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  1. Publié le 08 septembre 2014 à 15h25 | Mis à jour à 15h25 Montréal aura son «transport intelligent» Sara Champagne La Presse C'est maintenant officiel. La Ville de Montréal met en branle son Centre de gestion de mobilité urbaine (CGMU). Ce sera «le coeur et le cerveau» des systèmes de transport intelligent, a précisé le responsable du transport au comité exécutif de la Ville, Aref Salef, en point de presse. Comme le révélait La Presse ce matin, il est question d'un centre de gestion du trafic en temps réel grâce à environ 700 caméras couvrant tout le territoire de l'agglomération. Un projet de 25 millions sur dix ans. Avec plus de 700 kilomètres de fibre optique, qui permettront l'accès à internet sans fil partout sur l'île. Le centre de gestion permettra notamment de gérer à distance des feux de circulation, des panneaux à messages variables, ou d'intervenir rapidement en cas d'incident pour éviter des bouchons majeurs. Montréal aura aussi à l'oeil les entraves occasionnées par des travaux. Sans oublier la coordination lors de grands évènements, comme les festivals. «On pourra, par exemple, déplacer des cols bleus ou des techniciens si on constate que des cônes orange non autorisés perturbent la circulation. Éventuellement, les opérations de déneigement seront mieux contrôlées grâce à des GPS qui seront installés dans les véhicules cet hiver», ajoute Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif et responsable de la Ville intelligente. Le CGMU sera à l'oeuvre cet automne avec 200 caméras routières, déjà installées sur le réseau, notamment boulevard René-Lévesque. Au début, le centre sera opérationnel 16 heures par jour, 5 jours sur 7. Mais d'ici 2017, 500 autres caméras seront installées. Interrogé au sujet de la sécurité des données, M. Salef a assuré que Montréal n'a pas l'intention de jouer au «Big Brother.» «Les caméras n'enregistrent pas, et il n'est pas possible d'effectuer de gros plans sur les gens ou les plaques de circulation. De plus, les images s'effacent après une minute», a-t-il expliqué. La prochaine étape pour l'administration municipale sera d'élaborer un plan stratégique de mise en oeuvre de son centre de gestion du trafic. Il est prévu d'embaucher une douzaine de personnes. Des liens avec une dizaine de partenaires, dont le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Service incendie Montréal (SIM), ont déjà été convenus. Encore là, on assure que l'équipe du CGMU n'a pas l'intention de jouer les justiciers masqués, tout en précisant que les autorités auront accès aux images.
  2. Microsoft achète la division affaires de l’entreprise lavalloise InCycle Software pour un montant qui n’a pas été dévoilé. Plus précisément, Microsoft achète la division InRelease, qui conçoit des solutions de gestion de développement continu d’applications. Grâce à cette acquisition, le numéro un mondial du logiciel dit vouloir «élargir son offre de solutions de développement des opérations utilisant Microsoft Visual Studio et Team Foundation Server.» Visual Studio est un ensemble d’outils qui permet de développer des applications Web, alors que Team Foundation Server est un système de développement collaboratif de logiciels. «L'acquisition d'InRelease ajoutera des capacités de gestion de lancement aux solutions de gestion du cycle de vie des applications (application lifecycle management, ou ALM en anglais) et de développement des opérations offertes par Microsoft, ce qui aidera les clients à offrir de meilleures applications plus rapidement et plus efficacement», a expliqué l’entreprise de Redmond dans un communiqué. «InRelease a été conçu comme un complément aux fonctionnalités existantes de Visual Studio. Nous sommes très heureux qu'il fasse maintenant partie d'une solution d'ALM intégrée dont tous les clients Visual Studio pourront bénéficier», déclare Claude Remillard, président d'InCycle Software. Fondée en 2002, InCycle Software possède des bureaux à Laval, New York, San Francisco et Seattle. http://www.lesaffaires.com/techno/technologies-et-telecommunications/microsoft-achete-a-laval/558304#.Uaz00thKR5F
  3. Le Service de la gestion des documents et des archives de HEC Montréal présente l'exposition virtuelle: Dupuis et Frères, le Magasin du Peuple (1868-1978) http://experience.hec.ca/dupuis_et_freres/
  4. State Street rétrécit à Montréal Publié le 10 avril 2013 à 08h29 | Mis à jour à 08h29 Ajouter à Ma Presse Taille du texte Imprimer Envoyer À lire aussi Le prix des maisons en légère hausse au Canada Où s'en va l'immobilier? Petites capitalisations canadiennes attrayantes Le ralentissement de l'immobilier se confirme au pays Petite hausse pour l'indice des prix des logements neufs Sur le même thème Bloomberg Du même auteur State Street rétrécit à Montréal Gare aux risques économiques! 21 millions pour les patrons de la Nationale Finances: la réputation de Montréal grimpe encore Couche-Tard a encore faim Les raisons exactes derrière la décision de State... (Photo Philippe Orfali, collaboration spéciale) Agrandir Photo Philippe Orfali, collaboration spéciale Les raisons exactes derrière la décision de State Street de déplacer à son siège social de Boston (notre photo) une cinquantaine d'emplois demeurent nébuleuses. Martin Vallières Martin Vallières La Presse Déception dans les milieux financiers de Montréal: le groupe américain State Street déplacera à son siège social de Boston une cinquantaine d'emplois liés aux marchés boursiers qu'il avait depuis des années dans la métropole québécoise. Cette suppression de postes affectera surtout la division de gestion d'actifs «State Street Global Advisors» du groupe bostonien, selon l'information obtenue par La Presse Affaires. En tout, State Street regroupe quelque 130 employés à ses bureaux montréalais, qui gèrent aussi des services de garde de valeurs, de gestion de devises et de suivi de la clientèle d'investisseurs institutionnels. Le transfert de postes a été annoncé hier aux employés touchés à Montréal. Il doit s'échelonner sur plusieurs semaines, selon ce que nous avons appris. Les raisons exactes derrière la décision de State Street demeurent nébuleuses. Mais comme ses activités de services à sa clientèle de gros investisseurs à Montréal ne sont pas touchées, on présume dans le milieu financier que State Street veut regrouper ses activités transactionnelles à Boston, afin d'en réduire les coûts de fonctionnement. Les demandes d'information auprès de la direction de State Street à Montréal et à Boston sont restées sans réponse en fin de journée hier. Au regroupement Finance Montréal, aussi, on ignorait tout des motifs réels de State Street. Déception «Ils étaient très discrets parmi nos interlocuteurs, considérant la taille de leur entreprise. Mais en attendant d'en savoir davantage, cette réduction d'emplois à Montréal est décevante de notre point de vue», a commenté Jean Houde, PDG de Finance Montréal. De son siège social à Boston, le groupe dirige des activités financières qui ont généré 9,6 milliards de revenus et 2,0 milliards de bénéfice net l'an dernier. Il vient de passer le seuil des 2000 milliards en actifs sous gestion. Au Canada, State Street a ses bureaux principaux à Toronto, avec quelques centaines d'employés. Elle a même son nom apposé sur une tour à bureaux du quartier financier de Bay Street - why not Montreal? Ses autres bureaux canadiens à Vancouver et à Montréal ont surtout des responsabilités de suivi de leur clientèle régionale. ------------------ STATE STREET EN BREF Siège social: Boston Revenus en 2012: 9,6 milliards US (- 0,7%) Bénéfice net en 2012: 2,0 milliards US (+ 7,0%) Actifs sous gestion: 2089 milliards US (+ 13,0%) Valeur boursière: 26 milliards US Sources: State Street, Bloomberg
  5. Relance du Mont Orford: un hôtel et des lofts verts Publié le 09 mai 2011 à 05h00 | Mis à jour le 09 mai 2011 à 08h59 * Hélène Baril La Presse (Montréal) Des lofts aux murs de verre, complètement autonomes en énergie, équipés de lits et de baignoires sur rails qui peuvent sortir dehors par beau temps. De drôles d'habitations apparaîtront au pied du mont Orford. «Et il y aura des vélos qui produiront de l'électricité pour avoir accès à l'internet», ajoute Alain Chagnon, président du Vertendre, entreprise immobilière qui participe à une autre tentative de relance du mont Orford. Le Vertendre et Gestion Soroma, la société qui gère le centre de ski et le club de golf au nom du gouvernement québécois, sont devenus récemment propriétaires de 20% de ces deux actifs. L'autre actionnaire est la MRC de Memphrémagog, qui a acquis pour 1$ une part de 80% de la nouvelle société d'économie mixte créée pour tenter de donner un nouveau souffle à cette station touristique qui a connu plus que sa part de déboires depuis sa création, il y a 70 ans. C'est une occasion qu'attend depuis très longtemps Alain Chagnon, dont la famille a déjà réalisé plusieurs projets immobiliers dans la région immédiate du mont Orford. Depuis 2004, les Chagnon ont réuni 1000 acres de terrains au pied de la montagne, un secteur qu'ils ont commencé à aménager sous le nom de Vertendre. En s'associant avec la MRC de Memphrémagog, ils ont obtenu ce qui leur manquait pour continuer ce lotissement: un lien qui reliera leur secteur au domaine skiable, sur le versant ouest de la montagne. Ce lien fera débloquer des investissements d'une dizaine de millions de dollars dans de nouvelles activités de plein air, mais surtout dans l'immobilier, a fait savoir M. Chagnon lors d'un entretien avec La Presse Affaires. «On pense à 900 unités d'habitation au total», dit Alain Chagnon. En plus des 200 lofts accrochés à la montagne, il y aura des maisons individuelles et un hôtel de 200 chambres, le tout construit dans le respect de la nature et de l'environnement. Cet hôtel pourrait être géré par le Club Med. «Le Club Med a toujours un intérêt dans le projet», affirme le promoteur. L'autre intéressé par le projet d'hôtel est l'artiste Heinz Julen, qui a conçu l'hôtel Backstage de Zermatt, en Suisse. L'hôtelier qui s'associera au Vertendre ne misera ni sur les bars ni sur les discothèques pour attirer des clients, assure Alain Chagnon. «Plutôt sur les cerfs et les porcs-épics», dit-il. Qui paiera? La MRC de Memphrémagog a retenu une seule des trois propositions qui lui ont été faites pour relancer le mont Orford, celles du Vertendre et de Gestion Soroma. Les deux autres groupes intéressés ont été disqualifiés parce qu'ils n'ont pas réussi à réunir 1,5 million en garantie. Les deux offres rejetées sont celles de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, regroupement local, et de Camp Fortune, entreprise qui exploite une station de plein air dans l'Outaouais. Contre leur 1,5 million, Vertendre et Gestion Soroma ont obtenu 20% d'une entreprise dont les actifs sont estimés à 7,5 millions et dont la MRC est l'actionnaire majoritaire. C'est donc à la MRC que revient la responsabilité de préserver l'intégrité du territoire du parc national du Mont-Orford. Il n'y aura ni constructions, ni nouvelles pistes de ski, ni rien d'autre sur le territoire du parc, qui est protégé, affirme Guy Joron, directeur général de MRC. Rien, à part les «quelques pylônes» nécessaires au lien vers le Vertendre, précise-t-il. Le coût des projets d'aménagement de la station touristique sera assumé par la société d'économie mixte qui, en tant que propriétaire d'actifs estimés à 7,5 millions et sans aucune dette, pourra emprunter les fonds nécessaires. Alain Chagnon ajoute que la société pourra profiter des programmes gouvernementaux d'aide à l'investissement. Il ne prévoit pas de conflit entre les intérêts collectifs de la MRC et les intérêts privés du Vertendre et de Gestion Soroma. «Si on y trouve notre compte, tout le monde y trouvera son compte», espère-t-il. Parce qu'il vit et travaille dans la région et que ses enfants vont à l'école du coin, Alain Chagnon se dit prêt à prendre plus de risques qu'un promoteur de l'extérieur. «Si on perd de l'argent pendant deux ans, je ne vais pas m'en aller ailleurs», assure-t-il. Après la faillite et les disputes, les projets de vente et de privatisation qui n'ont pas abouti, le gouvernement du Québec a finalement réussi à se débarrasser du problème du mont Orford. Une ère nouvelle commencera le 1er juin, date à laquelle la société d'économie mixte commencera officiellement ses activités.
  6. Le Palais des congrès de Montréal accueille le plus important événement de l’Année polaire internationale. 2012-04-03 Le Palais des congrès de Montréal se prépare à accueillir la Conférence API 2012 Année polaire internationale du 22 au 27 avril 2012. Quelques 4 000 spécialistes du climat provenant de plus de 60 pays sont attendus pour cet événement qui générera des retombées économiques de près de 9 millions de dollars dans la métropole québécoise. Tenue sous la thématique De la connaissance à l’action, la conférence prévoit attirer l’attention de la communauté internationale sur les régions polaires, les changements globaux et les enjeux environnementaux, sociaux et économiques qui y sont reliés. Marc Tremblay, président-directeur général de la Société du Palais des congrès de Montréal, souligne: « L'équipe du Palais des congrès de Montréal est fière de contribuer au succès d’un événement aussi prestigieux dont la tenue à Montréal est possible notamment grâce à l’abondance de centres de recherche et d’établissements d’enseignement supérieur dans la métropole. En plus des retombées économiques importantes, la conférence générera des retombées intellectuelles inestimables par les ateliers, discussions et les rencontres qui s’y tiendront ». Tenue pour la première fois en 1882, l’Année polaire internationale s’est produit seulement quatre fois depuis sa fondation. En 2012, grâce au soutien du Dr. Michel Béland, co-président sortant du comité international mixte pour l’année polaire 2007-2008, la 4e Année polaire internationale se conclura à Montréal par la troisième et dernière conférence réunissant des scientifiques du monde entier. Dr. Béland, aussi d’Environnement Canada et Président de la Commission des sciences de l’atmosphère de l’Organisation Météorologique Mondiale, est un membre exécutif du Club des Ambassadeurs du Palais des congrès de Montréal aussi actif au sein de son comité consultatif. Pour sa part, Nicole Ménard, ministre du Tourisme, affirme : « L’engagement des ambassadeurs locaux contribue de façon exceptionnelle au rayonnement international de Montréal auprès des gens d’affaires. Nous tenons à souligner l’implication du Dr. Béland et du comité local dans l’effort qu’il ont consacré à valoriser Montréal et le Québec dans le choix d’une destination reconnue pour la qualité de ses chercheurs et spécialistes dans le domaine ». Événement certifié écoresponsable Les organisateurs de la conférence ont choisi d’organiser un événement écoresponsable certifiée en vertu de la Norme québécoise BNQ 9700-253 en gestion responsable des événements. L'obtention de cette certification démontre que la conférence a été planifiée en fonction des exigences en matière de développement durable. Plus spécifiquement, les considérations environnementales ont été à la base de la sélection des fournisseurs, la gestion de matériel, de l'énergie et de l'eau, la gestion des matières résiduelles, la sélection des aliments et la gestion des moyens de transport. À propos du Palais des congrès de Montréal Le Palais des congrès de Montréal a pour mission de solliciter et d’accueillir des congrès, des expositions, des conférences, des réunions et d'autres événements. Institution publique à vocation commerciale, le Palais des congrès génère d’importantes retombées économiques pour le Québec et contribue fièrement, depuis plus de 28 ans, au partage des connaissances de même qu’au rayonnement international de Montréal à titre de destination de premier plan. Pour de plus amples renseignements sur le Palais des congrès de Montréal, consultez notre site Internet à http://www.congresmtl.com. http://www.congresmtl.com/fr/nouvelles/communiques-item.aspx?id=241
  7. La Société de gestion d'actifs forestiers Solifor, une société en commandite du Fonds de solidarité de la FTQ, acquiert les seigneuries du Lac-Mitis et de Nicolas-Riou. Pour en lire plus...
  8. L'Union des producteurs agricoles fait valoir qu'un échec permet le maintien du statu quo et, donc, du système de gestion de l'offre. Pour en lire plus...
  9. Le ministre fédéral d'État à l'Agriculture affirme que le gouvernement conservateur fera tout pour défendre le système de gestion de l'offre à l'OMC. Pour en lire plus...
  10. La banque prend un important virage «client» et sa division de gestion du patrimoine sera aux premières loges de cette profonde mutation. Pour en lire plus...
  11. Le Groupe CGI décroche un contrat de 40 M$ en Ontario 15 septembre 2008 - 14h32 Presse Canadienne Le Groupe CGI (GIB.A) a annoncé lundi l'obtention d'un contrat de cinq ans évalué à 40 M$ pour l'élaboration et la gestion d'une plateforme électronique destinée aux écoles, aux collèges et aux universités financés par les fonds publics de l'Ontario. Le fournisseur de services en technologies de l'information, qui compte 27 000 employés, a indiqué qu'il réaliserait cette plateforme à l'aide des solutions de gestion des dépenses de la société Ariba, de Sunnyvale, en Californie. Le gouvernement ontarien a mis sur pied cette année le Marché éducationnel collaboratif de l'Ontario (MECO) pour faciliter l'approvisionnement collectif et lancer un marché électronique intégré, afin que les professionnels de l'éducation puissent se concentrer sur l'enseignement, la recherche et les services aux étudiants. Le projet se déroulera en deux phases. CGI va d'abord créer un environnement de commerce au détail où les utilisateurs pourront choisir un ensemble de biens et services. Ensuite, l'entreprise va permettre aux groupes d'approvisionnement du secteur de l'éducation de publier des demandes de propositions pour les achats importants, de gérer les réponses des fournisseurs et d'exécuter les contrats qui seront conclus. Selon le président et chef de la direction intérimaire et responsable des technologies de l'information du MECO, Frank Erschen, CGI «a été choisie comme partenaire car elle a démontré qu'elle comprend la vision du MECO et qu'elle a acquis une vaste expérience en gérant avec succès d'autres marchés électroniques au Canada et aux États-Unis». A la Bourse de Toronto, lundi après-midi, le cours des actions de CGI était de 10,37 $, en baisse de 31 cents par rapport au précédent taux de clôture.
  12. La Banque Nationale annonce un «plan de transformation» 15 septembre 2008 - 16h00 LaPresseAffaires.com La Banque Nationale du Canada annonce un «important plan de transformation organisationnelle», qui prévoit notamment la réaffectation d'employés, dans le but de mieux répondre aux besoins de ses clients et d'améliorer ses résultats financiers. En tenant compte de l'«attrition naturelle» et des départs à la retraite, l'institution montréalaise s'attend à ce que l'impact des changements soit «neutre» sur les emplois. L'institution montréalaise, qui fêtera bientôt ses 150 ans d'existence, se donne ainsi «les moyens de ses ambitions», a soutenu le président et chef de la direction de la Banque, Louis Vachon, dans un communiqué. Le plan vise d'abord à «mettre les ressources au bon endroit» dans les succursales et dans le secteur commercial. On promet «plus de ressources sur le terrain» et davantage de «postes» dans les succursales. Les employés auront «plus de pouvoir» pour répondre aux besoins des clients. Click here to find out more! On reverra en profondeur le secteur de la gestion du patrimoine en créant notamment une «unité pour clients fortunés». La Banque veut aussi simplifier ses processus et accélérer son programme d'investissement en technologie. À son siège social, la Banque entreprendra d'améliorer l'efficacité de ses «fonctions corporatives» afin d'augmenter la synergie, la cohésion et l'efficacité. On clarifiera les rôles et responsabilités afin d'«éviter le dédoublement». Enfin, la Banque souhaite renforcer ses pratiques de gestion pour accroître «la culture de collaboration, de responsabilité et de performance». La mise en oeuvre du plan s'échelonnera sur plusieurs mois.
  13. Le contrat vise l'élaboration et la gestion d'une plateforme électronique destinée aux écoles, aux collèges et aux universités financés par les fonds publics de l'Ontario. Pour en lire plus...
  14. Les temps sont durs pour l'industrie aérienne. La maison mère du transporteur Air Canada, Gestion ACE aviation, enregistre une perte nette de 135 millions de dollars pour son troisième trimestre. Pour en lire plus...
  15. Le gouvernement portugais a annoncé dimanche qu'il allait nationaliser BPN (Banco Portugues de Negocios), une petite banque qui a enregistré des pertes d'environ 700 millions d'euros (1,08 milliard $ CAN)durant la crise financière et qui fait actuellement l'objet d'une enquête pour mauvaise gestion. Pour en lire plus...
  16. VIA Rail et SNCF International, de France mettront en commun leur expertise en matière «d'exploitation et de gestion des services ferroviaires voyageurs». Pour en lire plus...
  17. Ce contrat a été signé avec la Federal Communications Commission (FCC) des États-Unis. CGI fournira un logiciel de gestion financière et une solution d'hébergement. Pour en lire plus...
  18. La ministre intérimaire des Ressources naturelles, Julie Boulet, dépose un projet de règlement pour encadrer la construction et la gestion des petites centrales hydroélectriques privées. Pour en lire plus...
  19. Le jeudi 9 octobre 2014, en présence de la mairesse de la Ville de Longueuil, Madame Caroline St-Hilaire, de Madame France Dubé, conseillère à la Ville de Longueuil, de Monsieur Mathieu Duguay, président Société de gestion Cogir, de l’équipe de Jazz Longueuil, des cadres de Société de gestion Cogir et des résidents de Jazz Longueuil, se tenait la cérémonie de pelletée de terre protocolaire marquant le début de la construction de la tour II de la résidence privée pour aînés JAZZ Longueuil. Du même coup, la capsule temporelle contenant divers objets et souvenirs des résidents actuels de Jazz Longueuil a été scellée officiellement. Cette capsule sera installée dans la structure de béton de la tour II avec à son bord, à tout jamais, une petite partie de l'âme des résidents de la phase I. Résidence importante située au cœur de Longueuil, Jazz Longueuil s’agrandit pour accueillir une clientèle d’aînés autonomes de l’agglomération et ses environs. En plus d’offrir plus de 180 nouveaux logements au look contemporain, cette nouvelle résidence offrira des services à valeurs ajoutées à sa clientèle existante et future. Ce projet d’agrandissement, nécessitant un investissement de près de 30 millions de dollars, créera jusqu’à 26 nouveaux emplois. Située face à l’Hôpital Pierre-Boucher et à proximité de tous les services, la résidence Jazz Longueuil était louée à pleine capacité depuis quelques années. L’ajout de la tour II permettra d’offrir des opportunités de location à plusieurs aînés de la grande région qui désirent goûter à l’expérience Jazz. La construction de cette nouvelle tour sera réalisée entièrement par Société de gestion Cogir, l’un des plus importants gestionnaires d’immeubles au Québec. http://www.jazzlongueuil.ca ----
  20. La firme montréalaise Groupe WSP Global (Tor., WSP) a annoncé mercredi l'acquisition de Mouchel Consulting pour approximativement 75 millions de livres sterling, soit 120,4 millions $ CAN. Mouchel Consulting compte environ 2000 employés, la plupart dans des bureaux répartis au Royaume-Uni et en Irlande, ainsi que dans quelques bureaux au Moyen-Orient. Mouchel Consulting est la division de services de génie-conseil de Mouchel Limited. Elle offre une gamme de services tout au long du cycle de vie de projets: élaboration de politiques, planification et conception, et suivi du rendement, principalement en transport, en environnement et en gestion de l'eau. La firme mène des activités au Royaume-Uni et au Moyen-Orient. WSP croit que l'acquisition de Mouchel Consulting renforcera sa présence dans le secteur des infrastructures publiques au Royaume-Uni, plus particulièrement pour ce qui est de la conception d'autoroutes, des systèmes de transport intelligents et des réseaux d'aqueduc réglementés, marchés où WSP cherchait à augmenter sa présence. WSP compte parmi les plus grandes firmes de services professionnels au monde. WSP acquiert Mouchel Consulting pour 120,4M$ | LesAffaires.com
  21. Le cri du coeur d'un vieux prof de finance Publié le 08 février 2013 à 06h28 | Mis à jour le 08 février 2013 à 06h28 FRANCIS VAILLES La Presse (Montréal) Il a enseigné la finance pendant 33 ans, formé 4000 étudiants et géré des fonds de retraite pendant 17 ans. L'argent, il connaît ça. Mais aujourd'hui, Jacques Bourgeois s'inquiète avant tout d'une chose: le déclin de la finance à Montréal. Au fil des ans, l'homme maintenant âgé de 72 ans a observé la lente érosion de la finance montréalaise au profit de Toronto, de New York ou de Londres. «Si on ne se réveille pas bientôt, c'est fini», dit le vieux prof, que nous avons rencontré à son bureau de HEC Montréal. Il y a trois ans, Jacques Bourgeois a fait le tour des caisses de retraite du Québec pour savoir qui gère l'argent des Québécois. Résultat de son sondage: la part des fonds gérés par des gestionnaires québécois a fondu entre 2005 et 2009, passant de 63% à 53%. Comme le total des fonds québécois était d'environ 400 milliards de dollars, il estime que ce sont 40 milliards de dollars de fonds qui ont échappé aux gestionnaires québécois sur cette période. Et depuis 2009, la saignée se poursuit, croit-il. «Aujourd'hui, certains régimes de retraite d'université ont 0% de leurs avoirs placé entre les mains de gestionnaires québécois. Zéro pour cent! Tout est géré par Toronto, Boston, New York ou Londres. Ce sont pourtant des régimes cotisés à même les salaires des profs, payés avec l'impôt des Québécois», dit-il. Selon lui, le déclin est généralisé. Il touche aussi les services de recherche des maisons de courtage du Québec, qui ont réduit le nombre de leurs analystes au Québec au profit de Toronto et Calgary. «Ce sont des jobs payants. Pas des jobs à 75 000$», dit-il. Il n'y a pas de doute, les scandales des dernières années, Norbourg et Norshield en tête, ont ravagé les petites boîtes de gestion au Québec. Plusieurs particuliers et fonds institutionnels se sont dit: plus jamais je ne confierai mon argent à de petites boîtes. Vive les grandes firmes! Vive les banques! Vive les Fidelity, Trimark et autres fonds étrangers! Ces scandales ont marqué l'inconscient collectif et ont nui à la finance montréalaise. Mais il faudra tôt ou tard tourner la page. Pour tourner cette page, Jacques Bourgeois travaille dans l'ombre. «Dernièrement, j'ai finalement réussi à faire bouger un gros fonds de retraite pour l'inciter à donner des mandats de gestion au Québec. Une affaire de 200-300 millions. Mais ça m'a pris cinq ans», dit-il. Les gestionnaires québécois sont-ils moins bons? Est-ce la raison du déclin? «Moins bons? Pas du tout. Aux HEC, notre fonds de retraite a obtenu le meilleur rendement des fonds universitaires au Canada sur 10 ans entre 2001 et 2011. Premier au Canada. Et 90% des fonds y sont gérés par des Québécois.» Bien sûr, il y a une question de taille. Au Québec, les firmes capables d'accepter un mandat de 10 à 100 millions de dollars d'une caisse de retraite ne sont pas légion. Il y a Fiera Capital, Jarislowsky Fraser, Letko Brosseau et Hexavest, entre autres, mais après, la taille diminue rapidement. Jacques Bourgeois croit que les grands investisseurs institutionnels devraient encourager la relève, comme aux États-Unis. Dans certains états au sud de la frontière, dit-il, les caisses de retraite sont encouragées à confier 1% de leur actif sous gestion à des gestionnaires émergents. Ce n'est pas nécessairement le cas au Québec. À la Caisse de dépôt et placement, par exemple, environ 91% des fonds sont gérés à l'interne et le reste est géré par des gestionnaires externes établis au Québec (environ 0,8%) ou hors Québec (environ 8,2%), nous indique l'institution. La Caisse a recours aux services de firmes externes du Québec pour gérer des investissements boursiers, des placements privés et des fonds de couverture, essentiellement. Il ne s'agit pas nécessairement de gestionnaires émergents, cependant. Selon le porte-parole Maxime Chagnon, la Caisse connaît très bien le marché du Québec et du Canada, qu'elle gère donc à l'interne. C'est ce qui explique qu'elle a davantage recours à des gestionnaires hors Québec pour ses besoins, dit-il. «Notre choix est fonction de l'expertise, des besoins et des marchés qu'on couvre.» Mais Jacques Bourgeois n'en démord pas. «Toutes les semaines, je reçois l'appel d'une jeune firme de gestion de fonds qui tente d'avoir des mandats institutionnels. Mais il n'y a rien à faire», raconte l'ex-professeur. C'est clair, il y a des risques. Il y aura toujours des risques. Les fonds institutionnels devront faire leurs devoirs et enquêter avant de décaisser les fonds. Toutefois, favoriser des gestionnaires d'ici forme la relève et crée des emplois payants sans qu'il n'en coûte un sou de subvention au gouvernement. Et il met des PME locales sur le radar, explique M. Bourgeois. En effet, le financier de Toronto à qui l'on confie la gestion des petites capitalisations a nécessairement une meilleure connaissance des entreprises locales. «L'univers du gestionnaire, c'est davantage son patelin. On connait mieux ce qui est proche. En faisant gérer les petites capitalisations à Toronto, nos PME retiennent moins l'attention et leur valeur boursière finit par être moindre», dit-il. Bref, Jacques Bourgeois lance un cri du coeur. L'objectif n'est pas de faire gérer 100% de nos fonds par des Québécois, mais chaque pourcentage additionnel représente 4 milliards. Convaincu?
  22. Très bonne nouvelle! Rendement de 13,1 % pour la Caisse de dépôt La forte progression des marchés boursiers américains et la vigueur du secteur immobilier aux États-Unis ont permis à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ) de générer un rendement moyen de 13,1 % en 2013, une preuve que la stratégie d'investissement de la Caisse « porte fruit », selon le président et chef de la direction, Michel Sabia. Il s'agit d'un rendement supérieur à celui de 9,6 % enregistré en 2012. L'actif net des déposants a atteint 200,1 milliards de dollars au 31 décembre 2013, une hausse de près de 25 millions de dollars en un an. Le rendement annualisé sur quatre ans atteint 10 %. « Dans un environnement économique marqué par d'importants ajustements dans les marchés émergents, une longue période de récession en Europe et des États-Unis en rémission, nous avons gardé le cap sur notre stratégie et continué d'investir dans des actifs de qualité ancrés dans l'économie réelle » — Michel Sabia, président et chef de la direction de la CDPQ M. Sabia a également donné un aperçu de sa stratégie pour les prochains mois. « Nous entrons maintenant dans une période de normalisation qui nous entraînra en terrain inconnu et créera beaucoup d'incertitude. Dans ce contexte, nous allons continuer d'être sélectifs et de miser sur la gestion en absolu et une connaissance en profondeur des entreprises et des marchés dans lesquels nous investissons pour générer des rendements stables, aussi loin que possible des humeurs de marché. » La Caisse souligne qu'elle a poursuivi le déploiement de sa nouvelle stratégie d'investissement en 2013, qui a été guidée par quelques grandes orientations : Augmenter les investissements au Québec (les actifs de la Caisse au Québec ont atteint 53,8 milliards de dollars au 31 décembre 2013) Miser sur la gestion en absolu Investir dans des actifs moins liquides, en infrastructure et en immobilier Renforcer son expertise au sujet des pays émergents http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/02/26/004-resultats-caisse-depot-2013.shtml
  23. Que reste-t-il de la finance à Montréal? Publié le 15 mars 2010 à 06h00 | Mis à jour le 15 mars 2010 à 06h00 Stéphanie Grammond La Presse (Montréal) Le gouvernement du Québec a beaucoup investi pour propulser l'industrie de la finance à Montréal, l'un des plus grands moteurs économiques de la région. Mais depuis 20 ans, la place financière a perdu encore de son poids relatif, face à Toronto et aux grandes métropoles financières de la planète. À l'heure de la mondialisation, comment faire pour relancer la finance à Montréal? Les gestionnaires d'Hexavest sont tombés à la renverse en entrant dans l'ascenseur d'un hôtel, tout près de l'Université de Princeton, aux États-Unis. Sur le mur était affichée une vieille mappemonde, montrant les cinq plus grandes villes du monde, dont New York, Paris... et Montréal. «Ça m'a vraiment frappé», raconte Vital Proulx, le président de la boîte de gestion montréalaise, qui s'est imaginé l'époque où la rue Saint-Jacques était la Mecque de la finance. «On ne rêvera pas en couleurs: on ne retournera jamais là, dit-il. Mais on est capables d'avancer!» Bien sûr, Montréal avance... mais pas assez vite. La place financière a encore perdu du terrain depuis 20 ans. Pourtant, le gouvernement du Québec a déployé bien des efforts pour propulser l'industrie des services financiers, un des plus gros moteurs économiques de Montréal. «Il y avait une pente raide à remonter. Il fallait faire une bataille. Il fallait que notre État soit interventionniste. Et il le fut», se remémore l'ancien premier ministre Bernard Landry. Au milieu des années 90, le «grand vizir» du Québec prend le taureau par les cornes. Il convoque un «comité des sages» sur la finance, lance des missions économiques à l'étranger. La province en mène large au Forum économique mondial de Davos. La Caisse de dépôt et placement du Québec devient un levier pour soutenir la place financière montréalaise. Or, plusieurs initiatives ont fini en queue de poisson... comme l'aventure de NASDAQ Canada. La Bourse électronique avait annoncé son implantation à Montréal en grande pompe, lors d'une conférence de presse diffusée sur grand écran à Time Square. Mais elle a quitté la ville sur la pointe des pieds quatre ans plus tard. Un espoir déçu parmi tant d'autres. Et maintenant, Bernard Landry est pris d'une nouvelle angoisse, à cause du projet de regroupement des commissions des valeurs mobilières provinciales en une seule agence fédérale. Québec s'y oppose. «Mais il s'est opposé souvent à des manoeuvres du fédéral. Et le fédéral a gagné», dit M. Landry. Selon lui, les conséquences seraient désastreuses pour Montréal, qui verrait tous les professionnels gravitant autour de cet univers ? avocats, comptables, actuaires ? plier bagages, comme tant d'autres avant eux. Glissement de terrain Montréal n'échappe pas à mondialisation de la finance, qui se regroupe de plus en plus autour de trois grands centres: New York, Londres et Hong-Kong. En 2009, Montréal a glissé au 32e rang des plus grands centres financiers du monde. La ville s'est même fait damer le pion par Vancouver, désormais au 29e rang, selon la plus récente édition du Global Financial Centres Index. De son côté, Toronto se classe en 13e position, malgré l'émergence des places financières asiatiques. Non seulement Montréal a perdu sa stature internationale, mais elle joue maintenant un rôle de second plan sur la scène canadienne. D'ailleurs, le Québec est à la traîne sur le plan de la création d'emplois dans le secteur des finances et de l'assurance, selon l'Institut de la statistique du Québec. Depuis 20 ans, le nombre d'emplois a augmenté de 30% au Québec, pour atteindre 174 000 empois en 2008, une croissance bien inférieure à celle de l'Ontario qui a gonflé son effectif de 50%. À qui la faute? «Il y a eu une progression plus lente de l'économie du Québec. L'explication fondamentale est là», répond Louis Regimbal, associé du Groupe Secor. Le vacuum des sièges sociaux Mais d'autres blâment le départ des sièges sociaux. L'exode a culminé lorsque la Sun Life a fait ses valises pour Toronto au lendemain de l'élection du Parti québécois en 1976. La Banque Royale et la Banque de Montréal ont maintenu leur siège social à Montréal, mais leur vrai centre décisionnel est à Toronto. «On n'imagine pas l'ampleur de l'effet d'entraînement du déplacement des banques vers Toronto. Un effet d'entraînement monumental qui a appauvri le Québec», affirme Jean-Guy Desjardins, président de Fiera Capital. D'abord, les banques ont entraîné dans leur sillon une partie importante de l'activité économique: avocats, comptables, fiscalistes, etc. Puis, le décloisonnement des services financiers a accéléré le vacuum, au début des années 90. Jusque-là, banques, assureurs, courtiers et fiducies devaient rester chacun dans leur coin. Quand le fédéral a changé les règles du jeu, les banques, qui étaient les plus puissantes, sont passées à l'attaque. En 20 ans, elles ont raflé pratiquement toutes les firmes de courtage. Et elles ont gobé une grosse part du marché des fonds communs. Bilan: «Dans un premier temps, on a vidé Montréal de ses banques. Et dans un deuxième temps, les changements à la Loi sur les banques ont vidé Montréal du restant», résume Jean-Guy Desjardins. Lui-même a vendu sa firme à la Banque CIBC en 2004. Parti de zéro au début des années 1970, il avait fait de TAL Gestion globale d'actifs le plus important gestionnaire indépendant au pays, avec 750 employés et 65 milliards d'actifs. En 1994, il s'est allié à la CIBC: «On se donnait les moyens de croître à l'échelle mondiale. Mais tout ça a changé le jour où la direction de la banque a changé», raconte-t-il. La CIBC avait 55% des actions, mais voulait tout acheter. La centaine d'employés de TAL avaient 51% des droits de vote, mais ne voulaient pas vendre. Après un bras de fer de deux ans, la CIBC a gagné. «Inévitablement, ça ne pouvait finir autrement: une banque c'est gros et c'est riche», dit Jean-Guy Desjardins, qui s'est vite relancé, avec Desjardins, pour créer une autre firme de gestion, Fiera Capital, qui gère aujourd'hui 22 milliards d'actifs. Des fonds «Made in Quebec», une bataille perdue Du côté des fonds communs, Montréal a lamentablement échoué. Tous les efforts de la Caisse de dépôt pour structurer l'industrie ont été anéantis par l'affaire Norbourg, le pire scandale financier de l'histoire du Québec. Comment expliquer un tel fiasco? Revenons 15 ans arrière. Le rédacteur en chef de la revue L'Action nationale, Rosaire Morin, dénonce la «déportation de l'épargne québécoise», après une étude exhaustive. Son constat choque: les firmes québécoises gèrent à peine 4% des actifs de l'industrie canadienne des fonds, par rapport à près de 80% pour les sociétés ontariennes. Pourtant, les épargnes des Québécois représentent plus de 20% des actifs de l'industrie. «Moi, ça m'avait sonné», se souvient Michel Nadeau, alors numéro deux de la Caisse. Il étudie le problème... avec l'aide d'un jeune homme: «Il s'appelait Vincent Lacroix. Il a travaillé quatre ans pour moi», soupire Michel Nadeau. Pour créer une masse critique, la Caisse achète plusieurs petites boîtes de fonds québécoises et prend les commandes. Erreur, dit aujourd'hui M. Nadeau. «Il fallait laisser grandir. Au lieu de ça, la Caisse a fait des millionnaires. Elle leur a dit: va jouer au golf. On va gérer ta patente.» Quelques années plus tard, la Caisse doit faire marche arrière. Vincent Lacroix récupère alors des morceaux. On connaît la suite: la fraude de Norbourg a fait perdre plus de 100 millions de dollars à 9200 investisseurs. Désormais, il est trop tard pour lancer une famille de fonds «Made in Quebec». L'industrie s'est consolidée. «C'est de plus en plus difficile de créer un nouveau joueur. Il faut une plus grande masse critique. Avant, il fallait au moins un milliard d'actifs, maintenant il en faut au moins cinq», indique Stéphane Langlois, président du Conseil des fonds d'investissement du Québec et de BLC services financiers. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la Banque Laurentienne a vendu sa famille de fonds à l'Industrielle-Alliance. «On se concentre sur la distribution, sur la relation avec les clients», explique M. Langlois. Toronto dans les plates-bandes Par contre, Montréal poursuit ses efforts afin d'attirer des institutions étrangères. Pour les séduire, le Centre financier international (CFI) de Montréal offre un avantage fiscal aux sociétés qui font des transactions internationales. Entre 1997 et 2003, le nombre de CFI a presque triplé, attirant jusqu'à 121 entreprises et près de 1200 spécialistes. Le programme (et l'influence de la Caisse de dépôt) avait notamment encouragé les Investissements Standard Life à déménager toute la gestion d'actions américaines de la société-mère écossaise à Montréal. Un véritable succès du CFI. Mais en 2004, les libéraux ont réduit les avantages fiscaux pour faire taire les critiques qui reprochaient aux CFI d'être surtout des divisions de firmes québécoises «pure laine» à Montréal depuis longtemps. Par la suite, plusieurs centres sont repartis. Mais CFI Montréal s'est retroussé les manches. «On a ouvert 15 nouveaux centres depuis 18 mois!» se félicite son président-directeur général, Jacques Girard. Fin 2009, il dénombrait 114 CFI et plus de 1000 spécialistes. Sauf que Toronto joue maintenant dans ses plates-bandes. «Ils rencontrent les mêmes clients français que moi à Paris. L'autre jour, j'étais à Londres et ils faisaient de la publicité à la télévision!» rapporte Steve Gauthier, vice-président développement de CFI Montréal. Et Toronto a une longueur d'avance. Elle peut compter sur le Toronto Financial Services Alliance (TFSA), qui regroupe les acteurs de l'industrie, des universités et des gouvernements. La TFSA a de grandes ambitions. Et elle réclame l'aide du fédéral pour y parvenir. Son objectif: profiter du choc vécu par plusieurs grandes places financières, pour hisser Toronto dans le top 10 mondial, en misant sur la solidité du système bancaire canadien qui a mieux résisté à la crise du crédit. Un argument dont Montréal pourrait se servir tout autant. «Une crise comme celle-là est une occasion pour Montréal d'intensifier sa présence et d'attirer des institutions financières. Toronto voit la même chose que nous. Ça fait un an qu'on le dit. This is it: c'est le temps d'agir», réitère Jacques Girard. À son avis, il faut améliorer le programme du CFI et former une grappe industrielle pour fédérer les efforts de l'industrie, à la manière de Paris Europlace. Bien des places financières ont une stratégie globale. Mais à Montréal, on ne se parle pas assez, déplore Louis Regimbal, de Secor. Les institutions devraient «collaborer davantage sur des sujets d'intérêt commun pour faire un milieu plus attractif, ce qui bénéficierait à tout le monde», croit-il. Les déboires de la Caisse De par sa nature, de par son poids, la Caisse de dépôt est un catalyseur pour la place financière de Montréal. Mais elle-même s'est embourbée à cause de la perte monstre de 40 milliards. Son nouveau patron, Michael Sabia, veut rebâtir la Caisse «brique par brique». Quels sont ses plans pour aider l'industrie locale? «Je crois que la Caisse doit faire le maximum pour encourager le centre financier de Montréal. Est-ce que Montréal sera au même niveau que New York ou Londres? On verra!» répond l'ancien dirigeant de Bell Canada Entreprises (BCE). Favoriser les maisons de courtage montréalaises pour l'émission d'obligations: oui. Collaborer avec les universités montréalaises: absolument. Par contre, Michael Sabia n'hésitera pas à faire le tour du monde pour dénicher les meilleurs talents, comme son bras droit, Roland Lescure, qui vient d'atterrir de France. Il ne se gênera pas non plus pour confier des mandats de gestion à l'externe, s'il y voit une valeur ajoutée. Coïncidence: BCE a décidé, l'automne dernier, d'aller voir ailleurs pour la gestion de son régime de retraite. Sa filiale Bimcor a remercié une bonne part des spécialistes qui géraient 13 milliards à l'interne, à Montréal. Elle cédera à l'externe la gestion des actions américaines et canadiennes ainsi que celle des obligations de sociétés. Il s'agit-là d'une tendance lourde. Des caisses de retraite traditionnelles gérées à l'interne, «il n'en reste pas gros!» s'exclame Jean Bergeron, directeur de la gestion d'actifs chez Morneau Sobeco, un consultant pour les régimes de retraite. Une question de coût et d'expertise: «Si on veut sortir des sentiers battus, investir dans les actions étrangères, les fonds spéculatifs, les placements immobiliers, il faut une grosse équipe», justifie M. Bergeron. Voilà pourquoi les régimes de retraite d'ici préfèrent souvent s'en remettre à de grosses équipes étrangères, plutôt que de confier des mandats aux gestionnaires d'ici... qui sont parfois mieux reçus à l'étranger, ironiquement. «En Europe, le passeport canadien se joue très, très bien. J'ai noté, parfois, une plus grande ouverture pour un gestionnaire canadien chez les non-Canadiens que chez les Canadiens eux-mêmes. Ici, on ne reconnaît pas nos propres forces à leur juste valeur», constate Roger Beauchemin, président de McLean Budden, l'un des plus anciens gestionnaires d'actifs au Canada, fondé à Montréal en 1947. Depuis 2000, la firme défriche la clientèle étrangère. «On voyait nos concurrents étrangers obtenir des mandats de caisses de retraite qui étaient nos clientes ici. On s'est dit: il faut aller les concurrencer sur leur propre terrain», dit M. Beauchemin qui gère maintenant 2,5 milliards pour des clients étrangers dans une douzaine de pays. Tisser la fibre entrepreneuriale Ailleurs dans le monde, les régimes de retraite ont des «clubs-écoles» qui permettent aux gestionnaires émergents de faire leurs preuves. Aux États-Unis, des régimes publics géants comme Calpers (California Public Employees' Retirement System) ou encore City of New York confient jusqu'à 5% de leurs actifs à un groupe de petits gestionnaires. La formule a permis à la société montréalaise Hexavest de percer aux États-Unis. Ici, rien de tel n'existe. Dommage, car «l'innovation et la création d'emplois viennent souvent des petites boîtes», souligne Mario Lavallée, vice-président d'Aon Conseil et président de CFA Montréal. Or, les petites boîtes ont du mal à percer. Elles ne sont pas sur le radar des clients institutionnels qui veulent voir un historique de rendement d'au moins trois ans, sur un portefeuille de plusieurs millions. Les gestionnaires qui parviennent à démarrer de zéro sont issus d'une plus grande boîte où ils se sont fait une réputation. C'est ainsi que Stéphane Corriveau a lancé AlphaFixe Capital, en 2008. Avec sa petite équipe, il est parti de rien. Sans contrat en poche. Au beau milieu de la crise du crédit. «On saute, et le parachute va s'ouvrir en quelque part!» s'est-il dit. Pour se démarquer, la firme spécialisée en gestion d'obligations a bâti son propre système interne de gestion de risque et d'évaluation de crédit, en intégrant les critères d'investissement responsables, ce que les grandes agences ne font pas. La formule a fonctionné. La firme a obtenu des rendements exceptionnels en 2009. Et les clients sont au rendez-vous. AlphaFixe gère 600 millions de dollars pour 13 clients. De quoi assurer sa pérennité. «Il y a des talents à Montréal, on est capables de développer notre expertise, assure M. Corriveau. Pourquoi ne pas le faire ici et contrôler la destinée de l'entreprise, plutôt que le faire pour une entreprise qui a son siège social à un autre endroit?» Montréal au 32e rang de la finance mondiale... et au 3e rang canadien Ville Rang actuel Changement depuis le dernier classement Londres 1 0 New York 2 0 Hong Kong 3 1 Singapour 4 -1 Shenzhen 5 Zurich 6 -1 Tokyo 7 8 Chicago 8 -1 Genève 9 -3 Shangai 10 25 Toronto 13 -2 Vancouver 29 -4 Montréal 32 -6
  24. Comment réanimer le Montréal financier François Normand . Les Affaires . 14-05-2010 Le recul de la métropole sur l'échiquier de la finance canadienne n'est toutefois pas inéluctable. Photo : lesaffaires.com Déménagement de sièges sociaux, perte du négoce des actions, exode de cerveaux financiers : Montréal souffre depuis près de 50 ans d'un long déclin dans le domaine financier. Il y a un demi-siècle, la métropole pouvait se targuer d'être le coeur financier du Canada. Aujourd'hui, elle est reléguée à un rôle de second plan, derrière Toronto et Vancouver. Le recul de la métropole sur l'échiquier de la finance canadienne n'est toutefois pas inéluctable. Montréal peut jouer à nouveau un rôle important. Le franc succès de Singapour - la cité-État d'environ cinq millions d'habitants s'est hissée en quelques décennies au quatrième rang mondial du palmarès des plus grands centres financiers du monde, selon la dernière édition du Global Financial Centres Index, grâce à une fiscalité avantageuse - montre que tout est possible quand une ville a une vision qui fera d'elle un leader du monde financier. Montréal, qui est au 32e rang des centres financiers du monde, a besoin d'électrochocs pour réanimer ses activités de gestion de portefeuille, de transactions de produits dérivés ou encore de contrats d'assurance. Lesquels ? Voici l'ordonnance d'une douzaine d'analystes, de financiers et de gestionnaires de portefeuille d'ici et d'ailleurs. 1. Dotons-nous d'une vision commune, ça presse La finance à Montréal, quel est son numéro de téléphone ?, pourrait-on dire en paraphrasant la célèbre expression du secrétaire d'État américain Henry Kinsinger à propos du manque d'unité de l'Europe. C'est un des problèmes du Montréal financier : il n'a pas d'organisme unique, comme le Toronto Financial Services Alliance (TFSA), pour parler au nom des acteurs clés qui gravitent dans le domaine, des financiers aux universitaires en passant par les gouvernements. Or, il est impératif que la communauté financière montréalaise ait une vision commune sur ce qu'elle veut faire (marchés visés, stratégies d'attraction, concurrents à contrer, etc.). Sans ce projet commun, les efforts pour redynamiser Montréal sont inutiles, selon l'avocat Jean Martel, associé chez Lavery, de Billy. " S'il n'y pas de sensibilité pour ces questions-là, on ne se rendra pas au premier but ! ", dit l'ancien président de la Commission des valeurs mobilières du Québec. Aussi, la volonté de Québec de mettre sur pied une table de concertation pour justement déterminer cette vision est bien vue dans le milieu financier. Cependant, il faut faire vite, et accoucher d'un projet commun concret et réaliste, disent les analystes. Pour Louis Régimbal, associé et responsable du secteur financier chez SECOR, la renaissance de Montréal passe par une niche bien définie pour la métropole, comme les produits dérivés - la spécialité de la Bourse de Montréal, grâce à ses options et à ses contrats à terme - et le secteur de l'assurance, en tablant sur la présence de Standard Life et d'Axa. Montréal pourrait également devenir un centre financier en énergie grâce à l'industrie gazière en émergence au Québec, souligne Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret. " Montréal pourrait jouer dans l'est du Canada le même rôle que Calgary. " Steve Gauthier, vice-président du Centre financier international de Montréal, un organisme qui se consacre au développement de Montréal à titre de place financière internationale, estime que la métropole pourrait aussi devenir un pont entre les États-Unis, l'Europe, et les économies émergentes, où les besoins financiers explosent. Enfin, plusieurs observateurs estiment que la communauté financière montréalaise doit se mobiliser pour que le Québec ne perde pas son unique régulateur - l'Autorité des marchés financiers - au profit d'une éventuelle commission fédérale des valeurs mobilières qui serait probablement située à Toronto. La perte de l'AMF drainerait encore d'autres ressources financières vers la métropole canadienne, comme des avocats spécialisées en valeurs mobilières, sans parler d'une perte de contrôle de Québec sur le secteur financier. Pour l'ex-premier ministre Bernard Landry, la souveraineté serait le seul rempart contre cette éventualité. 2. Donnons un grand coup de barre pour réduire les impôts Si elle veut attirer l'élite financière, Montréal devra offrir quelque chose que les autres places financières n'ont pas, notamment sur le plan fiscal. " Il faudrait bonifier au maximum le crédit d'impôt pour attirer les financiers internationaux ", croit Denis Durand, associé principal chez Jarislowsky Fraser. Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret, va plus loin. Selon lui, Québec devrait carrément abolir pendant 10 ans l'impôt des sociétés financières et des financiers qui viennent s'établir dans la métropole. " Le gouvernement se priverait de revenus à court terme, mais il pourrait les accroître à moyen terme grâce à l'activité économique générée par l'arrivée de nouvelles entreprises et de nouveaux acteurs à Montréal ", dit-il. Pour attirer des experts, Steve Gauthier, vice-président du Centre financier international de Montréal, estime qu'il faut réduire l'impôt des particuliers. " C'est le plus élevé en Amérique du Nord. C'est là que le bât blesse ! ", dit-il. Selon lui, l'impôt des sociétés n'est pas vraiment un frein : à 29,9 % (taux provincial et fédéral combinés), c'est en fait le plus bas en Amérique du Nord. Pour sa part, Claude Béland, président du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) et ancien dirigeant du Mouvement Desjardins, affirme que Québec doit accorder plus d'autonomie fiscale à Montréal, afin que la métropole puisse imposer directement, au niveau qu'elle souhaite, les sociétés financières et les financiers. Cela dit, aucun analyste ne suggère que Montréal devienne un paradis fiscal (impôt insignifiant ou inexistant, absence de transparence du régime fiscal et d'échanges de renseignements fiscaux avec d'autres États). Le Canada se trouve sur la " liste blanche " de l'Organisation de coopération et de développement économiques (États ou territoires qui ont mis en oeuvre des normes internationales en signant au moins 12 accords conformes à ces normes), et il doit y rester. " Nous avons la certification de l'OCDE, c'est un avantage énorme ", dit Steve Gauthier. Du reste, la fiscalité ne serait pas un élément si important aux yeux des financiers, selon Louis Régimbal, associé et responsable du secteur financier chez SECOR. " Ce qui compte vraiment, c'est l'infrastructure et l'expertise technologique, comptable, actuarielle, sans parler de la gestion du risque ", dit-il. 3. Confions plus de mandats aux gestionnaires locaux Les Québécois ont souvent tendance à croire que ce qui se fait ailleurs est meilleur, et la finance n'échappe pas à cette logique. " Cette perception est forte dans l'industrie ", déplore Jean-Luc Landry, président de Landry Morin, une firme de gestion de portefeuille. Or, plusieurs sociétés montréalaises décrochent d'importants mandats internationaux d'investisseurs étrangers qui font davantage confiance aux financiers de Montréal qu'à ceux de... New York, Londres ou Hong-Kong. Hexavest, une firme spécialisée dans la gestion d'actions, en est un bel exemple. Fondée en 2004, elle vient de décrocher un mandat avec le National Pension Service of Korea, qui gère un portefeuille de 250 milliards de dollars américains. Si Montréal veut redevenir une place financière d'envergure, les gestionnaires de portefeuille locaux doivent avoir plus de contrats. " C'est l'activité financière qui génère l'activité financière ", dit Vital Proulx, président d'Hexavest. C'est pourquoi Bâtirente, le système de retraite de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), confie souvent des mandats de gestion d'actifs à de jeunes firmes québécoises, comme à Hexavest à ses débuts. " C'est sûr que nous prenions un certain risque, mais nous avons commencé par de petits mandats ", confie Daniel Simard, coordonnateur de Bâtirente. Cette politique d'appui aux gestionnaires locaux est bonne pour Montréal car elle crée des acteurs qui se démarquent sur les marchés internationaux, ce qui peut inciter des investisseurs étrangers à confier des mandats à d'autres financiers montréalais. Selon Daniel Simard, cette politique est aussi avantageuse pour Bâtirente : la proximité permet d'exercer une meilleure supervision des activités des gestionnaires que si ces derniers se trouvaient à Toronto ou à New-York, mais aussi de réduire les coûts de transport pour aller rencontrer les financiers qui gèrent le capital des retraités de la CSN. Pour sa part, Jean-Luc Landry affirme que les grandes banques de Montréal devraient soutenir davantage les petites firmes de gestion de portefeuille, dont plusieurs éprouvent des difficultés depuis l'affaire Norbourg, les petits investisseurs hésitant à leur confier leur économies. Vital Proulx abonde dans le même sens. Les institutions financières et les investisseurs institutionnels devraient confier systématiquement un certain pourcentage de la gestion d'actifs à des firmes locales, une pratique courante aux États-Unis, selon lui. 4. Maraudons l'élite financière mondiale Dans la foulée de la crise financière, les États-Unis et l'Europe resserrent la bride du secteur financier. Montréal doit en profiter pour courtiser et attirer ici des financiers étrangers qui pourraient s'inquiéter de l'impact de ces réformes sur leurs activités. La réforme dans le secteur des produits dérivés est intéressante pour Montréal. Les États-Unis et l'Europe veulent réduire le risque associé à des produits non réglementés comme comme les swaps sur défaillance (credit default swap), qui visent à assurer le risque de défaut de paiement. Washington et Bruxelles veulent que ces produits dérivés, négociés de gré à gré, soient réglementés. Or, c'est le type de produits qu'offre la Bourse de Montréal, avec ses contrats à termes et ses options sur actions. " Le seul marché organisé de produits dérivés au Canada est à Montréal ", dit l'avocat Jean Martel, associé chez Lavery, de Billy. Dans ce contexte, Montréal doit convaincre des acteurs financiers de négocier leurs produits dérivés par la Bourse de Montréal, et celle-ci doit s'assurer d'offrir une diversité de produits pour répondre à la demande. Selon Denis Durand, associé chez Jarislowsky Fraser, Montréal pourrait tenter d'attirer des institutions financières américaines en leur faisant valoir que la réforme américaine ressemblera à la réglementation canadienne, qui fonctionne bien. 5. Faisons connaître nos forces au reste du monde Tout comme l'Ontario, Montréal devrait mener une campagne publicitaire énergique dans les grands médias économiques internationaux pour se mettre en valeur. Expertise de calibre mondial, main-d'oeuvre bilingue, structure de coût concurrentielle, Montréal compte plusieurs avantages en tant que place financière. En termes relatifs, Montréal compte plus de CFA - le diplôme d'analyse financière le plus prestigieux du monde, selon The Economist - que New York, soit 1 800 par rapport à 6 800. Or, New-York est le coeur de la finance internationale, et compte près de 20 millions d'habitants, soit six fois plus que la grande région de Montréal. Mais cette expertise n'est pas exploitée, dit Louis Régimbal, associé et responsable du secteur de la finance chez SECOR. " Montréal a une pépinière de CFA, malheureusement, bon nombre d'entre eux doivent quitter la ville pour trouver de l'emploi ", dit-il. Selon Steve Gauthier, vice-président du Centre financier international de Montréal, la métropole a aussi une structure de coûts avantageuse pour les société financières." L'impôt des sociétés le plus bas en Amérique du Nord, les espaces à louer au mètre carré ne coûtent pas cher, et l'industrie financière affiche un faible taux de roulement ", dit-il, en ajoutant que Montréal a l'avantage d'être à proximité de quatre grands centres financiers, Toronto, New York, Chicago et Boston. La diversité culturelle de Montréal est un bénéfice encore méconnu à l'étranger : les financiers sont souvent bilingues, ce qui facilite les échanges avec les clients et les partenaires mondiaux. Les villes multiculturelles comme Montréal sont également souvent plus ouvertes aux influences extérieures, et à l'affût des nouvelles tendances, y compris en finance. Enfin, le style de vie de Montréal, plus près de l'Europe, peut séduire des financiers européens qui voudraient s'installer en Amérique du Nord. " C'est un environnement plus facile à comprendre que celui de Toronto ", dit Denis Durand, gestionnaire de portefeuille et associé chez Jarislowsky Fraser.
  25. Une saison très tranquille pour la Voie maritime Publié le 08 janvier 2010 à 17h11 | Mis à jour le 08 janvier 2010 à 17h16 Sylvain Larocque La Presse Canadienne Montréal La Voie maritime du Saint-Laurent vient de mettre fin à sa 50e saison de navigation en enregistrant son plus faible niveau d'activité «depuis le début des années 1960». La Corporation de gestion de la Voie maritime estime que le volume total de marchandises transportées dans le corridor aura totalisé 30,5 millions de tonnes en 2009, une baisse de 25,3% par rapport à 2008. La chute «peut être attribuée à l'importance de la récession, qui a entraîné une forte diminution des transports de minerai de fer et d'acier sur la voie navigable», a expliqué l'organisme dans un communiqué diffusé vendredi. Le président et chef de la direction de la Corporation de gestion, Richard Corfe, a rappelé que l'industrie sidérurgique, qui a grandement souffert de la récession, représentait «une forte proportion» de l'activité de la Voie maritime. M. Corfe a tenu à souligner que son équipe déployait des efforts afin de diversifier les marchandises transportées sur la Voie maritime, tout en reconnaissant que le corridor allait rester «centré» sur le transport de marchandises en vrac. «Nous préparons un avenir où la Voie maritime sera foncièrement plus polyvalente et pourra accueillir une plus vaste gamme de navires transportant des marchandises spécialisées, a indiqué le dirigeant. Nous nous employons à cette fin à mettre en oeuvre l'amarrage mains libres. Il évitera aux armateurs de devoir investir dans un équipement uniquement nécessaire à la navigation dans la Voie maritime, il réduira la taille de l'équipage nécessaire aux éclusages et il rehaussera à la fois la productivité et la sécurité.» En 2009, la Voie maritime a reçu 1,6 million de tonnes de nouvelles marchandises, qui se sont traduites par des recettes de péage de plus de 2 millions de dollars. Entre Hamilton et Montréal, on a mis en place un projet pilote qui permet le transport de conteneurs spécialisés par remorqueur et chaland, en lieu et place des liens routiers et ferroviaires. Plus tôt cette semaine, la présidente-directrice générale de l'Administration portuaire de Montréal, Sylvie Vachon, a déclaré qu'elle s'attendait à ce que le trafic se maintienne cette année par rapport à 2009, ou qu'il augmente légèrement. Elle n'entrevoyait pas le retour aux niveaux records de 2008 avant deux ou trois ans. En 2009, le port de Montréal a enregistré une baisse de 11,9% de son volume total. La Corporation de gestion s'est par ailleurs félicitée, vendredi, qu'aucune nouvelle espèce aquatique envahissante n'ait été signalée dans les eaux de la Voie maritime depuis 2006. Il s'agit de la première période de trois ans depuis 1965 au cours de laquelle on a réussi à garder ces espèces à distance, grâce notamment au rinçage des citernes de ballast à l'eau salée. La saison de navigation 2009, qui a duré 274 jours, a pris fin le 28 décembre. La Voie maritime du Saint-Laurent permet de relier l'océan Atlantique aux Grands Lacs.
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