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  1. Québec évitera la récession, mais pas Montréal Publié le 01 avril 2009 à 06h47 | Mis à jour à 06h49 La Presse (Montréal) Saskatoon et Regina font souvent sourire en raison de leur climat rude et de leur vie nocturne peu animée. Ces deux villes de la Saskatchewan feront toutefois des jalouses parmi leurs rivales canadiennes cette année. Le climat sera toujours aussi peu accueillant et les soirées finiront toujours aussi tôt, mais les deux villes des Prairies devraient connaître la plus grande croissance économique au pays en 2009. Leur secret afin d'éviter la récession? L'immigration - principalement celle en provenance de l'Alberta, la province voisine. «Saskatoon et Regina ont fait une campagne de charme auprès de leurs anciens résidants partis s'établir en Alberta afin qu'ils rentrent au bercail, dit Mario Lefebvre, économiste au Conference Board du Canada. Elles font valoir que bien des gens partis en Alberta pourraient vendre leur maison à profit et revenir s'établir en Saskatchewan, où les possibilités d'emploi sont intéressantes et le coût de la vie moins élevé.» Selon les prévisions du Conference Board du Canada, seulement six des 13 grandes villes du pays devraient éviter la récession en 2009: Saskatoon ("1,7%), Regina ("1,6%), Winnipeg ("1,1%), Québec ("0,6%), Ottawa-Gatineau ("0,2%) et Halifax (0,0%). Sur ces six survivantes, cinq ont un point en commun: leur statut de capitale et, surtout, la fonction publique qui vient avec. «Les capitales ont généralement une économie plus stable et moins sensible aux soubresauts économiques», dit Mario Lefebvre. Vancouver déchante Alors que la ville de Québec évitera la récession en raison du poids de la fonction publique, Montréal vivra son premier recul économique depuis 1991. Le Conference Board prévoit 25 000 pertes d'emplois dans la métropole québécoise, comparativement à aucune à Québec. À l'échelle canadienne, 300 000 personnes devraient perdre leur emploi en 2009. Avec un recul prévu de 0,5%, Montréal arrive 10e rang sur 13 du classement du Conference Board. Seules les villes de Vancouver (-0,9%), Toronto (-1,6%) et Hamilton (-1,9%) devraient connaître une année plus difficile sur le plan économique. Si les déboires de l'économie ontarienne n'étonnent personne, ceux de Vancouver sont plus intrigants à moins d'un an des Jeux olympiques d'hiver de 2010. L'aventure olympique devait engendrer un boom économique dans la métropole de la Colombie-Britannique. Cette dernière vivra plutôt sa première récession depuis que le Conference Board a commencé à publier la croissance économique des villes en 1987. «La plupart des travaux sur les sites olympiques sont déjà terminés, dit Mario Lefebvre. C'est positif d'un point de vue logistique, mais pas d'un point de vue économique.»
  2. Charest enterre les PPP Denis Lessard La Presse (Québec) Le gouvernement Charest va habiller l'opération comme une profonde «réflexion» sur l'avenir de la formule des partenariats public-privé. Mais à Québec tout le monde a compris qu'il s'agissait d'un enterrement de première classe, surtout le président de l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre. Le départ de ce haut fonctionnaire doit être annoncé aujourd'hui, après la réunion du conseil des ministres, a appris La Presse. Le protégé de Monique Jérôme-Forget était dans la ligne de mire de bien des membres du gouvernement depuis le départ de la Dame de fer, début avril. Joint lundi, il a refusé de commenter. Cette démission, prédit-on déjà, ouvrira la voie au retour au mode conventionnel pour la construction du CHUM, l'hôpital universitaire de Montréal. Ce changement de cap signifierait un an de retard supplémentaire - il faudra faire travailler des professionnels avant d'aller en appel d'offres général et donner tout le temps nécessaire aux entrepreneurs d'y répondre. Tout récemment le ministre de la Santé, Yves Bolduc, soulignait que le gouvernement reconsidérait le choix de la formule PPP pour le CHUM. «Si le gouvernement ne s'était pas peinturé il y a quelques semaines en faveur du projet en PPP, (il voulait désamorcer un rapport embarrassant du Vérificateur général), on serait déjà revenu en conventionnel», confie une source au centre de toutes ces tractations. «Pour les médecins spécialistes, il est évident que si on abandonne le PPP pour le CHUM c'est une excellente nouvelle», de renchérir de son côté le Dr Gaétan Barrette, le président des 8000 spécialistes. La présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, avait aussi des réticences et insiste depuis des semaines sur le fait qu'elle n'a jamais trouvé que les PPP étaient une panacée. Et, en coulisse, Julie Boulet et tout le ministère des Transports travaillent à ce que la réfection de l'échangeur Turcot revienne en mode conventionnel. Même le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est mis de la partie pour demander que Turcot revienne en construction conventionnelle. Pierre Lefebvre, indique-t-on, voyait clairement dans ces sorties publiques convergentes la mort annoncée du processus de PPP. Depuis les dernières semaines, les associations de professionnels, les ingénieurs, les architectes et les entrepreneurs généraux ont enclenché une campagne publique pour que ces deux immenses projets ne soient plus réalisés en partenariat public-privé. Moins médiatisés, beaucoup d'autres projets, le CHUQ (l'hôpital universitaire de Québec), et des constructions de prisons provinciales, sont aussi «pris dans la mélasse». De sources sûres, on a appris que Pierre Lefebvre restera employé au Trésor pour la transition, et deviendrait, à compter de l'automne prochain, secrétaire associé au Conseil du Trésor, une étape avant son départ de la fonction publique - son contrat arrivait à échéance au printemps prochain. Avec un remaniement mineur, le gouvernement Charest doit annoncer ce matin un jeu de chaise musicale plus imposant du côté de la haute fonction publique - même en fin de semaine, on s'affairait à ce sujet au Conseil exécutif, le ministère du premier ministre. «Québec traîne les pieds» Le gouvernement annoncera le remplacement, par intérim, de M. Lefebvre par un haut fonctionnaire. Depuis des semaines, Québec coupait l'oxygène à l'organisme chargé de préparer les partenariats. L'indécision du gouvernement se manifeste de bien des manières. La moitié du conseil d'administration est parti sans être remplacé - le président du conseil, Claude Garcia, est parti depuis mars -, le sous-ministre des Transports, Denis Jean, assume l'intérim depuis. Pour l'économiste de CIRANO, Marcel Boyer, membre du conseil de l'agence, «le gouvernement traîne les pieds dans ces dossiers. Il y a beaucoup de rumeurs... je pourrai commenter dans quelques jours». «Je suis déçu. Les PPP ont leur place même s'il y a une forte opposition au Québec, ce sont des arguments qui ne tiennent pas la route. L'opposition aux PPP vient en général de gens dont la compétence n'est pas étincelante. Ce n'est pas parce qu'on dit quatre fois la même chose que cela devient vrai pour autant», de conclure l'économiste. Aussi, des postes de cadres à l'Agence ont été annoncés, mais n'ont jamais eu le feu vert pour être comblés.
  3. Montréal en 2009: contre vents et marées 7 janvier 2009 - 06h00 La Presse Maxime Bergeron Chaque jour ou presque à l'heure de pointe, les environs de la Place des Arts, au centre-ville de Montréal, se transforment en véritable casse-tête pour les automobilistes. Des engins mécaniques s'activent pour construire la Place des festivals et une tour résidentielle de 28 étages, bloquant plusieurs voies de circulation. Le secteur est déplaisant à fréquenter en voiture. Et il le demeurera pour les mois à venir. Mais il témoigne aussi d'un certain dynamisme de l'économie montréalaise, mélange d'investissements publics et privés. Une recette qui permettra à la métropole d'éviter la récession vécue par bien d'autres grandes villes nord-américaines cette année. Selon tous les économistes consultés par La Presse Affaires, la grande région de Montréal traversera la crise économique mondiale sans vivre de trop fortes turbulences en 2009. Le PIB grimpera d'environ 1,5%, mieux que l'an dernier. Le taux de chômage demeurera à peu près stable. Et la valeur moyenne des maisons progressera légèrement ou stagnera plutôt que de descendre en vrille comme aux États-Unis ou dans l'Ouest canadien. Bref, la métropole évitera le pire. «On va réussir à passer au travers sans trop perdre de plumes, dit Robert Hogue, économiste principal au Groupe financier RBC. Ce sera une période difficile, mais pas une période de récession.» L'échangeur Turcot, la rue Notre-Dame, le Quartier des spectacles, les mégahôpitaux universitaires, le secteur Acadie-Chabanel, l'autoroute Bonaventure: tous ces chantiers publics de construction ou de modernisation contribueront à soutenir l'économie au fur et à mesure qu'ils démarreront, disent les économistes. Même si plusieurs retards et bien des tergiversations sont à prévoir, il est déjà acquis qu'une partie de ces projets se mettra en marche en 2009, déversant une pluie de millions sur la métropole. «Si les grands chantiers s'enclenchent le moindrement, on va pouvoir, sur les deux ou trois ans difficiles qu'on a devant nous, absorber le choc», estime Guy de Repentigny, chef de la division des affaires économiques et institutionnelles à la Ville de Montréal. Ces projets d'infrastructure fourniront du travail dans les domaines de l'ingénierie, du transport, de l'entreposage et du marketing, notamment, en plus de stimuler le secteur de la construction non résidentielle, font remarquer les experts. Et les usines? Pour sa part, le secteur manufacturier continuera de vivre des heures difficiles cette année, en raison de la forte contraction de l'économie américaine et du ralentissement de la demande mondiale. Mais, étonnamment, il fera meilleure figure qu'en 2008. «Ça fait des années que le secteur manufacturier piétine, et au lieu d'aller vers le bas, il va contribuer à une légère croissance du PIB», avance Mario Lefebvre, directeur des études municipales au Conference Board du Canada. Les usines de t-shirts et de soutiens-gorge qui ont fait la gloire industrielle passée de Montréal ne se remettront pas à tourner, malgré le regain du manufacturier. Ce sont plutôt les entreprises de l'aérospatiale et leurs carnets de commandes bien garnis qui viendront gonfler les exportations de la métropole, tout comme son PIB. D'autres industries continueront de bien se porter, par exemple celles du jeu vidéo et des télécommunications. Ubisoft et Vidéotron, toutes deux en croissance, comptent notamment faire d'importantes embauches cette année pour répondre à leurs stratégies respectives. Ces deux entreprises techno illustrent bien la nouvelle économie montréalaise. Qui est, d'une part, encore affectée par le déclin du secteur manufacturier «traditionnel», mais en même temps plus diversifiée qu'elle ne l'a jamais été. «Il y a 10, 15 ou 20 ans, Montréal était beaucoup plus vulnérable à certaines industries traditionnelles comme le textile et le vêtement, rappelle l'économiste Robert Hogue, de RBC. Or, il y a eu beaucoup de restructuration dans l'économie montréalaise, ce qui fait qu'elle est probablement plus solide, plus robuste, en meilleure posture pour passer à travers une période difficile aujourd'hui.» Le secteur des services a contribué à cette diversification. Seulement dans l'île de Montréal, cette industrie emploie aujourd'hui 134 500 personnes de plus qu'en 2001, souligne l'économiste Louis Gagnon, du Mouvement Desjardins. Il ne prévoit pas vraiment de nouveaux jobs dans les services cette année, mais plutôt une «absorption» des gains récents. Emplois et morosité Au total, M. Gagnon prévoit une création nette de 500 emplois dans l'île de Montréal cette année, comparativement à 7000 l'an dernier. Le taux de chômage devrait passer de 8,5 à 9% dans l'île, mais se maintenir à 6,5% dans la région métropolitaine, estime Desjardins. Marc Pinsonneault, économiste principal à la Banque Nationale, prédit pour sa part un taux de chômage à peu près stable en 2009 pour le Grand Montréal, à 7,5%. Une prédiction qui correspond à peu près à celle de Mario Lefebvre, du Conference Board. «Si on compare ça à ce qu'on a vu historiquement comme taux de chômage à Montréal, par exemple en 1992-93 quand on voyait du 13, 14, 15%, alors c'est sûr que c'est drôlement bienvenu, souligne M. Lefebvre. Si on retourne juste à 2003, on était encore à plus de 9%.» Malgré le maintien des emplois et la légère croissance du PIB, la morosité n'épargnera pas totalement les Montréalais, nuance Mario Lefebvre. «Les gens qui vont voir un PIB plus haut vont se dire: mon Dieu, j'ai l'impression que ça va plus mal que l'an dernier, dit-il. Et ils n'auront pas complètement tort, car ça va aller plus mal sur le plan domestique, dans la consommation des ménages montréalais. En principe, nos détaillants devraient avoir une moins bonne année en 2009.» _________________________________________________________________________________ L'aéronautique sauvera le secteur manufacturier montréalais 7 janvier 2009 - 06h42 La Presse Maxime Bergeron Après des années de déclin quasi ininterrompu, le secteur manufacturier de la région mont- réalaise devrait connaître une légère progression cette année grâce au secteur aéronautique. Bombardier, par exemple, compte investir 2,1 milliards de dollars dans son projet de nouveaux appareils CSeries d'ici 2017, en plus d'embaucher 3500 nouveaux employés. Une tranche non divulguée de cette enveloppe sera dépensée cette année. «On est déjà en mode embauche, avec environ 500 postes de professionnels à pourvoir, surtout des ingénieurs», dit Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier Aéronautique. Pratt&Whitney, de son côté, a commencé il y a quelques semaines à construire une toute nouvelle usine à Mirabel, où seront assemblés les moteurs de la CSeries. Les investissements atteindront 575 millions (dont 142 millions d'aide gouvernementale) en cinq ans. Selon des prévisions publiées l'automne dernier par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, les exportations du secteur aérospatial devraient croître de 7,1% cette année, comparativement à 5,7% en 2008. Les prévisions pourraient toutefois avoir quelque peu changé à cause de l'aggravation de la situation économique mondiale depuis septembre. Fin décembre, Bell Helicopter Textron Canada a justement confirmé une réduction temporaire de sa cadence de production en raison de l'accumulation d'inventaires.
  4. Ras-le-bol publicitaire - De plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer l'envahisseur Jeanne Corriveau 1 juin 2011 Actualités en société Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Des militants du collectif Artung! remplaçant une affiche publicitaire par un dessin, hier, avenue du Parc, à Montréal. Elle est partout: en bordure d'autoroute, sur les toits des immeubles, sur les autobus, sur les Bixi et même dans les toilettes de bars. La publicité est tellement omniprésente dans l'espace public que des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dénoncer l'envahisseur. L'Alliance pour la valorisation des paysages au Québec qui vient de naître réclame des autorités municipales et gouvernementales qu'elles freinent la prolifération des panneaux publicitaires dans le paysage québécois. Quand un message publicitaire à la radio nous importune, il suffit de changer de poste pour ne plus l'entendre. Mais quand un panneau publicitaire en bordure d'autoroute nous déplaît, impossible de l'esquiver. C'est là le noeud du problème, estiment les membres de la nouvelle Alliance qui regroupe 17 organisations municipales et professionnelles dont Paysages estriens, l'Union des producteurs agricoles-Estrie, l'Association des architectes paysagistes et Héritage Montréal. «Le paysage, c'est notre fonds de commerce et notre survie sur le plan touristique. C'est avec nos paysages qu'on attire les gens, explique Maurice Bernier, préfet de la MRC du Granit en Estrie. Les gens de Montréal qui veulent admirer des panneaux n'ont qu'à se promener sur le boulevard Taschereau. Mais s'ils veulent admirer la nature, il leur faut venir dans notre coin de pays.» Or, rares sont les coins de pays au Québec qui sont épargnés par la publicité. À titre d'exemple, il y aurait plus de 230 panneaux publicitaires de part et d'autre de l'autoroute 20 entre Montréal et Québec, selon un décompte réalisé en 2003. «On n'est pas contre l'affichage. Que le commerce s'affiche devant sa boutique, ça va. Mais que les entreprises utilisent les routes pour nous harceler avec la publicité, on dit que c'est assez», a indiqué Jacques Robidas, président de Paysages estriens. L'Alliance souhaite sensibiliser les municipalités et le gouvernement à ce problème, mais elle entend aussi profiter de la révision des lois québécoises sur l'affichage pour faire entendre son point de vue. L'exemple du Vermont Ailleurs dans le monde, plusieurs villes et États américains ont banni l'affichage extérieur. C'est le cas du Vermont, qui a légiféré en 1969 et qui aurait vu ses revenus touristiques bondir par la suite. «Est-ce que les paysages du Vermont sont plus beaux que les nôtres? Nous sommes convaincus que non, dit le conseiller municipal du Plateau-Mont-Royal Alex Norris. La différence, c'est que les autorités au Vermont [...] ont fait preuve de fermeté et de volonté politique pour protéger ce qui est un atout pour tout le monde plutôt que de céder aux pressions d'une poignée d'entreprises publicitaires.» L'industrie de l'affichage a fait valoir que ce sont les municipalités et le ministère des Transports qui autorisent l'affichage. «Notre industrie agit de façon très légale avec des permis en bonne et due forme», précise Jeannot Lefebvre, porte-parole du Regroupement de l'industrie de l'affichage extérieur au Québec, qui représente Astral Média, CBS Affichage et Jim Pattison Industries. «On n'ira pas s'installer devant un monument patrimonial de l'UNESCO. On est capables d'avoir un peu de jugement. Mais qu'est-ce qui est acceptable pour l'un et ne l'est pas pour l'autre? [...] Ce sera toujours difficile de plaire à tout le monde.» Même si elle est ouverte à certains compromis, l'industrie n'entend pas se laisser rayer du paysage. Le Regroupement a d'ailleurs l'intention de s'adresser bientôt à la Cour supérieure pour faire déclarer nul le règlement sur l'affichage adopté l'an dernier par l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal et qui les forcera à démanteler leurs panneaux géants d'ici la fin de l'année. M. Lefebvre affirme que la loi protège les droits acquis des entreprises d'affichage. «Le droit acquis à la pollution, ça n'existe pas. Il s'agit ici de pollution visuelle. C'est indéfendable devant un juge», réplique l'Alliance. Commandos antipub L'omniprésence de la publicité a également donné lieu hier matin à un geste d'éclat à Montréal lorsque des militants du collectif Artung! se sont déployés dans les rues de la métropole pour remplacer clandestinement les publicités sur les colonnes Morris par des oeuvres artistiques. Les commandos sont entrés en action vers 8h dans Villeray pour se disperser dans le Plateau et dans Rosemont-La Petite-Patrie pour apposer 200 affiches de création originale afin de remplacer les affiches publicitaires présentes. Artung! a été créé pour répliquer aux compagnies d'affichage qui contestent le règlement adopté par le Plateau. «De notre point de vue, ce n'est pas juste les immenses panneaux qui devraient disparaître, mais tout l'affichage publicitaire dans l'espace public», a expliqué Pascale Brunet, porte-parole d'Artung! Les structures d'affichage n'ont pas été abîmées, a insisté Mme Brunet, qui a qualifié d'«action directe légitime» l'opération d'Artung!. Les afficheurs ne sont pas du même avis. «C'est du vandalisme. Enlever une publicité qui a été payée, c'est comme barbouiller une pancarte électorale, estime Jeannot Lefebvre. Ce n'est pas une bonne façon, en démocratie, de se faire entendre et de se faire voir.» Astral, qui détient les droits d'affichage pour les colonnes Morris, a dépêché des équipes, hier après-midi, pour remettre les publicités de ses clients. Artung! souhaite que son geste d'éclat et son site Internet (http://www.cecinestpasunepub.net) inspireront d'autres citoyens et les amèneront à réfléchir sur la place de la publicité dans l'espace public. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/324522/ras-le-bol-publicitaire-de-plus-en-plus-de-voix-s-elevent-pour-denoncer-l-envahisseur
  5. Alcan/Air Canada/Bell/Molson - scary stuff Le brasseur Molson Coors (T.TPX.B) tient aujourd'hui son assemblée annuelle à l'hôtel Ritz-Carlton de Denver, au Colorado. En vertu de l'alternance, c'est à Montréal qu'aura lieu la prochaine en 2015, qui marquera le 10e anniversaire de ce qu'on a appelé à l'époque une fusion entre égaux. La fête sera sobre. Quoi qu'en dise le brasseur, il ne reste plus qu'une poignée de postes décisionnels dans les bureaux de la rue Notre-Dame, qui ressemble davantage à un centre administratif régional qu'à un siège social. «Le mouvement a commencé [avec la fusion] en 2005. Au fil des ans, il y a eu plusieurs restructurations. Ça va toujours dans un sens. Ça ne vient jamais par ici», dit un ancien cadre de la brasserie qui a perdu son poste lors de l'une des vagues de compressions qu'ont connues les installations montréalaises, ces dernières années. «Il y en a de moins en moins, des postes de direction à Montréal», déplore-t-il. La plus récente vague est survenue en février. La Presse faisait alors état de la suppression d'une vingtaine d'emplois au service de marketing. En 2012, lors d'une vague antérieure, 15 emplois administratifs disparaissaient du siège social montréalais. En 2008, en réaction à la crise financière, Molson Coors avait réduit son effectif de cols blancs de 20 personnes. Molson Coors dispose officiellement de deux sièges sociaux: Denver et Montréal. Dans les faits, Montréal est devenu au fil du temps un bureau régional pour le Québec et l'Atlantique. L'équipe de haute direction est à Toronto, poursuit notre source. Il n'y a plus de directeur du marketing ni de chef de marque à Montréal. À la brasserie, on réfute catégoriquement cet état des lieux. «Je ne vois aucunement l'érosion du pouvoir et/ou de l'importance de Montréal au sein de Molson Coors, écrit François Lefebvre, chef, affaires corporatives, Québec et Atlantique. J'ai fait l'énumération dans mon précédent courriel d'environ une quinzaine de personnes qui ont un rôle mondial et/ou national. La majorité de ces gens siègent au senior leadership team (SLT) canadien. J'avancerais qu'environ 40% du SLT canadien est composé de dirigeants de Montréal, 40% de Toronto et le reste des autres provinces du Canada.» Malgré notre insistance, M. Lefebvre n'a pas divulgué le nombre de postes de direction qui ont été supprimés ou sortis de Montréal depuis la fusion. Il n'a pas non plus confirmé qu'il n'y a plus de chefs de marque postés à Montréal. «C'est 50% du pouvoir au niveau mondial qui est à Montréal avec la présence de la famille Molson qui alterne à la présidence du conseil d'administration avec la famille Coors aux deux ans», souligne-t-il dans son courriel. Au conseil d'administration, l'influence de Montréal est également en déclin. Le 27 février dernier, l'homme d'affaires québécois Francesco Bellini a indiqué qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat. Il n'est pas remplacé dans l'immédiat. Trois administrateurs viennent toujours de Montréal: Andrew et Geoff Molson, de même que Louis Vachon, patron de la Banque Nationale. Des ventes en recul au Canada Les prochains mois sont de mauvaise augure. Les ventes de bière au Canada ont reculé l'an passé. Même son meilleur vendeur, la Coors Light, a sous-performé. Exprimées en dollars américains, les ventes annuelles sont en recul, tout comme le profit avant impôt. Dans la circulaire de la direction, publiée le 22 avril, Molson Coors annonce une accélération des compressions de dépenses au Canada. À cet égard, les installations montréalaises sont vulnérables. Les coûts rattachés à l'usine sont élevés. Qui plus est, le budget Marceau de 2012 a haussé de 20% la taxe spécifique sur la bière. La facture s'élève à 30 millions chez Molson. «Ça envoie des messages défavorables à l'investissement au Québec, surtout quand les hauts dirigeants ne sont pas à Montréal», indique notre informateur. M. Lefebvre souligne que plus de 1600 Québécois travaillent pour Molson, dont près de 1060 à Montréal. Environ 30% de la production canadienne est brassée à Montréal, la plus vieille entreprise de la ville, où elle est établie depuis 1786.
  6. Exit la zone industrielle! par Stéphane St-Amour Voir tous les articles de Stéphane St-Amour Article mis en ligne le 29 octobre 2009 à 15:08 Près de deux ans après son entrée en vigueur, le généreux programme fiscal favorisant la conversion de la zone industrielle avoisinant la station de la Concorde donne ses premiers fruits. La cour à bois de Carrière Lefebvre, qui borde la rue Robert-Élie au nord du boulevard de la Concorde, est à disparaître. D’une valeur estimée au rôle à 2,3 M$, la demi-douzaine de bâtiments qui abritait des matériaux de construction croule actuellement sous le pic des démolisseurs. Jusqu’à 12 étages Construction Voyer, le nouveau propriétaire des lieux, entend mettre en chantier d’ici les prochaines semaines deux premiers bâtiments locatifs de six et de douze étages, a confirmé au Courrier Laval le porte-parole de la Ville, Marc Laforge. «Le bâtiment de six étages sera construit en façade de la rue Robert-Élie et celui de 12 étages s'élèvera en arrière-plan, près de la voie ferrée», dit-il, rappelant que le plan particulier d'urbanisme [PPU] ne prévoit aucune limite de hauteur, mais plutôt un minimum de deux étages par bâtiment. À terme, ce développement résidentiel compterait neuf bâtiments de 6, 8 et de 12 étages, qui totaliseront quelque 450 unités d’habitation, nous affirmait le président de Construction Voyer, Jean-François Voyer. Adopté en janvier 2008 par le conseil municipal, le PPU visait justement la densification du secteur. «Si on ne favorise pas la densité près de la station de métro, dites-moi où on le fera?» avait fait valoir le maire Vaillancourt aux citoyens qui questionnaient la hauteur des immeubles projetés, lors d’une séance de consultation publique tenue en février 2008. Zéro logement social Selon M. Voyer, 75% des unités du projet seront vouées au secteur locatif contre 25% pour les unités en copropriété. À la Ville, on indique que le présent développement n'offrira aucun logement social, alors que l'adoption du PPU devait pourtant «permettre d'exiger des promoteurs à consentir à du logement social à proximité des stations», avait insisté M. Vaillancourt lors de la consultation publique de 2008. Le PPU se voulait «une garantie pour les gens à faible revenu de pouvoir demeurer dans le quartier», assurait-il. Questionné à ce propos, Marc Laforge soutient que c'est «toujours la volonté de l'administration municipale qu'il y en ait [du logement social] et il y en aura», dit-il, en évoquant de futurs projets qui prendront éventuellement racine de l'autre côté du boulevard de la Concorde. Incitatifs majeurs Rappelons qu'en 2007, l’administration Vaillancourt a voulu profiter de l’arrivée du métro pour faire table rase des zones industrielles enclavées du secteur résidentiel de Laval-des-Rapides. Pour en accélérer le processus, elle a concocté un alléchant programme fiscal susceptible de convaincre les entrepreneurs de la place à relocaliser ailleurs leur exploitation industrielle. Selon certaines conditions, l’aide financière accordée sous la forme d'un crédit de taxes vise le droit de mutation et la taxe foncière générale imposée sur l'immeuble où l'entreprise se relocaliserait. Dans le cas de Carrière Lefebvre, l’entreprise a déjà fait son nid dans le parc autoroutier de la 25. Pour la taxe de Bienvenue, le crédit équivaut à 100% du montant du droit sur les mutations immobilières au moment du transfert de propriété. Quant à la taxe foncière relative à la valeur imposable de l'immeuble, le programme d'allègement fiscal se décline sur cinq ans, à raison d'un crédit de 100% la première année, 90% la seconde, 80% la troisième, 60% la quatrième et d'un crédit de 40% la dernière année. Le même forfait fiscal s'applique à la construction d'unités de logement sur les terrains vacants situés dans le périmètre visé. Mine de rien, Carrière Lefebvre libère 340 000 pieds carrés de terrain au nord du boulevard de la Concorde. Le même industriel possède un terrain équivalent au sud de la Concorde, qui n’est toujours pas vendu. Son propriétaire, André Lefebvre, est confiant toutefois de trouver preneur d’ici le début 2010. Dans cette portion du territoire, une quinzaine d’industriels détiennent près d’un million de pieds carrés, une superficie monstre appelée à être redéveloppée à la faveur de complexes d'habitation, de commerces de voisinage et d'espaces verts. http://www.courrierlaval.com/article-394905-Exit-la-zone-industrielle.html http://www.voyer.ca/fr/projets/le-logix/
  7. L'Agence des PPP veut plus de projets et plus de souplesse Kathleen Lévesque Édition du vendredi 03 octobre 2008 L'Agence des partenariats public-privé prône une simplification du processus de PPP afin de permettre une multiplication et une accélération des projets. Depuis sa création en 2005, l'organisme gouvernemental coordonne sept grands projets de PPP: prolongement des autoroutes 25 et 30, construction d'hôpitaux universitaires (CHUM et CUSM), de centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), de haltes routières ainsi que la nouvelle salle de concert pour l'OSM. Mais selon le p.-d.g. de l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre, «il en faut plus et il faut les accélérer». [an error occurred while processing this directive] «Il y a un nombre énorme d'étapes avant de lancer un projet en PPP. C'est le gouvernement qui s'est mis ce fardeau-là sur lui-même. Dans la mesure où l'on simplifie le processus, il y aura plus de compétition, les prix seront meilleurs et les entreprises seront plus heureuses», a affirmé hier M. Lefebvre, qui participait à un débat sur les PPP organisé par la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Selon lui, la formule des PPP gagnerait à voir s'instaurer une certaine uniformisation des façons de faire d'un ministère à l'autre, et même d'une province canadienne à l'autre. Pour l'instant, l'Agence est confrontée à une vision qui varie beaucoup. «Chaque ministère aimerait avoir son propre type de projet et de documentation. Ils ont une préoccupation d'avoir la propriété d'une solution "made in" le ministère», a indiqué M. Lefebvre en marge du débat. Il s'agit pour lui de rendre plus efficace la gestion des projets en PPP. Cela permettrait de gagner du temps et de réduire les coûts de consultants et d'avocats, croit-il. «Il faut faire en sorte que, tant pour le gouvernement que pour le secteur privé, on ne réinvente pas la roue à chaque projet de PPP», a ajouté M. Lefebvre. Ce dernier ne s'attend toutefois pas à ce que le gouvernement du Québec adopte une directive ferme en ce sens. Mais l'Agence entend bien continuer de faire pression pour qu'un changement s'effectue. Devant la centaine de participants au débat, le p.-d.g. de l'Agence a aussi pointé un autre élément afin d'améliorer la formule des PPP. Disant s'exprimer à titre personnel puisqu'il n'est pas «du gouvernement», M. Lefebvre estime que le gouvernement devrait donner un coup de pouce aux entreprises québécoises pour se lancer dans les PPP. «Le gouvernement devrait aider les entreprises qui ont du retard dans les projets de PPP. Ce serait pour se consolider, pour qu'elles prennent de l'expertise afin de mieux compétitionner au Québec et ailleurs», a-t-il dit. Cette prise de position n'est pas étrangère à une certaine résistance des entreprises devant la formule tant prisée par le gouvernement libéral. Hier, le vice-président de SNC-Lavalin Investissement, André Dufour, qui était un autre participant aux côtés de M. Lefebvre, a soutenu que SNC-Lavalin préfère travailler selon le mode conventionnel. «Il y a moins de risques, et soumissionner en PPP, c'est très dispendieux. Mais on s'est adaptés au marché», a mentionné le vice-président de SNC-Lavalin, qui collabore notamment aux projets des autoroute 25 et 30 ainsi qu'à la construction du CUSM. Selon M. Dufour, la rentabilité d'un projet réalisé en PPP n'est pas plus intéressante que pour un projet construit selon la bonne vieille méthode. «Il n'y a pas de profits extraordinaires», a-t-il assuré. Le p.-d.g. de Cirano et professeur à l'École des HEC, Benoît Aubert, aussi participant hier, a dit que le mode de PPP «est sans pitié pour les entreprises». «Si vous êtes compétent, vous pouvez bien performer, mais une entreprise moins performante va se casser les dents. Les risques sont assumés par les fournisseurs», a rappelé M. Aubert. Ainsi, Pierre Lefebvre estime que le gouvernement doit contribuer financièrement à la préparation des appels de qualifications et de propositions. Or c'est déjà le cas. Les soumissionnaires dont les services ne sont pas retenus lors de la dernière étape reçoivent une compensation financière. Il semble toutefois que l'appétit des entreprises soit plus grand que ce que prévoit -- et que les entreprises soumissionnaires ont accepté -- le gouvernement. Par exemple, dans le dossier du centre de recherche du CHUM, les firmes soumissionnaires réclament plus du double du dédommagement financier prévu (de deux millions à cinq millions). Elles ont même suspendu leurs travaux durant tout l'été. Le coût d'une telle situation semble influencer par ailleurs le choix de l'Agence de restreindre le nombre d'entreprises soumissionnaires lors de la première étape de qualification. Selon M. Lefebvre, trois consortiums est le nombre idéal de soumissionnaires. Selon Benoît Aubert, la formule des PPP «met enfin un peu de rigidité dans les projets». Il a souligné que certaines idées ont été revues et corrigées un nombre incalculable de fois au fil des décennies, comme, par exemple, le tracé du prolongement de l'autoroute 30. «Un moment donné, il faut arrêter de soumettre les projets aux aléas politiques», a-t-il soutenu. Pierre Lefebvre a appuyé son collègue, souhaitant que la politique cesse de se mêler des opérations des projets d'infrastructures.
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