qui tombe dans la pauvreté. (Photo The Globe and Mail) *** Personne au Québec (ou n’importe où ailleurs au Canada) n’a jamais versé une larme pour l’Ontario. Chaque Canadien s’entend sur une chose : l’Ontario est riche, opulent et la province contrôle directement ou indirectement l’économie et la politique canadiennes. Bay Street est synonyme de richesse, d’argent et de pouvoir. Il y a longtemps, Toronto a éclipsé Montréal et la ville est devenue le plus important centre économique du pays. La plupart des éléments de la capitale fédérale se trouvent à Ottawa, en Ontario. L’industrie automobile tourne en Ontario. C’est là que l’on retrouve également trois des cinq universités canadiennes les mieux cotées : Toronto, Western et Queen’s. (Les deux autres sont McGill et l’Université de la Colombie-Britannique.) L’Ontario est encore riche comparativement à la plupart des autres provinces, le Québec inclus. Et pourtant, l’Ontario pâtit. Lentement, sur de nombreuses années, les infrastructures de base de la province se sont détériorées. Au cours de la majeure partie des 20 dernières années, le gouvernement provincial a présenté un déficit. Récemment, l’économie ontarienne a été frappée par une combinaison de facteurs que, dans un récent rapport, la Banque Toronto-Dominion a qualifiée de « tempête parfaite ». Ces facteurs sont les suivants : un huard fort qui fait mal aux manufacturiers, une industrie automobile en perte de vitesse, une concurrence accrue venue de l’étranger (de la Chine, particulièrement), et une flambée des prix énergétiques. La Banque Toronto-Dominion aurait pu ajouter un autre facteur : une immigration massive qui ne marche plus bien parce que de trop nombreux immigrants tombent maintenant dans la pauvreté et y restent. Étant donné que Toronto accueille à elle seule 43% des immigrants au Canada chaque année, lorsque l’immigration ne marche pas, la ville, et par extension, la province, connaît des ennuis. Le Québec doit aussi composer avec une devise canadienne forte. La province doit également faire face à la concurrence internationale. Mais grâce à son abondante hydroélectricité, le Québec n’a pas à payer la facture de plus en plus salée que doit régler l’Ontario pour son électricité. Sa grande industrie manufacturière n’est pas aussi sensible à des prix de l’essence élevés comme c’est le cas pour l’industrie automobile en Ontario. Le Québec et l’Ontario sont en recul par rapport aux trois provinces de l’Ouest : la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan. L’essor dans le domaine des produits de base (le pétrole, le gaz naturel, la potasse, l’uranium) alimente une excellence croissance économique dans ces provinces qui éclipse de loin ce que peuvent connaître le Québec ou l’Ontario. La croissance est particulièrement vive en Saskatchewan au moment où les prix des produits agricoles grimpent et où la demande de potasse croît. Différence fondamentale Il y a toutefois une différence fondamentale entre le Québec et l’Ontario. Le Québec continue de recevoir de forts paiements de péréquation de la part d’Ottawa, paiements financés en transférant de l’argent des contribuables de l’Ontario et des autres provinces riches. De plus, il existe des dizaines d’autres programmes fédéraux conçus pour transférer de l’argent des régions plus riches du Canada aux plus pauvres, l’exemple classique étant l’assurance emploi. Tant que l’économie ontarienne était vigoureuse, ni le gouvernement de l’Ontario ni les contribuables ne s’en faisaient trop à propos de tout l’argent transféré hors de la province. Les Ontariens étaient « canadiens » d’abord, « ontariens », ensuite. Ils souhaitaient un pays uni et ils savaient que leur province tirait parti d’être en mesure de vendre ses produits dans toutes les régions du Canada. Aujourd’hui, cependant, la patience est à bout. Le premier ministre Dalton McGuinty a repris à son compte, en les amplifiant, les plaintes des premiers ministres précédents à propos du traitement injuste. Et presque tout le monde dans la province a été sous le choc en apprenant que le rapport de la Banque Toronto-Dominion prévoit que si la tendance actuelle se poursuit, l’Ontario recevra des paiements de péréquation dans deux ans. L’Ontario recevant des paiements de péréquation ! Imaginez. La raison tient principalement à quelque chose que le Québec (et quelques autres provinces aussi) a demandé. Le Québec a demandé que les revenus de toutes les provinces soient pris en compte pour déterminer les paiements de péréquation et non pas ceux de cinq provinces seulement, comme c’était le cas auparavant. Un compromis est intervenu : on utiliserait les revenus de 10 provinces, mais en incluant seulement la moitié des revenus tirés de ressources non renouvelables (le pétrole). À la suite de la flambée des prix pétroliers, l’Alberta a tellement d’avance sur les autres provinces que même en incluant seulement la moitié de ses revenus pétroliers dans la formule de péréquation, il en résulterait que l’Ontario pourrait avoir droit à des paiements. L’absurdité ultime dans le fait que l’Ontario puisse recevoir des paiements de péréquation tient à ceci : les paiements viennent du gouvernement fédéral et ils sont versés aux gouvernements provinciaux, mais l’argent vient en partie de ce que versent les contribuables à Ottawa. Étant donné qu’Ottawa tire tellement d’argent des contribuables ontariens, une partie de l’argent que le gouvernement de l’Ontario pourrait recevoir dans le cadre du programme de péréquation viendrait des contribuables de la province même. La Banque Toronto-Dominion estime qu’environ 20 milliards par année vont des poches des contribuables ontariens vers d’autres régions du Canada. Ce qui enrage l’Ontario, c’est de voir cet argent prendre la direction de la Nouvelle-Écosse pour réduire les taux d’imposition des entreprises sous celui de l’Ontario, ou de voir cet argent aller au Québec pour financer des garderies à 7$ par jour ou des droits de scolarité les plus bas en Amérique du Nord, des politiques que l’Ontario n’a pas les moyens de se permettre. L’Ontario a été la poule aux oeufs d’or pendant longtemps au Canada et ne s’est jamais plaint. La poule maigrit en ce moment et elle commence à se plaindre. *** Jeffrey Simpson L’auteur est chroniqueur politique au Globe and Mail, à Toronto.
  11. Ouff ! je sens que le titre va amener beaucoup de gens ici! On est pas de calibre je vous dit... À ce rythme la, on n'aura plus aucun champ d'expertise... (Veillez excusé cette parodie du négativisme envers l'ontario ! )
  12. Le ministre des Finances Jim Flaherty ajuste la croissance des paiements de péréquation à la croissance économique, tandis que l'Ontario entre dans le club des provinces pauvres. Pour en lire plus...