Jump to content

Search the Community

Showing results for tags 'gouvernance'.

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Real estate projects
    • Proposals
    • Going up
    • Completed
    • Mass Transit
    • Infrastructures
    • Cultural, entertainment and sport projects
    • Cancelled projects
  • General topics
    • City planning and architecture
    • Urban photography
    • Urban tech
    • General discussions
    • Entertainment, food and culture
    • Current events
    • Off Topic
  • MTLYUL Aviation
    • General discussion
    • Spotting at YUL
  • Here and abroad
    • Quebec City and the rest of the province of Québec.
    • Toronto and the rest of Canada
    • USA
    • Europe
    • Projects elsewhere in the world

Calendars

There are no results to display.

There are no results to display.

Blogs


Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


About Me


Biography


Location


Interests


Occupation


Type of dwelling

Found 9 results

  1. Publié le 08 mai 2009 à 07h50 | Mis à jour à 07h50 Réparer Montréal Nathalie Collard La Presse On dit que Montréal est ingouvernable. Que c'est une ville difficile à gérer parce qu'elle est dirigée par 19 maires. Que les arrondissements ont trop de pouvoirs. Ce sont des récriminations qu'on entend depuis plusieurs années déjà et qui expliqueraient l'immobilisme actuel de la métropole. Le temps est venu d'analyser la situation et de poser un diagnostic objectif sur les structures de gouvernance de Montréal. Dans les années récentes, plusieurs suggestions ont été émises. Du côté de Vision Montréal par exemple, Benoit Labonté propose entre autres de centraliser les services d'urbanisme et de déneigement et de retirer aux arrondissements le pouvoir d'imposer une surtaxe. Le maire de l'arrondissement Ville-Marie souhaite également rétablir l'équité entre les arrondissements. À Projet Montréal, on est plus radical. Dans un mémoire déposé dans le cadre du projet de loi 22, en novembre 2007, le parti dirigé par Richard Bergeron proposait l'abolition du conseil d'agglomération (qui serait remplacé par un conseil municipal élargi) ainsi que la disparition pure et simple du comité exécutif (qu'on remplacerait par des commissions comme dans certaines villes canadiennes). Certains, comme le conseiller Cosmo Maciocia ou le pdg de Juste pour rire, Gilbert Rozon, proposent de réduire le nombre d'arrondissements (M. Rozon est également adepte de la centralisation) alors que d'autres fantasment et rêvent de revenir à l'époque d'avant les fusions. On le voit, les solutions vont dans tous les sens. D'où l'urgence de mettre sur pied un groupe de travail qui étudierait la situation actuelle. Il n'est pas question de tout effacer et de recommencer à zéro, mais bien de proposer des modifications qui permettraient une meilleure gestion de la Ville ainsi qu'une meilleure prise de décision. Avant d'arriver à l'étape des solutions, il faut d'abord brosser un tableau clair de l'administration municipale. Qui comprend vraiment le fonctionnement de Montréal aujourd'hui? On ne sait plus qui est responsable et imputable au sein de cette administration. On entend souvent dire que personne n'a envie de se lancer dans un débat de structures, que les Montréalais n'ont pas envie d'entendre parler de gouvernance. Cette attitude est non seulement réductrice, elle est dommageable pour Montréal. S'il est vrai que les problèmes de gouvernance expliquent l'inertie actuelle, alors la métropole ne peut plus se payer le luxe de remettre ce débat à plus tard. Si l'absence de leadership montréalais est due, en partie, aux problèmes de structures, alors réglons-les. Pour pouvoir réparer Montréal, il faut que la ministre des Affaires municipales nomme rapidement un groupe de travail à qui on confierait le mandat d'examiner en profondeur la gouvernance de la Ville de Montréal et d'émettre une série de recommandations objectives et non-partisanes. La gouvernance doit également figurer au nombre des enjeux qui seront débattus durant la campagne électorale qui s'amorce. Les partis doivent s'engager à améliorer le fonctionnement de la Ville. L'équipe choisie pour diriger Montréal le 1er novembre prochain pourra s'appuyer sur les conclusions du groupe de travail pour apporter des changements. Louise Harel disait récemment qu'elle avait «mal à sa ville». Elle n'est pas la seule. Bon nombre de Montréalais ont l'impression de ne plus comprendre leur ville. Il est temps de se mettre à la tâche. [email protected]
  2. Plus de maire dans Ville-Marie: antidémocratique, selon Labonté Éric Clément La Presse Montréal La possibilité que le maire de Montréal devienne d’office celui de Ville-Marie à l’issue des prochaines élections municipales en 2009 est jugé antidémocratique par le maire de cet arrondissement, Benoit Labonté. Il appuie sa thèse d’une opinion juridique du cabinet Robinson Sheppard Shapiro qui a établi qu’un tel système de gouvernance est « contraire aux traditions démocratiques en Amérique du Nord». Benoit Labonté, avait convoqué une conférence de presse, vendredi, pour réagir aux ententes signées jeudi entre Québec et Montréal et qui modifient le projet de loi 22. Il les a qualifiées d’excellentes. Mais c’est le dossier de la gouvernance du centre-ville qui a retenu le plus son attention. Il a dit que la disparition de l’élection du maire de Ville-Marie est un «problème démocratique important». «Tel que proposé, on va créer un précédent, dit-il. On va priver 78 000 résidents de Ville-Marie, soit plus que la population de Drummondville, du droit d’élire directement leur maire d’arrondissement. Ce serait les seuls Québécois à être privés de leur droit de vote par une loi provinciale.» Il pense que cette disposition n’est pas nécessaire pour que le centre-ville fonctionne mieux. Il suffit, selon lui, de rapatrier des pouvoirs, sans supprimer la fonction de maire de Ville-Marie. Il a dit être «beaucoup étonné de la réaction rapide de l’élite montréalaise» (visant notamment la Chambre de commerce du Montréal métropolitain) «qui a applaudi cette mesure sans nuance et qui cautionne la perte d’un droit démocratique fondamental d’une certaine partie de la population». M. Labonté espère que les partis d’opposition s’exprimeront sur la question la semaine prochaine en commission parlementaire. D’autant qu’une opinion juridique du cabinet Robinson Sheppard Shapiro, datant de 2003, se penchait sur la possibilité que Ville-Marie soit géré par le maire de Montréal. Cette opinion, transmise aux médias hier, concluait que «le système de gouvernance proposé pour le futur arrondissement, dans la mesure où il substitue au libre choix par les électeurs municipaux de leurs gouvernants une mise en tutelle véritable, est contraire aux pratiques actuelles du gouvernement municipal en Amérique du Nord et aux traditions démocratiques, mais trahit certainement l’esprit et vraisemblablement la lettre des règles constitutionnelles en la matière». Benoit Labonté se demande en plus si le maire de Montréal n’a pas mieux à faire que d’aller s’occuper des puisards de Ville-Marie ou des livres des bibliothèques de quartier. Il trouverait plus logique qu’il soit responsable du développement économique, des grands projets et du tourisme dans Ville-Marie, ce qui ne priverait pas les électeurs de cet arrondissement de leur droit de vote. Centralisation Par ailleurs, Benoit Labonté juge que l’entente Québec-Montréal «constitue un aveu implicite de la part du maire Tremblay que la décentralisation est allée trop loin». Québec donne en effet à Montréal le pouvoir de centraliser une compétence d’arrondissement «s’il en va de l’intérêt général de la Ville». M. Labonté se demande ce qui sera centralisé. Le déneigement ? Le recyclage ? La collecte des déchets? «Le maire ne remet aucunement en cause la décentralisation, réagit Renée Sauriol, attachée de presse du maire Tremblay. Pour le déneigement, s’il y a une situation exceptionnelle, le conseil municipal pourrait, si nécessaire, reprendre le contrôle mais cela ne remet pas en cause les responsabilités des arrondissements.» Benoit Labonté a, sur ce sujet, lancé une pique au maire d’Anjou, Luis Miranda, recruté par le parti du maire Tremblay. «M. Miranda était hyper-décentralisateur, dit-il. J’ai hâte de le voir défendre cette centralisation. Ça va être amusant.» «Il n’est pas question de se départir de services de proximité, dit Luis Miranda au téléphone. Je suis toujours un décentralisateur. Ce n’est pas mon adhésion à Union Montréal qui va changer quelque chose là-dessus.» Enfin, Benoit Labonté se demande quelles nouvelles taxes sont envisagées par le maire Tremblay. «Va-t-il taxer les piscines, les jeux d’enfants, les espaces de stationnement, la possession d’automobile ? Il doit le dire. On ne peut pas d’un côté vouloir attirer les familles sur l’île et les laisser dans le doute jusqu’en 2010 sur comment elles vont être taxées. Moi, je m’engage à ne pas utiliser de nouveaux pouvoirs de taxation avant de faire le ménage à l’hôtel-de-ville où il y a encore beaucoup de gras.» M. Labonté dit qu’à l’image de ce qu’il a fait dans Ville-Marie (réduction de 5% des charges en réorganisant le travail), il peut faire économiser 200 millions à Montréal sur un budget de 4 milliards. http://www.cyberpresse.ca/article/20080613/CPACTUALITES/80613162/6488/CPACTUALITES
  3. Un administrateur indépendant, c'est bien, mais un administrateur légitime et crédible, c'est encore mieux, selon l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques. Pour en lire plus...
  4. Universités: Courchesne est prête pour le coup de barre Le Devoir, Clairandrée Cauchy Édition du mercredi 10 septembre 2008 Le projet de loi sur la gouvernance sera déposé cet automne contre vents et marées, a-t-elle révélé au Devoir La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a annoncé au Devoir sa ferme intention de présenter un projet de loi sur la gouvernance des universités. Que les recteurs d'université se le tiennent pour dit, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est déterminée à présenter cet automne un projet de loi sur la gouvernance des universités. En dépit des résistances observées dans le milieu universitaire, la ministre entend exiger la présence de deux tiers de membres indépendants au sein des conseils d'administration des universités. «En terme de gouvernance, le conseil d'administration doit pouvoir jouer pleinement son rôle. Pour ce faire, dans les règles de bonnes pratiques de gouvernance, que ce soit dans les hôpitaux, les universités, les cégeps, les entreprises, je crois à la nécessité des deux tiers de membres externes», a soutenu Mme Courchesne lors d'une rencontre éditoriale sur ses priorités de la rentrée, soulignant que ce principe a déjà été imposé aux sociétés d'État. Au printemps, la ministre a rencontré les présidents des conseils d'administration des différentes universités ainsi que les recteurs afin de discuter des les suites à donner aux recommandations du Groupe de travail sur la gouvernance des universités, présidé par le professeur des Hautes Études commerciales Jean-Marc Toulouse. Elle entend les rencontrer de nouveau au cours des prochaines semaines, avant de faire cheminer un éventuel projet de loi dans les officines gouvernementales. Ce principe d'une forte présence de membres indépendants ne passe cependant pas comme une lettre à la poste dans le milieu universitaire. «Les universités ne veulent pas de loi. Elles pensent qu'elles peuvent modifier la situation à travers leurs chartes. Je sens une grande réticence, une résistance à ce que le gouvernement adopte une loi pour assujettir les universités aux principes de gouvernance reconnus», a constaté Mme Courchesne. Elle n'entend cependant pas s'en remettre à la bonne volonté pour parvenir à ses fins. «Il faut que les universités finissent par accepter qu'elles sont très majoritairement financées par les contribuables québécois, donc par des fonds publics. Cela veut dire qu'une gouvernance appropriée doit être mise en oeuvre, et une reddition de comptes détaillée. [...] Dans une société moderne, les universités ne peuvent échapper aux principes reconnus de gouvernance. Certaines de ces universités les enseignent d'ailleurs», a-t-elle lancé. La ministre attribue les hésitations à la crainte des membres des communautés universitaires d'être tenus à l'écart des centres décisionnels que sont les conseils d'administration. «Ce n'est pas notre objectif, tranche Mme Courchesne. Les dirigeants des universités devront développer, institutionnaliser leur capacité de rendre des comptes et de faire participer la communauté universitaire dans des forums», pour compenser la représentation moins importante des acteurs de l'université au sein des conseils d'administration. La loi sur la gouvernance des universités devrait aussi prévoir l'obligation de former un comité de vérification interne ainsi qu'un comité consacré aux ressources humaines. On y définirait aussi les rôles respectifs du président du conseil, des membres, du recteur ou encore du président du comité de vérification. Cet éventuel projet de loi fait non seulement écho au rapport Toulouse, mais aussi à celui du Vérificateur général sur la situation financière de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), déposé en juin dernier. Le Vérificateur y montrait du doigt la composition du conseil d'administration de l'UQAM, où siègent une majorité de membres qui travaillent ou étudient à l'université. «Se considèrent-ils tous comme des administrateurs chargés de défendre les grands enjeux de l'université, dont son équilibre financier, au risque de déplaire soit au recteur, soit au groupe qu'ils représentent ou se voient-ils plutôt comme des représentants des intérêts de leur groupe», s'interrogeait alors le Vérificateur général. La ministre Courchesne refuse cependant de voir dans ce dossier uniquement une réaction aux problèmes survenus à l'UQAM avec le dérapage immobilier. «Arrêtez de penser que c'est juste l'UQAM. Je ne vais pas dévoiler ce que je constate dans d'autres universités, mais je les suis toutes», a-t-elle affirmé. Outre l'enjeu de la gouvernance des universités, les correctifs à apporter aux programmes de formation au primaire et au secondaire, pour rectifier le tir de la réforme scolaire, figureront aussi en bonne place sur la table de travail de Mme Courchesne et de son ministère. D'ici à la fin du mois, le ministère devrait pouvoir fournir aux enseignants la nouvelle mouture des programmes de français du primaire, revue et corrigée pour préciser les connaissances qui doivent être acquises par les élèves chaque année. Ce que l'on appelle la «hiérarchisation des savoirs» en jargon pédagogique devrait ensuite se poursuivre pour les autres matières, au primaire comme au secondaire. La loi sur la gouvernance des commissions scolaires, déposée au printemps, devrait aussi revenir au menu législatif de l'automne.
  5. Montréal figure au 18e rang selon l’étude annuelle du Reputation Institute qui mesure, auprès de 35 000 répondants, le score de 100 villes selon 13 critères comme la sécurité, l’économie ou la gouvernance. Montréal arrive juste derrière Helsinki et Toronto, mais tout juste devant Munich et Madrid. C’est Londres qui domine le classement. http://www.journalmetro.com/montreal/article/1067917
  6. L'organisation prévoit une série de rencontres avec des représentants gouvernementaux et du monde financier pour tirer les conséquences de la crise actuelle. Pour en lire plus...
  7. Le président et chef de la direction de la Corporation financière Power a fustigé jeudi les règles canadiennes de gouvernance d'entreprise lors d'un discours. Pour en lire plus...
  8. Les pays émergents ont repris dimanche leurs discussions avec les pays développés à Sao Paulo pour renforcer leur poids dans la gouvernance économique mondiale, alors que la tourmente financière continue de menacer les établissements financiers et l'économie mondiale. Pour en lire plus...
  9. Redonner à l’éducation le statut de priorité nationale Heather Munroe-Blum Le Devoir (opinions) mardi 18 novembre 2008 Cette remarquable continuité depuis un demi-siècle a produit des résultats extraordinaires. Au niveau universitaire, le nombre d’étudiants a été multiplié par 10 et les budgets consacrés à la recherche par 20. Le pourcentage de la population âgée de 25 à 64 ans détenant un diplôme universitaire est passé de 9,8 % en 1986 à 26,2 % en 2006. La contribution déterminante de l’éducation à la croissance économique et au progrès social du Québec est clairement établie depuis la Révolution tranquille. À compter de cette époque, tous les gouvernements ont affirmé leur soutien à la mission éducative et ont veillé à favoriser son développement. Pourtant, beaucoup reste à faire. L’importance de maintenir et même d’augmenter l’accessibilité à l’université et la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaires au niveau des pays concurrents est plus grande qu’elle ne l’a jamais été. Or, le Québec peine à y arriver, aussi bien à l’égard du taux de diplômés qu’en ce qui a trait au financement nécessaire pour attirer des professeurs et des chercheurs de calibre mondial et maintenir les infrastructures universitaires. Dans le contexte de la campagne électorale, les universités québécoises soumettent la question suivante à la discussion publique : quels moyens chacun des partis politiques entend-il mettre en place pour faire de l’éducation en général, et de la formation universitaire en particulier, une priorité nationale de façon à ce que les universités puissent maintenir un niveau d’excellence sur les plans de l’enseignement et de la recherche et continuer ainsi à contribuer de façon significative au développement du Québec ? De manière plus spécifique, les universités québécoises recensent cinq grands enjeux sur lesquels il est essentiel de progresser : 1- Des objectifs ambitieux pour les taux de diplômés En 2005, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat au Québec était de 6,4 points de pourcentage moindre que celui de l’Ontario. La société québécoise ne peut se permettre de tirer ainsi de l’arrière. Elle se doit d’augmenter de façon importante le taux d’obtention de diplômes non seulement au 1er cycle, mais également aux 2e et 3e cycles. Pour y arriver, il faut favoriser une plus grande accessibilité aux études universitaires, par exemple aux étudiants universitaires de première génération, à ceux provenant des régions, aux travailleurs désireux d’améliorer leurs compétences dans le cadre de la formation professionnelle continue, et aux personnes immigrantes qui possèdent des qualifications professionnelles. Les économies comparables à celle du Québec visent un taux d’accès au baccalauréat de 50 %, un objectif que le Conseil supérieur de l’éducation propose d’atteindre au Québec en 2017. La stratégie de mobilité professionnelle, déjà mise en oeuvre par le gouvernement sortant, et les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la réussite et la persévérance à l’université, doivent être arrimés à une même ambition collective. L’augmentation sensible du taux d’obtention d’un diplôme universitaire requiert que l’État en fasse une priorité. L’appui gouvernemental permettra de rallier tous les acteurs sociaux, agents économiques et décideurs politiques susceptibles d’actualiser cette orientation à moyen terme et d’y consentir les énergies et moyens nécessaires. En conséquence, les partis politiques sont-ils prêts à doter le Québec d’objectifs ambitieux pour les taux de diplômés, à collaborer avec les universités en vue de les définir et à leur donner le soutien nécessaire pour les atteindre ? 2- Un enseignement et une recherche de calibre mondial Augmenter le taux de diplômés n’a de sens que si cela se fait dans le cadre d’un enseignement et d’une recherche universitaires de calibre mondial. Pour ce faire, les universités ont besoin de professeurs et de chercheurs de stature internationale, de personnel en nombre suffisant et d’installations physiques de premier ordre (locaux pour l’enseignement, bibliothèques, laboratoires, systèmes informatiques notamment). L’avenir de l’économie québécoise du savoir, la compétitivité du Québec et sa capacité d’instaurer des vecteurs durables d’innovation sociale et technologique dépendent de notre succès collectif à relever ce défi. Que proposent les partis politiques pour favoriser un enseignement de haute qualité et pour permettre au Québec de retrouver la place de leader qu’il occupait dans les années 80 et au début des années 90 dans le domaine de la recherche universitaire ? 3- L’ouverture sur le monde Les universités québécoises sont déterminantes pour assurer le succès économique en ce XXIe siècle. Faisant évoluer la science, le savoir et l’innovation, les universités ont toujours transcendé les frontières. L’internationalisation transforme tant la forme que le contenu de l’éducation, touchant à peu près tous les aspects de l’activité universitaire. Les universités sont résolument engagées à préparer les étudiants à faire face aux exigences croissantes d’un marché du travail basé sur l’économie du savoir et de plus en plus mondialisé. L’un des moyens les plus efficaces pour préparer les futurs diplômés au nouveau marché du travail, c’est de leur offrir la possibilité d’étudier et de vivre à l’étranger. L’accroissement du nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités québécoises constitue une autre façon de permettre aux étudiants québécois d’être exposés à des points de vue différents des leurs. L’expérience vécue dans nos universités par les étudiants étrangers a une influence positive à l’égard de nos relations internationales, qu’ils choisissent de retourner dans leur pays d’origine et de jouer le rôle d’ambassadeurs, ou de s’établir au Québec et de contribuer au développement économique. Que proposent les partis politiques pour s’assurer que les universités continuent d’être en mesure de contribuer à l’internationalisation de la société québécoise ? 4- La gouvernance et l’autonomie Les universités affirment sans équivoque qu’elles sont en faveur des principes visant à assurer une gouvernance moderne et efficace comportant une reddition de comptes complète et transparente. Par ailleurs, les universités québécoises sont réfractaires aux approches qui pourraient restreindre leur capacité à orienter elles-mêmes leur développement ou à les couler dans un moule unique. Les universités ne sont ni des ministères ni des sociétés d’État, et elles ne sont pas des entreprises. Il faut par conséquent réfléchir à une gouvernance qui soit appropriée à leur nature propre et qui reflète leur autonomie, la diversité de leur mission particulière ainsi que la liberté académique et la collégialité. C’est pourquoi les universités soutiennent que les objectifs de bonne gouvernance seraient mieux servis par la conclusion d’ententes de partenariat individuelles entre elles et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Les partis politiques sont-ils prêts à donner suite au Rapport de l’Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées en reconnaissant « qu’une saine gouvernance des institutions universitaires prend ancrage dans leur autonomie institutionnelle » et en s’engageant à respecter « la diversité des histoires, des traditions, des cultures et des valeurs propres à chaque institution universitaire » ? 5- Le financement L’état de sous-financement des universités québécoises fait consensus et a été évalué en 2002 à 375 millions de dollars ; ce montant est encore plus élevé aujourd’hui. Les universités québécoises proposent comme objectif de relever le niveau de financement par étudiant au niveau moyen constaté pour l’ensemble des universités du reste du Canada et invitent les partis politiques à prendre un engagement en ce sens. Comme la population en général, les universités sont très préoccupées par les effets de la crise financière mondiale et elles reconnaissent que, à court terme, les gouvernements doivent y accorder la priorité. Néanmoins, il faut, à moyen terme, positionner le Québec face aux grands défis de l’avenir. Il faut le savoir Notre capacité à maintenir une économie vigoureuse et à relever les multiples défis de notre société, notamment en matière de santé et d’environnement, passe d’abord par le savoir et par notre aptitude à relever le défi de l’éducation à tous les ordres d’enseignement, et tout particulièrement au niveau universitaire. Voilà pourquoi les universités québécoises demandent aujourd’hui aux partis politiques de se prononcer sur les grands enjeux énoncés ici et de faire part à la population de leurs engagements pour redonner à l’éducation le statut de priorité nationale. ***
×
×
  • Create New...
adblock_message_value
adblock_accept_btn_value