Search the Community

Showing results for tags 'jeune'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Real estate projects
    • Proposals
    • Going up
    • Completed
    • Mass Transit
    • Infrastructures
    • Cultural, entertainment and sport projects
    • Cancelled projects
  • General topics
    • City planning and architecture
    • Economy discussions
    • Technology, video games and gadgets
    • Urban tech
    • General discussions
    • Entertainment, food and culture
    • Current events
    • Off Topic
  • MTLYUL Aviation
    • General discussion
    • Spotting at YUL
  • Here and abroad
    • City of Québec
    • Around the province of Québec.
    • Toronto and the rest of Canada
    • USA
    • Europe
    • Projects elsewhere in the world
  • Photography and videos
    • Urban photography
    • Other pictures
    • Old pictures

Calendars

There are no results to display.

There are no results to display.

Blogs

There are no results to display.

There are no results to display.


Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


About Me


Biography


Location


Interests


Occupation


Type of dwelling

Found 20 results

  1. http://journalmetro.com/opinions/paysages-fabriques/466194/wake-up-call/ <header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 16.003000259399414px; position: relative !important;">19 mars 2014 Wake-up call </header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(102, 102, 102); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;"><figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 618px;">ACDFMaxime-Alexis Frappier, lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013</figcaption></figure> Un banal appel peut parfois donner lieu à un véritable cri du cœur. C’est ce qui m’est arrivé lundi dernier avec l’architecte Maxime-Alexis Frappier qui, visiblement, avait besoin de sortir le méchant. Banalité. Horreur. Inexcusable. Le lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013 de l’Institut royal d’architecture du Canada ne mâche pas ses mots lorsque vient le temps d’analyser le développement urbain de la métropole. Comment en est-on arrivé à cette discussion? Je lui ai simplement posé la question suivante: «A-t-on peur de la couleur en architecture à Montréal? Il me semble qu’on ne voit que de la brique grise, beige et rougeâtre, du verre et du béton dans les grands projets réalisés ces dernières années.» Il n’en fallait pas plus pour faire exploser la bombe à retardement qui sommeillait en lui. Mon appel, qui ne devait durer que 10 minutes, s’est finalement étiré sur presque une heure. «La couleur, pour moi, ça fait partie de l’audace et de la créativité, s’exclame-t-il. On est tellement rendu craintif au Québec. On est en train de devenir beiges. […] On n’exige même plus de qualité et de créativité dans les appels d’offres. On veut uniquement des architectes capables de gérer un budget et un échéancier!» Pour M. Frappier, même si les bons coups se multiplient [notamment grâce aux concours d’architecture], les occasions manquées ne se comptent plus. L’OSM, le nouveau CUSM, les tours à condos du centre-ville. On multiplie les chantiers sans se demander si ces projets contribueront à améliorer notre qualité de vie et à susciter un sentiment de fierté pour notre ville. «Les gros investisseurs, incluant le gouvernement, ne s’interrogent pratiquement plus sur la firme d’architecture derrière les projets de 100 ou 150M$, s’étonne-t-il. On se soucie à peine de savoir si l’architecte est en mesure de créer une plus-value à l’investissement, s’il va concevoir un projet unique.» «Le fait de voir de bons projets autour de nous, c’est ça qui nous réveille en tant qu’architecte, en tant que société.» – Maxime-Alexis Frappier, lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013 Maxime-Alexis Frappier va même jusqu’à observer un certain recul en matière d’architecture et de design urbain au Québec, en comparaison des autres provinces canadiennes. «J’étais juré pour les prix en architecture du gouverneur général du Canada, m’explique-t-il. Il y avait 150 projets sur la table et je suis sorti de là déçu. Ça bouge ailleurs au pays. Pourquoi pas au Québec? Wake up! Il faut pouvoir mettre en valeur notre talent.» Pour lui, il faut absolument briser le mythe que les beaux et bons designs coûtent une fortune. «Ce n’est pas vrai, affirme l’architecte. On peut faire des projets bien équilibrés, durables et novateurs qui ne coûtent pas plus cher que ce que l’on fait actuellement. Il faut juste vouloir le faire.» Ce changement de mentalité [déjà amorcé, selon lui] passe avant tout par les projets gouvernementaux, les bâtiments parapublics et les institutions scolaires. Le privé suivra instinctivement. «Le fait de voir de bons projets autour de nous, c’est ça qui nous bouscule en tant qu’architecte, en tant que société. Autrement, on s’endort. On tombe dans la facilité. Il est temps qu’on se réveille.» Projet phare à surveiller, selon M. Frappier: le cinquième pavillon du MBAM /Architectes: Manon Asselin et Jodoin Lamarre Pratte </article>
  2. Montréal-la-paumée La Presse Il y a 514 000 personnes pauvres à Montréal. La plupart de ces personnes travaillent au salaire minimum ou alors sont sur l’aide sociale et dans tous les cas, elles peinent à joindre les deux bouts. D’autres, en revanche, sont bien au-delà de la pauvreté ordinaire. Ils sont toxicomanes, prostituées, itinérants. Ils habitent dans des chambres miteuses, des taudis insalubres, ou alors carrément dans la rue. Ces hommes et ces femmes ont atteint le bout du désespoir, le fond du baril. Au printemps dernier, nos journalistes et nos photographes se sont immergés dans la réalité de cette pauvreté extrême. Katia Gagnon, dont vous pouviez lire les reportages hier, a passé une semaine dans l’autobus de l’organisme l’Anonyme, qui distribue des seringues propres aux toxicomanes. Michèle Ouimet, dont les textes sont publiés aujourd’hui dans le cahier Plus, a vécu deux semaines dans une maison de chambre insalubre du quartier centre-sud et a occupé de petits boulots. Hugo Meunier, que vous lirez dans nos pages demain a quant à lui passé une semaine au Motel Excel, dans l’est de l’île, où des gens acculés au pied du mur choisissent de vivre en permanence. Patrick Sanfaçon et Ivanoh Demers, nos photographes, ont sillonné la ville pendant plusieurs jours pour entrer dans le quotidien de personnes, jeunes et vieilles, qui ont la rue pour demeure. ___________________________________________________________________________________ Aux premières loges de l’autodestruction (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) Photo Patrick Sanfaçon, La Presse Katia Gagnon La Presse Jeannot pousse la porte du motorisé et s’écroule sur un tabouret. Le jeune homme de 26 ans a dormi quatre heures depuis une semaine. Durant ces sept jours, il a pris un incroyable cocktail de drogues dures. Son corps est agité de soubresauts, comme un pantin désarticulé dont un être invisible tirerait les ficelles. Il lève un bras, avance une jambe, ouvre la bouche. Son corps, assoiffé de sommeil, et son coeur, soumis aux messages contradictoires de l’héroïne — un dépresseur — et de la coke — un stimulant — sont en déroute totale. Jeannot est au bord de la surdose. Lundi, 23 h. La rue Ontario est un tapis de satin noir. La pénombre règne dans le motorisé. Seule une petite rangée de lumières éclaire la figure de cire de Jeannot, beau jeune homme à la crinière blonde. Après quelques minutes, l’effet de la roche de crack qu’il vient tout juste de fumer se dissipe. Péniblement, Jeannot se lève et va à l’arrière voir Andréanne Fafard, une intervenante de L’Anonyme. Jeannot commence par vider ses poches. Il en sort 10 seringues usées. «Tu as vraiment besoin de dormir», lui fait remarquer l’intervenante. «Je vais aller au squat. Et je vais dormir avec ça», annonce le jeune, en sortant de ses poches un petit sachet contenant 10 comprimés de Seroquel, un puissant médicament antipsychotique. Andréanne Fafard le regarde longuement. «Tu ne vas pas tout prendre, c’est promis ?» Jeannot promet. Il jette ses seringues usées. Puis, il ramasse quelques seringues propres. En sortant de l’autobus, il se retourne et, pendant quelques secondes, il a l’air de ce qu’il aurait toujours dû être: un jeune magnifique, qui sourit de toutes ses dents, le pouce en l’air. La porte se referme en claquant. Jeannot ira-t-il vraiment dormir dans son squat ? Andréanne et sa collègue, Maude Calvé-Thibault, n’en savent rien. Mais qu’auraient-elles pu faire ? Le jeune ne voulait pas aller à l’hôpital. Aucune ressource d’hébergement n’accepterait un jeune aussi intoxiqué. «Il aurait juste besoin d’une place pour dormir pendant trois jours. Mais ça n’existe pas», dit Andréanne Fafard. «On est souvent devant l’impuissance, ajoute sa collègue. On est aux premières loges de la misère et de l’autodestruction.» Les deux intervenantes connaissent bien Jeannot. C’est un habitué. L’autobus bariolé est probablement l’un des seuls repères dans sa vie de jeune junkie itinérant. Car Jeannot et quelques autres vivent, hiver comme été, sur ce coin de rue. «Un soir, il est venu dans l’autobus, raconte Andréanne Fafard. Il a mis sa musique, il s’est mis à danser. Après, il s’est assis. Il nous a parlé. Il venait d’apprendre qu’il était atteint du VIH.» Minuit, quartier Centre-Sud. Un jeune et sa copine mendient, assis sur le trottoir. Ils ont un chien. Elle est enceinte. L’autobus s’arrête juste devant une porte du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Cette porte, c’est celle d’Yvonne. La femme de 47 ans ne peut pas sortir de chez elle le soir : elle est «quadrilatère» dans toute l’île de Montréal. «Quadrilatère», c’est la sanction donnée par un juge aux prostituées. Elles n’ont pas le droit de se trouver, le soir, dans le quadrilatère donné. Yvonne, elle, a tellement fait de prostitution, partout à Montréal, qu’un jour, un juge s’est fatigué : il l’a confinée à sa maison tous les soirs. Ce qui ne veut pas dire qu’Yvonne a arrêté de se prostituer. Elle harangue les clients de sa fenêtre ouverte. Et ce soir, elle a besoin de «matériel». L’autobus s’arrête donc juste vis-à-vis sa porte. Yvonne regarde à gauche de sa porte, à droite. Pas de policiers en vue. Yvonne porte une minijupe et une camisole noire qui laisse voir ses seins décharnés. Elle n’a pas une dent dans la bouche. Ce qui est, semble-t-il, très apprécié des clients. Idéal pour les fellations. Yvonne n’arrête pas de bouger ni de parler. Elle est toujours comme ça. Mais ce soir, en plus, elle a un problème. «Je pense que je suis enceinte.» Ce serait son septième enfant. Des enfants qui sont, évidemment, tous placés. Deux de ses filles font elles aussi de la prostitution. «La grossesse, ça ferait combien de temps ?» dit Andréanne. «Ah, je m’en câlisse. Je m’en câlisse», dit d’abord Yvonne. Mais finalement, elle plie. Elle ira cette semaine à l’hôpital passer un test de grossesse avec Pénélope Boudreau, l’infirmière qui travaille à bord du motorisé. Quatre heures et demie du matin, coin Sainte-Catherine et Saint-Hubert. C’est l’aube. Un jeune homme aux traits autochtones danse au milieu de la rue. Puis, il s’agenouille, front contre le bitume. Rue Frontenac. Le cellulaire de l’autobus sonne. C’est une jeune femme, elle a un urgent besoin de seringues. Elle arrive en courant sur ses talons hauts. Blonde, 27 ans, enceinte de sept mois. «Le monde chez nous n’a plus de seringues propres et ils sont en train de virer fous, lance-t-elle. — Et toi, tu ne consommes pas ? lui demande Andréanne Fafard. — Non. Moi je fume juste du crack, répond la fille. — Es-tu suivie pour ta grossesse ? — Non.» L’intervenante lui propose de venir voir l’infirmière à bord de l’autobus. Elle insiste. La fille, méfiante, ne veut rien savoir. Elle repart avec une boîte de 100 seringues. En sortant, elle jette un coup d’oeil explicite au passager d’une camionnette. «Elle fait encore de la prostitution», observe Maxim Leroux, qui travaille à bord ce soir. Et ça pogne, les femmes enceintes ? «Toutte pogne», dit-il, d’un ton las. Donner des seringues à une femme enceinte, ça pose quelques questionnements éthiques. «Si on ne lui donne pas de seringues, elle va se piquer avec des seringues sales», dit Andréanne Fafard. Sylvain Kirouac, travailleur de rue à L’Anonyme, a une autre vision des choses. Il travaille rarement dans le motorisé. Il arpente plutôt les «piaules», ces appartements où se rassemblent les toxicomanes. Il a déjà posé un ultimatum à une cliente, enceinte pour la deuxième fois en moins d’un an. «Tu arrêtes de consommer ou je coupe le contact.» Justine a choisi de couper les ponts. Quand on l’a emmenée à l’hôpital pour un avortement tardif, le médecin lui a lancé, à la fin de l’intervention : «Le bébé était encore vivant quand on l’a sorti.» Justine s’est réveillée sous l’effet de cette douche psychologique glacée. Elle s’est sortie de la dope. Vingt-deux heures trente, quartier Pointe-Saint-Charles. Un homme de 50 ans entre dans l’autobus avec un sac réutilisable. Il repart avec 100 seringues, 288 condoms et 5 pipes à crack. Quand l’autobus de L’Anonyme a commencé à rouler, il y a 18 ans, il tournait autour du centre-ville, du Centre-Sud et d’Hochelaga-Maisonneuve. Mais les populations-cibles ont lentement migré ailleurs dans l’île. Le motorisé a suivi. L’Anonyme roule maintenant dans 10 quartiers de la métropole. Nous sommes aujourd’hui dans NDG, coin Walkley et Chester. Un des secteurs les plus dangereux de Montréal. Ici, les filles ne font pas le trottoir : elles sont derrière les murs de ces immeubles, souvent sous la coupe de gangs de rue. Ici, les relations sans condom sont plus payantes. «Il y a beaucoup de demande pour des tests de grossesse, souligne Maxime Leroux. On leur explique que l’avortement n’est pas une méthode de contraception. Elles disent oui, mais elles reviennent.» Ici, donc, les filles ne sont pas dans la rue, et les jeunes ne sont pas itinérants. Prenez Jacob, par exemple, qui monte à bord. Il est grand, beau et jeune. Et, évidemment, il est noir. Sauf qu’un Noir, coin Walkley et Chester, ça rend les policiers nerveux. Il y a quelques mois, Jacob s’est fait arrêter parce qu’il n’avait pas de réflecteur sur sa bicyclette. Son ami a voulu prendre sa défense. Le copain avait les mains dans les poches. Le banal incident s’est ainsi transformé en opération majeure. Les renforts, six autos de police, les armes sorties. Jacob était couché sur l’asphalte. «J’ai eu peur, man, je tremblais. J’étais sûr que la policière allait tirer», raconte Jacob. Dans Saint-Michel, le portrait est semblable. Le soir de notre passage, l’autobus était garé près du boulevard Pie-IX. Soudain, on a entendu une série de petits claquements secs. Quatre jeunes Haïtiens sont accourus dans l’autobus. «Des coups de feu. Près de la 47 e», ont-ils hurlé en choeur. Le plus jeune, terrorisé, s’est couché sur le plancher de l’autobus. Il y a deux ans, devant ces immeubles de la 48e Rue, il y avait beaucoup de prostitution. «Les problématiques étaient identiques au centre-ville. Une fille dans une piaule qui se prostitue. Une autre qui est enceinte et qui se shoote», raconte Maude Calvé-Thibault. La police a fait le grand ménage. Néanmoins, les intervenants y distribuent plusieurs centaines de condoms par semaine. Les filles y sont souvent de petites poupées hypersexualisées, encouragées à être passives. Pour les pousser à exiger le port du condom, les intervenants ont conçu des petites culottes roses dotées de slogans évocateurs. J’ai le gros bout du bâton. Terrain de jeu protégé. On donne les petites culottes aux filles et la discussion s’engage. On distribue assez peu de matériel d’injection dans Saint-Michel. Ce qui ne veut pas dire que la toxicomanie n’existe pas, loin de là. « On est allés une fois à (la polyvalente) Louis-Joseph-Papineau pour la semaine de la toxicomanie. C’est écoeurant les problématiques qu’on a eues. J’ai jasé avec un jeune de 14 ans : il avait de très bonnes connaissances en injection. À 14 ans !» raconte Maxim Leroux. Il a fallu beaucoup de temps et de patience aux intervenants pour apprivoiser des quartiers comme Walkley ou Saint-Michel, qui sont, résume l’intervenant, «un monde clos». Au début, les jeunes vêtus à la mode des gangs de rue entraient dans l’autobus en roulant des épaules. Ils ouvraient toutes les armoires et piquaient des trucs. « Et aujourd’hui, ce sont les anciennes fortes têtes qui rappellent les nouveaux à l’ordre ! » rigole Maxim. Mais les heures passées à attendre en vain des clients ont fini par payer. Les intervenants ont tissé des liens durables. Dans Côte-des-Neiges, ce soir, quatre femmes antillaises partagent leurs fruits de tamarin avec Maude Calvé-Thibault et Andréanne Fafard. «Avez-vous des condoms pour femmes ?» demande l’une d’elles. Maude déballe un échantillon. La chose a l’air d’un sac ziploc lubrifié. Tout le monde croule de rire. Vingt et une heures trente, quartier Saint-Michel. Un couple monte dans l’autobus avec un bambin de 3 ans. Le petit prend un verre de jus. La mère a 16 ans. Son conjoint, 14. Ce soir, avant de monter dans l’autobus, Maude Calvé-Thibault veut superviser une entrevue. Maude a convaincu un certain nombre de jeunes de la rue de réaliser des émissions de radio qui seront diffusées sur les ondes de CIBL. Ce soir, Marie-Pierre, 25 ans, interviewe sa mère, Jocelyne, 52 ans. Marie-Pierre a été toxicomane pendant des années. Elle s’est prostituée. Elle a perdu la garde de ses deux filles qui habitent chez Jocelyne. Leur échange est bouleversant. « Ça a été quoi, le plus difficile ?» demande Marie-Pierre. « Il y a eu beaucoup de choses difficiles, répond Jocelyne. Ce qui m’a sauvée, c’est que j’ai cessé d’être ta mère. Ce sont tes filles qui m’ont sauvée quand je suis devenue leur mère à elles. Parce qu’avant, j’avais l’impression d’être au bord d’une piscine, de voir ma fille se noyer et de ne pas pouvoir la sauver.» Elle aussi était aux premières loges de l’autodestruction. L’Anonyme, c’est quoi ? C’est un organisme communautaire qui oeuvre auprès des usagers de drogues injectables — 23 000 personnes à Montréal — en prévention du sida. Son motorisé, qui roule cinq soirs et deux nuits par semaine, arpente 10 quartiers. Ils distribuent des condoms, ainsi que du matériel d’injection et des pipes à crack. Les travailleurs sociaux à bord font de l’intervention sociale et de l’éducation sexuelle. La clientèle cible a entre 14 et 30 ans. L’an dernier, L’Anonyme a donné 191 000 condoms, 67 000 seringues, 2500 pipes à crack. L’équipe d’intervenants a rejoint plus de 10 000 personnes. Pourquoi distribue-t-on du matériel d’injection ? D’un point de vue de santé publique, il est préférable de distribuer du matériel propre aux toxicomanes afin qu’ils évitent des maladies comme le sida ou l’hépatite C. Il vaut également mieux que les prostitués se protègent du sida en exigeant du client qu’il porte le condom. C’est la philosophie de réduction des méfaits. MULTIMEDIA :: http://multimedia.cyberpresse.ca/pauvrete/index.html
  3. On aimerait bien que nos enfants soient comme ceux de la journaliste Janet Bodnar! Ces trois jeunes adultes de 20, 24 et 26 ans sont d'excellents gestionnaires de leurs finances personnelles. Pour en lire plus...
  4. Plus de 5 700 statisticiens, provenant de partout sur la planète, se donnent rendez-vous à Montréal entre les 3 et 8 août prochains. Parmi eux: un jeune génie américain des prévisions. Pendant cette période, le Palais des congrès de Montréal accueillera le Joint Statistical Meeting 2013, la plus importante rencontre de statisticiens sur la planète. À cette occasion, les participants en profiteront pour célébrer l’Année internationale de la statistique, et discuteront ensemble – à l’aide de 700 conférenciers et tables rondes- des plus récentes pratiques susceptibles de contribuer à l’avancement de cette science. La statistique occupe une position centrale dans l’établissement, entre autres, de politiques publiques, de décisions d’affaires, de mesures économiques ou financières. D’autres disciplines comme le sport, le météorologie et la médecine en font également un usage quotidien. Le «prodige» des prévisions Entre autres invités de renom, notons la présence de Nate Silver, fondateur du blogue politique FiveThirtyEight.com. Qualifié de prodige du «number-crunching» par le New York Times, M. Silver s’est d'abord fait connaître en 2008 en parvenant à prédire le résultats de l’élection présidentielle, dans pas moins de 49 des 50 États américains. Quatre ans plus tard, l'an passé, le jeune statisticien américain a laissé sans voix l’ensemble des analystes et journaliste politiques américains en parvenant cette fois à prédire le résultat du scrutin présidentielle dans l’ensemble des 50 États du pays. http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/des-milliers-de-statisticiens-bientot-a-montreal/559973#.UfGZGKw8CCg
  5. L’eldorado ontarien? Un mythe, révèle la deuxième livraison de l’indice de l’équité entre les générations. Les jeunes Québécois ont désormais un meilleur niveau de vie que leurs voisins. http://www.lactualite.com/societe/mieux-vaut-etre-jeune-au-quebec-quen-ontario/
  6. Une lettre parue dans la Gazette hier d'une jeune femme qui est allé à l'opéra: http://www.montrealgazette.com/news/todays-paper/Numbskulls+ruin+much+anticipated+night+opera/6047214/story.html Voyez la réaction rapide et brillante de l'Opéra de Mtl: http://www.facebook.com/#!/events/169784043124557/ Nice euh?
  7. Dany Villanueva doit quitter le Canada et retourner dans son pays d'origine, le Honduras. Telle est l'ordonnance rendue mercredi par le commissaire à l'immigration et au statut de réfugié. Rappelons que Dany Villanueva est un témoin-clé dans l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva, son jeune frère qui a perdu la vie lors d'une altercation avec les policiers dans un parc de Montréal-Nord, en août 2008. Par l'entremise de son avocat, Dany Villanueva a sur-le-champ porté cette ordonnance en appel, ce qui a pour conséquence de suspendre la décision du commissaire. Il contestera cet avis d'expulsion auprès de la section d'appel de la Commission de l'Immigration et également en cour fédérale. Le processus pourrait s'échelonner sur plus d'un an. Dany Villanueva a le statut de résident permanent au Canada. Il y vit depuis son adolescence et soutient qu'il n'a plus aucune attache avec le Honduras, où les autorités canadiennes souhaitent le renvoyer. D'autres rendez-vous avec la justice D'ici là, Dany Villanueva devra répondre d'accusations de conduite en état d'ébriété et de possession de cannabis. Ces événements se sont produits la semaine passée à Charlemagne, non loin de Repentigny, où il habite. Dany Villanueva devra aussi subir un procès pour une affaire de vol qualifié, dans laquelle il est accusé aux côtés de quatre autres personnes. Ce procès doit avoir lieu en novembre. En 2006, Dany Villanueva avait purgé une peine de 11 mois de prison pour un autre vol qualifié. Ce sont ces faits que l'Agence des services frontaliers a invoqués pour expliquer sa demande que Dany Villanueva soit expulsé vers le Honduras. Enfin, Dany Villanueva poursuivra le 3 mai sa comparution dans l'enquête du coroner André Perreault sur les circonstances et les causes entourant la mort de son jeune frère Fredy. Appartenance passée à un gang de rue Devant le coroner André Perreault, plus tôt cette année, Dany Villanueva avait reconnu qu'il avait déjà entretenu des liens avec un gang de rue. Il avait tenu à préciser qu'après avoir été emprisonné, il avait signifié à ce gang qu'il ne souhaitait plus y être associé. Dany Villanueva a expliqué en substance au coroner qu'il souhaitait, de cette manière, faire en sorte que son jeune frère Fredy ne suive pas ses traces. Fredy Villanueva, 18 ans, a perdu la vie lors d'une altercation avec les policiers Stéphanie Pilote et Jean-Loup Lapointe. La scène s'est produite dans un stationnement attenant à un parc, dans l'arrondissement Montréal-Nord, en août 2008. Dany Villanueva était présent. Devant le coroner Perreault, le policier Lapointe a argumenté que Dany Villanueva avait fait preuve d'agressivité au point où le policier avait craint pour sa vie. Jean-Loup Lapointe a fait feu, atteignant mortellement Fredy Villanueva. Source: Radio-Canada. Bon débarras?
  8. Le lundi 11 août 2008 Montréal-Nord s’embrase Philippe Orfali, Hugo Meunier, Patrick Lagacé et Martin Croteau La Presse Montréal-Nord s'est embrasé hier soir après avoir passé 24 heures sous tension. Samedi soir, Fredy Villanueva, 18 ans, a été tué par la police, et deux autres jeunes ont été blessés. Hier soir, le ressentiment d'une partie de la population a éclaté sous forme de brasiers, de voitures saccagées et de commerces pillés. Au plus fort des affrontements, peu avant minuit, des émeutiers ont échangé des coups de feu avec des policiers retranchés derrière leurs voitures de patrouille, sur le boulevard Maurice-Duplessis. Tous les abribus du secteur ont été fracassés. Des commerces ont été pillés et la marchandise volée a servi à allumer une quinzaine d'incendies un peu partout dans le secteur. À mesure que la soirée avançait, les émeutiers se sont déplacés vers l'est. Au coin du boulevard Langelier, ils ont mis le feu à des bonbonnes de propane, provoquant de violentes explosions. Des casseurs ont utilisé des scooters pour transporter du carburant et alimenter les dizaines de feux qui flambaient dans le secteur. Pendant ce temps, des curieux approchaient par centaines, prenaient des photos, filmaient la scène avec leurs téléphones cellulaires. «C'est bien fait, la police le méritait», a déclaré une spectatrice, croisée près du théâtre des affrontements. Boulevard Rolland, là où tout a commencé, des éclats de verre couvraient la chaussée, restes des bouteilles lancées vers les agents. Les policiers de l'escouade antiémeute, équipés de casques, de boucliers et de matraques, sillonnaient le quartier par groupes pour contenir les débordements. Et des dizaines de feux illuminaient les rues autour du parc Henri-Bourassa, au coin du boulevard Rolland et de la rue Pascal. Peu avant 22h, des voitures ont pris feu devant la caserne de pompiers située à cette intersection. C'est derrière ce bâtiment que, la veille, un policier du SPVM a abattu le jeune Fredy Villanueva. Les pompiers qui ont voulu éteindre le brasier se sont fait lancer des bouteilles, des pierres et des projectiles en tous genres. Lorsqu'ils ont battu en retraite, les feux allumés un peu partout dans le secteur ont brûlé librement. Et des pillards ont saccagé la caserne. Les voitures, poubelles, tables de pique-nique et bonbonnes de propane incendiées se sont multipliées dans les minutes suivantes. Peu après 23h, une fourgonnette garée devant un immeuble commercial au coin des rues Arthur-Chevrier et Rolland a pris feu à son tour. Les flammes ont effleuré l'immeuble, qui abrite un club vidéo, un restaurant, un magasin à 1$ et une douzaine d'appartements. Comme les pompiers étaient hors-jeu, les policiers se sont adressés aux citoyens. Ils ont demandé à quiconque possédait des boyaux d'arrosage de participer aux efforts pour combattre les flammes. Pendant quelques minutes, un policier de l'escouade antiémeute a été seul à tenter d'éteindre le feu. Ce n'est qu'à 23h45 qu'un camion de pompiers, escorté par des policiers, a pu se frayer un chemin jusqu'à l'immeuble. Au moment de mettre sous presse, vers 1h30, les policiers tentaient toujours de disperser les casseurs retranchés à l'intersection des boulevards Maurice-Duplessis et Langelier, le dernier foyer de résistance. Policiers blessés Deux policiers ont été blessés pendant les émeutes, a indiqué le porte-parole du SPVM, Raphaël Bergeron. Une agente a dû être évacuée de toute urgence après avoir reçu une balle dans la cuisse, mais sa vie ne serait pas en danger. Un autre agent a reçu un objet dans le pied. Un ambulancier qui travaillait sur les lieux a aussi été blessé lorsqu'il a reçu un projectile sur la tête. Les membres des médias n'ont pas été épargnés. Un caméraman de TVA a été pris à partie par des émeutiers. Et un photographe de La Presse, Robert Skinner, a été attaqué par des pillards. Trois jeunes hommes lui ont fracassé une bouteille sur la tête pour ensuite lui voler ses appareils photo. Une casse annoncée Samedi soir, un policier et une policière ont abordé un groupe de jeunes qui jouaient aux dés dans le stationnement du parc Henri-Bourassa. Ils ont interpellé Dany Villanueva, 22 ans, qui a refusé de coopérer. Selon des témoins, un membre de sa bande a sauté au cou d'un des agents. Dans la mêlée, celui-ci a dégainé son arme et a tiré quatre coups de feu. Le frère de Dany, Fredy Villanueva, est mort. Deux de ses amis ont été blessés. La nouvelle du drame s'est répandue comme une traînée de poudre à Montréal-Nord, un quartier notoirement fréquenté par les gangs de rue. Dans la journée d'hier, plusieurs habitants du secteur ont clamé leur ras-le-bol face à la «brutalité policière» dans leur quartier. D'autres promettaient déjà de venger la jeune victime. «J'ai entendu un jeune parler à des flics, raconte Mathieu, 28 ans, rencontré au plus fort des émeutes. Il leur disait que si ça avait été quatre Blancs, ils n'auraient jamais fait ça.» À la fin de l'après-midi, des dizaines de personnes sont spontanément descendues dans la rue, certaines brandissant des photos du jeune homme de 18 ans. «C'est une manifestation pacifique qui a mal tourné», a résumé une dame qui a refusé de dévoiler son identité. Les casseurs n'étaient pas les seuls à en vouloir au SPVM. Des centaines de voisins, femmes, vieillards, enfants, ont voulu manifester leur colère. «Ce n'est pas un conflit entre Blancs et Noirs, a affirmé un manifestant. C'est un conflit entre les jeunes de Montréal-Nord et la police.» Vers 22h30, des policiers ont remonté la rue Rolland vers le nord en frappant leur bouclier de leur matraque. Ils ont pris position au coin des rues Arthur-Chevrier et Rolland, à quelques mètres d'un groupe de spectateurs qui ne participaient pas à la casse. Lorsque cinq policiers ont foncé vers la foule, une femme haute comme trois pommes n'a pu fuir. Elle a été matraquée et violemment projetée au sol. Un homme s'est alors avancé vers le cordon policier. «On est nés ici, on ne vient pas d'ailleurs! leur a-t-il scandé. Cette journée-ci, on va s'en rappeler. Nous sommes les otages de notre quartier.» Pour plusieurs habitants de Montréal-Nord, les événements d'hier sont le point culminant d'une série d'affrontements entre policiers et jeunes. Et plusieurs s'inquiètent de l'escalade qui échauffe leur quartier. «Ce n'est que le début», a prévenu une femme d'une quarantaine d'années qui observait la scène. Le secteur des émeutes Les rues situées dans ce secteur de Montréal-Nord ont été au coeur des émeutes d'hier soir. Ces événements sont survenus après la mort d'un jeune homme tué par la police samedi. Plusieurs incendies ont été allumés dans les rues et une caserne de pompiers a notamment été saccagée hier soir. http://www.cyberpresse.ca/article/20080811/CPACTUALITES/80810133/6488/CPACTUALITES
  9. Publié le 12/02/2009 N°1900 Le Point L'autre HEC est à 8 000 kilomètres de la France Attraction. Pourquoi les Français choisissent-ils HEC Montréal ? Marie-Sandrine Sgherri Germain était en prépa à Cannes quand il a entendu parler d'HEC Montréal pour la première fois. La copie d'un mail accroché dans la salle de repos des élèves attire son attention. « Un élève expliquait que tout se passait bien pour lui à Montréal. Je me suis demandé ce que signifiait cet "hec.ca". » Intrigué, Germain contacte l'exilé qui lui raconte l'autre HEC, une école de management située à Montréal qui délivre un bachelor sur le modèle américain, soit un bac + 4. « Je me suis renseigné sur lui. Etait-il nul, avait-il été viré de la prépa ? Pas du tout, il faisait partie des 5 premiers. » Alors, l'idée commence à faire son chemin dans la tête de Germain, excellent élève, mention TB à son bac ES, et que l'idée de voyager ne cesse de titiller. Tant et si bien qu'à l'époque il renonce à sa deuxième année de prépa et achève actuellement son baccalauréat en administration des affaires (BAA) à HEC Montréal. « Avec le recul, c'est un truc de fou... », s'amuse le jeune homme. Des regrets ? Pas le moindre ! « Je vais faire une année de master en France, à l'IEP Paris, par exemple. Mes chances d'y entrer par la voie internationale sont de 20 %, bien plus qu'au sortir du lycée. Mais il y a aussi le Celsa, ou l'Essec, ou encore un master d'affaires européennes à l'UISS à Rome, ou bien à l'université de Louvain... » Germain ne manque pas de projets et revient vers l'Europe avec un moral d'acier ! Pourtant, posons la question sans détour: suivre une formation au management en français, à 8 000 kilomètres de la France, alors que nos écoles de commerce délivrent un master reconnu internationalement, cela a-t-il un sens ? Pour environ 250 de nos jeunes compatriotes qui sont actuellement en BAA à HEC Montréal, la réponse est oui. Le fait est que l'offre est alléchante. Les Français paient les mêmes droits de scolarité que les Québécois, soit à peine 2 000 euros par an. « Les autres étrangers paient sept fois plus, s'exclame Kathleen Grant, directrice de la communication de l'école. C'est vraiment le best bargain du marché ! » Best bargain, vraiment ? La meilleure solution pour le savoir serait de soumettre l'école québécoise à nos critères de classement. Certes, sur un certain nombre d'entre eux, la comparaison serait délicate, mais pas sur tous. Mieux, si l'école acceptait de nous confier les mails de ses anciens élèves français diplômés en 2005, nous aurions pu comparer leur situation à celles des autres diplômés. Seulement voilà, HEC Montréal a décliné notre invitation. « Nous sommes une alternative nord-américaine, martèle Kathleen Grant. Nous ne souhaitons pas nous comparer aux écoles françaises. » Pour ses concurrentes hexagonales, la messe est dite : si l'autre HEC refuse la compétition, c'est bien qu'elle ne fait pas le poids ! Changer de vie. Pas si simple, pourtant. Car choisir HEC Mont-réal, c'est vouloir changer de vie. Changer de continent, s'adapter à une autre culture, affronter l'hiver canadien et renoncer à ramener son linge sale à maman tous les week-ends. A 18 ans, c'est un vrai dilemme ! Gagner 100 ou 1 000 euros de plus ou de moins qu'à la sortie d'une ESC du Top 10 importe peu et ce n'est pas Benjamin qui dira le contraire. Le jeune homme, coiffé à l'iroquoise, avait envie de respirer après une scolarité brillante, qui l'a mené en prépa à Janson-de-Sailly. « En deuxième année, j'ai eu une période de grosse remise en question », sourit-il. Dans un Salon étudiant, il apprend l'existence d'HEC Montréal, mais aussi qu'il est trop tard pour envoyer sa candidature ! « J'ai directement téléphoné à l'école, raconte Benjamin. Ma mention très bien au bac les a convaincus de faire une petite exception ! » Entre l'écrit et l'oral de la BCE, il sait que l'école l'accepte : « J'ai tout laissé tomber et je suis venu. Dans l'avion, je me disais : "Mais qu'est-ce qui m'a pris ! " » Choc culturel. Aujourd'hui, Benjamin ne sait toujours pas à quoi il a renoncé, mais il sait très bien ce qu'il a gagné ! Il anime un atelier intitulé Le choc culturel, où il explique aux Français débarqués de l'aéroport les mille et une erreurs qu'ils vont commettre et tente de leur éviter les plus grossières. Il est donc particulièrement bien placé pour expliquer en quoi venir à HEC Montréal constitue un vrai dépaysement. « Vous croyez les Québécois gentils. Pas du tout, ils sont souriants. Ce n'est pas pareil ! explique-t-il à ses compatriotes. En revanche, comme vous êtes français, ils sont persuadés que vous êtes des cadors aux fourneaux. Quant à draguer des filles, il y a deux écoles. Celles qui trouvent ça macho et qui détestent et celles qui trouvent ça macho, mais qui apprécient beaucoup. C'est risqué ! A vous de voir. » L'idée de cet atelier est né d'un projet d'association du même Benjamin. « Il y a deux ans, je suis allé voir la direction avec un projet d'assoc' des étudiants français. La direction a refusé pour ne pas créer un ghetto ! Mais ils m'ont proposé d'exposer aux autres les problèmes que je décrivais dans mon projet et de me payer pour ça ! » C'est la méthode américaine : les étudiants sont invités à prendre des responsabilités. Et, en effet, ils sont payés pour ça ! Ainsi Benjamin a découvert à son arrivée que la convention entre la Sécurité sociale française et le système québécois connaît quelques ratés en matière de remboursement des frais dentaires et optiques. Un classique ! Ni une ni deux, le voilà chargé par l'école de renégocier avec la caisse des Français de l'étranger le contrat de prise en charge des étudiants français. Parfaitement épanoui, quasi bilingue, Benjamin hésite maintenant entre rentrer au pays pour ajouter un master français à son CV et une première expérience à Montréal, où le marché du travail lui tend les bras. Partir ou s'installer ? C'est le choix de beaucoup des Français qui sont venus ici, et qui ont été séduits par le vent d'optimisme qui souffle sur Montréal, deuxième ville universitaire du continent nord-américain après Boston, multiculturelle, bilingue, et qui allie les valeurs du welfare state à l'audace des pionniers. Ce qui a le plus frappé les jeunes Français à leur arrivée : l'hiver ? bof ! « C'est pas un problème, l'hiver », tranche William. Plutôt la facilité avec laquelle on trouve un logement : « Les plus indécis mettent trois jours ! s'exclame Benjamin. Et demander une caution est interdit. » A les entendre, on dégote un travail à Montréal avec la même facilité qu'un appartement. Mariam, par exemple, diplômée dans six mois, n'a pas encore commencé à chercher : « Ce n'est pas la peine. Quand on est candidate, ils vous disent : OK, tu commences lundi ! » Jonathan Garnier n'a pas résisté à cette énergie. Le voilà installé dans un quartier trendy de la ville, à la tête de La Guilde culinaire, une entreprise où de grands chefs dispensent des cours de cuisine. « En France, on m'aurait ri au nez. Ici, les meilleurs chefs de la ville ont dit banco ! » Autre parcours, mais même réussite d'Emmanuel Bornand, un Savoyard qui, dès la fin de son BAA, a été recruté au département Stratégie et développement des affaires. Le jeune homme, qui a préféré traverser l'Atlantique après une première année de prépa, n'a pas non plus regretté son choix. Mais il prévient : « Contrairement à la France, où le nom de votre école suffit, ici les recruteurs vous demandent vos notes. Ils savent qu'il y a plusieurs HEC Montréal. Alors, il faut vraiment bosser. » Là encore, une pédagogie à l'américaine, où les cours sont réduits au minimum (15 heures par semaine), mais ne vont pas sans un investissement personnel important. C'est ce qui séduit le plus ces jeunes Français qui, dès le lycée, ont couru le risque. « Ici, on est traité autrement. On participe plus et, si le travail est excellent, on a d'excellentes notes ! » explique Laetitia. La jeune fille sort d'un obscur lycée de l'Eure. A côté d'elle, William, qui vient d'un minuscule établissement de Seine-et-Marne. Ils n'étaient pas des premiers de la classe ! Tout étonnés encore d'être là, ils ont le sentiment d'avoir beaucoup de chance. A les voir si confiants, on se dit qu'ils tiennent le bon bout !
  10. La jeune héritière Paris Hilton sera en visite ce soir à Montréal pour célébrer le premier anniversaire du Tribe Hyperclub. Pour ceux que ça intéresse, le site Montreal.tv présentera une entrevue sur son site et du déroulement de la soirée. C'est à ne pas manquer... Tribehyperclub
  11. Le jeune garçon est en rupture avec sa famille. Il vit dans un foyer de groupe du centre jeunesse de Montréal depuis deux ans. L'an dernier, il a découvert le football. Une nouvelle passion qui lui a redonné le goût de vivre. Pour en lire plus...
  12. Projet de condos par Samcon sur la rue Jeanne d'Arc dans Hochelaga (ou bien HoMa si vous êtes jeune et branché): http://samcon.ca/main.cfm?p=03_110&l=fr&ProjetID=86# Il y a plusieurs phases, pour un total de 208 condos, et la première, qui en aura 16, est présentement en construction: .
  13. Il y a un nouvel employé au bureau, aujourd'hui. C'est le petit jeune assis dans le coin? Non, c'est l'autre, celui qui a les cheveux blancs! Pour en lire plus...
  14. Le jeune constructeur automobile chinois BYD a l'intention de débarquer aux États-Unis en 2011 avec ses voitures électriques, vendues à des prix concurrentiels. Pour en lire plus...
  15. Lors des dernières émeutes il a été question d'incompétence des policiers. Là c'est vraiment le boute. Le policier s'asperge de poivre de cayenne lui-même! Une poursuite policière a mal tourné dans le secteur Saint-Michel cet après-midi. Des policiers ont tiré sur un jeune homme de 18 ans, recherché pour tentative de meurtre et connu des services de police de Montréal. Il a été atteint à l'abdomen. Le jeune était armé d'un couteau. L'incident a eu lieu au coin des rues Everett et de la 23e avenue. Les policiers poursuivaient le suspect à pied quand il a sorti un couteau. Un policier a voulu le neutraliser avec du poivre de Cayenne. Mais avec le vent, il s'est lui-même aspergé de poivre. Le policier a été transporté à l'hôpital. Trois autres policiers ont aussi été conduits à l'hôpital, dans un état de choc. Le jeune homme a été transporté à l'hôpital et on ne craindrait pas pour sa vie. Plusieurs véhicules de police sont sur place. Un périmètre de sécurité a été établi. La rue Everett est fermée entre Pie-IX et 24e avenue. Une enquête est ouverte. Plus de détails à venir. http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200810/04/01-26397-les-policiers-de-montreal-tirent-sur-un-suspect.php
  16. * Dominique Lemoine, Lesaffaires.com * 6 juin 2008 Les jeunes gens d’affaires veulent s’engager pour relever les défis actuels du Québec et du monde des affaires. C’est ce que révèle un sondage SECOR-Taktik auprès de la relève dévoilé jeudi par la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Les répondants au sondage ont identifiés les enjeux qui leur tenaient le plus à cœur, soit le règlement de la dette, l’internationalisation, l’économie du savoir, la pénurie de main-d’œuvre, le système de santé, le développement durable, et la productivité. Le nouveau président de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, Frédéric Michel, explique l’importance du sondage et ses résultats, en plus de proposer ses solutions. Réactions : Le fondateur du groupe de réflexion et de la publication Génération d’idées, Paul Plamondon, souhaite que les jeunes sortent de leur isolement. Le président de l’entreprise Oriso Solution, Hugo Boutet, estime que les entreprises doivent s’ajuster aux préoccupations des jeunes. Vidéos : http://www.lesaffaires.com/article/0/general/2008-06-06/478958/videteacuteos--la-reletegraveve-doit-relever-ses-manches.fr.html En passant: Frédéric Michel est le nouveau président de la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Un français arrivé au Québec il y a 4 ans!
  17. Jeune, Gérald Tremblay rêvait de laisser sa trace quelque part dans l'histoire des avocats du Québec. Comme nouveau bâtonnier, il a l'occasion de réaliser son rêve. Pour en lire plus...
  18. http://www.lapresse.ca/actualites/regional/personnalites-la-presse/201207/30/01-4560554-dax-dasilva.php
  19. Pas tout à fait nouveau mais je le poste quand même. C'est un projet étudiant d'un jeune designer en Angleterre qui a revampé L'Alfa Romeo Montréal des années soixante. À quand la Lada Toronto? http://www.diseno-art.com/encyclopedia/concept_cars/alfa_romeo_montreal_concept.html
  20. Rien à voir avec l'urbanisme et l'architecture, mais tout de même intéressant. ---------------------- Un Montréalais neutralise un attentat en Grande-Bretagne Un attentat terroriste en Grande-Bretagne a pu être évité grâce à un étudiant montréalais de 21 ans. Pour en savoir plus The Globe and Mail Mardi dernier, J.P.Neufeld naviguait sur un forum Internet d'échange de musique lorsqu'il a découvert un complot visant à incendier l'École secondaire Attleborough, une institution de 950 étudiants située à Norfolk. Le jeune étudiant de l'université Concordia a aussitôt appelé la police et en moins de vingt minutes, il recevait un coup de téléphone d'un agent de Norfolk. Quelques minutes plus tard, un adolescent de 16 ans était arrêté alors qu'il transportait un bidon d'essence, des allumettes et un couteau. L'adolescent a été mis en détention et formellement accusé devant un tribunal. La police a également saisi son ordinateur. Chaudement remercié par les policiers, J.P. Neufeld a expliqué au journal Globe and Mail que les évènements tragiques survenus dans les écoles, y compris la fusillade à Dawson, l'avaient incité à prendre les commentaires du jeune britannique au sérieux. Avec la Presse Canadienneet le Globe and Mail http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200903/20/01-838485-un-montrealais-neutralise-un-attentat-en-grande-bretagne.php