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  1. http://journalmetro.com/actualites/montreal/350694/luc-ferrandez-montreal-doit-faire-preuve-dambition/
  2. International Business Machines pourrait cesser de participer aux activités des groupes qui, dans le monde, établissent les normes de l'industrie de la technologie, soutenant que ce système présente des carences. Pour en lire plus...
  3. La Presse Le lundi 28 mai 2007 Tous les enfants ne sont pas égaux quand vient le temps de s'amuser au parc, révèle une enquête exclusive menée par Actuel. Tandis que certains arrondissements bénéficient de belles aires de jeu toutes neuves, d'autres doivent se contenter de vieux modules désuets, peu entretenus, souvent carrément dangereux. Surprise: ça ne sont pas toujours les plus riches qui ont les plus belles structures. Près de trois structures de jeu sur cinq ont été construites il y a plus de 10 ans dans la région de Montréal. C'est dire que plus de la moitié des aires de jeu en ville et en banlieue ne rencontrent pas les normes de sécurité actuelles. Attention: danger, crient certains experts et parents interrogés. «Faute d'investissements majeurs au cours des dernières années, la majorité des aires de jeu au Québec sont hors normes, dénonce Patrick Lafleur, directeur général de l'Association québécoise du loisir municipal. Le fait d'avoir un équipement désuet est une problématique alarmante.» Au mini parc de l'Épée, à Outremont, un grand trou accueille les enfants en plein milieu de l'aire de jeu. La surface de revêtement est déchirée depuis des semaines. Les poutres qui entourent le parc sont pourries, et de gros clous en ressortent. Dans Villeray, au parc Gabriel Sagard, il manque carrément une planche au petit pont du module. L'an dernier, un enfant y est tombé. Faute de sable en quantité suffisante, le béton des piliers de la structure est aussi à découvert. À Rivière-des-Prairies, au parc Sainte-Marthe, un espace carré est envahi d'herbe. Peut-être, jadis, trônait là un carré de sable. Sur le Plateau-Mont-Royal, au parc Louis-Reitman, on a réinstallé au printemps une balançoire complètement défoncée l'année d'avant. Aux quatre coins de la ville, il n'est pas rare de trouver des glissoires manquantes, un barreau absent, ou du sable visiblement mal entretenu, habité par les excréments des animaux du coin. Si certains arrondissements ou villes entretiennent leurs parcs quotidiennement (Anjou, Montréal-Nord, Pierrefonds, Plateau, Dorval et Laval), d'autres, comme Montréal-Est Ahuntsic et Pointe-Claire, n'y passent qu'une fois par année, ou pour des interventions «ponctuelles». Pire: à Outremont, il n'y a carrément pas de politique d'entretien des aires de jeu. Bien sûr, la situation a déjà été pire. Bien pire. Tous les experts interrogés s'accordent pour confirmer que la métropole a fait un travail énorme depuis quelques années. «Nous avons mis beaucoup l'accent sur les surfaces amortissantes, et là-dessus, la Ville de Montréal semble avoir travaillé très fort», indique Sylvie Melsbach, responsable du dossier des aires de jeu au Regroupement des CPE de la Montérégie. «Il y a eu des efforts pour corriger les pires situations, mais cela ne veut pas dire qu'il n'en reste pas», ajoute Diane Sergerie, membre du comité d'experts de SécuriJeunes Canada. Il faut dire que les investissements ont été inégaux. Tandis que Côte-des-Neiges/Notre-Dame de Grâce a réaménagé 28 parcs entre 2002 et 2007, Montréal-Est n'a littéralement pas touché à ses aires de jeu. Conséquence: «en cinq ans, on est passé d'une situation où la majorité des parcs étaient hors normes, à une situation où certaines aires de jeu sont très conformes, alors que d'autres sont très peu conformes», indique David Fortier, agent de planification, spécialisé en prévention des traumatismes (notamment dans les aires de jeu), à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les normes des aires de jeu sont dictées par l'Association canadienne de normalisation (CSA), un organisme sans but lucratif qui définit les critères à respecter (hauteurs des structures, barrières de protection, surfaces protectrices, taille des ouvertures) dans la conception et l'entretien des aires de jeu. Une étude menée par l'Université de Toronto a d'ailleurs révélé que sur quatre ans, les blessures avaient baissé de 49% dans les aires de jeu des écoles qui s'étaient conformées aux normes CSA; 520 blessures ont ainsi été évitées, estiment les chercheurs. Le hic? Ces normes, souvent contraignantes et coûteuses à appliquer, n'ont pas force de lois. «Ce sont des normes de bons près de famille, résume Patrick Lafleur. Si demain matin, on obligeait toutes les villes à appliquer ces normes, les parcs fermeraient.» Prendre les grands moyens C'est l'histoire d'une mère de deux jeunes enfants qui n'ose plus aller dans le parc de son quartier. «C'est vraiment pas sécuritaire», dit-elle. Louise Lippe, de Villeray, en a gros sur le coeur. «L'air de jeu est dans un état terrible», confie-t-elle. Le parc en question, baptisé Gabriel Sagard, est à deux pas de chez elle. La dernière fois qu'elle y est passée, la plaque du parc avait été décrochée. Il manque de sable, les piliers en béton de la structure sont dénudés, la première marche de l'escalier, faute de sable en quantité suffisante, est beaucoup trop haute, et il manque carrément une planche au petit pont. En guise de barrière de protection, on a placardé une vulgaire plaque de contreplaqué sur le module. «Ça fait dur, dit-elle.» Tous les parents du coin se disent d'ailleurs la même chose: «Ça n'a pas de sens. C'est rendu qu'on n'ose pas aller au parc près de la maison», dit celle qui songe à lancer une pétition pour «son» parc. Interrogé par La Presse la semaine dernière, le chargé de communications de l'arrondissement, Claude Raymond, a d'abord affirmé ne pas «avoir eu vent de quoi que ce soit» au sujet de ce parc. Vérification faite, il a ensuite promis que les réparations seraient effectuées aujourd'hui (lundi) au plus tard. Pour faire bouger les choses, certains parents prennent aussi les grands moyens. C'est ainsi que des parents de Rivière-des-Prairies ont mis sur pied un comité de travail en 2003, avec des représentants de la ville, de la police, des CPE du coin, chapeautés par l'Initiative 1,2,3 go! de Centraide (visant la promotion locale du développement et de la santé des tout-petits), afin de dresser un portrait de l'état des lieux. Ils ont fait le tour de tous les parcs de leur quartier, afin de pondre un important document, ciblant, photos à l'appui, toutes les réparations à faire. Résultat? «Oui, il reste encore des choses à faire, mais on a bien entamé le travail», signale Véronique Moreau, coordonnatrice de l'Initiative 1,2,3, go! à Rivières-des-Prairies. À Longueuil, un groupe de parents vient de se lancer dans le même travail, et s'apprête à évaluer les 69 parcs du Vieux-Longueuil. Il faut dire que pour obtenir gain de cause, il faut non seulement du temps, mais beaucoup de patience. Nathalie Michellod, du Plateau-Mont-Royal, en sait quelques chose. Elle se bat depuis des années pour revitaliser «son» parc, Jean-Jacques-Olier. Clôture, sable, vitesse dans la rue, lumières la nuit: «il faut toujours appeler la ville. Cela prends des mois et des mois. J'ai l'impression d'être toujours en train d'appeler!» dit celle qui tente maintenant d'aménager un nouveau parc dans le quartier, fermé la nuit et les fins de semaines. «On veut un parc sécuritaire, aux normes, et adapté à nos besoins.» Où sont les nouveaux parcs? Nous avons sondé Montréal (et ses 19 arrondissements), les 15 villes reconstituées, Laval et Longueuil, histoire de savoir combien d'aires de jeu ont moins de 10 ans. (voir la carte ci-contre) À noter: + : Baie d'Urfé et Mont-Royal, où 100% des parcs sont tout neufs (moins de 10 ans). - : Montréal-Est, Saint-Anne de-Bellevue et Westmount, où 100% des parcs sont vieux (plus de 10 ans).
  4. Le Canada va suspendre sa plainte sur les normes américaines d'étiquetage imposant la mention du pays d'origine sur la viande vendue aux États-Unis Pour en lire plus...
  5. J'ai été très surpris en voyant l'avis de démolition sur ce rare bâtiment en triangle de Montréal. Heureusement, on reconstruira un nouveau bâtiment pratiquement identique, plus durable et respectant les normes du bâtiment actuel. Fioooouuu! http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARROND_PMR_FR/MEDIA/DOCUMENTS/351_361_GILFORD.PDF [sTREETVIEW]https://maps.google.ca/maps?q=351+Gilford+St,+Montr%C3%A9al,+QC&hl=fr&ie=UTF8&ll=45.524108,-73.585197&spn=0.003289,0.004823&sll=45.524127,-73.585228&layer=c&cbp=13,320.84,,0,2.6&cbll=45.524108,-73.585197&gl=ca&hnear=351+Gilford+St,+Montreal,+Quebec+H2T+1M6&t=h&z=18&panoid=ylerpZwmMR6rfKuSGKHEoA[/sTREETVIEW]
  6. Des prêts hypothécaires plus difficiles à obtenir? André Pratte Dans un article publié en manchette de son édition de samedi, le Globe and Mail révèle que les dirigeants des six plus grandes banques canadiennes pressent le gouvernement fédéral d’imposer des règles plus sévères pour l’obtention de prêts hypothécaires. Les banques sont apparemment inquiètes de voir les prix des maisons continuer d’augmenter au Canada et craignent que, lorsque les taux d’intérêts grimperont, plusieurs personnes soient incapables d’assumer leurs obligations. C’est une situation similaire qui a mené à la crise financière aux États-Unis. Les choses sont tout de même différentes ici puisque 75% des prêts hypothécaires sont assurés par une société de la Couronne, la Société canadienne d’hypothèque et de logement, i.e. par le gouvernement du Canada. Cela assure une certaine solidité au marché. Toutefois, les consommateurs faisant face à une saisie auraient du mal à rembourser leurs autres dettes (notamment celles des cartes de crédit), ce qui réduirait les profits des banques et freinerait l’économie. On ne sait pas dans quelle mesure le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, est sensible aux arguments des banquiers. Il doit notamment considérer le fait que tout resserrement des règles pourrait également avoir un impact néfaste sur la croissance économique, en plus de priver plusieurs Canadiens de la possibilité de réaliser leur rêve (pas très rentable au plan politique…). Néanmoins, les normes actuelles portent en elles des risques importants, me semble-t-il. On peut aujourd’hui acheter une maison en ne déposant que 5% du capital. Ça veut dire 10000$ pour une maison de 200000$! Quelqu’un qui ne peut mettre plus de 10000$ sur la table a-t-il vraiment les moyens d’acheter une maison de 200 000$? De plus, l’échéance du prêt peut aller jusqu’à 35 ans, ce qui veut dire que l’acheteur paie une somme considérable en intérêts. Les banquiers aimeraient que les nouvelles normes imposent un paiement comptant de 10% de la valeur de la maison et que l’échéance du prêt ne puisse être plus longue que 30 ans. Il s’agirait là, à mon avis, de mesures de prudence élémentaire.
  7. Voici l'appel d'offres affichée sur le site de la Société du Parc Jean-Drapeau en date du 27 février 2013 : Services professionnels pour projets de remise aux normes des installations sportives du bassin Olympique La Société du parc Jean-Drapeau désire obtenir des soumissions pour la prestation de services professionnels en architecture, en architecture de paysage et en ingénierie dans le cadre de son projet de remise aux normes des installations sportives du bassin Olympique de l’île Notre-Dame. La mission comprend, de manière non exhaustive : - Le relevé des espaces; - Les études préparatoires; - La production des plans et devis; - La préparation des échéanciers et des estimations; - La coordination et la surveillance du chantier. Plus de détails à venir!
  8. J'ai hésité à mettre dans ''Projets- Complétés'' ou ici, ''Actualités'' Malek : libre à toi de décider où ça va. ---------- Montréal Christine St-Pierre fait d'Habitat-67 un monument historique La Presse Canadienne 27/03/2009 13h08 Habitat-67 vient d'être classé monument historique en vertu de la Loi sur les biens culturels. La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a annoncé aujourd'hui que l'extérieur du bâtiment de la Cité du Havre, à Montréal, et l'intérieur des unités 1011 et 1012, propriétés de l'architecte concepteur Moshe Safdie, seraient ainsi protégés. Présent lors de la conférence de presse dans l'unité 1011, M. Safdie, qui s'est dit «très touché et très honoré», a annoncé qu'il souhaitait ouvrir au public cette même unité. Mme St-Pierre a spécifié que ce statut donnait à Habitat-67 accès au Fonds du patrimoine culturel pour une aide à la restauration et à la mise aux normes du bâtiment, jusqu'à hauteur de 40 pour cent du coût des travaux. La ministre a rappelé que dès la création d'Habitat-67, le concert d'éloges a été immédiat: spécialistes et profanes ont été conquis par l'originalité et l'audace de sa conception, qui faisait appel à des techniques de construction jusque-là inédites. Habitat-67 constituait le projet de fin d'études de M. Safdie, en 1961, à l'Université McGill. Il voulait créer un immeuble à logements permettant une occupation à haute densité tout en offrant intimité et tranquillité à ses résidents. Il avait été invité à développer son concept dans le cadre d'Expo 67.
  9. http://www.le7528casgrain.ca/ Le 7528 Casgrain est un projet qui se veut à la fois moderne et respectueux de son environnement immédiat. Fruit d’une rénovation complète de A à Z, se cachent derrière sa façade qui rappelle les triplex anciens du quartier des espaces de vie d’une grande qualité. L’architecture arrière vient compléter la modernité des espaces intérieurs. L’immeuble compte 6 unités en copropriété indivise mesurant de 780 à 1160 pieds carrés. Les rez-de-chaussée et les unités du 3e étage se déploient sur 2 étages. Quant aux appartements du 2e étage, leur configuration originale rappelle les vieux hangars montréalais. Situé à la limite sud de Villeray, le quartier répond aux normes de développement durable les plus exigeantes. Végétation abondante, proximité des commerces, présence variée d’équipements de transport durable, et bien sûr le Marché Jean-Talon à quelques pas font de ce quartier l’un des plus courus actuellement. Le 7528 Casgrain un projet saura répondre à vos attentes.
  10. Gare autoroute 13 (ARR. ROXBORO, SAINT-LAURENT, AHUNTSIC/CARTIERVILLE – VILLE DE MONTRÉAL) La Ville de Laval a le projet de développer le secteur comprenant le quadrant sud-est du carrefour de l’autoroute 13 avec le boulevard Samson. Dans ce contexte, il est intéressant d’étudier l’accessibilité d’une future gare sur la ligne Montréal/Deux-Montagnes, à proximité de l’autoroute 13, avec un stationnement incitatif d’environ 2 000 places. Ce projet étudiera l’accessibilité au site en fonction des normes en vigueur et analysera tous les scénarios d’accessibilité jugés intéressants, avec ou sans collectrices le long de l’autoroute 13. Les concepts développés devront tenir compte des aspects de géométrie, de circulation et de sécurité. Les impacts sur le réseau local, de même que ceux sur les réseaux artériel et supérieur, seront énoncés. L’AMT souhaite ajouter sur l’île de Montréal une gare rattachée à la ligne Montréal/Deux-Montagnes. Cette gare, avec un stationnement incitatif de 2 000 places, pourrait être localisée entre les boulevards Gouin et Henri-Bourassa. Dans la première phase de ces études, un terrain potentiel sera identifié, la capacité d’accueil du stationnement sera évaluée en respectant les normes d’aménagement usuelles pour de tels stationnements en milieu urbain, et les conditions d’accessibilité seront vérifiées. De plus, les impacts sur la circulation aux abords du stationnement seront évalués. p35: http://www.amt.qc.ca/corpo/documents/budget/budget2007/pdf/Budget_AMT_2007_PTI.pdf
  11. Une équipe parisienne dès 2009? Lundi 16 juin 2008 RDS.ca, ASSOCIATED PRESS PARIS - Pendant que les Lakers et les Celtics en décousent pour le titre suprême, l'actualité du grand cirque de la NBA ne se limite pas aux seules infos venant de Los Angeles ou de Boston. Une rumeur envoie même la NBA s'installer aux abords de la Seine, à Paris. L'information est un peu passée inaperçue. Mais, pourtant, David Stern vient de confirmer sa présence à Paris, à l'automne prochain, pendant le désormais traditionnel NBA Europe Live Tour. Le grand patron de la NBA rencontrerait à cette occasion les dirigeants du basket français ainsi que le maire de la capitale afin d'évoquer avec eux l'installation d'une nouvelle franchise à l'ombre de la Tour Eiffel. Cette équipe serait intégrée au championnat actuel dès la saison 2009-2010 et ferait partie de la Division Atlantique avec un calendrier aménagé afin d'éviter d'incessants allers-retours aux USA. L'actuel Palais Omnisports de Paris-Bercy, mis aux normes de l'exigeant cahier des charges imposé par la NBA, accueillerait cette nouvelle formation dont le nom reste à trouver. Ce n'est pas la première fois que de tels projets sont évoqués en Europe, mais l'Espagne, l'Allemagne et surtout Londres semblaient auparavant les plus concernés. La rumeur a, en tout cas, été jugée assez sérieuse pour faire l'objet de plusieurs reprises dans les grands médias américains. RDS.ca
  12. Publié le 24 mai 2009 à 08h19 | Mis à jour à 08h19 La révolution d'Obama Alain Dubuc La Presse Barack Obama a annoncé cette semaine une initiative qui aura un impact économique et environnemental considérable. Il s'agit d'une entente avec l'industrie pour imposer de nouveaux standards d'émissions des véhicules, qui réduiront de façon significative la consommation d'essence et les émissions de gaz à effet de serre. Ce virage, que le président américain a décrit à juste titre comme historique, a eu peu d'échos ici. Et pourtant, même si elle a été décidée à Washington, cette politique nous affectera autant que les Américains. Parce que les 20% de l'industrie automobile nord-américaine qui se trouvent au Canada devront se conformer à ces standards. Et parce que le gouvernement canadien, à la remorque de Washington, sans politique énergétique propre, a déjà laissé entendre qu'il s'ajusterait à ces normes américaines. Cela veut dire que nous serons directement affectés en tant que consommateurs. Entre 2012 et 2016, les producteurs devront réduire les émissions de dioxyde de carbone des véhicules du tiers, et la consommation d'essence d'environ 30%. Pour les automobiles, la consommation devra être, en moyenne, de 35 milles (48 km) au gallon en 2016, soit environ 5,6 litres aux 100 kilomètres. C'est une révolution. Cet objectif extrêmement ambitieux a réussi à rallier le gouverneur républicain de la Californie, Arnold Schwarzenegger, dont les efforts pour imposer des normes environnementales sévères dans son État avaient été bloqués par l'administration Bush. Mais le tour de force du président, c'est d'avoir réussi à faire accepter cette révolution aux constructeurs automobiles qui, jusqu'ici, avaient résisté farouchement. C'est sans doute là un des effets positifs de la crise. L'industrie américaine, qui vit maintenant aux crochets de l'État, n'est plus capable d'imposer sa logique. L'impact environnemental sera significatif, si l'industrie réussit à se conformer à ces normes. Cela équivaut, sur une période de six ans et demi, à retirer 177 millions d'autos de la circulation. Ces mêmes normes, qui s'appliqueront de ce côté-ci de la frontière, auront un effet important, quand on sait qu'au Québec, 31% des émissions des GES proviennent du transport routier. Ce sera tout un choc pour l'industrie, qui devra faire des miracles pour respecter ces cibles, modifier sa gamme de véhicules, accélérer l'innovation technologique, investir des milliards pour convertir les usines. Ce n'est pas rien. Les consommateurs seront aussi touchés. Ces autos moins énergivores coûteront 1300$ de plus, quand on additionne l'effet des normes des administrations Bush et Obama. Cette somme pourra toutefois être récupérée par le choix d'une plus petite auto et par les économies d'essence. Et pourtant, cette nouvelle politique, qui représente un des gestes les plus significatifs pour réduire les émissions de GES, n'a pas suscité ici les réactions qu'elle méritait. Parce que c'est aux États-Unis? Parce que Barack Obama fait trop d'annonces? J'ai une autre explication. J'y vois le reflet d'une tension entre deux façons de résoudre les défis environnementaux: l'approche pragmatique et l'approche militante. Cette réduction draconienne des standards des émissions sera efficace, elle donnera des résultats. Mais elle s'inscrit dans la logique du système; elle ne remet pas en cause la culture de l'automobile, elle la rend plutôt moins nuisible, elle la civilise. La plupart des groupes environnementaux privilégient plutôt une approche qui réduit la place de l'automobile, par le vélo, les transports en commun, l'aménagement urbain. Des avenues dans lesquelles il faut mettre toutes nos énergies. Mais derrière les objectifs immédiats, les batailles environnementales se mènent à un second niveau et s'inscrivent dans un projet plus global qui cherche aussi à modifier les comportements humains, à repenser le système socioéconomique. Voilà pourquoi le projet américain ne suscite pas tant d'enthousiasme. Les militants voudraient changer le système. Ce que montrent les projets du président Obama, c'est que le système peut changer. [email protected]