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  1. Reportage La métamorphose de Montréal LE MONDE | 18.04.08 | 17h29 • Mis à jour le 18.04.08 | 17h29 On ne se doute de rien, vu d'avion. Le mont Royal et son lac des Castors surplombent toujours la ville quadrillée à angles droits, à bonne distance du fleuve Saint-Laurent. D'un côté de cette "montagne", le grand campus de l'université de Montréal (francophone), de l'autre celui de l'université McGill (anglophone). A peine remarque-t-on une recrudescence de pistes cyclables le long des parcs et des artères. Il faut descendre dans les multiples centres de cette grande île (48 km de long, 16 km de large) pour réaliser combien Montréal a changé ces dernières années. Les Américains ne viennent-ils pas de décerner à la seule métropole francophone du continent le titre de troisième ville américaine "la plus branchée", après San Francisco et New York ? Et l'Unesco a, en 2006, désigné Montréal "ville du design" pour son développement créatif. Hors la forêt de buildings élevés au coeur de la ville à partir des années 1970, Montréal a longtemps hésité sur son devenir architectural, présentant du coup un visage hétéroclite contrasté et des quartiers ethniques "sectorisés". D'heureuses synthèses ont émergé entre le passé, le présent et l'avenir, tandis que la ville se bigarre plus volontiers. De grosses erreurs visuelles ont été récemment corrigées. Ainsi, le blockhaus au modernisme soviétique de l'Institut du tourisme et de l'hôtellerie du Québec, près du métro Sherbrooke, a été remodelé dans de chatoyantes couleurs, tout comme le Palais des congrès. Le gros des changements a commencé dans les quartiers historiques du Vieux-Montréal et du Vieux-Port, où seuls les touristes se rendaient jusqu'au début des années 2000, après l'époque révolue des "boîtes à chansons" (et à chansonniers). Le fleuve, bordé d'entrepôts vétustes, était caché par quantité d'installations rouillées, le port ayant déménagé plus à l'est. Miracle : les Montréalais se sont réapproprié le "vieux", avec vue ouverte sur le fleuve majestueux. Face au quai des Convoyeurs, un musée d'archéologie aux lignes futuristes a été construit à "Pointe à Callière", à l'endroit même où le Champenois Chomedey de Maisonneuve a, en mai 1642, fondé Montréal. Le quai King-Edward a été nanti d'un centre des sciences, et le bassin Bonsecours est devenu plaisancier. A l'ouest, derrière d'anciens silos classés, un café (celui des Eclusiers) offre, enfin, de mai à septembre, une terrasse ensoleillée au bord du Saint-Laurent. Promenades et pistes cyclables partent vers le canal Lachine, l'ancienne "smoky valley" (vallée de la fumée) industrielle devenue paradis des lofts, des entreprises multimédias et des appartements de vedettes. Les rues pavées du Vieux-Montréal, dont les immeubles rénovés mettent au jour de belles originalités architecturales, ne sentent plus la frite grasse : on y mange bien, soit à des prix abordables dans de sympathiques cafés-boulangeries, soit, pour un peu plus cher, de la cuisine raffinée d'inspiration européenne. Au sommet des toques locales, le chef normand Laprise a investi, avec son restaurant Toqué, les abords de la nouvelle place Jean-Paul-Riopelle. Ce célèbre artiste québécois, mort en 2000, y a imaginé une sculpture-fontaine dont des cercles de feu cernent, le soir, les eaux. On dort aussi mieux dans le "Vieux", envahi par les professions libérales et les nouveaux résidents de copropriétés : les rénovations d'immeubles anciens ont permis à de petits hôtels très confortables de trouver des styles originaux, mêlant l'ancien et l'ultra moderne. "D'une façon générale, les architectes, designers et décorateurs montréalais se distinguent des New-Yorkais par un grand respect du lieu qu'ils aménagent et par un côté ni trop fini ni trop léché de leurs réalisations", estime Sylvie Berkowicz, rédactrice en chef de Créativité Montréal, publication mais aussi concours, organisé chaque année, depuis 1996, visant à récompenser onze commerçants "pour la qualité du design intérieur de leur établissement". Lancé au départ par la municipalité, ce concours a encouragé l'émulation des créateurs locaux. Le "Vieux" était autrefois coupé du reste de la ville par quelques grands "stationnements" (on ne dit pas "parking" au Québec francophone) près d'une affreuse autoroute, maintenant entièrement recouverte. L'achèvement du Centre mondial du commerce (sur les anciennes fortifications françaises) et l'extension du Palais des congrès, tous deux reliés à la ville souterraine et à ses 30 km de galeries commerçantes, ont créé le trait d'union. Tout aussi méconnaissable est le boulevard Saint-Laurent. Cette longue artère nord-sud qui partage les côtés ouest et est de la métropole (et les numéros de rues) continue de refléter dans ses commerces les vagues d'immigrants successives : le quartier chinois en son bas, puis les juifs d'Europe de l'Est, les Grecs, les modestes francophones autrefois venus de la campagne coloniser le plateau mont Royal, puis les Italiens de la Petite Italie et les Portugais. De populaire et humble, ce boulevard est devenu branché, parsemé de boutiques, de cafés et de bars à vins. A peine reconnaît-on les toujours vaillantes épiceries des Quatre Frères, charcuterie de la Vieille Europe, restaurant Schwartz, modeste lieu-culte de la "smoked meat" (viande fumée) montréalaise ou les "habits sur mesure" du tailleur Giovanni. Un peu plus à l'est, rue Saint-Denis, la mode et le design s'exposent toujours plus et mieux. Le styliste québécois Philippe Dubuc y a ses boutiques de mode masculine. "L'homme québécois est celui qui soigne le plus son habillement au Canada, idem pour la femme", dit-il. D'où l'éclosion de talents multiples à des prix moins onéreux que les importations européennes, toujours bien représentées. De l'avis général, Montréal allie une qualité de vie exceptionnelle, une densité d'artistes en tout genre unique et un grand respect de la liberté de chacun, sur fond de vitalité économique retrouvée. A la vitrine de beaucoup de commerces figure souvent, en français et en anglais, l'affichette "On embauche". Martine Jacot Article paru dans l'édition du 19.04.08.
  2. as much as Aubin is a loud mouth - he;s not far from the truth. A wake up call to forum members.. we all love Montreal but we need to seriously wake up. 2011/2012 was a bad 2 years - we need to improve MONTREAL — SNC-Lavalin Inc. — founded by francophone Montrealers, headquartered in Montreal and active in engineering and construction projects in more than 100 countries — has long been the proud symbol of Québec Inc. Now, however, it risks becoming a symbol of something else — the decline of Montreal’s place on the world stage. The company announced last week that it is creating its largest corporate unit (one focused on hydrocarbons, chemicals, metallurgy, mining, the environment and water) and locating it not in Quebec but in London; heading it will be a Brit, Neil Bruce. As well, the company also said it was creating a global operations unit that would be based in the British capital. To be sure, SNC-Lavalin denies speculation by a La Presse business columnist that the company might be slowly moving its head office from Montreal. The two moves to London must be seen as reflecting “our healthy expansion globally,” says a spokesperson. “The corporate headquarters and all its functions still remain in Montreal.” Nonetheless, this unmistakable shift of authority abroad takes place within a broader context of fewer local people atop the SNC-Lavalin pyramid. In 2007, six of the top 11 executives were francophone Quebecers; last year, three. Note, too, that only two of 13 members of its board of directors are francophone Quebecers. When the company last fall replaced discredited Pierre Duhaime of Montreal as president, CEO, and board member, it picked an American, Robert Card. What’s happening to the company based on René-Lévesque Blvd. is the latest sign of the erosion of Montreal’s status as a major business centre. Of Canada’s 500 largest companies, 96 had their head offices in this city in 1990; in 2010, says Montréal International, only 81 remained, a 16-per-cent decline. It’s true that Toronto, too, has seen a decrease (with some of its companies heading to booming Calgary), but it’s only of six per cent. As well, because Hogtown has more than twice as many head offices as Montreal, the trend there has far less impact. Anyone with a stake in Montreal’s prosperity should care about what’s happening here. Head offices and major corporate offices, such as the SNC-Lavalin’s units, bring more money collectively into the city than do big events — the Grand Prix and the aquatics championship — whose threatened departures cause political storms. Such offices employ high-spending, high-taxpaying local residents and attract visiting business people year-round — people who represent income for cabbies, hoteliers, restaurateurs, computer experts, lawyers and accountants. Indeed, this week’s controversy over the absence of direct air links from Trudeau International Airport to China and South America is pertinent to this trend. It’s not only federal air policy over the decades that’s responsible for this isolation. It’s also that Montrealers have less money, and one reason for that is, as Trudeau boss James Cherry notes, “there are far fewer head offices in Montreal.” Keep losing them and we’ll be a real backwater. But how do we avoid losing these offices? We don’t need more studies. Tons of studies — good ones — already exist. The No. 1 factor for a company when choosing a head office location is corporate taxes, according to a Calgary Economic Development study. Quebec’s are the highest in Canada and the U.S. Thirty-four per cent of the executives at 103 local companies say that Montreal’s business climate had “deteriorated “ in the previous five years, Montreal’s Chambre de commerce found a year ago. The main reason: infrastructure (not only roads but also the health system). A study called “Knowledge City” that Montreal city hall commissioned in 2004 is still relevant. Its survey of 100 mobile, well-educated people (some of whom had already left Montreal) found that their top three biggest complaints with the city were, in descending order, high personal taxes, decaying infrastructure and political uncertainty from sovereignty. All studies agree that the quality of Montreal’s universities helps attract companies. Weakened universities would lower this power. The Parti Québécois government’s minister for Montreal, Jean-François Lisée, declared before Christmas that he was “Montréalo-optimiste.” He did not, however, spell out concrete steps for addressing the above-listed problems. Too bad that his government on Jan. 1 imposed higher personal taxes for people with high incomes — which hits business people. Too bad it has reduced spending on infrastructure by 14 per cent. Too bad that it has not only reduced funds to universities by $124 million over the next three months but that it says it might cut their funding in other years as well — in effect weakening them. And, finally, too bad that Premier Pauline Marois said this week her party would soon launch a campaign to promote sovereignty and that her government would step up its strategy of wresting powers from Ottawa. In the next few says, she’ll further promote Quebec independence with a meeting in Edinburgh with Scotland’s sovereignist leader. Staunch the hemorrhage of corporate offices from Montreal under this government? The very idea is Montréalo-irréaliste. Read more: http://www.montrealgazette.com/life/Henry+Aubin+avoid+losing+head+offices/7862525/story.html#ixzz2IrXbVaOH
  3. La Wallonie française, fantasme ou réalité ? Le Point http://www.lepoint.fr jeudi 31 juillet 2008 Par Yves Cornu Waterloo bientôt commune française ? C’est ce que suggère un sondage Ifop publié conjointement par La Voix du Nord et Le Soir , principal quotidien francophone de Belgique. Le champ de bataille qui symbolise le crépuscule de Napoléon est en effet situé en Wallonie. Or cette enquête d’opinion révèle que 49 % des Wallons sont favorables au rattachement de leur région à la France. Un chiffre d’autant plus spectaculaire qu’ils n’étaient que 29 % début 2008. Le "rattachisme" wallon n’est pas une idée nouvelle dans une Belgique qui se détricote chaque année un peu plus, mais, s’il n’est plus tout à fait un fantasme, il relève encore largement de la politique-fiction. Car ce scénario implique un certain nombre de conditions dont rien ne dit qu’elles seront réunies dans un avenir prévisible. Il faudrait en premier lieu que la majorité flamande et la minorité francophone (c’est-à-dire les Wallons et les Bruxellois) se mettent d’accord pour euthanasier la Belgique et vivre à l’avenir chacune de leur côté. Un divorce à l’amiable du type de ceux prononcés par les Tchèques et les Slovaques en 1992, ou les Serbes et les Monténégrins, il y a deux ans. Les élites flamandes y songent depuis longtemps et l’idée commence à faire son chemin en Wallonie, comme le prouve ledit sondage. Mais ces pulsions se heurtent à de redoutables obstacles. Il n’y a pas en Flandre un nationalisme du type de celui qui a permis aux Albanais du Kosovo d’arracher leur indépendance ; pragmatiques, les riches Flamands se contenteraient d’une nouvelle réforme de l’État (régionalisation de la sécurité sociale et de la fiscalité) qui leur éviterait à l’avenir de payer pour la pauvre Wallonie. La Wallonie n’a rien d’une pétromonarchie En outre, l’éclatement du pays se heurte toujours à un véritable casse-tête : le statut de Bruxelles. Une Flandre indépendante n’accepterait sans doute pas d’abandonner une ville qui est située sur son sol et la Wallonie revendiquerait tout aussi légitimement la capitale dont plus de 85 % de la population est francophone. Et même si la Belgique disparaissait sous l’effet de ces forces centrifuges, il existerait pour les Wallons une alternative au rattachement à la France : l’indépendance de ce qu’ils appellent de façon imagée, une "Belgique résiduelle". Solution qui, dans une Europe de plus en plus intégratrice, ne serait pas moins réaliste que la fusion dans le Grand Voisin. Dernière condition qui constitue aussi une lapalissade : la Wallonie ne pourrait devenir française qu’avec l’assentiment de Paris. Nul politique n’ira suggérer de claquer la porte au nez des Wallons, mais la conception gaullienne de la chose ("Nous répondrions favorablement à une demande qui aurait toutes les apparences de la légitimité") n’est plus vraiment d’actualité. À ce stade, elle fait d’autant moins recette hors des milieux souverainistes que la Wallonie n’a rien d’une pétromonarchie : elle surmonte difficilement la mort des industries traditionnelles qui avaient assuré sa prospérité, et le taux de chômage (15,4 % en juin) y est près de trois fois supérieur à celui de la Flandre. Autres articles À Dublin, Sarkozy affirme "respecter" le rejet irlandais Quatorze mois après la disparition de Maddie, le Portugal classe l’affaire Zimbabwe : le président Mugabe conclut un accord avec le chef de l’opposition Présidence française de l’UE : Quel avenir pour le traité de Lisbonne ? L’Onu estime les dégâts causés par le cyclone Nargis à 1 milliard de dollars
  4. Je ne suis pas du genre a faire les guerres Anglo-Franco (J'en ai vraiment rien a faire). Mais l'article m'a frappe quand meme. Par Normand Lester | La chronique de Normand Lester – lun. 2 avr. 2012 René Lévesque les appelait les «Rhodésiens blancs», allusion aux colons britanniques d’Afrique australe. Depuis la conquête, ils constituent la classe dominante à Montréal où une bonne partie des rues, des places et des lieux publics portent des noms destinés à rappeler leur suprématie sur leurs serviteurs francophones: de Nelson à Wellington en passant par Victoria. Ce sont eux qui constituèrent les féroces milices supplétives du général Colborne qui mirent à feu et à sang les fermes de la Rive-Sud de Montréal durant les troubles de 1837. Et encore eux, en 1849, à l’incitation de la Gazette, qui incendièrent le Parlement canadien qui siégeait à Montréal pour voter des compensations pour leur pillage de la décennie précédente. Not for those damn french bastards, never! Le gouverneur, Lord Elgin, doit se réfugier sur l’île Sainte-Hélène de crainte d’être lynché par les «montrealers». On aurait pu penser que la Révolution tranquille et l’enseignement généralisé du français dans les écoles anglaises depuis quarante ans avaient eu raison de la mentalité «Race des Seigneurs» des jeunes Anglo-Montréalais. Un sondage de L’actualité nous démontre qu’il n’en est rien. Les jeunes anglos se considèrent toujours comme membres d’une élite privilégiée qui impose sa culture et sa langue supérieure à la masse inculte et ignorante que constitue la majorité francophone déclinante de Montréal. Le français, c’est bon pour les campagnes environnantes. Not for Montreal. It’s ours! Pour eux, à Montréal, aujourd’hui comme au XIXe siècle, c’est en anglais que ça se passe et que ça doit se passer. Oui, mais que voulez-vous, l’anglais est la langue mondiale de communication! Est-ce que cela fait que la langue de communication est moins l’italien à Rome, l’allemand à Berlin ou l’espagnol à Madrid? Non, bien sûr. C’est différent à Montréal parce que nos Anglais savent à qui ils ont affaire. À l’un des peuples les plus serviles de la planète. Et ils en profitent. Cette méprisable soumission obséquieuse qui est notre caractéristique nationale est facile à vérifier au quotidien. Allez dans n’importe quel endroit public à Montréal. Constatez l’aplatventrisme des francophones de souche qui passent à l’anglais «par politesse» dès qu’ils détectent un quelconque accent chez leur interlocuteur. Mettez ça sur le compte de notre complexe d’infériorité congénital. Heureusement, les nouveaux arrivants francophones ne sont pas affligés de cette tare et ils se comportent plus dignement que nous dans ces situations. Au cours des dernières décennies, malgré la loi 101, le sentiment de supériorité linguistique des jeunes anglophones a été renforcé par les décisions de la Cour Suprême du Canada (dominée par les Anglos et des lèche-bottines choisis par eux) invalidant certaines de ses clauses essentielles et par l’action du Parti libéral du Québec, une formation qui n’existe que pour assurer la pérennité de leur domination. Il serait vraiment révélateur que L’actualité fasse des sondages semblables sur les jeunes des autres groupes majoritairement apparentés aux Anglos-Montréalais comme les Grecs, les Juifs et les Italiens. Mais je suis parfaitement conscient que cela ne se fera jamais. Les résultats obtenus seraient sans doute encore plus désolants. Le mépris affiché pour le français et les francophones serait politiquement explosif au point de rendre le sondage impubliable. Que faire? Pas grand-chose n’est possible pour le moment. La majorité francophone, en plus d’être lâche et de se complaire à servir de tapis, est divisée politiquement. Tant que le Parti libéral reste au pouvoir, il va tout faire pour défendre les intérêts de ses bailleurs de fonds et électeurs qui lui accordent un soutien aussi massif qu’inconditionnel: les Anglos-ethniques, les vieux francophones ignorants, les affairistes magouilleurs et la mafia. C’est une combinaison dure à battre.
  5. http://www.travelandleisure.com/articles/magnificent-montreal/1 "Both Canadian and Québécois, part anglophone and part francophone, with one foot in the past and the other firmly in the future, Montreal is a city that defies easy categorization."
  6. Vibrant Montreal brings new Canadian rock sound to world scenes Posted on Thursday, May 10, 2007 (EST) Montreal, the Canadian city known for its fierce winters, has become an international hotspot for a new wave of indie bands. The Montreal band "Arcade Fire" during a performance © AFP/GettyImages/File Kevin Winter PARIS (AFP) - Led by trailblazers Arcade Fire, guitar-wielding groups have been touring overseas, winning fans and have everyone wondering about the secret of the city’s sudden success. Alongside the rock scene, electronic acts such as DJ Champion, Kid Koala and Tiga have made "based in Montreal" a fashionable stamp of quality. In the process, the image of Canadian music, once dominated by pop crooners Bryan Adams and Celine Dion, has been redefined. "Montreal is an extremely cosmopolitan and open city," said homegrown singer Pierre Lapointe, giving his reasons for the new vibrancy. "We couldn’t care less about origins. What we look for is good music and interesting ways of doing things," he added during a stop in Paris. Montreal is home to about two million people, making it the biggest city in the French-speaking eastern province of Quebec. Music journalist and commentator for Canadian cable channel MusiquePlus, Nicolas Tittley, puts the vitality of the guitar scene down to North American influences. The Montreal band "Arcade Fire" during a performance © AFP/GettyImages/File Kevin Winter "Rock, country, blues, folk. Basically, all the music movements linked to North America are not foreign for 'les Montrealais'," he said in an interview. Indie rockers Arcade Fire have sold a million albums worldwide, according to their record label, and fellow groups Wolf Parade, The Bell Orchestre, Patrick Watson, Stars, The Besnard Lakes or The Dears are following in their footsteps. The francophone movement includes Ariane Moffatt, Karkwa, Ghislain Poirier, Les Trois Accords and Malajube. Malajube is threatening to cross the language divide and break into English-speaking markets after the group’s new album "Trompe-l'oeil" won plaudits from US reviewers. Although Montreal is a majority francophone city, most people can speak (and sing in) both languages and the city is also home to a large, well-integrated ethnic population. "The openness that we have in Montreal is quite unique," said Laurent Saulnier, programmer for the Montreal International Jazz Festival and Francofolies de Montreal event. "Few cities in the world have access to so many sorts of music from everywhere: France, USA, Europe, South America, or Africa." The cross-over of influences and culture is also seen in the music collaborations. Pierre Lapointe, The Dears, Les Trois Accords and Loco Locass, a rap group similar to the Beastie Boys, make guest appearances on the Malajube’s album. Critics snipe that the hype will not last, but for the moment at least, a new, fresh face has been put on Canadian music overseas. ©AFP
  7. La firme de comptabilité et de consultation d'affaires RSM-Richter, de Montréal, a fait hier un autre pas dans son plan visant à prendre plus de place dans le marché francophone des services comptables. Pour en lire plus...
  8. There really is a 'nous,' and it includes us The Gazette Published: Saturday, July 12 Summer is a much-longed-for season in Quebec, but one that is rarely productive from the point of view of fraternal feeling. By the time we get past St. Jean Baptiste day and July 1, whatever communal spirit the hockey playoffs have generated between francophones and anglophones has become a little frayed. Competitive parade-going is not an exercise calculated to bind a society closer together. This year had additional challenges to solidarity, with the tensions aroused by the Bouchard-Taylor Commission report and that stylized politicians' re-enactment of the Battle of the Plains of Abraham over the federal role in the 400th anniversary of the founding of Quebec City. So it was a remarkable pleasure to learn, this week, that the linguistic, cultural and social divergences that seem to flare up so often are, according to academic researchers, basically insignificant. A new study has found that there are very few important differences in attitudes between francophones and anglophones in Quebec. Anglos here are far more like francophones than we are like anglophones in the rest of Canada or in the United States. Writing in the U.S. Journal of Social Psychology, researchers from Bishop's University conclude that Quebecers, no matter what their mother tongue, show comparable open mindedness and emotional stability and are equally productive on the job, careful, attentive and agreeable. A couple of stereotypes do remain true to some degree, the psychologists said of their sample of 50 francophones and 50 anglophones: anglophones are slightly more conservative. But centuries of living together have not only made us similar, but have also given us something of a distinct personality. That's a real "us," all of us, francophone and anglophone alike. The study authors say there are three distinct personality/culture areas in North America: Quebec; the U.S. South; the rest of Canada and the U.S. combined. In Quebec, we have opted for a system of social solidarity. Elsewhere, the preference is for a more individualistic, free-market approach to building a society. Quebec anglophones are not different from their francophone compatriots in that regard. The researchers think that because we share the same physical place and same lifestyle, we have come to share similar attitudes in many matters. This is good news, if only we could hear it. It means the weary identity politics which some use in an effort to divide us have little firm foundation. We can all get along.
  9. Suite à une intervention hors sujet sur un thread du Mackay, j'ai trouvé cet article qui véhicule bien mon opinion sur l'identité de Montréal par rapport à sa réputation et son développement à l'intérieur du Québec vs Les investissement extérieur et l'immigration. Il s'agit d'un article parru plus tot durant le mois de mai dans La Presse. Pas question de « dénationaliser » Montréal http://www.cyberpresse.ca (opinions) mardi 12 mai 2009 ________________________________________ L’auteur est d’avis que le Québec ne saurait être cassé en deux avec, d’une part, une métropole désormais seule dépositaire de la modernité et, d’autre part, des régions assimilées au « pittoresque canadien-français ». Dans la même journée, mais dans deux villes différentes, nous avons pu entendre deux personnalités issues du milieu de la culture affichant deux visions différentes de l’avenir du français : Luc Plamondon, qui s’inquiète de l’avenir du français dans la métropole québécoise, et Gilbert Rozon qui, au contraire, souhaite relancer le débat sur la nécessité pour Montréal de capitaliser sur son bilinguisme pour regagner un statut de grande métropole nord-américaine. Ce débat est tout, sauf neuf, et il correspond à une vieille obsession mal fondée des milieux d’affaires pour qui le français, langue de culture, ne saurait être pris au sérieux comme langue de développement économique. Un débat qui risque de connaître une nouvelle vitalité puisqu’il semble correspondre à l’état d’esprit d’une partie des élites de la métropole exaspérée par les contraintes historiques du cadre québécois. En effet, chez de nombreux partisans du bilinguisme intégral, il faudrait « se réinventer », dénationaliser Montréal et lui permettre de se développer selon sa dynamique propre, sans l’intégrer dans une perspective plus vaste de développement national québécois. Les plus enthousiastes envisagent même pour Montréal un destin de métropole mondialisée dont les appartenances métissées de ses citoyens serviraient une nouvelle identité inscrite tout naturellement dans le réseau cosmopolite des métropoles postmodernes. D’autres encore considèrent que l’identité nationale relève désormais de la préhistoire de la démocratie, et qu’une une nouvelle société devrait maintenant naître dans une hybridité bilingue et multiculturelle. Inquiétante vision C’est une vision de Montréal qui m’inquiète. Il m’apparaît au contraire essentiel de réaffirmer de façon claire, notamment auprès des nouveaux arrivants, que Montréal est une métropole francophone au coeur de la nation québécoise, un statut que lui confère d’ailleurs l’article premier de la Charte de la Ville de Montréal. Le problème de l’intégration des nouveaux arrivants se pose, et continuera de se poser de façon plus importante, si ceux-ci sont uniquement invités à s’intégrer à la culture métissée d’un Montréal devenu multiculturel. Cette tentation multiculturelle est forte, hégémonique même au sein de certaines élites. Elle n’en est pas moins contradictoire avec le destin québécois de la seule métropole francophone en Amérique du Nord, faut-il le rappeler. Car c’est l’enracinement de Montréal dans la nation québécoise qui lui donne son caractère unique si souvent louangé à l’échelle continentale. Même si Montréal possède un statut à part dans la réalité nationale québécoise, elle est néanmoins appelée à y jouer un rôle, non pas de métropole bilingue d’une société multiculturelle, mais bien de métropole francophone de la nation québécoise. Le Québec ne saurait être cassé en deux avec, d’une part, une métropole désormais seule dépositaire de la modernité et, d’autre part, des régions assimilées au « pittoresque canadien-français ». Il faut au contraire que Montréal et les régions établissent et maintiennent une collaboration en termes notamment de développement économique et culturel qui permettrait à l’ensemble de la nation québécoise de mieux rayonner sur la scène internationale. Le Québec est un tout et Montréal appartient à ce tout. Montréal est une métropole francophone et elle doit le rester. *** Gilles Grondin, conseiller de la ville de Montréal District du Vieux-Rosemont Quelque'un partage cet opinions? Quelqu'un a des commentaires ou des rétissences? Ou peut-etre de quoi à rajouté? Pour le plaisir d'en parler intelligement.
  10. Pour ceux qui croient encore que Toronto offre une belle vitalité en français. Alors peut-etre que ce n'est qu'une librairie mais c'est très symbolique. Il faut aussi se souvenir que Renaud-Bray avait tenté sa chance à Toronto il y a quelques années mais ils se sont aperçu rapidement qu'il n'y avait pas de marché francophone assez grand pour deux librairies en français et voilà donc que la dernière ferme ses portes ! Triste. ''Après 49 ans d'existence, la librairie francophone Champlain de Toronto doit fermer ses portes dès le 30 avril. La chute des ventes au cours des dernières années a conduit à une absence de rentabilité. L'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français et la Table de concertation du livre ontarien ont déploré qu'il n'y ait aucune loi en Ontario obligeant les institutions publiques (bibliothèques et écoles, par exemple), à faire leurs achats de livres dans des librairies agréées de leur région, favorisant ainsi leur épanouissement. La librairie Champlain est l'une des huit librairies francophones de l'Ontario, quatre autres étant à Ottawa, deux à Sudbury et une à Hearst.''
  11. Second Cup affirme qu'elle reverra sa politique d'affichage au Québec Il y a 14 heures MONTREAL - Deux mots en français retirés des affiches de certains comptoirs à café Second Cup au Québec ont mis en colère un groupe de protection de la langue française, qui demande à la chaîne de maintenir les mots "Les cafés" devant le nom exclusivement en anglais. Le Mouvement Montréal français soutient que le français est ainsi négligé par les compagnies qui n'ont qu'une raison sociale en anglais. L'organisme a indiqué jeudi qu'elle pourrait porter plainte à l'Office québécois de la langue française (OQLF). Le président de Second Cup, Bruce Elliot, a indiqué que la compagnie comprend le point de vue des consommateurs québécois et est en train de revoir sa politique d'enseignes à l'extérieur de ses magasins. M. Elliot a indiqué dans un communiqué que la compagnie a amorcé en 2005 une refonte de son image. Les magasins ainsi rénovés ont une nouvelle enseigne, mais le français n'est pas dans la nouvelle image. Il a dit prendre acte des préoccupations formulées par la communauté. Alors qu'il existe des lois strictes régissant la prédominance du français dans l'affichage au Québec, les marques de commerce, dont celles de gros détaillants comme Burger King, Home Depot et Future Shop, ne sont pas touchées par la législation sur la langue. Environ 50 personnes du mouvement ont manifesté devant un Second Cup de Montréal, jeudi, afin de dénoncer les affiches unilingues anglaises. Mario Beaulieu, président du Mouvement Montréal français, a exhorté les consommateurs à faire des achats seulement dans les commerces qui présentent un affichage adéquat en français. "Montréal est la métropole francophone des Amériques et c'est très important d'avoir un visage français à l'affichage puisque les affiches sont la première chose remarquée par les gens quand ils arrivent ici", a-t-il noté. Noëlla Guillemette, qui distribuait des tracts aux passants, a soutenu que les deux mots français ajoutaient un caractère francophone au nom. "Ca devrait être ainsi pour la chaîne à travers la province, a-t-elle dit. Nous n'en demandons pas beaucoup. Nous ne leur demandons pas de changer leur marque commerciale. Nous voulons juste cette touche française et nous serons contents." L'Office québécois de la langue française n'a reçu aucune plainte concernant ce dossier. Son porte-parole, Gérald Paquette, a indiqué que des situations similaires étaient apparues quand des compagnies avaient essayé des noms de marques nationales au Québec. "Le Québec n'est pas comme le reste de l'Amérique du Nord, a-t-il dit. Nous voulons que le français soit la langue prédominante alors l'affichage doit contenir du français." M. Beaulieu a rappelé que son organisme avait remporté une bataille en janvier quand des campagnes de boycottage et des manifestations avaient convaincu L'Impériale d'abandonner un projet pour changer le nom de ses dépanneurs de "Marché Express" à "On The Run", comme ils s'appellent dans le reste du pays. M. Paquette a indiqué que l'OQLF examinerait la validité du nom commerciale francophone du marchand de café, Second Cup Café. "Nous aurions aimé qu'ils gardent les mots 'Les cafés', mais s'ils ne le font pas, ils doivent au moins utiliser leur nom commercial français", a affirmé M. Paquette. Second Cup avait commencé à utiliser les mots "Les cafés" dans son nom au Québec après trois attentats à la bombe incendiaire contre ses établissements en 2001. Rhéal Mathieu, un ancien membre du Front de libération du Québec, avait été condamné pour ces crimes.
  12. Air France-Delta: 280 emplois quittent Montréal Publié le 26 novembre 2009 à 06h35 | Mis à jour à 06h41 Marie Tison La Presse La coentreprise transatlantique créée par Air France-KLM et Delta Air Lines fait ses premières victimes à Montréal. Les deux transporteurs fermeront leurs centres d'appels respectifs dans la métropole québécoise le 31 août prochain, ce qui entraînera la perte de 280 emplois. Les emplois seront transférés dans les centres d'appels de Delta aux États-Unis. Le centre d'appels de Delta à Atlanta devrait notamment se doter d'une équipe d'une trentaine de personnes pour répondre aux appels de la clientèle francophone des deux transporteurs. «Le client ne verra pas la différence, a affirmé la vice-présidente et directrice générale d'Air France-KLM au Canada, Benedicte Duval, en entrevue téléphonique avec La Presse Affaires. On lui parlera en français.» En mai dernier, Air France-KLM et Delta ont établi une coentreprise pour exploiter en commun les liaisons entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Les sociétés ont entrepris une étude pour identifier des services qui pouvaient être mis en commun. C'est ainsi que Delta sera responsable des activités de réservation et du service à la clientèle d'Air France-KLM en Amérique du Nord, alors qu'Air France-KLM sera responsable des mêmes services en Europe. Mme Duval a souligné que 85% des appels reçus par le centre d'Air France-KLM à Montréal provenaient des États-Unis. Seulement 15% proviennent du Canada et d'autres marchés, notamment des Antilles, lorsque les centres d'appels responsables sont débordés. Elle a indiqué qu'il n'avait pas été question de conserver une équipe francophone à Montréal parce qu'un centre d'appels trop petit n'était pas efficace. «Déjà, notre centre d'appels de 140 personnes est moins efficace que les centres d'appels plus gros», a-t-elle affirmé. Elle a rappelé qu'il y a une dizaine d'années, Air France avait rapatrié à Montréal toutes ses activités nord-américaines de réservation pour, justement, améliorer leur efficacité. Ces emplois reprennent maintenant le chemin du sud. Mme Duval a souligné que les partenaires avaient choisi d'annoncer la fermeture des centres d'appels de Montréal dès maintenant pour donner aux employés un bon neuf mois pour trouver de nouveaux emplois. Ceux qui le voudront, surtout ceux qui parlent français, seront les bienvenus chez Delta à Atlanta. Air France-KLM fermera également la petite agence qu'elle conservait au centre-ville, dans les mêmes locaux que le centre d'appels, et transférera ses activités à l'aéroport Montréal-Trudeau. Comme celui d'Air-France-KLM, le centre d'appels de Delta à Montréal compte 140 personnes. «Les personnes touchées par la fermeture auront la possibilité d'obtenir d'autres postes à l'intérieur de Delta, ou elles recevront des indemnités de départ et de l'assistance pour la recherche d'emplois», a déclaré Susan Elliott, responsable des relations avec les médias au siège social de Delta, à Atlanta. Jointe par courriel, Mme Elliott s'est révélée un peu moins affirmative que Mme Duval au sujet des services dédiés à la clientèle francophone. Elle n'a pas répondu directement lorsque La Presse Affaires lui a demandé si Delta mettra une équipe francophone en place et comment elle recrutera ce personnel. «Nous sommes présentement à identifier les besoins en personnel dans nos centres d'appels américains», a-t-elle simplement répondu. Toujours en raison de l'entente conclue avec Air-France-KLM, Delta fermera son centre de réservation de Londres au dernier trimestre de 2010.
  13. Faire de Montréal LA ville de la création Fabien Deglise Édition du samedi 14 et du dimanche 15 février 2009 Le rêve d'une immigration plus diversifiée et polyglotte caressé par le président du groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon, pour stimuler le côté créatif de Montréal, pourrait bien devenir un cauchemar pour la métropole, estime Impératif français, organisme qui se porte à la défense de la langue de Nelligan au Québec. Le regroupement craint d'ailleurs que des «aménagements» dans les lois afin d'attirer plus d'immigrants de souche non francophone ne finissent par «hâter le processus d'assimilation et de défrancisation de la ville», si on n'y prend pas garde. «Malgré la Charte de la langue française, ce processus est déjà en marche, a commenté hier Jean-Paul Perreault, président de l'organisme. Les chiffres le démontrent. Un grand nombre d'immigrants allophones choisissent l'anglais lorsque vient le temps de parler une autre langue que la leur. Et ce, même s'il y a une volonté collective très forte pour faire du français la langue commune de la diversité.» Un portrait qui incite d'ailleurs, selon lui, à considérer les propos de M. Rozon avec circonspection. Cette semaine, devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le célèbre homme d'affaires a en effet plaidé pour une plus grande ouverture et diversité de l'immigration à Montréal. Sans remettre en question les lois actuelles, a-t-il indiqué, M. Rozon constate toutefois qu'en forçant les immigrants à «apprendre le français, cela encourage surtout l'immigration de souche francophone», a-t-il indiqué. Le hic c'est que, pour doper le côté créatif de la métropole -- le fondateur du festival Juste pour rire souhaite en effet que Montréal devienne LA ville de la création au monde --, «il faudrait s'ouvrir plus que ça et trouver des aménagements pour attirer des immigrants qui, en plus de leur langue maternelle, vont apprendre le français et l'anglais», a-t-il ajouté. Un trilinguisme que Montréal pourrait alors facilement «transformer en avantage», selon lui. Pour le sociologue Rachad Antonius du Centre de recherche sur l'immigration, l'éthnicité et la citoyenneté (CRIEC) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), les craintes des francophones par rapport à des allégements législatifs qui pourraient affaiblir la position du français au Québec «sont fondées» étant donné le contexte minoritaire de la société francophone dans le Canada. «Mais cela dit, il y a toujours moyen de répondre à ces craintes par des politiques et une clarté linguistiques pour inciter les immigrants à se rallier à la culture du Québec». Toutefois, M. Antonius ne voit pas en quoi l'idée d'ouverture à une plus grande immigration non francophone avancée par M. Rozon viendrait changer la donne culturelle de Montréal où, selon lui, la diversité est déjà bien ancrée. «Le problème majeur, c'est le manque d'ouverture à cette diversité», lance l'universitaire qui invite à allumer sa télévision pour prendre la mesure de ses propos sur les ondes de Radio-Canada ou de TVA. «De toute évidence, les responsables de la programmation gagneraient à descendre dans le métro de Montréal pour comprendre ce qu'est Montréal, dit-il. Ils devraient aussi se comparer aux réseaux de télévision publics et privés anglophones pour voir que la diversité est déjà devenue un atout ailleurs dans la ville.» Au début de cette année, un portrait livré par Statistique Canada a confirmé cette polychromie culturelle et linguistique de Montréal où désormais quatre personnes sur dix parlent une autre langue que le français à la maison. Au rayon de la différence linguistique, l'anglais domine (48,4 %) mais il est aussi suivi de l'espagnol (6,9 %), de l'italien (6,8 %), de l'arabe (6,1 %) et des langues asiatiques (6 %), constatent les spécialistes fédéraux du chiffre.