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  1. Les 1,9 milliard de dollars que Québec versera sous peu aux 360 000 employés de l’État visés par le règlement sur l’équité salariale soutiendront les dépenses de consommation et atténueront le ralentissement appréhendé de l’économie québécoise en 2007, prévoit le service des Études économiques de Desjardins. «Bien que ces montants ne touchent qu’une partie des employés de l’État, l’ampleur des sommes en jeu alimentera les dépenses de consommation au Québec en 2007, ce qui permettra d’éviter un essoufflement trop marqué», écrit l’économiste Hélène Bégin, dans un document intitulé Point de vue économique publié la semaine dernière. Au cours d’un entretien, Mme Bégin a indiqué qu’en se basant sur des études préalables, Desjardins estime qu’environ le tiers du 1,9 G$ * 633 M$ * sera affecté à des dépenses de consommation. «Le reste passera en impôts et en épargne», a-t-elle dit. Cette injection d’argent dans l’économie permettra aux dépenses de consommation de progresser de 2,8%, soit 0,2% ou 0,3% de plus que prévu, croit-elle. «L’écart de pourcentage peut paraître insignifiant, mais on parle de gros sous», a soumis Mme Bégin. Les dépenses de consommation * qui comptent pour 60% de l’économie québécoise * ont surpris en 2006 avec une hausse de 3,1%. Ralentissement dans l’emploi Mais une régression prévue dans la création d’emplois (30 000 en 2007, la plus faible progression depuis 1995), provoquée par un ralentissement de l’économie américaine et un recul des exportations, fera passer la hausse des dépenses de consommation sous la barre du 3%. L’année 2008 sera meilleure, prévoit Desjardins, parce que l’économie américaine devrait prendre du mieux, et le PIB du Québec gonflera de 2,3%, un score plus robuste que le 1,1% attendu cette année. Hélène Bégin note que l’impact de l’équité salariale continuera de se faire sentir sur l’économie québécoise au cours des prochaines années. Le montant de 1,9G$ * qui devrait être versé d’ici la fin mars * ne constitue en effet que la portion rétroactive du règlement sur l’équité salariale. Les salaires annuels des 360 000 personnes visées * des fonctionnaires et des travailleurs de la santé et de l’éducation * seront aussi augmentés de plus de 2000$ en moyenne. «Selon les estimations contenues dans le budget de cette semaine, les hausses salariales liées à l’équité salariale totaliseront 720M$ en 2007-2008, 809M$ en 2008-2009 et 825M$ en 2009-2010», explique Hélène Bégin.
  2. http://pierresimard.blogspot.com/2009/12/la-grande-garderie.html Je ne pourrais pas être plus d'accord... Récemment, le gouvernement a avancer l’idée d’augmenter l’âge pour l’obtention des permis de conduire, d'interdire au jeune le droit de conduire la nuit, ou de conduire avec plus d’un passager. Je regarde ça et je me dis que les jeunes du future n’auront jamais la chance de vieillir ou de développer un sens des responsabilités. Un jour, on va passer nos vies enrobé dans du « bubble wrap » si ça continue à ce rythme.
  3. Il s’agit de la deuxième acquisition aux États-Unis pour Agropur cette année. En janvier dernier, l’entreprise avait mis la main sur Trega Foods dans l’État du Wisconsin. Pour en lire plus...
  4. Une ressource épuisable Bernard Descôteaux Éditorial - Le Devoir lundi 9 juin 2008 La ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, déposait la semaine dernière le très attendu, parce que promis depuis si longtemps, projet de loi sur l’eau. Elle se donne par là les outils pour protéger et encadrer l’exploitation de cette richesse dont elle consacre le caractère collectif. Le projet est perfectible, et il faudra l’étudier avec soin. Mais reconnaissons que l’on s’apprête à franchir un pas important. Dès la première ligne du préambule du projet de loi nº 92, il est rappelé que l’eau est une ressource « indispensable à la vie » et qu’elle est « épuisable ». Ce mot est à souligner, car on l’oublie trop souvent. Le fait de détenir au Québec 3 % des réserves mondiales d’eau douce renouvelables ne nous autorise pas à exploiter cette ressource sans limites. Un Montréalais en utilise chaque jour 300 litres pour ses besoins domestiques, un Parisien seulement 150. Nos industries sont tout aussi gloutonnes. Il faut penser à demain. Il y a longtemps que les environnementalistes réclamaient un tel projet de loi qui, dans l’ensemble, est bien structuré. Sa première vertu est d’affirmer le caractère collectif de l’eau. Le Code civil du Québec le soulignait, mais il y fallait dire avec davantage de clarté que cette richesse patrimoniale appartient à tous les Québécois. Cela fait, le gouvernement québécois peut dès lors se donner les pouvoirs pour en assurer la protection et la gestion. Il pourra notamment imposer des redevances aux utilisateurs, ce qu’il ne pouvait faire tant que subsistaient des ambiguïtés autour du statut juridique de cette ressource. Il était temps que le Québec dépose ce projet de loi attendu depuis 2002 alors que le gouvernement de Bernard Landry adoptait une politique de l’eau dont Mme Beauchamp s’est largement inspirée. Ne chicanons pas inutilement le gouvernement Charest pour avoir tardé, car les choix qu’il fait sont bons. Il ne se trompe pas en mettant en place les éléments d’une gestion de la ressource eau par bassin versant, tel que le recommandait la commission Beauchamp en 2000. De même, lorsqu’il consacre les principes de prévention et de réparation. Il revient aux utilisateurs de prélever l’eau de façon responsable. L’État aura, une fois la loi en vigueur, les moyens d’obtenir réparation des dommages. Autre principe consacré par le projet de loi, celui de l’utilisateur-payeur. Il faudra payer pour utiliser la ressource. Combien ? Cela n’est pas dit. Comprenons que ce sera peu. Pour comparaison, notons que la Colombie-Britannique, qui exige de telles redevances depuis 1858 eh oui !, a retiré seulement six millions de dollars l’an dernier pour l’utilisation de l’eau de surface à des fins commerciales ou industrielles. L’Ontario commencera à imposer des redevances en janvier prochain. Tout en regardant ce que ce voisin fera, concurrence oblige, il faudra néanmoins que le prix exigé corresponde à la valeur que l’on attribue à cette ressource. Sans cela, les utilisateurs ne seront pas incités à faire l’usage responsable recherché par le projet de loi. L’organisme Eau-secours, qui milite depuis des années pour l’adoption de cette loi, prétendait jeudi que le gouvernement Charest a rédigé un texte qui favorise l’exploitation de l’eau plutôt que sa protection. Est-ce à dire que, parce que cette ressource est menacée, il faut s’empêcher de l’exploiter ? Bien évidemment non. L’objectif d’une telle loi est d’assurer la pérennité de la ressource pour les générations futures et non de mettre des barrières à une exploitation responsable. Au cours de l’étude de ce projet de loi, il faudra s’assurer que l’encadrement proposé soit sans failles... sans tomber pour autant dans le protectionnisme à outrance que suggère le propos d’Eau-secours. Source http://www.ledevoir.com/2008/06/09/193199.html _______________________________________________________________________________________________________ Une redevance sur l’eau en 2009 Eau-secours dénonce le projet de loi qui fait de l’eau le « patrimoine commun de la nation québécoise » ;Le PQ crie au plagiat Antoine Robitaille Le Devoir vendredi 6 juin 2008 Québec - Il faudra encore attendre 2009 avant que Québec ne commence à prélever des redevances sur les eaux captées, un projet dont les gouvernements parlent depuis 2002. Ces redevances, du reste, ne rapporteront que très peu : pour l’instant, tout au plus 5,5 millions de dollars de plus dans le Fonds vert. C’est ce que la ministre du Développement durable et de l’Environnement, Line Beauchamp, a indiqué hier lors d’une conférence de presse à grand déploiement - au pied des chutes Montmorency - visant à présenter son « Projet de loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection ». Selon elle, il est « anormal que les grands consommateurs puissent s’approvisionner gratuitement ». Déposé hier matin à l’Assemblée nationale, le texte d’une trentaine de pages, présenté comme « une pièce maîtresse » de la législation environnementale québécoise, est à peu près muet sur la question des redevances, étant donné que le principe est déjà inscrit dans une autre loi depuis 2002. Mais il constitue, selon la ministre, une première étape vers l’adoption d’une telle mesure, car il vient clarifier le statut de l’eau, considéré comme ambigu par les juristes. Pas une nationalisation Si l’article 1 du projet de loi est adopté, l’eau « de surface et l’eau souterraine » seraient qualifiées de « patrimoine commun de la nation québécoise ». Il ne faut y voir aucune tentative de « nationalisation » de l’eau, a précisé Mme Beauchamp. Une nationalisation aurait pour défaut de faire de l’eau une chose que l’on peut s’approprier. Or, maints défenseurs de l’eau le répètent depuis longtemps : il ne faut pas que ce soit le cas, même pas par l’État. L’eau doit continuer « d’appartenir à tout le monde ». L’article 1 du projet de loi spécifie d’ailleurs que ce sont là des ressources qui « ne peuvent être appropriées ». L’État doit toutefois en être le gardien, un rôle que le projet de loi veut entre autres renforcer, a expliqué la ministre, à une époque de changements climatiques où l’eau douce deviendra un enjeu toujours plus important. De nouveaux pouvoirs sont donc attribués à l’État. Le procureur général pourra désormais intenter des poursuites au civil contre l’auteur d’un dommage à une ressource en eau. Sans faire du poisson ou de l’écosystème un « sujet de droit », ceux-ci sont ici pour une rare fois dans le droit québécois « considérés pour eux-mêmes », a expliqué un juriste du ministère. Selon lui, la disposition aura aussi des effets dissuasifs. Tous les prélèvements d’eau de 75 000 litres (l’équivalent de deux grosses piscines hors terre) ou plus par jour devraient faire l’objet d’une autorisation valide pour 10 ans, mais révocable lorsque le ministère le souhaite. Le projet de loi consacre aussi la gouvernance de l’eau par « bassin versant ». Puisque aucun inventaire n’existe de l’eau souterraine, des écosystèmes aquatiques et de leurs usages à l’échelle des bassins hydrographiques, le gouvernement créerait un « Bureau des connaissances sur l’eau » au coût de 15 millions de dollars. Le projet de loi prévoit aussi la mise en oeuvre des « dispositions de l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent ». Signée par le Québec, l’Ontario et huit États américains, cette entente prévoit une interdiction des dérivations d’eau. Vives critiques d’Eau Secours Le projet de loi, dont la ministre a dit souhaiter l’adoption cet automne, a été vertement critiqué par la Coalition Eau Secours. « On n’a pas l’impression qu’on avance, mais qu’on recule », a déclaré Martine Ouellet, vice-présidente de la Coalition, un organisme à but non lucratif. Selon Mme Ouellet, tel qu’il est rédigé actuellement, le projet de loi « n’est pas une loi de protection de l’eau mais d’exploitation de l’eau ». Elle souligne que dans certains articles du projet de loi, la ministre de l’Environnement se donne « tous les droits » de prélèvement et d’exploitation. « On ne sait pas exactement ce qui sera permis ou non. C’est laissé à sa discrétion. Même en ce qui concerne l’exportation hors Québec de l’eau en vrac ! Cela ne nous rassure pas, c’est le moins qu’on puisse dire. » D’accord avec le principe qu’on poursuive les auteurs de dommages causés à l’eau, la Coalition déplore que seul le procureur général puisse s’en prévaloir. « Pourquoi aucun pouvoir citoyen ? », dit Mme Ouellet. Quant à la modification au statut de l’eau, la Coalition estime qu’une modification au Code civil aurait suffit. D’autres groupes environnementaux qui étaient présents à la présentation de la ministre ont applaudi le projet de loi. Nicolas Audet, de Stratégie Saint-Laurent, y a vu un « pas dans la bonne direction » cohérent avec la Politique nationale de l’eau adoptée en 2002 par le gouvernement péquiste. Par ailleurs, le Parti québécois a crié au « plagiat » parce que le projet de loi de la ministre reprend presque mot pour mot un autre projet, le 391, déposé par le PQ en mars. « Il aura fallu plus de cinq ans, trois ministres de l’Environnement, une politique et un projet de loi du Parti québécois pour que, finalement, le gouvernement Charest décide de bouger », a indiqué le député de Roberval et critique péquiste en la matière, Denis Trottier.
  5. Le Québec et la crise mondiale - Le gouvernement a-t-il les moyens de ses prétentions ? Jean-Claude Leclerc Le Devoir lundi 17 novembre 2008 Les leaders politiques des puissances économiques sont finalement convenus, à Washington, des domaines où leur gouvernement entend intervenir pour enrayer, espèrent-ils, la crise financière et la récession qui s’étend dans le monde entier. Les moyens d’action restent cependant à définir. Aussi, entre-temps, maintes institutions et entreprises en difficultés se ruent-elles sur les pouvoirs publics, tentant d’en obtenir des contributions, qu’ils n’ont plus, pour la plupart, les moyens d’apporter. Se pourrait-il que le Canada soit à l’abri de la tourmente ? Invités à se prononcer sur les enjeux d’une élection dont ils ne veulent pas, nombre de Québécois placent en tête de leurs préoccupations, non l’économie, mais la santé et l’éducation. De telles priorités reflètent probablement leur expérience quotidienne, mais elles étonnent. Car le raz de marée qui approche risque de saper, en même temps que l’économie, les revenus dont l’État dispose pour payer ces services. Plusieurs croient, sans doute avec raison, que le gouvernement du Québec, peu importe le parti au pouvoir, ne peut guère influer sur les grandes puissances — les États-Unis et l’Union européenne notamment — et sur les mesures qu’elles vont prendre en vue de redresser la situation. D’aucuns disent pourtant que les finances du Québec laissent à son gouvernement une importante « marge de manoeuvre ». Est-ce le cas ? Des pays ont entrepris de renflouer des banques en perdition et sont maintenant invités à sauver des industries mises en péril par la chute de la consommation. Ces interventions-là ne sauraient toutefois valoir que pour une courte durée. Pour peu que la récession dure, aucun pays ne pourra payer des sauvetages prolongés en surtaxant ses contribuables ou en vendant plus d’obligations du trésor aux Chinois ou aux Arabes. Lors d’autres récessions, il est vrai, le Québec avait pu ranimer son activité économique en lançant de grands travaux. Le premier ministre Robert Bourassa en avait fait un instrument de stabilité politique et sociale. Cette époque est révolue. Le Québec, depuis, s’est endetté lourdement, il peine à boucler ses budgets et, surtout, il doit aux transferts fédéraux le haut niveau de ses services. Dans un pays où les provinces riches sont, elles aussi, menacées par la crise, cette police d’assurance ne tient plus. Le secteur public La crise qui s’en vient touchera donc aussi le secteur public. À deux reprises, un gouvernement québécois a été mis à l’épreuve. Quand le premier ministre René Lévesque fit appel aux syndiqués de l’État, il s’est heurté à un refus. Et Lucien Bouchard, face à un dilemme semblable, a dû sacrifier, avec des retraites massives, l’expérience des aînés. Or, le gouvernement sortant, s’il jouit d’une plus grande satisfaction auprès de l’électorat, n’a pas pour autant les moyens de faire davantage. Tout au plus pourrait-il tenter de faire mieux. Il est à cet égard inquiétant de voir la pluie des promesses qui inonde la présente campagne électorale et l’absence de stratégie collective face à la crise qui s’en vient. Si les grands travaux d’infrastructures publiques que l’on promet sont gérés comme on l’a fait dans le cas du Centre hospitalier de Montréal, de l’Université du Québec et d’autres chantiers d’envergure, les choses risquent même d’empirer. Par contre, si Québec n’a pas autant d’argent qu’autrefois, il possède encore le pouvoir d’encadrer plusieurs pratiques financières. Mais ces réformes seront lentes, et les résultats n’en seront pas instantanés. Au reste, les entreprises ne pourront pas toutes attendre les nouvelles règles, internationales ou nationales, qui ont été promises lors du sommet de Washington. Qu’elles le veuillent ou non, les entreprises qui perdent des clients devront, elles, à défaut de trouver des partenaires mieux pourvus en liquidité, réduire substantiellement leurs dépenses, remettre à plus tard certains investissements, et procéder à des licenciements. Et même celles qui ne sont pas directement affectées par la récession devront, pour la plupart, se protéger de ses contrecoups. Car un phénomène insaisissable mais primordial frappe toutes les entreprises : la confiance a été perdue. Aucune loi, aucune régie d’État, encore moins « l’autorégulation », ne va la rétablir à brève échéance. À moins d’un changement radical dans les moeurs des directions d’entreprise, ce déficit de crédibilité sera même difficilement comblé dans les prochaines années. La « gouvernance », popularisée après le scandale d’Enron, s’étant révélée impuissante à prévenir la présente déconfiture, c’est là surtout que le changement reste crucial. Sans cette réforme, les secours de l’État — achat d’actions, garantie de prêt, congé fiscal, subventions — risquent d’être consentis en pure perte. Les élus auront, dit-on, à en surveiller étroitement l’usage. La tâche en sera plus malaisée qu’il n’y paraît. On tiendra ces élus responsables, le cas échéant, d’un gaspillage. Et ils seront aussi fort mal placés, en cas d’échec, pour jeter des blâmes. L’État ne devient « partenaire », en effet, qu’en abdiquant une partie de son rôle d’arbitre et de gardien de la sécurité publique. Les limites de l’intervention de l’État La présente crise met donc à nu non seulement les failles du libre marché, mais aussi les limites de l’intervention de l’État. Les gouvernements eux-mêmes ne perdent-ils pas le contrôle des organisations qu’ils créent ? De plus, au chapitre de l’intégrité, d’autres institutions sont restées dans l’ombre dont la vigilance sinon l’orientation s’est gravement affaiblie. On a mis en cause, par exemple, l’Autorité des marchés financiers. Certains ordres professionnels chargés de protéger le public contre l’inconduite de leurs membres s’acquittent aussi de plus en plus mal de cette responsabilité. Point n’est besoin d’être versé en finance ou en droit pour recenser les faiblesses humaines qui contribuent à des catastrophes comme celles qui secouent présentement les marchés. La complaisance, l’endettement, les attentes irréalistes, la cupidité sont souvent à la source de telles crises. Malheureusement, il n’est guère de loi ou d’autorité qui puisse les prohiber. Par contre, il est possible d’empêcher, par exemple, les conflits d’intérêts. Un professionnel ne doit pas agir en même temps pour deux clients aux intérêts opposés. C’est un cas classique, déjà résolu dans les règles d’éthique, sinon toujours respecté. Mais qu’en est-il du professionnel lui-même ? N’a-t-il toujours en vue que le seul intérêt de son client ? Plus d’un professionnel, hélas, sait aussi ménager son propre intérêt. Cette contradiction qui touchait depuis toujours les individus touche maintenant les sociétés de services professionnels. Pareille évolution n’est pas irréversible. Les mandats de conseiller juridique, d’analyste financier ou de vérificateur, s’ils étaient d’une durée limitée, prêteraient moins aux avis de complaisance, aux comptabilités acrobatiques ou à d’autres menus services requis de gestionnaires irresponsables. Les conseils d’administration, également, risqueraient moins alors de tomber sous l’influence malsaine d’« experts » incrustés dans la place. Dans le cas des comptables, les mandats de vérification sont présentement renouvelés de routine d’année en année. Il est trop tard, en cas de déconfiture d’une entreprise — ou d’une organisation parapublique — pour demander des comptes. Des investisseurs floués s’en prennent de nos jours à des bureaux professionnels qu’ils tiennent pour coresponsables de leurs malheurs. Quand on en est rendu à intenter des procès à des gens qui étaient chargés de prévenir les litiges, c’est que le régime de protection du public est un échec. *** [email protected] Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.
  6. Nathalie Elgrably-Lévy Économiste sénior, Institut économique de Montréal «De l’audace, de l’audace; en toute occasion, de l’audace». Cette citation d’Edmund Spenser, poète anglais du XVIe siècle, aurait pu tout aussi bien être prononcée par les ténors du front commun syndical. Alors que l’économie reste fragile, que le chômage atteint 8,4% et que le déficit et la dette compromettent notre croissance économique et le niveau de vie de nos enfants, le front commun réclame sans vergogne des augmentations salariales de 11,25% sur trois ans, soit 3,2 milliards $, rien de moins! Évidemment, les chefs syndicaux s’empressent de proposer à l’État des moyens pour financer cette dépense additionnelle. Ainsi, Mme Carbonneau recommande d’augmenter les impôts de 900 millions $ et de renoncer au plafonnement des dépenses et aux efforts de retour à l’équilibre budgétaire, autant de suggestions qui ne pourront qu’aggraver la situation actuelle. Manifestement, elle juge que la santé économique de la province, les perspectives d’avenir de millions de Québécois et la compétitivité de nos entreprises passent après la satisfaction de ses membres. Belle solidarité! Ainsi, le front commun suggère des moyens de trouver les fonds nécessaires, mais il n’explique pas pourquoi Québec, donc les contribuables québécois, devrait accepter de telles hausses salariales. Après tout, puisque le front commun nous demande de consentir des sacrifices et de nous montrer généreux, ne devrions-nous pas à notre tour exiger de lui qu’il défende la légitimité de ses ambitieuses revendications? On nous répondra que les employés de l’État travaillent dur. Admettons! Mais cela n’est pas une justification, car ceux du secteur privé, qui travaillent autant, sinon davantage, n’oseraient même pas rêver à de telles augmentations. S’agit-il d’indexer la rémunération pour tenir compte de la hausse du coût de la vie? Nullement, puisque celle-ci, telle que mesurée par Statistique Canada, fut d’à peine 0,6% en 2009. Les employés de l’État seraient-ils défavorisés? Bien au contraire! Selon l’Institut de la statistique du Québec, les employés du secteur public ont touché en 2008 un revenu hebdomadaire moyen 29% plus élevé que celui de leurs homologues du secteur privé, alors qu’ils travaillent 73 heures de moins par année. Quant aux avantages sociaux et à la sécurité d’emploi, il n’existe pas de données pour l’ensemble du secteur privé, mais il est raisonnable de penser que les travailleurs des PME québécoises sont moins gâtés que ceux de la fonction publique. Les hausses salariales de 11,25% seraient-elles alors justifiées par une hausse proportionnelle de la productivité des employés de l’État? Voilà qui serait difficile à croire! Pour l’ensemble de l’économie, la productivité n’a augmenté que de 0,8% par année de 1981 à 2008. Alors, je pose de nouveau la question. Pourquoi devrions-nous accepter des augmentations aussi considérables et payer nettement plus cher pour obtenir les mêmes services? Pourquoi un travailleur du secteur privé qui n’a ni sécurité d’emploi ni régime de retraite et dont la rémunération atteint à peine 77% de celle de son collègue de la fonction publique devrait-il faire les frais de la folie des grandeurs du front commun? Il fut un temps où le syndicalisme réalisait de grandes choses et contribuait au développement de la société. Mais ce temps est révolu. Il a obtenu la création d’une catégorie de travailleurs jouissant de privilèges sans rapport avec leur productivité. Il a aussi réussi à obtenir que les contribuables se plient aux exigences des chefs syndicaux. Est-il donc incongru de demander aux dirigeants du front commun de respecter la capacité de payer de la population? http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/02/20100204-054803.html :applause:
  7. Avant la Maison-Blanche, Barack Obama a fréquenté le bastion de la droite américaine. Un séjour qui lui a appris à faire confiance à la fois à l’État et aux marchés. Pour en lire plus...
  8. Le Jeudi 1 Mai 2008 Québec paie des cours d’anglais à des immigrants C’est la nouvelle la plus sidérante du jour. Québec paie des cours d’anglais à certains immigrants. Extrait de la dépêche de la PC, qui cite l’article du Devoir : Le porte-parole du ministère de l’Immigration, Claude Fradette, a indiqué au Devoir que ceux qui s’amènent au Québec sont maintenant avisés de l’importance de l’anglais au Québec.
 
Le bilinguisme étant essentiel pour travailler à bien des endroits dans la région de Montréal, M. Fradette fait valoir que ce n’est qu’«honnête et réaliste». Ok, au-delà de la contradiction stupide de dire aux immigrants que le Québec est français et de leur payer des cours d’anglais quand ils arrivent, je voudrais aborder un truc plus large. Sur l’apprentissage de l’anglais, justement. Suis-je débile ou l’apprentissage de l’anglais, comme langue seconde, ce n’est pas la responsabilité de l’État ? Pourquoi compte-t-on sur l’État pour nous enseigner l’anglais ? Pourquoi l’État est-il vu comme l’unique responsable de l’apprentissage de l’anglais ? Que ce soit à la petite école ou à l’école des immigrants ? Ça me dépasse, vraiment. Mon fils a 2 ans. Bien sûr, je veux qu’il parle anglais, un jour. Mais je ne compte pas sur l’heure hebdomadaire d’anglais – Kick the ball, Tom ; Okay, Sandy ! – que l’école québécoise va lui prodiguer dès sa première année pour le rendre bilingue en secondaire V. Je vois ça comme une responsabilité familiale. Pas une responsabilité étatique. Au même titre que de l’inciter à grouiller, à faire du sport. Si mon fils devient une grosse pâte molle à 12 ans, ce ne sera pas la faute de l’État. Ce sera la mienne : je n’aurai pas trouvé le moyen de lui faire goûter aux joies du hockey, du soccer, de la natation… Et quand t’es adulte, ou ado, si tes parents n’ont pas pu/voulu consacrer des efforts et des ressources à t’initier à l’anglais, ça devient ta responsabilité personnelle. Que tu sois un Dumont de Rivière-du-Loup ou un Mohamed de Tunisie. Patrick Lagacé a entièrement raison. Ce n'est pas la job de l'état de faire apprendre une deuxième langue. C'est la job des parents.
  9. Six mois de travaux sur la rue Sherbrooke MONTRÉAL - La Ville de Montréal a annoncé mercredi le début d’un important chantier qui paralysera la rue Sherbrooke jusqu’à la fin mai 2011, au centre-ville, entre les rues Saint-Marc et de la Montagne. La Ville doit effectuer des travaux majeurs pour réparer un égout collecteur construit en 1910, dont l’état de dégradation est tellement avancé qu’il pourrait causer un affaissement de la chaussée et des refoulements chez les résidents du secteur, si rien n’est fait. «Ces travaux sont absolument nécessaires. Les inspections récentes, faites par caméra, démontrent bien l’état dégradé de ce tronçon», a expliqué en conférence de presse le responsable des infrastructures au Comité exécutif, Richard Deschamps. Au lieu de reconstruire l’égout, ce qui aurait coûté neuf fois plus cher, la Ville a opté pour l’installation d’une gaine à l’intérieur des conduites, de façon à créer une nouvelle paroi qui devrait tenir pendant 50 ans. Facture totale : 4,2 millions $. Cette technique permettra également de réduire de moitié la durée du chantier. Circulation Qui dit réfection d’aqueduc dit fermeture de rues, et les travaux sur Sherbrooke n’y échapperont pas. À partir du 14 novembre, l’artère sur laquelle circulent 30 000 véhicules par jour ne comportera qu’une voie dans les deux sens sur une distance d’un demi-kilomètre, entre Saint-Marc et Guy. Sherbrooke sera aussi complètement fermée entre Guy et Saint-Mathieu pendant le week-end du 13 novembre, et entre Guy et Redpath pendant le week-end du 27 novembre. Les entraves seront encore plus importantes de janvier à la fin mai 2011, alors qu’une seule voie sur quatre sera ouverte, en direction ouest. Le chantier fera relâche pendant la période des Fêtes, du 18 décembre au début janvier. Les responsables municipaux assurent qu’ils ne pouvaient attendre le début 2011 pour commencer les travaux, parce que tout doit être terminé pour la saison des festivals qui débute en juin. La Ville, qui a encore en tête le cauchemar des travaux sur Saint-Laurent en 2008, et les nombreuses plaintes sur l’avenue du Parc depuis quelques semaines, promet un plan d’action efficace. «Tous les efforts seront déployés pour diffuser l’information et accompagner les commerçants et les résidents durant les travaux», a assuré Richard Deschamps. En 2007, sur la même rue Sherbrooke, au coin de la rue Beaudry, une portion de la chaussée s’était affaissée en raison de l’égout trop vétuste. La réparation d’urgence avait nécessité la fermeture complète de l’intersection pendant deux mois. http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/regional/montreal/archives/2010/11/20101110-202428.html
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