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  1. Accommodements: la sauce western Mario Girard La Presse Calgary En Alberta, on ne parle ni de racisme ni de discrimination. Cette réserve, qui peut être perçue comme une forme de respect, a toutefois ses limites. En grattant un peu, on découvre que les immigrés qui choisissent de vivre dans les plaines de l'Ouest font face à différentes formes de xénophobie. Dans cette province, le pouvoir économique est un accommodement face à l'intolérance. Michael Nuul Mayen est entré chez Garth's et a dit qu'il voulait manger. La serveuse l'a accompagné et lui a laissé un menu. Michael est un Soudanais noir. Dans ce petit resto tranquille, quelques têtes se sont tournées vers lui. «Tout à coup, mon voisin de table, un Blanc qui était en compagnie d'une femme, s'est levé pour me demander de changer de place, raconte Michael. J'étais assommé. Je lui ai demandé pourquoi. Il m'a dit que je le dérangeais. J'ai pris quelques secondes et je lui ai répondu que je n'allais pas bouger et qu'il devait me respecter. Il a insisté. Finalement, après avoir maugréé, il s'est levé et a changé de section.» Cet incident ne s'est pas produit dans les années 50 aux États-Unis. Il est arrivé il y a quatre mois à Brooks, une petite ville de 13 000 habitants situé dans l'est de l'Alberta, où Michael est venu s'installer après des études en développement économique à Winnipeg. Lors de cet accrochage, la grande majorité des clients est restée silencieuse. Seule une dame a exprimé son indignation. «Mais c'était après l'altercation, dit Michael. Ça résume bien ce qui se passe ici: une majorité qui ferme les yeux et une minorité qui s'oppose timidement.» En Alberta, le racisme et l'intolérance sont des choses dont on ne parle pas. La légendaire réserve des gens de l'Ouest empêche certes des débordements, mais selon plusieurs le phénomène est très présent. «Faut pas se le cacher, il y a du racisme partout au Canada, y compris en Alberta, estime Daniel Béland, professeur de sociologie à l'Université de Calgary. Cessons de faire de l'angélisme là-dessus.» Des Noirs refusés dans les bars Les deux principales villes de l'Alberta, Calgary et Edmonton, ont connu une croissance phénoménale au cours des dernières années. À Calgary, un habitant sur cinq est né à l'étranger et le tiers vient d'une autre province. Daniel Béland reconnaît que ce boum démographique crée certaines tensions, surtout dans les petites villes. «Il y a encore un côté red neck très conservateur ici», dit-il. L'an dernier, un reportage télévisé a fait beaucoup de bruit à Calgary. Une équipe de Global Television a demandé à de jeunes Noirs de se rendre dans six bars de la ville. Le résultat fut consternant. Les portiers, obstinés et hautement imaginatifs, invoquaient toutes sortes de motifs pour refuser ces clients. «C'est une soirée pour les 25 ans et plus», disait l'un d'eux. «On n'accepte pas les gens avec les jeans larges», prétextait un autre. Le pire c'est que cette expérience était menée une seconde fois et démontrait que la situation s'était aggravée. «Ce n'est pas qu'on veut de nous, c'est qu'on a besoin de nous», affirme Pedro, un jeune Mexicain qui, après un court séjour à Montréal, a choisi de s'établir à Calgary. Explosion des plaintes Entre 2001 et 2005, la Commission des droits de la personne de l'Alberta a reçu un total de 498 plaintes pour discrimination fondée sur l'ascendance, le lieu d'origine, la race ou la couleur de peau. Au cours des deux dernières années, ce nombre a fait un bond spectaculaire, passant à 306 pour la seule année 2005-2006 et à 214 pour 2006-2007. Toutefois, l'Alberta continue d'afficher l'un des taux de plaintes pour discrimination raciale les plus bas au pays. En revanche, un sondage Ipsos-Reid réalisé en 2005, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, dévoilait que 19% des Albertains n'accepteraient pas d'épouser une personne d'une autre race que la leur. Il s'agissait du plus haut taux à l'échelle canadienne. Malgré cela, les demandes d'accommodements raisonnables semblent faire peu de vagues ici. «Il y a 25 ans, c'était le règne de la white-male-middle class, explique Jim Frideries, professeur au département de sociologie de l'Université d'Alberta. Quand les immigrants se sont mis à arriver, il y a eu un moment tumultueux. On s'est demandé si les sikhs pouvaient porter un turban et si les musulmanes pouvaient porter un voile. Maintenant ce n'est plus un problème.» Pas d'Halloween Mohibo, une jeune Calgarienne originaire de la Somalie qui a adopté le voile islamique il y a un an, n'est pas d'accord. «On me parle constamment de cela, dit-elle, le visage cerclé d'un voile Calvin Klein. On me pose des questions et parfois on m'insulte.» D'après le Recensement 2001, l'Alberta compterait 49 500 musulmans. Mais selon Atthar Mahmmoud, vice-président du Conseil suprême islamique du Canada, ce nombre serait plus important et atteindrait les 85 000, uniquement à Calgary. Ils proviennent du Pakistan, du Liban, de la Libye, de la Malaisie, de l'Algérie, du Maroc, du Soudan et de la Somalie. Plusieurs musulmanes portent le hijab. Quelques-unes arborent le niqab. «Je n'ai jamais entendu parler de problèmes dans ce sens», dit prudemment M. Mahmmoud. Ce dernier croit que les immigrants doivent faire davantage d'efforts pour s'adapter aux coutumes du pays dans lequel ils ont choisi de vivre. Les enfants de Mélanie Méthot, professeure d'histoire au campus de l'Université d'Alberta, à Camrose, fréquentent une école où on compte plusieurs immigrés. «Bien sûr que nous vivons certaines formes d'accommodements. Cette année, la direction de l'école a décidé de ne pas souligner l'Halloween sous prétexte que ce n'est pas une fête pour tout le monde.» «Il y a tellement d'écoles différentes maintenant que tout le monde y trouve son compte», ajoute de son côté Jim Frideries. Petits boulots pour les immigrés L'économie albertaine est en pleine santé. Il faut regarder à deux fois les coupons de caisse tellement les taxes de vente sont infimes. Le chômage est le plus bas au pays, avec une moyenne de 3,4%. Partout dans les vitrines des commerces on voit des affiches promettant des «great job opportunities». «Ici, les employeurs se battent pour avoir des immigrants», dit Daniel Béland. «Il y a des McDonald's, normalement ouverts 24h sur 24, qui doivent fermer le soir parce qu'ils manquent de main-d'oeuvre», ajoute Mélanie Méthot. Louis avait eu vent de ces besoins criants de main-d'oeuvre. Ce Sud-Africain a donc quitté Halifax où il vivait depuis quelques années pour se rendre à Calgary, afin d'y rencontrer des responsables du gouvernement fédéral. «Après une conversation téléphonique, on m'a promis une entrevue, explique-t-il. J'ai donc fait mes bagages et je m'y suis rendu par mes propres moyens.» Mais une fois sur place, il a reçu un accueil plutôt tiède d'une directrice. «Elle m'a reçu debout devant son bureau et m'a demandé de lui fournir une pièce justificative prouvant que j'habitais Calgary. Comment voulez-vous que j'aie un bail alors que je cherche un emploi?» Louis est persuadé que la couleur de sa peau pose problème. «J'ai un C.V. bien garni. J'ai fait des études en administration, en géologie et en médecine vétérinaire. Et on voudrait que je fasse des petits boulots.» Quelques personnes interviewées nous ont dit que les immigrants s'intégraient bien au reste de la population. D'autres ont prétendu le contraire. Des gens nous ont aussi dit que les immigrants étaient épanouis en Alberta. De nouveaux arrivants nous ont confié être victimes de discrimination. «Le racisme est très difficile à mesurer, croit Daniel Béland. Quand on demande aux gens s'ils le sont, ils répondent non, évidemment.» Chose certaine, les autorités municipales et gouvernementales multiplient les efforts pour que s'installe une forme d'harmonie. «Le multiculturalisme est très important au Canada anglais, estime Daniel Béland. C'est une façon de se distinguer des Américains. Au Québec, on se différencie autrement. Vous savez, les Canadiens anglais se demandent encore c'est quoi la culture canadienne.»
  2. Les rigueurs du climat québécois irritent les immigrants Heidy Guzman a émigré de Colombie en décembre 2001. Comme plusieurs de ses concitoyens nés au Québec, elle exècre les froideurs hivernales. Photo André Tremblay, La Presse François Berger La Presse Le climat québécois est dur à supporter pour les immigrants nouvellement arrivés. Ils sont davantage irrités par le temps peu clément qui prévaut au Québec durant de longs mois que par les problèmes d'emploi ou d'intégration culturelle! Une enquête de Statistique Canada, portant sur la perception que les immigrants ont de leur pays d'adoption, montre qu'un immigré sur trois, parmi ceux établis à Montréal depuis quatre ans, trouve que le climat est la chose la plus déplaisante, loin devant le manque d'emplois (un sur six) ou tout autre problème d'intégration. À Toronto, un immigrant sur quatre trouve que le climat est la chose la plus déplaisante, au même rang que le manque d'emplois en tête de liste des griefs. À Vancouver, seulement un sur 15 se plaint d'abord du climat. Plus de 85% des immigrants au Canada s'installent dans l'une ou l'autre des grandes agglomérations urbaines que sont Toronto, Montréal et Vancouver, les trois villes canadiennes de «classe mondiale» selon la description qu'en donne l'agence fédérale des statistiques. L'enquête de Statistique Canada concerne les immigrés arrivés au pays en 2001 et interviewés la dernière fois en 2005. Elle analyse entre autres les difficultés auxquelles ont fait face ces nouveaux arrivants et leurs griefs à l'endroit du Canada. Le climat canadien, l'un des plus rigoureux au monde, vient au troisième rang des plus grandes difficultés éprouvées par l'ensemble des nouveaux immigrants au pays, après l'obtention d'un emploi jugé approprié et l'apprentissage d'une nouvelle langue (anglais ou français). Cependant, l'irritation face au climat est plus importante à Montréal que dans les autres grandes villes. Seulement 10% des immigrants récents à Montréal disent y aimer le climat plus que toute autre chose, contre 14% à Toronto et 48% à Vancouver. Montréal est la plus froide des grandes villes, avec une température moyenne annuelle de 6,2 degrés Celsius, comparativement à 7,5 à Toronto et 10,1 à Vancouver, selon le Service météorologique du Canada. La métropole québécoise est aussi celle qui reçoit le plus de neige, soit 215 centimètres par an en moyenne, comparativement à 123 à Toronto et 53 à Vancouver. «Le climat est une réalité que l'on ne peut pas changer», a commenté le porte-parole du ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles, Claude Fradette. Toutefois, dit-il, le gouvernement québécois s'efforce de présenter à l'étranger une image «positive» de l'hiver, en mettant l'accent sur les plaisirs associés à cette saison, notamment les sports. Les Québécois nés ici ont, vis-à-vis de l'hiver, une attitude semblable à celle des immigrants, signale M. Fradette. Il est rare qu'un Québécois d'origine ait «hâte que l'hiver arrive», note-t-il. En font d'ailleurs foi le demi-million de Québécois qui séjournent en Floride durant la saison froide... L'étude de Statistique Canada montre aussi que les réfugiés politiques et les immigrants ayant suivi un parent au Canada ressentent davantage les inconvénients du climat que les immigrants dits économiques, qui ont choisi d'emblée d'y déménager. Ces derniers savaient manifestement davantage à quoi s'attendre! L'agence des statistiques n'a pas analysé la perception du climat en fonction de l'origine des immigrants. Mais des études ont montré que les gens en provenance de pays chauds ont plus de difficulté à s'acclimater à une région froide. Par exemple, un Haïtien immigré à Montréal risque de trouver l'hiver plus dur à supporter qu'un Russe établi à Toronto (Montréal accueille la majorité des Haïtiens immigrant au Canada, et Toronto la majorité des Russes). Une étude publiée par l'université ontarienne McMaster, en mai dernier, note que les immigrés «économiques» en provenance d'Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka) ont tendance, à partir de l'âge de 60 ans, à déménager en Colombie-Britannique, où l'hiver est le plus doux au pays. Aux États-Unis, les analyses des migrations internes tiennent compte de plus en plus souvent du climat depuis qu'on y a remarqué une intensification des déménagements du «Snow Belt» vers le «Sun Belt», c'est-à-dire du Nord plus froid vers le Sud plus chaud. Toronto, de loin la préféréeToronto reçoit à elle seule 52% de tous les immigrants entrant au Canada; Montréal et Vancouver en reçoivent chacune 17%. Chaque année, la région métropolitaine de Montréal accueille quelque 40 000 immigrants. Les trois quarts des immigrants arrivés au Québec l'an dernier venaient de pays au climat chaud.
  3. Immigrants to Quebec find job search hard Last Updated: Friday, September 4, 2009 | 4:16 PM ET CBC News Recent immigrants to Quebec have a harder time finding work than the average person, according to a CBC report. Aurelie Tseng has been looking for a job in Montreal for two years.Aurelie Tseng has been looking for a job in Montreal for two years. (CBC)The unemployment rate for new immigrants living in the province is nearly double the national joblessness average of eight per cent. Language barriers are a major obstacle for many people looking for work, especially in Quebec, where the dominant language is French. But even for French-speaking immigrants, searching for employment can be frustrating. Aurelie Tseng is a Taiwanese immigrant who moved to Quebec two years ago to be with her husband. Tseng has a business degree, speaks French, and is looking for work in her field. But after two years of looking for a job, she remains unemployed, and her discouragement grows. "I have no clue how to do it," Tseng told CBC News. "It takes more courage [now] because I have been depressed for a long time." Tseng has sought advice from YES Montreal, a non-profit organization that offers job-search services. They told her networking is key to finding any job. But networking in a new country is daunting, Tseng said. "In my country nobody does that, nobody would tell you to do that," she admitted. Tseng believes her Taiwanese background has made her job search tougher. "We are more, you know, moderate and modest. You just want to say 'OK, yes, I probably can do this,' but for example people here, they don't like to hear that, they want you to say it out loud: 'Yes I can do it' not just, 'Oh yes I think I can do it,' for example." Tseng said she's hoping to eventually get a break at a bank in Montreal's Chinatown.
  4. D'un marché public de Winnipeg, Stephen Harper a promis de réduire de moitié la taxe d'accise sur le diesel, ce qui, selon lui, aiderait à juguler le coût de la vie. En Ontario, il a invité les immigrants à se joindre massivement à son parti. Pour en lire plus...
  5. Story from BBC NEWS:http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/programmes/world_news_america/7725979.stm Published: 2008/11/13 09:47:01 GMT © BBC MMVIII
  6. Intégration difficile des immigrés au marché du travail 21 novembre 2008 - 06h37 La Presse Vincent Brousseau-Pouliot Déclenchée sur fond de crise financière, la campagne électorale québécoise accorde une grande place à l'économie. Comme les partis politiques ont décidé d'en faire leur principal enjeu électoral, La Presse Affaires leur pose cette semaine cinq grandes questions économiques. Aujourd'hui : faut-il augmenter l'immigration afin de régler la pénurie de main-d'oeuvre ? Carlos Leitao est né au Portugal. Il a suivi ses parents au Québec à l'âge de 17 ans. Trente-cinq ans plus tard, il est l'un des économistes les plus réputés de sa terre d'adoption - l'agence Bloomberg le place même au deuxième rang des meilleurs économistes en Amérique du Nord! S'il y a un économiste qui devrait penser que l'immigration peut régler le problème de pénurie de main-d'oeuvre au Québec, c'est bien lui. Et pourtant, l'économiste en chef de la Banque Laurentienne ne croit pas à cette théorie. «Il faut augmenter le nombre d'immigrants, mais pas pour régler la pénurie de main-d'oeuvre, dit Carlos Leitao. J'ai une vision plus humaniste de l'immigration. Pour la pénurie de main-d'oeuvre, la solution numéro un reste la formation de la main-d'oeuvre. Dans ce contexte-là, on peut toujours aller chercher des immigrants dans des domaines spécialisés, mais l'immigration ne réglera pas la pénurie de main-d'oeuvre de façon générale.» Carlos Leitao sait de quoi il parle. Pendant qu'il faisait ses études en économie, ses parents gagnaient honorablement leur vie dans l'industrie du vêtement et de la construction. Aujourd'hui, la famille Leitao aurait beaucoup plus de difficulté à joindre les deux bouts dans la même situation. «L'économie québécoise a beaucoup changé au cours des 35 dernières années, dit-il. Quand mes parents sont venus au Québec, il y avait plein d'emplois non spécialisés avec lesquels il était tout à fait faisable de mener un niveau de vie décent. Ce genre d'emplois est très rare aujourd'hui.» Les plus récentes statistiques concluent que l'intégration des immigrants au marché du travail se fait plus difficilement au Québec que dans le reste du Canada. Selon Statistique Canada, le taux de chômage chez les immigrants est supérieur de 1% au taux de chômage moyen des Canadiens en 2007 (7,0% pour les immigrants canadiens contre 6,0% pour les Canadiens en général). Au Québec, l'écart est de 3,3% (10,5% pour les immigrants québécois contre 7,2% pour les Québécois en général). Selon une étude du professeur Pierre Fortin, les nouveaux arrivants au Québec (moins de cinq ans de séjour) ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi que ceux qui s'établissent en Ontario. Chez les minorités visibles (arabe, africaine, sud-asiatique, orientale, etc.), l'écart du taux de chômage des immigrants par rapport à celui de la population en général est de 16% au Québec contre 6% en Ontario. Quant aux immigrants de race blanche, l'écart par rapport à la moyenne provinciale est de 11% au Québec contre 4% en Ontario. «La situation économique des immigrants au Québec est tragique comparativement à celle des autres provinces du pays, dit Pierre Fortin, qui enseigne l'économie à l'UQAM. Le Québec intègre très mal ses immigrants à son économie.» Même si le taux de chômage des immigrants est plus élevé que la moyenne québécoise, le gouvernement Charest soutient que les choses s'améliorent. L'an dernier, le taux de chômage des immigrants québécois est passé de 12,0% à 10,2%. Les immigrants arrivés au Québec depuis moins de trois ans font encore mieux: leur taux de chômage a diminué de 13,4% à 10,7% l'an dernier, selon les chiffres d'Emploi-Québec. Au cours des prochaines années, le gouvernement Charest espère attirer environ 9000 immigrants supplémentaires au Québec - ce qui porterait le total à 50 000 nouveaux arrivants annuellement. Un contingent qui comblerait une partie des 700 000 emplois disponibles au Québec d'ici 2011. «Si nous ne réglons pas la pénurie de main-d'oeuvre, ça peut signifier une décroissance économique pour le Québec», dit le ministre québécois de l'Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad, lui-même né à Damas, en Syrie. Selon la plupart des économistes, l'idée du gouvernement Charest d'accepter plus d'immigrants ne règlera pas le fond du problème: l'intégration difficile des immigrants au marché du travail québécois. «Il y a encore beaucoup de contraintes qui font en sorte que des immigrants médecins ou ingénieurs ne sont pas capables de pratiquer leur métier au Québec, dit Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint du Mouvement Desjardins. Faire immigrer des médecins de l'extérieur pour les faire travailler dans un Tim Hortons, ça ne donne rien.» Mauvaise nouvelle pour les futurs immigrants québécois: leur intégration risque de continuer d'être difficile au cours des prochaines années. Le problème: ils sont surqualifiés! Près de la moitié - 48% en 2006 - des immigrants québécois détiennent une formation universitaire. Or, le Québec aura surtout besoin de nouveaux travailleurs dans les secteurs techniques d'ici 2011. Selon les prévisions d'Emploi-Québec, le Québec formera suffisamment de diplômés universitaires afin de combler les emplois universitaires disponibles sans l'apport de l'immigration. Le ministre Hamad tempère les conclusions de son ministère. Selon lui, il y a un besoin urgent d'immigrants qualifiés dans certains domaines universitaires comme l'ingénierie. «Nous avons besoin d'ingénieurs au Québec à l'heure actuelle, dit-il. Et avec les travaux d'infrastructures qui auront lieu au cours des prochaines années, il faudra des ingénieurs supplémentaires.» Conscient des défis entourant l'intégration des immigrants, le ministre Hamad fait valoir que le Québec a modifié ses critères d'évaluation des demandes d'immigration afin de mieux refléter les besoins de son marché du travail. «Nous croyons que l'immigration peut combler nos besoins de main-d'oeuvre», dit-il. L'économiste Pierre Fortin n'est pas d'accord avec les conclusions du ministre Hamad. «Avant d'augmenter le nombre d'immigrants, qu'on concentre plutôt nos efforts sur ceux qui sont déjà chez nous, dit-il. Nous sommes déjà débordés de néo-Québécois qu'on est incapable d'intégrer.» POUR Le Québec a besoin de 700 000 nouveaux travailleurs d'ici 2011. Près de la moitié des immigrants québécois ont un diplôme universitaire. CONTRE L'intégration des immigrants au marché du travail se fait plus difficilement au Québec que dans le reste du Canada. Au cours des prochaines années, le Québec aura surtout besoin de nouveaux travailleurs dans les secteurs techniques et non dans les secteurs universitaires. LA PÉNURIE DE MAIN-D'OEUVRE EN CHIFFRES 2012 Début de la crise de la pénurie de main-d'oeuvre (la population d'âge actif commencera alors à décliner au Québec...) 700 000 Nombre d'emplois à combler au Québec d'ici 2011 246 000 Nouveaux emplois engendrés par la croissance économique d'ici 2011 454 000 Emplois disponibles à la suite de départs de la retraite d'ici 2011 L'IMMIGRATION EN CHIFFRES 26 509 Nouveaux immigrants au Québec en 1998. 46 300 Nouveaux immigrants au Québec en 2007. 50 000 Pourcentage des immigrants québécois qui sont des immigrants économiques (en 2006). 41%
  7. FRANÇAIS McGill et Concordia affirment que les exigences de Québec nuisent au recrutement 9 février 2015|Giuseppe Valiante - La Presse canadienne| Actualités en société L'Université McGill Photo: Neil Howard CC L'Université McGill Des universités anglophones québécoises affirment avoir des difficultés à recruter des professeurs étrangers en raison des exigences en français qui deviennent un obstacle lorsqu’elles tentent d’attirer chez elles des individus hautement spécialisés en provenance d’autres pays. Des professeurs et recruteurs des universités McGill et Concordia affirment que le processus complexe d’immigration au Québec, qui s’appuie sur un système de points, les place dans une situation désavantageuse en comparaison avec les institutions des États-Unis et des autres provinces canadiennes. En 2013, le gouvernement péquiste avait haussé les exigences en français pour les immigrants qui faisaient une demande de résidence permanente, une décision qui a causé des maux de tête aux recruteurs, selon des dirigeants de Concordia et McGill. En entrevue, la ministre de l’Immigration Kathleen Weil a indiqué que le gouvernement libéral avait donné plus de flexibilité au processus en décembre, mais les universités le considèrent toujours comme trop compliqué. Ghyslaine McClure, vice-principale exécutive adjointe à McGill, affirme que son université a de la difficulté à embaucher des professeurs renommés pour des chaires de recherche. Selon elle, les candidats dans la quarantaine et cinquantaine n’ont pas nécessairement envie de suivre plusieurs cours de français par semaine, en plus de leurs tâches de recherche. Elle ajoute que les candidats doivent également remplir trop de documents et passer trop d’étapes avant de pouvoir s’établir au Québec. Reconnaissance spéciale « Nous aimerions obtenir une reconnaissance spéciale indiquant que les professeurs d’université sont des travailleurs hautement spécialisés et qu’ils ne devraient pas avoir à faire face à tant d’obstacles, a dit Mme McClure. Les professeurs et autres éminents spécialistes sont dans une catégorie différente. » Le gouvernement libéral a discrètement apporté des changements en décembre, allouant davantage de « points » aux immigrants détenteurs de doctorats et permettant ainsi à certains de ces candidats de laisser tomber les exigences en français et d’obtenir une résidence permanente. Cette résidence permanente est importante pour les professeurs, et dans certaines institutions comme à Concordia, elle est essentielle à l’obtention d’une permanence. Stanton Paddock, professeur de journalisme à l’Université Concordia, espère pouvoir profiter de ces nouvelles règles. M. Paddock dit avoir été « pris de panique » lorsqu’il a quitté les États-Unis, en 2013, pour découvrir la quantité de cours de français qu’il devrait suivre. Son doctorat pourrait maintenant lui permettre de passer outre les exigences en français. Les nouvelles règles lui permettent de rencontrer un agent de l’immigration qui déterminera si M. Paddock est suffisamment adaptable pour vivre au Québec. D’autres professeurs, comme Emer O’Toole, de l’École des études canado-irlandaises de Concordia, ne s’en font pas avec les exigences en français. Mme O’Toole, qui vient d’Irlande, avait déjà étudié la langue avant de s’installer au Québec. « Apprendre le français a été l’une des raisons qui m’ont réjouie de m’installer ici », a-t-elle lancé. « J’aime la langue [mais] je peux comprendre que cela puisse être pénible pour quelqu’un qui ne possède pas de bases [en français] », a-t-elle ajouté. Mme Weil prend note des recommandations visant à réformer le processus d’immigration. La ministre a ajouté que certains groupes d’employeurs estimaient que les exigences en français pour les immigrants nuisaient à leurs affaires. « Les groupes d’employeurs ont soulevé le problème au sujet des exigences de langue, a-t-elle dit. L’opinion générale [du gouvernement] est que nous devons être très prudents et qu’il est important que les gens parlent français. » sent via Tapatalk
  8. Andrew Duffy, Ottawa Citizen, Ottawa Citizen 03.17.2015 Ottawa’s share of new immigrants continues to decline as newcomers increasingly opt for the economic opportunities of Western Canada or the cultural diversity of Montreal. A Statistics Canada study released Wednesday reveals that the percentage of immigrants who cited Ottawa as their intended destination has dropped to 2.4 per cent in 2012 from 3.4 per cent in 2000. It means that the actual number of immigrants settling in Ottawa has gone down even as Canada welcomed more newcomers. Annual immigration to Canada rose to 280,700 in 2012 from 227,500 in 2000. “The recession hit Ontario pretty hard and it’s normal that immigrants don’t want to go to someplace where economic conditions are not as good,” said Gilles Grenier, a University of Ottawa economics professor who specializes in labour market and immigration issues. The Statistics Canada research paper, Changes in the Regional Distribution of New Immigrants to Canada, examines the country’s evolving settlement pattern. It shows that new immigrants have started to look beyond Toronto and Vancouver to destinations such as Calgary, Edmonton, Winnipeg and Saskatchewan, where — at least until the recent crash in oil prices — economies have been booming. Montreal, already a major destination, has also seen its share of newcomers increase substantially to 18.1 per cent in 2012. Meanwhile, Toronto, which attracted almost half (48.4 per cent) of all new immigrants in 2000, saw its share of newcomers fall to 30 per cent in 2012. Still, that city remains the country’s biggest magnet for immigrants. StatsCan analysts suggested that the new settlement pattern reflects changes in regional economic activity and employment. “In short, labour market conditions were better in Western Canada than they were in the rest of the country,” the report concluded. That more newcomers were settling outside of Toronto and Vancouver was also a reflection of Canada’s revised immigration system. Provincial nominee programs (PNPs) allow provinces to select and nominate immigrants to meet their own economic goals and growth targets. “Over the 2000s, the PNPs considerably increased the number of immigrants going to destinations that previously received few immigrants,” the study found. The percentage of immigrants arriving in Canada as provincial nominees increased to 13 per cent in 2010 from one per cent in 2000. The program has been particularly successful at attracting immigrants to Manitoba, Saskatchewan, New Brunswick and Prince Edward Island. StatsCan analysts said the distribution of newcomers within Canada has also been affected by shifts in the country’s immigration sources. In the late 1990s, most of Canada’s immigrants came from China and India, and they tended to settle in Toronto and Vancouver. By 2010, however, the Philippines was the biggest source of Canadian immigrants, and they have settled in cities across the country, the report said. Montreal’s growth as a destination city was driven by increased immigration from Africa, South America, Central America and the Caribbean. Gilles Grenier said the study shows that Canada’s immigration system is maturing. “It’s a good thing that immigrants disperse in Canada,” he said. “Because Ontario, for many years, was the main destination for immigrants in Canada, especially Toronto, where almost half the population is foreign-born.” The recent drop in oil prices, however, could cause immigration patterns to shift again, Grenier warned, as immigrants chase new job opportunities. BY THE NUMBERS 48.4: Percentage of new immigrants who wanted to settle in Toronto in 2000 30: Percentage of new immigrants who wanted to settle in Toronto in 2012 5.5: Average unemployment rate in Toronto in 2000 9.2: Average unemployment rate in Toronto in 2010 21.3: Percentage of Canadian immigrants that came from China in 2000 12.8: Percentage of Canadian immigrants that came from China in 2010 14: Percentage of Canadian immigrants that arrived from the Philippines in 2010 Source: http://www.montrealgazette.com/News/ottawa/Ottawa+share+immigrants+decline+newcomers+look+Montreal/10902540/story.html
  9. Last week, Quebec gave some additional funding to 2 English CEGEP's (and one French CEGEP) to increase enrolment due to the application crunch. Mme. Courchesne stated that this was done so that anglophones could attend an anglophone CEGEP. The statement was later "clarified" that this applied only to the current crunch. Given that some in the PQ want English CEGEP's available only to Anglophones (although Pauline Marois is hesitant to endorse this), does anyone see the following scenario unfolding? English CEGEP's enrolment will be frozen at or near current levels. First priority for admission will be anglophones with a Certificate of Eligibility. Second priority for admission will be anglophone immigrants. Any remaining spaces would be available to other immigrants and francophones.
  10. Cher monsieur Coderre en ce qui concerne les réfugiés: Question qualité prix c'est pas mal mieux a Toronto.En plus le federal payent 80% de leurs salaires. Ton copain Dorais va etre la seulement 3 mois ouaip pas fort tant qu'a y etre il ne serait pas la et ca ne changerai pas grand chose. http://www.lapresse.ca/actualites/201512/11/01-4930118-refugies-quatre-employes-a-toronto-pour-le-prix-dun-a-montreal.php Problemes majeurs ici au Quebec les immigrants ne restent pas ici. Pas de jobs pour eux. On leur compliquent la vie pour obtenir un permis de conduire. On leur bloque le chemin pour les jobs avec les ordres professionnel qui creer de la rareté artificiel de main d'oeuvre.
  11. Indicateurs les plus récents Population totale - 2010 Agglomération 1 934 082 Ville 1 692 082 Emplois - Agglomération de Montréal Août 2011 944 200 Juillet 2011 959 400 Taux de chômage - Agglomération de Montréal Août 2011 9,7 % Juillet 2011 9,1 % Naissances - Agglomération de Montréal 2010 23 268 2009 22 982 Immigrants - Agglomération de Montréal Accueillis en 2009 33 084 Nombre total dans la population en 2006 558 250 http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6897,67633583&_dad=portal&_schema=PORTAL
  12. Écoles passerelles et projet de loi 103 - Charest à la remorque de la Cour suprême Le Québec serait tout à fait respectueux de l'ordre constitutionnel canadien s'il se prévalait de la clause dérogatoire pour contrer le jugement de la Cour suprême déclarant inconstitutionnelle la loi 104 adoptée par l'Assemblée nationale en 2002 Louis Duclos - Ex-député fédéral de Montmorency-Orléans 21 juin 2010 Actualités en société Photo : Clément Allard - Le Devoir Le premier ministre Jean Charest s’est mis à la remorque de la Cour suprême pour ne pas indisposer le Canada anglais et ne pas hypothéquer ses ambitions futures sur la scène politique fédérale.Le dépôt du projet de loi 103 aura été l'un des faits saillants de la dernière session de l'Assemblée nationale. À l'occasion du débat qu'il a suscité, le premier ministre Jean Charest a reproché à Pauline Marois de préconiser le recours à la clause dérogatoire et de vouloir ainsi «suspendre des droits fondamentaux». Déchirant littéralement sa chemise comme s'il s'agissait là d'un geste odieux et répréhensible de la part de la chef de l'opposition officielle, Jean Charest a fait semblant d'ignorer que l'utilisation de la clause dérogatoire est certainement légitime puisqu'elle est prévue expressément à l'article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés de Pierre Elliott Trudeau. Il est d'ailleurs intéressant de rappeler que le Québec n'eut rien à voir avec l'inclusion de cette clause dans la Charte canadienne des droits et libertés. En fait, ce sont les gouvernements des provinces de l'Ouest canadien qui, à l'instigation du premier ministre du Manitoba, en firent une condition de leur adhésion à la résolution constitutionnelle du gouvernement Trudeau au cours de la désormais célèbre «nuit des longs couteaux». Bref, le Québec serait tout à fait respectueux de l'ordre constitutionnel canadien s'il se prévalait de la clause dérogatoire pour contrer le jugement de la Cour suprême déclarant inconstitutionnelle la loi 104 adoptée par l'Assemblée nationale en 2002. Jugement étonnant Ce jugement, qui semble inspiré par des considérations d'ordre politique plutôt que juridique, est fort étonnant dans la mesure où il ne tient pas compte de l'intention du législateur, comme les tribunaux le font habituellement. De plus, il va à l'encontre de l'interprétation que les spécialistes en droit constitutionnel faisaient de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés depuis son adoption en 1981. À ce sujet, l'ex-ministre libéral Benoît Pelletier confiait récemment au Devoir (édition du 5 juin 2010) qu'«auparavant, tous les experts comprenaient que l'article 23 ne devait pas s'appliquer à deux classes d'individus: les immigrants et les francophones». Pour avoir participé très activement au débat sur le rapatriement de la Constitution à titre de député à la Chambre des communes, je peux témoigner du fait que les propos de Benoît Pelletier reflètent fidèlement ce qui était alors l'intention du législateur. En fait, celui-ci a même voulu soustraire explicitement à l'application de l'article 23 les immigrants ayant l'anglais comme langue maternelle au moyen de l'article 59 de la Loi constitutionnelle de 1981 qui rend l'alinéa 23(1)a) inopérant pour le Québec à moins d'une «autorisation de l'Assemblée législative ou du gouvernement du Québec». Parcours authentique En donnant le feu vert au subterfuge des écoles passerelles en raison de l'interprétation qu'elle fait de l'article 23(2), la Cour suprême ouvre carrément les portes de l'école publique anglophone subventionnée aux immigrants de langue maternelle anglaise. En effet, il sera encore plus facile pour eux que pour les autres immigrants et les francophones de faire la démonstration du fameux «parcours authentique» dont fait état le jugement de la Cour suprême. Quant à l'article 59 de la Loi constitutionnelle de 1981, il perd beaucoup de sa pertinence à la suite de ce jugement. Il est désolant de constater que les trois juges du plus haut tribunal au pays en provenance du Québec se soient faits les complices d'un diktat qui, de toute évidence, constitue une attaque sournoise contre le caractère français du Québec. Il est cependant tout aussi désolant que le gouvernement du Québec se soit ainsi mis à la remorque de la Cour suprême pour ne pas indisposer le Canada anglais et ne pas hypothéquer les ambitions futures de Jean Charest sur la scène politique fédérale. *** Louis Duclos - Ex-député fédéral de Montmorency-Orléans http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/291297/ecoles-passerelles-et-projet-de-loi-103-charest-a-la-remorque-de-la-cour-supreme
  13. Le Québec de M. Parizeau André Pratte La Presse Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau démolit le rapport Bouchard-Taylor, s'en prenant notamment à ce que dit le document sur les difficultés des immigrants à trouver un emploi. «Ils ne comprennent pas la vie, lance M. Parizeau. Cela restera toujours vrai que chez les immigrants, lors de leurs premières années, le taux de chômage sera toujours plus élevé. Il y a des choses inévitables.» L'économiste a évidemment raison, il n'y a rien d'étonnant à ce que les immigrants arrivés récemment aient plus de difficultés à décrocher un emploi que les Québécois qui sont ici depuis toujours. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui inquiète MM. Bouchard et Taylor. Ce qu'ils déplorent, c'est que le taux de chômage des immigrants est sensiblement plus élevé au Québec que dans d'autres provinces du Canada (10,2% contre 6,8% en Ontario). De plus, contrairement à ce que l'on voit dans les provinces voisines, même chez les immigrants installés depuis plus de 10 ans au Québec, la proportion de chômeurs est beaucoup plus élevée que parmi les personnes nées au Québec. «Toutes ces données témoignent d'une réalité difficile, faite de privations et d'angoisses, où affleure parfois la détresse», écrivent les commissaires. Une société développée n'a pas le droit de considérer de tels écarts, une telle souffrance humaine comme «inévitables». «Les commissaires, eux, parlent de discrimination. S'ils avaient comparé ça avec d'autres pays, ils verraient qu'on n'est pas différent ici», ajoute l'ancien premier ministre. C'est précisément ce qu'affirment les auteurs du rapport: «Aucune donnée ne permet d'affirmer que la discrimination est plus présente au Québec qu'ailleurs. Considérant le nombre et la variété des immigrants que Montréal a reçus depuis quelques décennies, le fait vaut d'être signalé.» Enfin, selon M. Parizeau, Gérard Bouchard et Charles Taylor font un «long procès» contre les Québécois de langue française. Or, au contraire, les commissaires décrivent une société moderne et ouverte, capable comme n'importe quelle autre de faire face au défi de l'intégration des immigrants. «Pour tous les Québécois, disent-ils, l'enjeu reste le même: jouerons-nous la carte de la confiance mutuelle et de l'intégration ou glisserons-nous vers la défiance, qui entraînera et accentuera les effets que l'on cherche précisément à éviter - le rejet, le repli, la ghettoïsation et le fractionnement? Jusqu'ici, et il faut s'en réjouir, notre société a su se prémunir contre ces maux.» Ce n'est pas le procès des Québécois que dressent MM. Bouchard et Taylor, mais celui d'une conception dépassée et frileuse du Québec. Un Québec ancien que, paradoxalement, peu de Québécois ont autant contribué à défaire que Jacques Parizeau lui-même. _____________________________________________________________________________________________ Parizeau questionne les cibles d'immigration du gouvernement La Presse Canadienne Montréal Jacques Parizeau ne cache pas une profonde préoccupation envers les nouvelles cibles d'immigration que le gouvernement de Jean Charest a fixées pour les trois prochaines années. En entrevue au Journal de Montréal, l'ancien premier ministre du Québec se questionne si on peut passer de 40 000 immigrants par année à 55 000. Il ajoute que cela fait beaucoup de monde à intégrer et qu'il y a des risques à ne pas prendre. En novembre dernier, le gouvernement Charest a haussé les seuils d'immigration pour les trois prochaines années pour atteindre 55 000 nouveaux arrivants en 2010. Le premier ministre Jean Charest a répété à maintes reprises qu'une immigration plus massive est une des solutions au déclin démographique du Québec et à une crise de la main-d'oeuvre. Mais pour M. Parizeau, une telle cible requiert «un niveau de préparation qu'il ne voit pas actuellement». Encore une fois, il juge que les commissaires Charles Taylor et Gérard Bouchard n'ont pas fait les devoirs auxquels on était en droit de s'attendre d'eux. Dans cette entrevue, l'ancien chef du Parti québécois n'a pas manqué de décocher une flèche à l'endroit de Lucien Bouchard. Il lui reproche notamment l'abolition des Centres d'orientation et de formation des immigrants, les COFI. Il croit que ces centres étaient un bon système mais déplore qu'ils aient été supprimés au moment de l'atteinte du déficit zéro.
  14. 10 septembre 2007 LaPresse. C’est ce que révèle une étude de Statistique Canada selon laquelle le taux de chômage atteint 18 % chez les Montréalais arrivés au Canada depuis cinq ans ou moins, soit trois plus que le taux de 5,9 % observé chez ceux qui sont nés au pays . La ville est ainsi celle où le problème du travail des immigrants fraîchement arrivés est le plus criant : à Toronto, ils sont 11 % à chômer et à Vancouver, 9,6 %. Ces derniers taux demeurent tout de même trois fois plus élevés que pour les populations de ces villes nées au pays. Au Canada en général, les nouveaux immigrants sont deux fois plus nombreux à chômer que les Canadiens de naissance. Toutefois, souligne l’agence nationale, l’écart entre les deux groupes s’amenuise nettement avec les années. Les immigrants débarqués depuis cinq ans ou moins ont un taux de chômage de 11,5 %, comparativement à 4,9 % pour la population née au pays. Pourtant, ils sont plus susceptibles d’avoir fait des études universitaires. Mais le taux de chômage tombe à 7,3 % chez les immigrants établis depuis 5 à 10 ans, et la situation s’améliore encore après 10 ans. «Ce nouveau rapport révèle que, dans l'ensemble, les immigrants de longue date, établis au Canada depuis plus de 10 ans, formaient en 2006 le groupe dont la situation sur le marché du travail s'apparentait le plus à celle de la population née au Canada, ce qui témoigne vraisemblablement de l'intégration de ces immigrants au marché du travail canadien au fil des ans», écrit Statistique Canada sans toutefois préciser le taux de chômage des immigrants après 10 ans.
  15. Mise à jour le lundi 20 avril 2009 à 12 h 22 RadioCanada.ca La ministre Yolande James (archives) Radio-Canada a appris que le gouvernement de Jean Charest n'a pas atteint son objectif en matière d'immigration. Le Québec a accueilli 4000 immigrants de moins que la cible maximale fixée par la ministre Yolande James. En 2007, la ministre de l'Immigration annonçait que la province accueillerait 10 000 immigrants de plus par année d'ici 2010 et pour la seule année 2008, Yolande James parlait d'une croissance de 8 %. Mme James déclarait à l'époque: « Pour une première année, notre objectif est de 49 000 et on s'assure d'avoir les mesures nécessaires pour ce faire ». Au ministère, on cherche à minimiser, en expliquant que la ministre parlait d'une cible maximale. Selon Claude Fradet, il faut se référer à la cible inférieure fixée cette année-là à 46 700. Selon lui, les chiffres planifiés sont une fourchette. Selon le ministère, des impondérables peuvent expliquer les résultats de l'an dernier. Mais l'opposition croit qu'Immigration Québec n'a pas les moyens de ses ambitions. « On a beau se fixer des objectifs qui paraissent très importants, si le budget du ministère n'est pas à la hauteur, on n'arrivera pas à atteindre ces résultats que l'on annonce », a estimé le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, Camil Bouchard. Par ailleurs, les cas référés par le fédéral ont baissé de plus de 50 % en cinq ans, ce qui fait dire au Parti québécois qu'Ottawa nuit à l'immigration québécoise.
  16. Foreclosures, immigration linked in report Areas hit hardest have high percentage of foreign-born heads of household By Timothy Pratt (contact) Wed, May 13, 2009 (2 a.m.) Las vegas Sun Counties with high foreclosure rates also tend to have large immigrant populations, according to a Pew Hispanic Center report released Tuesday. The study ranked Clark County sixth nationwide in foreclosure rates last year with 8.9 percent of the valley’s houses in the courts. Nearly 1 in 4 heads of household locally were foreign-born, much higher than the national rate of 4.7 percent. Half of those immigrants were Hispanic. But the study’s main author, Rakesh Kochhar, cautioned that focusing on those factors can lead to a “chicken and egg situation.” “The two things appear together, but is there a causal relationship? Not necessarily,” he said. Kochhar noted that jobs building houses drew many immigrants to the Las Vegas Valley in the past two decades. An unknown number of those workers bought homes. The report also shows that Hispanics, blacks and minorities in general entered subprime mortgages at higher rates than the rest of the population. Nationwide, for example, 27.6 percent of home loans to Hispanics in 2007 were high-priced and a third of loans to blacks were in the same category. Only 1 in 10 loans to whites were high-priced. So areas with higher shares of minorities tend to have higher numbers of homeowners with loans at risk of entering foreclosure. Kochhar’s report, titled “Through Boom and Bust: Minorities, Immigrants and Homeownership,” shows that counties with high foreclosure rates exhibit other factors, including rising unemployment rates and sinking home values. Clark County’s unemployment rate for March was 10.4 percent, tenth-highest among major metropolitan areas nationwide. The Pew report looks at unemployment rates only for 2008 as a whole, which in Clark County was 6.5 percent. The construction sector is among the hardest-hit in terms of job loss. And home values in Las Vegas dropped 31.7 percent in 2008, second most in the nation behind Phoenix, according to a recent Standard & Poor’s report. So there are several factors related to high concentrations of immigrants, each somehow related to another. As Kochhar wrote, “the presence of immigrants in a county may simply signal the effects of a boom-and-bust cycle that has raised foreclosure rates for all residents in that county.” Ian Hirsch, who manages Fortress Credit Services and has taken on hundreds of clients seeking to adjust their mortgages to avoid or get out of foreclosure, said the report’s conclusions match his on-the-ground experience. “It doesn’t surprise me,” Hirsch said. He pointed to the dozens of minority and immigrant clients he has seen who say, “This is not what I was told I was getting into” when they come to his office for help. The adjustable rates in their mortgages and the lack of financial assets they brought to the table lead many of those clients to foreclosure, he added. Some of those clients worked in the construction industry, building the homes that came with the boom. Now, Hirsch noted, with the construction of CityCenter and other large commercial projects nearing an end, unemployment may continue to rise in the coming months. This could bring more foreclosures and failed businesses. “Unfortunately,” Hirsch said, “I think it’s going to get worse before it gets better.”
  17. Photothèque Le Soleil La prolifération des piscines en banlieue, une belle spécificité québécoise. Quoi, un sous-sol? La maison québécoise surprend les immigrants Marianne White Le Soleil Quand ils ont magasiné leur première maison à Québec, Sabine et Olivier Cotard avaient un critère très important: que toutes les chambres soient à l'étage. «Il était hors de question que mes enfants dorment au sous-sol», raconte la jeune mère de famille en rigolant. Comme plusieurs immigrants, ce couple de Français a été très surpris de constater qu'ici, les sous-sol sont aménagés et que les gens profitent de cet espace pour installer des chambres ou une salle familiale. «Les sous-sols, on ne s'y fait vraiment pas», ajoute Sabine. Mais ses deux filles, elles, par exemple, ont vite apprivoisé cette aire de jeu et sont de «vraies Québécoises» à cet égard. Le Marocain d'origine Mohamed El-Khayat a, lui aussi, rapidement trouvé des avantages au sous-sol aménagé. «C'est très pratique en été lorsque c'est la canicule !» souligne-t-il. Ce qui l'a surtout surpris en arrivant au Québec en 1987, ce sont les portes vitrées des maisons. Au Maroc, ainsi que dans plusieurs pays méditérannéens, les portes sont mieux protégées et sont souvent recouvertes de métal ou d'un grillage. Et que dire du béton, peu utilisé ici dans la construction des maisons. «Je trouvais que ça ressemblait à des maisons de dessins animés ! remarque-t-il. Et je n'avais jamais vu de murs de gyproc. Tu donnes un coup dans le mur et ça traverse.» La construction des maisons québécoises a également étonné Marcelo Ortiz, un Équatorien qui vit au Québec depuis 25 ans. «J'ai été frappé par les mises en garde qu'on nous fait souvent pour réagir rapidement en cas de feu. En Équateur, ce sont les tremblements de terre qui nous inquiètent surtout», souligne le musicien. L'utilisation du bois et du gyproc dans les résidences permet aux entrepreneurs québécois de bâtir très rapidement. «Ici, tu peux avoir une maison construite en six mois, c'est incroyable !» dit M. Ortiz. Maisons nord-américaines Est-ce que ces particularités sont propres aux demeures québécoises ? Pas tout à fait, indique Yves Laframboise, ethno-historien et auteur de plusieurs ouvrages sur les maisons du Québec. Nos habitations ont de nombreuses caractéristiques nord-américaines, comme l'aménagement du sous-sol et l'utilisation prépondérante du bois. «C'est lié en bonne partie à l'apparition du bungalow après la Deuxième Guerre mondiale», souligne-t-il, ajoutant que les entrepreneurs utilisent souvent les ressources disponibles localement. Et au Québec, le bois est très accessible. En France, dans certaines régions, c'est la roche calcaire qui est utilisée, tandis qu'au Maroc on a beaucoup recours à la chaux et que dans plusieurs pays sud-américains, le béton est omniprésent. M. Laframboise constate cependant que les maisons du Québec sont de moins en moins différentes que celles du reste du monde. Avec la mondialisation, on retrouve le même plancher flottant partout, souligne-t-il. «Il y a moins de différences car les matériaux et les gens voyagent.» Histoires de piscine Mais il existe bel et bien des «spécificités québécoises», comme la prolifération des piscines sur les terrains. «Ce qui m'a surtout surprise c'est que les piscines sont en dehors de la terre, et rondes en plus !» affirme Martha De Montenero, une Mexicaine qui a suivi le chemin de l'amour jusqu'au Québec il y a 10 ans. Au Mexique, seulement les plus nantis ont des piscines sur leur terrain et elles sont creusées et de forme rectangulaire. À son arrivée au Québec, Sabine Cotard ne voulait pas que la chambre de ses enfants se trouve au sous-sol. (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil) Sabine Cotard a, pour sa part, bien du mal à comprendre pourquoi les Québécois installent des piscines sur de petits terrains. «Il n'y a rien d'autre dans le jardin. Il n'y a même pas de place pour que les enfants jouent», remarque-t-elle, ajoutant avoir fait enlever la piscine qui se trouvait sur le terrain lorsqu'ils ont acheté leur maison à Cap-Rouge. «On y a fait installer à la place des balançoires et des jeux pour les enfants.» Une autre différence marquée réside dans la division intérieure des maisons. La désignation des logements (2 1/2, 3 1/2, etc.) laisse notamment plusieurs nouveaux arrivants pantois. «Au début je me demandais c'était quoi la demie !» rigole Martha De Montenero. Sabine Cotard a trouvé étonnant le fait que la toilette soit dans la même pièce que la salle de bains. «Ça m'a vraiment choquée ! En France ce sont des pièces distinctes, c'est plus pratique.» Importance de la cuisine Trân Triêu Quân, du Viêtnam, fondateur de Norbati Consultants Trân & Associés inc., a constaté de son côté que la cuisine occupait une place importante dans les maisons québécoises. Elle est grande et généralement ouverte sur la salle à manger ou le salon. «Chez nous, c'est une pièce fermée à l'arrière de la maison ou même à l'étage d'en dessous», explique-t-il. Enfin, le grand corridor qu'on retrouve dans plusieurs maisons ou appartements continue de surprendre. «Beaucoup de maisons sont comme ça, raconte Marcelo Ortiz, qui a pris le temps de visiter plusieurs résidences avant d'en choisir une très éclairée. C'est très sombre et désagréable. Tu te sens dans un tunnel», lance-t-il. En dépit de ces particularités, les immigrants qui ont choisi de vivre ici embrassent ces petites différences avec joie et les oublient rapidement. «L'accès à la propriété est plus facile au Québec. C'est une grande richesse», croit Mohamed El-Khayat.
  18. 700 000 emplois disponibles d’ici 3 ans Agence QMI Julie Charette 08/06/2009 12h08 En vue de combler les 700 000 emplois qui seront disponibles au Québec d’ici 2011, le gouvernement de Jean Charest compte sur les travailleurs spécialisés étrangers. Devant une centaine de gens d’affaires réunis ce matin lors de la première journée des travaux du 5e Forum économique international des Amériques, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a soutenu que l’immigration était une partie de la réponse aux besoins en main-d’œuvre du Québec. «La diminution de la population active pourrait entraîner un ralentissement de l’activité économique», affirme Mme James en rappelant qu’en 2050 un Québécois sur trois aura 65 ans et plus. L’immigration: «une valeur ajoutée pour le Québec» Confronté au vieillissement de sa population, le Québec doit donc développer des «mesures audacieuses» pour recruter et retenir les travailleurs immigrants. «À l’heure actuelle, plusieurs pays se font concurrence pour attirer les travailleurs», signale la ministre James. Afin de tirer son épingle du jeu, le Québec a mis en place diverses mesures: priorisation du traitement des demandes des travailleurs qualifiés et accélération de leur arrivée au Québec, accompagnement spécialisé, renforcement de la francisation et signature d’une trentaine d’ententes avec des ordres professionnels pour faciliter l’accès des immigrants aux professions réglementées. Le gouvernement Charest souhaite attirer près 50 000 immigrants annuellement. Pour ce faire, il devra accueillir plus de 9000 immigrants supplémentaires au Québec au cours des prochaines années.
  19. PI après ça ces imbéciles se demandent pourquoi les Montréalais les ignorent!? Gang de caves. Le problèmes c'est ce genre de réaction est beaucoup plus commun que l'on puisse penser, c'est juste qu'en général c'est bien caché! C'est caves nous donnent tous un mauvais nom, j'ai honte d'être québecois quand je lis des choses comme ça! Lamarche, un village qui n'aime pas les étrangers Lamarche, Lac-Saint-Jean La petite localité de Lamarche, au Lac-Saint-Jean, est plongée dans une controverse à caractère xénophobe, impliquant une famille d'investisseurs français et un groupe de citoyens hostiles à leur présence. Le 1er octobre 2006, William Satgé, sa mère Liliane et son père Alain prennent possession de l'ancien centre plein air Tchitogama de Lamarche, un relais de motoneiges laissé à l'abandon depuis quelques années. Originaire de France, la famille Satgé décèle en ce lieu un potentiel intéressant et n'hésite pas à déclarer, dès son arrivée, que le Scoobyraid deviendra le principal produit d'appel touristique de la municipalité de 500 âmes. Un premier restaurant voit le jour puis un bar. Les Français offrent également un service de location de motoneiges et organisent des activités populaires. Parallèlement, la grogne s'installe dans le village. L'abcès éclate finalement en décembre, par la voix du conseiller municipal Claude Bourgault. Dans une lettre adressée aux Satgé, il écrit: «Moi, je suis né au Québec et ce qui me fait le plus suer, c'est de voir des immigrants qui arrivent ici. Ils nous critiquent, se moquent même de nous, mais, par contre, ils ont besoin de notre argent gouvernemental en subvention pour les aider à réaliser leurs rêves.» Après plus de 1,5 million d'investissements privés, les Satgé soutiennent n'avoir reçu aucune aide financière, si ce n'est une subvention de 30 000$ en provenance de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Dans la foulée de cet incident, le maire Jean-Guy Fortin est vivement contesté pour avoir appuyé le projet. Homme d'affaires prospère, M. Fortin dirigeait Lamarche depuis près de trois décennies. Croulant sous la pression, il quitte ses fonctions en avril. Selon Liliane Satgé, les mois qui ont suivi la démission de Jean-Guy Fortin se sont déroulés sans encombre. Ce n'est que la fin de semaine dernière, alors qu'on s'apprêtait à souligner le premier anniversaire du Scoobyraid, que leurs détracteurs sont revenus à la charge. Sur un écriteau géant installé à l'entrée du village, ceux-ci ont inscrit «Fuck you William, Jean-Guy Fortin avec», ravivant ainsi la polémique. «Ils ne se sont pas limités à cela, confie la mère de famille. Ils ont aussi enlevé toutes les petites pancartes que nous avions placées dans le village pour souhaiter la bienvenue aux touristes.» «En tant que peuple, nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants, estime le nouveau maire Martin Tremblay qui dénonce les gestes faits. Cette malheureuse réalité ne touche pas uniquement Lamarche, mais l'ensemble du Québec.»
  20. Montreal's vital signs improving PETER HADEKEL, The Gazette Published: 7 hours ago When consulting economist Marcel Cote put together a statistical picture of the Montreal area, he found several signs of improvement. The region's unemployment rate, long among the worst in urban Canada, is now closer to the national average than it's been in two decades. The workforce is getting smarter. Over the last 10 years, the proportion of Montrealers who've completed post-secondary studies has shot up from 43 per cent to 55 per cent and is now above the Canadian average. Innovation is thriving. Between 1990 and 2005, the share of scientific and technical jobs in the labour force has grown at a faster rate than in Toronto and Vancouver. Cote collected the data for the Foundation of Greater Montreal, which yesterday published its annual checkup on the metropolitan area, titled Vital Signs. The report is intended to raise awareness on the challenges and opportunities facing the community. It also serves as a good gauge of the quality of life in Montreal. But for all of Montreal's improvements, there are plenty of problems to address. Nearly a quarter of families earn low incomes and a disproportionate number of seniors live in poverty. Chronic homelessness remains an issue, especially among First Nations and Inuit. And Montreal still hasn't figured out how to integrate immigrants into its economic fabric. Relative to Canadian-born workers, the jobless rate among immigrants is far higher than it is for Canada as a whole. Asked to sum up his findings, Cote noted that in areas where change happens quickly, Montreal has done quite well. For example, changes in public policy like government mandated pay equity have helped put money into consumers' pockets and improved Quebec's economic performance. But on longer term issues like poverty and personal health, progress is much slower. On the island of Montreal, 25 per cent of women and 40 per cent of men did not have a family physician. In secondary schools, only 39 per cent of students exercised enough to be in good physical condition. It's worth remembering that economic health is closely linked to social health. Prosperity and growth help to pay for improvements in health and social services. As well, the link between educational attainment and a strong economy is clear, Cote noted. The high dropout rate in Montreal-area schools is closely linked to the incidence of poverty. To ensure that growth continues, Montreal will have to address tough challenges, including: the aging of its population, the impact of globalization and the competitive threat from such emerging economies as China, India, Russia and Brazil. The city also needs huge infrastructure repairs. And a way must be found to reorganize municipal finances so that it can meet the needs of citizens. If Montreal can do a better job in these areas, it should be well-positioned to compete, because its economy is diversified and increasingly driven by knowledge industries. "Montreal's fundamental comparative advantage is in advanced manufacturing," Cote says. The city has a skilled and stable work force that attracts investment. "Our advanced manufacturing industries are not too threatened by the developing countries." Of all the challenges ahead, Cote says the biggest one may be remaining an open and international city while retaining the French character of Montreal. "We have to stay open," he said. "We have to accommodate more immigrants. But we have to get them to accept French. Otherwise, they don't have jobs, they're not happy and they leave." Montreal has done a fairly good job of retaining new immigrants but must get them into the workforce faster. "The fact that Montreal is French in North America is our fundamental challenge. We want to keep it this way, we like it this way, it makes a very interesting city. But it has its problems." Cote added, however, that if cities like Brussels, Amsterdam and London can retain an international quality, Montreal can too. Immigration is key to both arresting the city's demographic decline and positioning it to prosper in the global economy. [email protected]
  21. Montréal: Trop de pauvreté Jean-François Codère 06/04/2008 08h43 Montréal n’est pas une ville comme les autres au Québec et, à ce titre, il serait surprenant de la voir pointer dans le top 5 un jour, croit l’auteur du palmarès. © Le Journal/Archives Chantl Poirier La criminalité et la mauvaise intégration des immigrants jouent aussi un rôle Dernière au classement des villes les plus heureuses de l'Indice relatif du bonheur (IRB), Montréal souffre du blues traditionnel des grandes villes : pauvreté, immigration et criminalité. Le dernier classement de l'IRB place Montréal au 30e et dernier rang d'un palmarès dominé par deux de ses banlieues, Sainte-Julie et Repentigny. Pour l'auteur de l'étude, Pierre Côté, c'est en grande partie attribuable au fait qu'on y trouve de façon naturelle des gens moins enclins à être heureux. Gangs de rue «Il y a beaucoup de pauvreté à Montréal», explique-t-il d'abord. «La famille avec moins de revenus va donner une évaluation plus faible de son bonheur.» Pour progresser, Montréal doit, selon lui, régler le problème des gangs de rue, favoriser une meilleure intégration des immigrants et offrir de meilleurs services pour les jeunes familles. «Montréal est une ville qui est de moins en moins faite pour les enfants, seconde Danielle Pilette, professeure d'urbanisme à l'UQAM.» Condamnée aux bas-fonds ? Montréal s'était classée 18e sur 25, à égalité avec deux autres villes, l'an dernier. Il serait toutefois étonnant, admet M. Côté, que Montréal puisse un jour pointer dans le top 5. «Sa stature, sa population, autant son nombre que sa composition, son niveau d'activité et son unicité en font une société distincte en soi, mais pas au point d'excuser sa dernière position.» Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'était pas disponible pour commenter le sondage. Son attachée de presse, Renée Sauriol, s'est contentée de dire qu'on «ne pouvait comparer des pommes et des oranges». * * * MONTRÉAL EN BREF L'ARGENT À Montréal, 16,7 % des familles ont un faible revenu, soit cinq fois plus qu'à Sainte-Julie (3,5 %). Le revenu familial moyen était de 53 451 $ à Montréal, comparativement à 77 657 $ à Sainte- Julie, selon les plus récentes données disponibles (2001). «Demande à un gars qui vit à Verdun dans un troisième étage, c'est sûr qu'il va te dire : «la vie me fait chier» ", constate Marc Limoges, un citoyen montréalais rencontré à Saint- Henri. Mais les Montréalais pas heureux ne seraient probablement pas plus heureux ailleurs.» EMPLOI, ÉDUCATION ET IMMIGRATION Montréal a un très fort taux de diplomation universitaire : 24,3 %, contre 16,4 % en moyenne pour le Québec. Pourtant, son taux de chômage est de 9 %, soit plus qu'à Alma (8,8 %), Rouyn-Noranda (8,4 %) et Rimouski (7,2 %). Les immigrants sont souvent scolarisés, mais sous-employés. «Combien ont une scolarité élevée, mais sont chauffeurs de taxis à Montréal ?» demande Pierre Côté, auteur de l'étude. «Pas de job, donc pas d'argent, donc moins de reconnaissance.» LES ALÉAS DE LA VILLE Comme à chaque printemps, les déchets ont commencé à apparaître un peu partout dans les rues de la ville. «Même les gens de Montréal trouvent que c'est sale», note Pierre Côté. «C'est plate d'avoir une belle grosse ville qui n'est pas plus propre que ça», se désole Marc Limoges. Souvent pointés du doigt pour les défauts de la ville, les cols bleus «doivent changer la perception qu'ont les gens selon laquelle ils sont accrochés à leur convention pour ne pas travailler», estime M. Côté. Montréal, c'est souvent les petits espaces, le bruit des klaxons et les courses à gauche et à droite. La ville urbaine, quoi. «En banlieue, les gens ont probablement plus le temps de s'arrêter, croit Pierre Therrien, un citoyen montréalais. Le contact humain est plus là.» http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/04/20080406-084301.html
  22. Un rapport préparé pour l'Association des comptables généraux accrédités fait 12 suggestions pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée au Canada. Pour en lire plus...
  23. Ca confirme ce que je pensais. Vivre a Québec sans permis de conduire c'est carrément impossible. Peu de transport en commun = peu d'attrait pour avoir des immigrants. En plus on accepte pas d'equivalence pour les permis de conduire pour beaucoup de pays étrangers. Les immigrants sont obligé de se retaper des examens pour avoir leur permis de conduire. Meme si certains conduisent depuis 20 ans. Pas grave on s'en fout de dépenser tellement pour accueillir des immigrants pour les voir partir par la suite. 65 famille sur 200 famille népalaise qui sont partie vers l'ontario. http://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/453959/exode-canadien-pour-les-refugies-de-quebec
  24. Très belle carte, basée sur les plus récentes données de de stats Canada 2011. Principal défaut: les couleurs. Souvent difficiles à partager. Mais sinon, ça donne une bonne idée de la répartition de diverses données comme la langue d'origine, pays d'origine des immigrants, niveau d'éducation, etc. du Mtl métropolitain, quartier par quartier, rue par rue! À consulter: http://www.montrealgazette.com/news/interactives/household-survey/index.html
  25. Source: Montreal Gazette Immigration in Canada by the numbers By Kirsten Smith, Postmedia News The proportion of foreign-born population in G8 countries and Australia (reported statistically) Japan — 1.0 per cent (2000) Italy — 8.0 per cent (2009) Russia — 8.2 per cent (2002) France — 8.6 per cent (2008) United Kingdom — 11.5 per cent (2010) United States — 12.9 per cent (2010) Germany — 13 per cent (2010) Canada — 20.6 per cent (2011) Australia — 26.8 per cent (2010) Recent immigration (2006 to 2011) Canada — 1.2 million Toronto — 381,745 Montreal — 189,730 Vancouver — 155,125 Calgary — 70,700 Edmonton — 49,930 Winnipeg — 45,270 Ottawa-Gatineau — 40,420 Saskatoon — 11,465 Windsor — 9,225 Regina — 8,150 The make-up of first-, second- and third-generation immigrants compared to total population: First generation (born outside Canada): 7.2 million or 22 per cent Of them: • 93.3 per cent immigrants • 4.9 per cent foreign students and foreign workers • 87,400 were born outside Canada to parents who are Canadian Second generation (born in Canada but at least one parent was born abroad): 5.7 million or 17.4 per cent • 54.8 per cent said both their parents were born outside Canada • B.C. was home to the most second generation residents 23.4 per cent • 3 in 10 second-generation residents were a visible minority Third generation (born in Canada, both parents also born in Canada): 19.9 million or 60.7 per cent Read more: http://www.canada.com/Immigration+Canada+numbers/8354135/story.html#ixzz2SiAN7sP2