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  1. Le ralentissement de l'économie canadienne est encore plus important que prévu, le produit intérieur brut reculant, lors du 4e trimestre 2008, de 3,4%. Sur l'année, l'économie a progressé de 0,5 %. Pour en lire plus...
  2. Considérant la gravité de la situation économique canadienne, le ministre fédéral des Finances devance et accélère l'injection des milliards promis pour relancer l'économie, et ce, en dépit des risques d'erreur. Pour en lire plus...
  3. Publié le 01 octobre 2008 à 07h52 | Mis à jour à 07h54 Sommes-nous prêts? Alain Dubuc La Presse Je suis un optimiste. Je ne crois pas que le Canada sera emporté dans la tourmente américaine. Notre économie sera certainement affectée par ce qui se passe au sud de la frontière. Mais parce qu'elle est solide, parce que nos institutions sont différentes, le choc sera limité. Mais nous serons bousculés. Ça va brasser. Le ralentissement, déjà mesurable, sera plus prononcé. Et la possibilité que les choses aillent plus mal que prévu n'est, hélas, jamais à écarter. Serons-nous prêts? Pourrons-nous compter sur des dirigeants capables d'inspirer confiance, de bien réagir, de naviguer dans la tourmente? Si l'on se fie à ce qui s'est dit sur ce sujet, pourtant central, dans cette campagne électorale, il n'y a pas de quoi être rassurés. La performance la plus préoccupante est celle du chef conservateur Stephen Harper, dont les politiques doivent être scrutées avec plus d'attention, parce qu'il est premier ministre et qu'il le restera fort probablement. À ma connaissance, M. Harper est le seul leader d'un pays industrialisé à ne pas s'inquiéter publiquement de la crise mondiale, à ne rien proposer et à faire le pari du «business as usual». J'ai déjà critiqué la loi du silence des conservateurs. Mais plus les événements déboulent, plus ce minimalisme est insupportable. Il est vrai que l'économie canadienne est saine et solide. Mais on ne peut pas se borner à évoquer du bout des lèvres les «turbulences internationales» et à vanter les éléments fondamentaux de l'économie canadienne. Ça devient surréaliste. Les conservateurs peuvent bien rappeler ad nauseam qu'ils ont baissé la TPS de 7 à 5%, pour bien illustrer le fait que le devoir économique d'un gouvernement se limite à bien gérer les finances publiques et à baisser les impôts. La TPS à 5%, ça fait une belle jambe aux industriels qui ont du mal à exporter aux États-Unis, aux entreprises craignant un resserrement du crédit ou aux travailleurs dont le REER est en train de fondre. Ce minimalisme s'explique par le désir de M. Harper de rassurer l'électorat et de proposer l'image d'un leadership responsable. Mais il trahit aussi une idéologie de la non-intervention, et une rigidité qui ne lui permet pas de modifier son dogme quand les événements l'exigent. Même le président Bush, pourtant franchement néo-libéral, n'a pas hésité pas à intervenir. M. Harper, le seul à ne rien dire et à ne rien faire, est devenu une espèce de Martien en Occident. Ce qui est dommage, c'est que les libéraux n'aident pas beaucoup à ramener le débat là où il devrait être. Stéphane Dion et son entourage tirent à boulets rouges sur les conservateurs, décrivent en termes apocalyptiques leur gestion passée, affirment que la performance économique canadienne est la pire du G8, annoncent que Stephen Harper, émule de George W. Bush, amènera l'économie dans un mur. Ce sont des attaques inutilement grossières. Car la vérité toute nue est déjà accablante: les conservateurs n'ont rien fait et ne veulent rien faire. Peut-être que ces débordements s'expliquent parce que les libéraux n'ont pas, eux non plus, d'idées très claires sur la voie à suivre. Il est évident que Stéphane Dion, héritier de la tradition libérale, se distingue clairement de son adversaire conservateur, qu'il n'est certainement pas un apôtre de la non-intervention. Mais que ferait-il au juste? Il ne s'agit pas de prendre les grands moyens. La situation canadienne n'a rien à voir avec celle des États-Unis. Nous avons un problème: notre dépendance face au marché américain et notre vulnérabilité aux soubresauts mondiaux. Mais nous avons des atouts: un système financier sain, une économie diversifiée et résiliente, des finances publiques saines, une culture économique qui ne mène pas autant aux excès, et un système politique où le pouvoir, centralisé, permet la prise de décision. Il n'est donc pas question d'injecter des milliards dans la relance ou de se lancer dans des plans de sauvetage improvisés. Mais il y a certainement des choses à faire. Des exemples? Abandonner, pour l'instant, toutes les promesses électorales, pour bâtir un fonds de contingence et se donner ainsi une marge de manoeuvre. Ou encore, proposer des initiatives qui montreraient que quelqu'un est à la barre, prêt à intervenir si cela est nécessaire. Par exemple, doter le Canada d'une sorte de cellule de crise, pour suivre de près l'évolution de la conjoncture, pour coordonner les actions avec les provinces, pour avoir un diagnostic précis de l'état de santé de nos institutions financières, pour atténuer les risques d'un resserrement du crédit. On parlera beaucoup d'économie lors des débats des chefs de ce soir et de demain soir. Pour échanger des insultes, ou pour montrer un sens du leadership?
  4. L'industrie québécoise qui espérait une reprise du marché américain l'an prochain pourrait subir de nouveaux revers si le ralentissement de l'économie des États-Unis se poursuit encore pendant plusieurs mois. Pour en lire plus...
  5. Les dirigeants de compagnies comme Microsoft et General Electric. soutiennent que l'incapacité de venir à la rescousse de l'industrie bancaire est une menace pour l'économie. Pour en lire plus...
  6. Petite nouvelle positive sur le front économique au Canada: le produit intérieur brut réel a crû de 0,7% en juillet, dépassant largement les prévisions. Pour en lire plus...
  7. L'économie de la province la plus peuplée du Canada enregistre une faible croissance de 0,3 % entre avril et juin. Pour en lire plus...
  8. Le Québec se débrouille mieux que le Canada 28 septembre 2008 - 15h30 La Presse Rudy Le Cours Malgré le ralentissement généralisé de l'économie occidentale, le Québec parvient jusqu'à maintenant à se garder à flot, un peu mieux même que l'ensemble du Canada. Au deuxième trimestre, son économie a connu une croissance réelle de 0,9% en chiffres annualisés, contre 0,3% en moyenne d'un océan à l'autre. Les données publiées hier par l'Institut de la statistique du Québec montrent aussi une importante révision des résultats du premier trimestre. D'un recul de 0,8%, comparable à celui du Canada, on se retrouve désormais avec une croissance zéro. Bref, on croyait s'être enfoncé un pied dans la récession durant l'hiver alors que seul le gros orteil l'aura effleurée. Depuis le début de l'année, l'économie du Québec avance comme un escargot, certes, mais progresse tout de même. Autre donnée encourageante, en juin, la production de biens et de services a avancé de 0,2%, alors qu'elle avait reculé de 0,5% en mai. Autrement dit, le Québec a entamé le troisième trimestre avec un modeste élan. L'avancée demeure si timide toutefois qu'il paraît plus adéquat de parler de quasi-stagnation que de croissance franche. «L'économie du Québec reste fragile et plusieurs indicateurs pointent dans cette direction, prévient Hélène Bégin, économiste senior chez Desjardins. La détérioration du marché du travail et la chute de confiance des ménages indiquent que le pire n'est peut-être pas derrière nous.» «Il n'y a pas beaucoup de perspectives de rebondissement tangible au cours des prochains trimestres», renchérit Marc Pinsonneault, économiste principal à la Financière Banque Nationale. En août, le Québec comptait quelque 25 000 emplois de moins qu'en début d'année. Le secteur manufacturier a reculé pour le quatrième trimestre d'affilée au printemps, tandis que l'économie américaine se détériore à vue d'oeil, depuis le début de l'été. Il faut noter cependant que la valeur des livraisons en usines a augmenté en juillet. Moins fringants que durant l'hiver, les consommateurs québécois ont néanmoins continué de dépenser d'avril à juin, malgré la flambée des prix à la pompe. En termes réels, leurs achats de biens et de services ont progressé de 2,8%, soit davantage que dans l'ensemble du pays. Aux États-Unis où un plan d'urgence de l'administration Bush a injecté 85 milliards dans les revenus sous forme de rabais fiscal, la consommation a progressé de 1,2% seulement. La grande différence entre les consommateurs québécois d'une part, les canadiens et les américains d'autre part, réside sans doute dans la vitalité du marché immobilier. Chez nous, aucune des six régions métropolitaines n'a encaissé de baisses du prix des propriétés. Bref, l'effet richesse associé à la valeur d'une maison continue. «C'est un atout pour l'économie du Québec et surtout un risque en moins pour les consommateurs», souligne Mme Bégin. Après l'hiver enneigé que nous avons connu, l'activité avait repris au printemps dans la construction résidentielle. Le nombre de mises en chantier a toutefois diminué durant juillet et août. Ce qui paraît constant cependant, ce sont les dépenses gouvernementales en infrastructures engagées par le gouvernement Charest. Revues fortement à la hausse pour le premier trimestre, les dépenses publiques ont continué de progresser. Les automobilistes qui sillonnent les routes de la Belle Province ont vu les chantiers pousser comme des champignons: ici la réfection d'une chaussée, là le remplacement d'un viaduc. «Ça va vite quand c'est pour les routes, explique en entrevue Mme Bégin. Il y a peu de bureaucratie et on octroie les contrats.» Les entreprises n'ont pas maintenu la même cadence cependant même si leurs bénéfices ont progressé de 6,8% avant impôts. Il s'agit, selon l'Institut, de la hausse la plus forte en quatre ans. «Les investissements des entreprises en machines et en matériel ont un peu baissé, concède M. Pinsonneault, mais sont restés à un niveau historique élevé en proportion du PIB réel.» Depuis le début de l'année, c'est le commerce extérieur et non la demande intérieure qui mine la croissance. Tant dans ses échanges avec les autres pays qu'avec les autres provinces, le Québec achète davantage qu'il ne vend. L'an dernier, il a ainsi enregistré un déficit de 18,2 milliards en dollars constants. Sur une base annualisée, ce déficit s'était creusé jusqu'à 25,6 milliards ce printemps, retranchant du coup 5% à la croissance. Mince consolation, les exportations réelles internationales ont rebondi en juillet, nous apprenait l'ISQ plus tôt cette semaine. Toutefois, le Québec a creusé aussi sont déficit commercial avec les autres provinces au printemps. On ne saura pas avant le Temps des Fêtes si ce fossé s'est approfondi durant l'été. Exprimée en dollars constants, la taille de l'économie du Québec s'élevait à 268,6 milliards en juin et équivalait au cinquième de la canadienne.
  9. L'économie néo-zélandaise est entrée officiellement en récession vendredi, après avoir enregistré un deuxième trimestre consécutif de rendement négatif de son produit intérieur brut. Pour en lire plus...
  10. Période de convalescence en vue 23 septembre 2008 - 09h54 LaPresseAffaires.com Olivier Bourque Les investissements en infrastructure au Québec ont donné un certain tonus à notre économie. Même si la récession en Amérique du Nord a été évitée, «la convalescence sera longue» et il faudra s'armer de patience. C’est ce que souligne le Mouvement Desjardins dans ses récentes prévisions sur la situation économique du Québec et du Canada. Pour le Mouvement, nul doute que la période qui s’en vient sera morose du point de vue économique. Pour ne pas dire sombre. Ainsi, la plupart des pays industrialisés - comme le Canada - vivront une longue période de «stagnation économique» dans les prochains mois. Selon Desjardins, la reprise sera «lente et graduelle, sans éclat». Malgré la révision à la hausse de la prévision de croissance de l’économie américaine – qui est passée de 1,5 à 1,8% en 2008 – celle du Canada a dû être ramenée de 1 à 0,6% pour l’année en cours et de 1,8 à 1,3% pour 2009. L'Ontario, qui traverse actuellement sans aucun doute une période de «récession» indique Desjardins, verra donc son PIB réel diminuer de 0,1 % en 2008 pour remonter de 0,9 % en 2009. Le Québec s'en tire un peu mieux avec une croissance de 0,5 % en 2008 et de 1,3 % en 2009. Les exportations de la Belle province sont moins touchées que celles de sa voisine et les investissements en infrastructures «amènent de l'eau au moulin». Crise sur les marchés Concernant la crise sur les marchés, Desjardins souligne que la confiance des investisseurs et des consommateurs est «présentement mise à rude épreuve et elle prendra du temps à se remettre». «Même si la récession en Amérique du Nord a été évitée, (…) la convalescence sera longue et il faudra s'armer de patience avant de retrouver une croissance économique à la hauteur de son potentiel», indique François Dupuis, économiste en chef au Mouvement Desjardins. Pour l’institution, le ralentissement mondial s’appuie sur plusieurs causes. Car en plus des crises de l'immobilier résidentiel aux États-Unis, des liquidités et du crédit, la hausse rapide des prix du pétrole a également joué. Ce mélange a eu des effets plutôt «dépressifs» sur l'économie mondiale. Dans l'ensemble, l'économie mondiale devrait progresser d'environ 3,7 % en 2008, en baisse d'un point de pourcentage par rapport à 2007. Pour le Canada, la situation n’est pas favorable. La consommation demeure fragile et le marché de l'habitation est loin de reprendre du tonus, souligne Desjardins. Toutefois, avec le repli des prix de l'énergie et le ralentissement de la croissance économique, Desjardins s'attend à ce que l'inflation retraite par elle-même au cours des prochains mois. Un contexte finalement qui n’est pas sans causer des maux de tête aux investisseurs. Desjardins souligne d’ailleurs que «les boursicoteurs risquent de vivre des périodes d'instabilité d'ici la fin de 2008». Pour ceux-ci, il faudra attendre à 2009 «pour revoir un rendement positif de leur portefeuille».
  11. Le plan de sauvetage de l'économie annoncé par le gouvernement en fin de semaine monopolise l'attention de John McCain et Barack Obama. Pour en lire plus...
  12. Malgré le recul de la bourse de Toronto lundi, les analystes affirment que l'économie canadienne connaîtra des répercussions limitées de la crise financière mondiale. Pour en lire plus...
  13. Tout en se disant «très préoccupé» par la situation économique mondiale, le Premier ministre a mis en garde contre les scénarios apocalyptiques. Pour en lire plus...
  14. Un pas en avant, un pas en arrière. Telle est la marche titubante de l'économie québécoise depuis le début de l'année. Au point où on ne sait trop si elle avance ou recule au bout du compte. Pour en lire plus...
  15. Les commandes de biens durables ont affiché une hausse surprise de 1,3% en juillet par rapport à juin aux États-Unis, soutenues par les exportations qui sont devenues le ballon d'oxygène de l'économie américaine. Pour en lire plus...
  16. C'est ce qu'indique un rapport du Conference Board du Canada publié alors que le milieu artistique lutte contre les compressions annoncées par Ottawa. Pour en lire plus...
  17. Défié par les problèmes de l'économie états-unienne, le groupe beauceron voit ses profits et ses ventes glisser légèrement au deuxième trimestre. Pour en lire plus...
  18. L’emploi menacé par la crise économique 4 août 2008 - 14h39 La Presse Canadienne Ottawa Alors que la fragilité de l'économie américaine continue à se faire sentir du côté nord de la frontière, la création d'emploi au Canada pourrait être la prochaine victime du malaise économique actuel, estiment des analystes. D'ici à la fin de l'année, la création d'emploi au pays sera en perte de vitesse tandis que les salaires versés seront modérés, prévoient des économistes. «Ce ne sera pas aussi facile pour les gens à la recherche d'un emploi pendant le reste de l'année que ce l'était il y a un an», a indiqué Adrienne Warren, économiste principale de la Banque Scotia. Les sondages effectués auprès d'employeurs permettent de constater que ces derniers feront preuve d'une prudence accrue lorsque viendra le temps d'embaucher de nouveaux employés au cours de la prochaine année, ce qui signifie que les travailleurs auront un pouvoir de négociation plus faible au moment de demander une hausse de salaire, a-t-elle observé. La tendance est visible depuis le début de l'année, alors que l'économie, et en particulier la création d'emploi, semblaient relativement en santé.
  19. Les principaux indices nord-américains ont tous commencé la journée de mardi en territoire négatif alors que les inquiétudes face à l'économie persistent. Pour en lire plus...
  20. À l'approche d'une récession mondiale imminente, les cours du pétrole flirtent, à environ 60$US le baril, avec leurs plus bas niveaux depuis 18mois. Pour en lire plus...
  21. Le gouvernement sud-coréen a annoncé lundi une rallonge de 11.000 milliards de wons (8,5 milliards de dollars) pour le budget 2009 afin de soutenir l'économie très éprouvée par la crise financière. Pour en lire plus...
  22. À quelques jours d'une probable élection au Québec, le gouvernement Charest annonce un investissement de plusieurs millions de dollars dans le secteur de l'économie sociale. Pour en lire plus...
  23. L'économie du Québec tient bon 19 juin 2008 - 06h00 La Presse Hélène Baril Agrandir Monique Jérôme-Forget La situation économique a beau se dégrader tout autour, le Québec ne montre encore aucun signe de ralentissement économique, et la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget ne s'inquiète pas outre mesure pour la suite des choses. «L'argent entre toutes les semaines comme prévu, a-t-elle indiqué hier lors d'une «ntrevue à La Presse. Je ne veux pas le dire trop fort, ni avoir l'air trop optimiste mais à tous les lundis, le sous-ministre m'informe que l'argent entre. Il n'y a aucun signe de ralentissement.» Malgré cet optimisme, la ministre craint quand même que l'économie québécoise, qui exporte 54% de sa production aux États-Unis, finisse par souffrir du ralentissement américain. Si ça devait arriver, il ne faut pas attendre de réaction en forme de plan de relance de la part de Québec. «On arriverait trop tard», estime Monique Jérôme-Forget qui croit que ce que le gouvernement pouvait faire pour stimuler l'économie a été fait. Demande stimulée La ministre des Finances souligne que les baisses d'impôts de son dernier budget, de même que le programme de réfection des infrastructures routières et les investissements d'Hydro-Québec dans de nouvelles installations de production hydroélectriques et éoliennes stimulent la demande intérieure, qui pourra compenser la faiblesse des exportations. «Ces mesures, ça représente 1,2% de croissance économique», souligne la ministre des Finances, qui a révisé à la baisse, à 1,5%, sa prévision de croissance du produit intérieur brut pour 2008. Ce qui aide aussi, selon elle, c'est que le Québec ne ressent pas aussi cruellement la hausse du prix des aliments, à cause de la hausse du dollar canadien. Même si les baisses d'impôts sont grugées par l'augmentation des contributions sociales au régime d'assurance parentale et au régime d'assurance médicaments, la ministre Monique Jérôme-Forget soutient que les Québécois ont plus d'argent dans leurs poches. Le régime d'assurance parentale, dont les cotisations augmenteront de 7,5% pour la deuxième année consécutive, "est un choix de société", dit la ministre des Finances. «C'est clair qu'il y en a qui trouvent que c'est coûteux, mais si on a le choix entre avoir une société vieillissante et faire des bébés, je vais choisir de faire des bébés.» Un combat gagné Par ailleurs, Monique Jérôme-Forget a choisi de ne pas se battre contre la décision de la Bourse de Toronto de préférer un candidat de l'extérieur à Luc Bertrand au poste de grand patron. Déçue, elle espère néanmoins qu'il est possible qu'un Québécois soit nommé un jour à la direction de la Bourse de Toronto. «Je le souhaite, a-t-elle dit. Il ne faudrait pas qu'on pense que c'est par racisme que ces gens-là n'ont pas choisi Luc Bertrand. S'ils ont choisi quelqu'un de Singapour, ils devraient être capables de choisir quelqu'un de Montréal.» Par contre, la ministre des Finances a bien l'intention de remporter un autre combat, celui qui l'oppose à Ottawa sur la création d'un organisme unique de réglementation des valeurs mobilières. «Je vous promets que je vais gagner la bataille, a-t-elle lancé. Je n'ai aucun doute que je vais gagner la bataille.» L'assurance de Monique Jérôme-Forget s'appuie sur le fait que le mandat des commissions des valeurs mobilières est d'abord la protection des épargnants, ce qui est une juridiction provinciale. «Je suis en train de gagner des points parce que je défends ça», soutient-elle. La ministre des Finances affirme aussi que la protection des épargnants est une affaire de proximité. «Aux États-Unis, ce n'est pas la SEC (Securities and Exchange Commission) qui a découvert Enron et compagnie, précise-t-elle. Ça s'est fait au niveau des États parce que les gens voyaient ce qui se passait.» La commission des valeurs mobilières de Londres est très efficace, selon elle, parce que tout le monde financier se connaît et se côtoie. «Tout le monde va au pub, et commère, et s'échange de l'information formelle et informelle. D'où les vertus de la proximité.» La ministre des Finances du Québec estime aussi que la création d'un organisme unique de réglementation des valeurs mobilières n'est une priorité pour personne sauf pour le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty. «Pour les banquiers de Bay Street, que j'ai consultés, c'est la priorité numéro 54», affirme-t-elle. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080619/LAINFORMER/806190910/5891/LAINFORMER01/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=LPA_S_INFORMER
  24. Les signes d'une remise en marche de l'économie canadienne au deuxième trimestre se multiplient. Pour en lire plus...
  25. L'économie canadienne plus robuste que prévu 13 juin 2008 - 06h30 La Presse Denis Arcand L'économie canadienne va un peu moins bien que prévu mais, malgré tout, elle est plus robuste que ce que les statistiques usuelles montrent, et bien malin celui qui peut dire si nous sommes ou pas en récession. Voilà ce que dit Avery Shenfeld, économiste à la Banque CIBC, dans son pronostic des économies provinciales, sur le semestre courant, publié hier. Durant le premier trimestre de 2008, le produit intérieur brut (PIB) réel a reculé au Canada. Comme la définition d'une récession est deux trimestres de décroissance consécutifs au niveau du PIB réel, tout le monde se demande si le trimestre actuel sera négatif. Bref, sommes-nous en récession ou pas? Personne ne pourra accuser M. Shenfeld de s'avancer trop hardiment après l'avoir lu son pronostic d'hier: «Notre prévision pour le deuxième trimestre est que la croissance sera légèrement positive, mais une autre petite baisse ne serait pas une grosse surprise», décrète-t-il. Click here to find out more! En fait, son argument est que même si le PIB réel (la mesure, en volume, des biens et services produits) décroît encore ce trimestre, cela ne dit pas vraiment grand-chose sur l'état de l'économie dans le contexte actuel. Entre autres, dit-il, parce que l'économie canadienne est très disparate d'une région à l'autre: l'Ouest exporte des ressources partout au monde dans les marchés en croissance; mais au Québec et en Ontario, on exporte des produits manufacturés vers les États-Unis, qui eux, sont probablement en récession jusqu'en 2009. Comment peut-on qualifier les trois premiers mois de 2008 au Canada de «premier trimestre d'une récession, quand le revenu disponible réel annualisé a grimpé de 7,3% et que le taux d'emploi annualisé a augmenté de 2%» par rapport au dernier trimestre de 2007? se demande-t-il. Il préfère se fier au PIB nominal (qui inclut les gains liés aux prix -en forte hausse pour ce qui est des ressources naturelles- même si la production a baissé). «Des volumes de marchandises en baisse ont été exportés à des prix en hausse rapide, et les gains qui en découlent se répercutent sur les revenus qui permettent au Canada d'acheter à son tour davantage du reste du monde.» Alors, qui s'inquiète que le volume de pétrole, de charbon, de potasse et de minéraux industriels exporté baisse un peu si leur prix en croissance annule le fléchissement de la demande? L'Ontario et probablement le Québec, répond l'économiste, sans grande surprise. «Une année de croissance minime attend l'économie ontarienne, dont la croissance a été nulle durant le dernier trimestre de 2007 et qui devrait être en légère récession durant la première moitié de 2008». L'économiste de la CIBC n'a pas grand-chose à dire du Québec -à part qu'il s'y trouve un secteur aéronautique qui va mieux-, mais il note que notre secteur manufacturier subit les mêmes pressions que celui de l'Ontario. «Les prix des biens manufacturés ne montent pas aussi vite que ceux des ressources naturelles», dit-il. Il note que les licenciements dans le secteur automobile ontarien n'ont pas encore frappé les statistiques de l'emploi de cette province. Par ailleurs, ces deux provinces manufacturières souffrent de ce qui aide l'Ouest: la hausse du prix du pétrole. Et le Canada central ne peut compter sur un coup de pouce de la Banque du Canada: la robuste économie de l'Ouest empêche tout abaissement majeur des taux. Et la quasi-parité du huard avec le dollar américain n'aidera pas les exportateurs. Mais M. Shenfeld voit au moins un avantage dans la hausse du pétrole: à un moment donné, cette hausse pourrait aider à abriter ce qui reste de la base manufacturière des concurrents les plus éloignés et qui devront payer plus cher pour expédier leurs biens vers l'Amérique du Nord.