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  1. Etant Français résidant dans votre beau pays depuis plusieurs années, je propose ce fils de discussion et de suivi sur ce qu offre l Hexagone en matière d architecture passée, présente et futur.
  2. Salut tout le monde, Je remarque que plusieures images que vous, membres, ont placés dans plusieurs fils ont carrémment disparus pour diverses raisons... par exemple, l'image est expirée sur le serveur gratuit, le site à changé de nom, etc etc SVP, utilisez l'espace sur MTLURB pour stocker vos photos pour qu'on ne les perds pas! ICI, sur la gallerie MTLURB: http://www.mtlurb.com/pictures/main.php?g2_itemId=27 N'importe qui peut ajouter des images dans cet album et ensuite réutiliser le tout dans le forum. C'est plate d'ouvrir les fils et de voir que pleins d'images ne fonctionnent plus. merci! PS: vous n'avez pas besoin de créer de compte dans la gallerie
  3. L'entreprise croule sous les dettes et ses usines de Pokemouche et d'Atholville, dans le nord du Nouveau-Brunswick, devraient bientôt fermer. Pour en lire plus...
  4. Votre mariage s'en va à vau-l'eau. Votre voisin vous fait des misères. Votre entrepreneur vous laisse en plan. Votre fils fait une bêtise. Vers qui se tourner quand le besoin juridique se fait sentir? Pour en lire plus...
  5. Nom: Pointe Est Montréal Hauteur en étages: 3 + sous-sol 8' - 9' Coût du projet: 100 000 000$ Promoteur: 9215-3667 Québec Inc. Architecte: Isaac Alt Entrepreneur général: TG Beco Emplacement: Pointe-aux-Trembles Site internet: http://condopointeest.ca/ Autres informations: * Stationnements souterrains qui laissent plus de place à la verdure. * Fils et câbles électriques enterrés pour limiter la pollution visuelle. * Systèmes de chauffage à haute efficacité. * Piste cyclable qui facilite les déplacements à vélo. * Accès rapide aux transports publics, dont la gare de train de Pointe-aux-Trembles. * Maisons de villes disponibles.
  6. J'aime MTL Ville verte et sécuritaire. Je ne suis pas fanatique du ..JDM,mais ils font une chouette série sur la perception de MTL par les immigrants et les visiteurs. http://www.journaldemontreal.com/2013/02/08/belle-aux-yeux-des-autres Originaire de Rio de Janeiro, la chanteuse Bïa a choisi de vivre à Montréal parce qu’elle juge que c’est l’endroit idéal pour élever son enfant. «Rio de Janeiro, d’où je viens, c’est une ville extraordinaire, mais extraordinairement violente aussi, raconte Bïa. Là-bas, je ne pourrais pas laisser mon jeune fils traverser la rue ou faire du vélo tout seul. Pour avoir un niveau sécurité acceptable, à Rio, il faut être riche et vivre dans un quartier protégé. «À Montréal, je veux faire partie de la classe moyenne heureuse. On a ici des quartiers sécuritaires et beaux pour des familles modestes. Ça n’aurait pas pu être comme ça à Rio. Si j’avais voulu une bonne éducation pour mon fils, il aurait fallu, là encore, que je fasse partie d’une caste privilégiée.» Pendant longtemps, la chanteuse vivait presque la moitié du temps à Cassis, en France. «Mon amoureux québécois et moi faisions constamment la navette entre la France et Montréal… Mais c’est finalement plus moi qui ai craqué pour Montréal et c’est ici que nous nous sommes installés. C’est agréable et simple de vivre ici. Pour se permettre la même qualité de vie à Paris, par exemple, il aurait fallu que je sois une vedette internationale de la chanson!» Après avoir vécu dans des mégalopoles comme Rio, São Paulo et Paris, Montréal ne semble pas gigantesque ou impersonnelle. «C’est une métropole à dimension humaine. C’est cosmopolite et il y a des gens de partout, mais l’individu n’y étouffe pas. Il y a un grand nombre d’espaces publics où les gens peuvent se retrouver. Pensez au nombre de parcs où les Montréalais peuvent pique-niquer l’été et faire de la luge avec leurs enfants pendant l’hiver. Il ne manque pas de piscines publiques ni d’aires de jeux. Un véritable voisinage se crée. Malgré ce côté petit et chaleureux, Montréal n’a rien de provincial, au sens péjoratif du terme, et l’offre culturelle est importante.» Les révélations de la commission Charbonneau ne la dépriment pas. «Ça fait naître l’espoir que la blessure va guérir, maintenant qu’on peut la voir, dit Bïa. Toute cette corruption se passait grâce à la loi du silence et c’est bien si les gens parlent enfin. Si Montréal vient à bout de ses problèmes de corruption dans le monde de la construction, imaginez quelle ville extraordinaire on aura.» Les coups de cœur de Bïa DÉCONTRACTION VESTIMENTAIRE ►«Dès le début, j’ai été étonnée par la grande tolérance vestimentaire des Montréalais. On peut avoir n’importe quels style, tribu, manie ou fantaisie, et personne ne vous regarde de travers. Il y a des filles en minijupe en plein hiver, des gars gothiques, des métrosexuels, des gars en complet-veston, pourquoi pas? À Montréal, on est élégant si on veut. Ça me charme, ce côté moins snob de Montréal. RÉSEAU CYCLABLE ►«Pour moi, le vélo qui peut servir à tout, c’est une révélation montréalaise. Ici, j’ai un horaire et des obligations, mais je fais presque tout à vélo ou à pied. J’utilise la voiture seulement deux fois par mois.» RESTAURANT LA SALA ROSSA ►«C’est un restaurant que j’adore. La paëlla est très bonne. On peut commander des repas pour deux pour moins de 20 $. Il y a des entrées avec des boules de fromage de chèvre dans le miel avec des amandes grillées. C’est délicieux. Il y a de la bonne musique. Rien de mauvais au menu. Tout est abordable. 4848, boulevard Saint-Laurent Info : 514-844-4227 LE CENTRE PÈRE-SABLON ►«C’est un centre sportif communautaire sans but lucratif, mais très beau et très convivial. Mon fils de sept ans et y fait plein d’activités. Il y a aussi beaucoup de beaux projets de camp de jour l’été.» LES CRÉATRICES DE MODE MARIEC ET MÉTAMORPHOSE ►«À cause de mon métier, je dois changer de robe souvent et je suis une habituée des ventes d’atelier des créatrices de mode MarieC et Karine Demers, dont la marque s’appelle Métamorphose. Leur style, leurs couleurs, leur design me vont bien, autant pour mes spectacles que pour sortir. Elles utilisent des tissus de qualité, agréables, sensuels.» http://www.journaldemontreal.com/2013/02/09/ville-verte-et-securitaire http://www.journaldemontreal.com/2013/02/08/on-est-mince-et-en-forme Un Torontois amoureux de Montréal. http://www.journaldemontreal.com/2013/02/09/un-torontois-amoureux-de-montreal
  7. Il semblerait que Saint-Michel aura des trolleybus d'ici 2017. Jarry, Beaubien et autres en auront aussi peu après. Il faut savoir qu'un trolleybus n'est pas un tramway mais un simple autobus électrique rattaché à des fils. D'après les exemples de certaines villes, comme Vancouver, le trolleybus n'emmènerait pas d'augmentation foncière, ou très peu; leurs bénéfices est (presque) exclusivement écologique. http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2013/10/07/003-trolleybus-montreal-politique-economique-electrique.shtml
  8. Article intéressant sur l'histoire de l'enfouissement des fils électrique à Montréal. Éric Clément La Presse Les rues de Montréal ont bien changé depuis qu'on a enterré 688 km de fils électriques. On doit cette initiative d'enfouir les fils à la Commission des services électriques de Montréal (CSEM), qui fête ses 100 ans. Pour l'occasion, le musée Pointe-à-Callière présente, du 29 juin au 29 août, l'exposition 100 ans sous terre, qui lui est consacrée. L'exposition 100 ans sous terre aura lieu à la station de pompage D'Youville, la première qui a fonctionné à l'électricité. Les photographies de Montréal prises de 1910 à nos jours permettent de constater l'énorme tâche que fut d'enfouir les fils des grandes artères de Montréal. La CSEM est une créature administrative issue du génie des hommes politiques de l'époque. En effet, elle fonctionne de façon indépendante de la Ville de Montréal ou du gouvernement du Québec depuis le début. L'exposition nous apprend qu'au début des années 1900, Montréal était en plein développement. «C'est alors l'apogée de Montréal, dit Serge A. Boileau, président de la CSEM. Les plus grosses fortunes du Canada étaient à Montréal. Le développement de la métropole a entraîné son électrification rapide et le développement de réseaux de télégraphie, de téléphonie et de tramways.» Mais cette prolifération de fils a fini par ralentir le développement de Montréal. Du coup, la Ville a commandé un rapport sur l'enfouissement des fils à C.E. Phelps, ingénieur en chef de la Ville de Baltimore. Puis, la Canadian Fire Underwriters Association, représentant des compagnies d'assurances, s'est plainte que Montréal, à cause des fils électriques qui provoquaient de nombreux incendies, était la ville la plus dangereuse du pays. En mai 1909, le gouvernement du Québec a donc autorisé Montréal de «construire, administrer et entretenir (...) un système de conduits souterrains où devront être placés tous les fils». La CSEM fut alors créée, le 27 juin 1910. Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Hull avaient aussi reçu l'autorisation de créer une commission électrique, mais aucune ne s'en est prévalue. «La CSEM devenait une structure unique car autonome financièrement, dit M. Boileau. C'est en fait le premier PPP de l'histoire, car ce sont les usagers privés et publics du réseau électrique qui la financent.» Ces usagers, ce sont Hydro-Québec - qui, selon le principe de l'utilisateur-payeur, assume 70% des coûts ayant 70% du réseau -, la Ville de Montréal et les entreprises qui utilisent le sous-sol, telles que Bell ou Vidéotron. Gaz Métro ne participe pas, n'utilisant pas les mêmes conduits. De 1915 à aujourd'hui L'exposition nous montre que le premier projet d'enfouissement a été réalisé en 1915 rue Sainte-Catherine, entre Atwater et Papineau. On appelait la Sainte-Catherine la Great White Way car on était passé de l'éclairage au gaz à l'éclairage électrique, qui donnait une lumière blanche. L'enfouissement des fils se poursuit avec la rue De Bleury puis l'avenue du Parc, les alentours du canal de Lachine et du parc LaFontaine. Jusqu'en 1930, la CSEM enfouit pratiquement tous les fils du centre-ville et du Vieux-Port et ceux des artères principales: Sherbrooke, Mont-Royal, Saint-Laurent, Saint-Denis et Rachel. Aujourd'hui, 688 km de rues sont exemptes de fils aériens. La CSEM, qui a construit 21 000 km de conduits dans la ville, effectue pour 60 millions de travaux par an pour enfouir les fils. Le coût est d'environ 2 millions par kilomètre. Tous ces travaux sont financés par les usagers du réseau de conduits. «Avec l'augmentation des moyens de communication, le développement de la fibre optique, du câble coaxial, les mises aux normes et les grands projets de développement urbain, il y a de plus en plus de travaux à faire, dit M. Boileau, ingénieur civil de formation. Avec nos 120 employés, nous effectuons 15 000 interventions par année.» M. Boileau dit que la CSEM est une structure unique. «Non seulement elle est indépendante financièrement, mais elle fait des travaux à des coûts que ne pourraient pas assumer entièrement nos usagers, qui payent 4000$ du kilomètre pour nos immobilisations et l'entretien du réseau.» L'exposition montre qu'avant la création de la CSEM, Bell enfouissait son filage depuis 1894 dans des conduits en bois. Pour l'électricité, on a placé les fils dans des tuyaux en terre cuite vitrifiée, comme on le faisait aux États-Unis. Puis, on a utilisé des tuyaux en carton rigide goudronné dans les années 1918-1920 jusqu'au début des années 50 où les conduits de plastique puis de PVC se sont imposés. Les visiteurs du musée pourront aussi voir les isolateurs de verre utilisés auparavant sur les lignes électriques et les couvercles pour atteindre les tuyaux sous les trottoirs. L'exposition permet de voir l'évolution technologique au cours des 100 dernières années. «On présente aussi des pelles de l'époque et on fait le pendant avec les excavatrices d'aujourd'hui, dit Sophie Limoges, directrice de la conservation et des programmes publics au musée. C'est aussi un hommage à ces ouvriers de la CSEM qui ont travaillé avec la commission, autant dans les bureaux que sur le terrain, au cours des 100 dernières années.» L'exposition 100 ans sous terre permet de prendre conscience de l'importance qu'a l'enfouissement des fils, pas encore complètement terminé, pour l'économie de Montréal, son patrimoine, sa sécurité et son esthétisme. «Ce travail de la CSEM a contribué à la qualité de vie des Montréalais et à la mise en valeur des sites, comme celui du quartier historique», dit Mme Limoges. 100 ans sous terre, à la station de pompage D'Youville du musée Pointe-à-Callière, du 29 juin au 29 août 2010.
  9. Les usines Fils Atlantique et Fils Fins Atlantique, à Atholville et à Poquemouche au Nouveau-Brunswick, sont à nouveau au bord de la faillite. Pour en lire plus...
  10. Le fromager Saputo a faim. Et il a les moyens de se mettre à table. «Nous avons la flexibilité financière pour faire des petites ou des grandes acquisitions», lance Lino Saputo fils. Pour en lire plus...
  11. Si seulement tout les immigrants pensait comme lui vis-à-vis l'apprentissage du français, je serais le premier à aller manifester à Québec pour qu'on ouvre nos portes à 100 000 immigrants par année, mais en autant que l'on mette aussi en place les outils pour eux, ce qui semble manquer selon son témoignage. ------------------ Publié le 14 février 2009 à 05h01 | Mis à jour à 05h01 De Kunming à Longueuil http://www.cyberpresse.ca/dossiers/voyage-au-pays-de-limmigre/200902/12/01-826639-de-kunming-a-longueuil.php Rima Elkouri La Presse La tour d'habitation s'appelle Port de mer. Mais ne cherchez ni le port ni la mer. Nous sommes en face du métro de Longueuil. C'est là que j'ai fait connaissance avec Ping Fan et Lyn Feng, l'été dernier. Cela faisait un peu plus d'un mois que Ping et Lyn avaient atterri au Québec avec leur fils de 9 ans, Di Han. Ping a 46 ans. Lyn en a 40. Ils viennent de Kunming, en Chine. Une capitale provinciale, loin de Pékin, connue comme la ville du printemps éternel. Ils sont tous les deux médecins. Il se débrouille un peu en français. Elle se débrouille un peu en anglais. Ici, ils recommencent leur vie à zéro.Quel bon vent les a poussés vers Montréal ? Le même vent qui pousse des milliers de Chinois à s'installer au pays chaque année. Le vent du rêve et du défi. Non pas qu'ils vivaient mal en Chine. « Nous vivions très bien. Nous avions une grande maison », me dit Ping, dans son français hachuré, tandis que Lyn va chercher l'appareil photo numérique. Elle me montre des photos d'une splendide maison jaune, avec des fleurs au balcon. « Nous habitions là. » Ils ne vivaient pas mal, mais ils voulaient vivre mieux. La profession médicale n'étant pas bien rémunérée en Chine, ils lui avaient déjà tourné le dos pour travailler dans l'industrie pharmaceutique. Cela leur permettait d'avoir un bon niveau de vie. Mais ils rêvaient d'autre chose. Ping me parle de son fils. « Il était le premier de sa classe. Il réussit très bien. Mais il y avait 64 élèves dans sa classe ! C'est trop ! Je n'étais pas satisfait du système d'éducation. » Ping et Lyn avaient des amis qui les avaient précédés à Toronto, à Vancouver et à Montréal. Des amis qui leur ont dit : « Venez ! » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Pourquoi ont-ils choisi Montréal ? « Une amie m'a dit que c'était une belle ville et que l'on y parle le français. J'ai pensé que c'était comme la France », dit Lyn, qui adore Paris. Un mois après leur arrivée, tout les enchante. Ou presque. Ce que Lyn n'a pas aimé ? L'état lamentable des routes. « C'est mieux en Chine ! » lance-t-elle en riant. Ils ont donc quitté le printemps éternel pour embrasser l'hiver éternel. Ils ont défait leurs valises dans un appartement vide avec vue sur le pont Jacques-Cartier et Montréal qui se dresse de l'autre côté du fleuve. Il n'y a pas encore de meubles dans leur salon. Des chaises de camping en guise de divan. Deux cartes de Montréal sur un mur. Deux cartes de Longueuil sur l'autre mur. Ping a mis un premier X sur l'école où son fils ira en septembre, un deuxième sur l'école où il est allé cet été, en classe d'accueil. La télé est allumée, en direct sur RDI. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Nous voulons explorer. Même si notre qualité de vie pour le moment n'est pas aussi bonne que ce qu'elle était », me disait Lyn en chinois, pendant que Ping, qui a appris le français à l'école de médecine de Kunming, traduisait au compte-gouttes. Quand les mots manquaient, il comblait le silence avec des signes. Lors de notre première rencontre, il y avait plus de signes que de mots. Ce jour-là, sa femme disait qu'elle était heureuse, mais qu'elle avait tout de même peur. Peur d'avoir fait le mauvais choix, peur pour l'éducation de son fils, peur d'avoir du mal à refaire sa vie. Ping et Lyn savent très bien qu'il leur sera difficile de travailler ici comme médecins. Que feront-ils ? Ping ne le sait pas encore. « La priorité, c'est d'apprendre le français. » Chose certaine, pas question que l'État les fasse vivre, dit-il. Et Lyn ? « Je veux travailler comme infirmière. » Mais il lui faudra d'abord aussi apprendre le français. « Nous espérons avoir une nouvelle vie ici, dans ce pays moderne. C'est un défi pour nous, dit Ping. Au début, c'est toujours difficile. Mais ce sera un bon exemple pour mon fils. » La location de leur appartement coûte plus de 1000 dollars par mois. « C'est cher. Mais ma femme ne veut pas que mon fils voie une grande différence avec notre vie en Chine », confie Ping. Comme bien des immigrés, Ping et Lyn sont prêts à accepter un déclassement social. Mais ils ne voudraient surtout pas que leur fils s'en rende compte. Leurs bagages à peine déposés, Ping et Lyn ont d'ailleurs déjà tracé un plan de carrière pour lui. « Nous espérons qu'il va étudier à McGill et être médecin. » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Trois semaines plus tard, le jeune Di Han était déjà inscrit dans un camp de jour. « Nous espérons qu'il va apprendre le français rapidement, a dit son père. Il trouve ça un peu difficile. Mais ça va l'aider pour la rentrée. » Alors que Lyn doit commencer ses cours de français dans un mois, Ping n'a toujours pas eu de nouvelles. En attendant, la famille prend le temps de s'installer. Une table et quatre chaises se sont ajoutées au décor. Et un divan devrait arriver bientôt. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Un mois plus tard, Ping avait reçu son divan, mais attendait toujours des nouvelles pour son cours de français. Cela faisait presque trois mois qu'il avait déposé sa demande. « Quand j'appelle, on me dit qu'il faut attendre. » Pour la première fois, l'appartement me semble vraiment habité. Il y a des fruits posés sur la table du salon. Et un piano acheté par Ping pour son fils. Sur le piano, une photo de famille avec les chutes du Niagara en arrière-plan. Maintenant qu'il est bien installé, Ping se demande s'il n'est pas en train de perdre son temps. Attendre commence à le fatiguer. « Est-ce que je dois chercher du travail ? Je ne sais pas. Je continue de penser que le plus important, c'est d'apprendre le français. Si j'apprends bien, je peux marcher loin », répète-t-il, candide. Il est fier des progrès de son fils. « En trois mois ici, il a appris davantage qu'en deux ans en Chine. » En attendant que le ministère de l'Immigration finisse par lui offrir un cours, Ping apprend par lui-même, en lisant. Il a de qui tenir. Il me montre une lettre que son père de 90 ans lui a envoyée. Une lettre écrite à l'encre noire, dans un français impeccable. Votre père parle français ? «Oui, il a appris le français à Hanoï, au Vietnam.» « Montréal est une ville française. Vous devez apprendre à parler le français », écrit-il. « Chaque jour, apprenez une ou deux phrases. Récitez lentement, clairement. Prononcez bien chaque mot, le matin une fois, le soir une fois, chaque fois 10 minutes. Peu à peu, choisissez des phrases plus longues, augmentez le nombre de phrases ou chantez une petite chanson. » Une petite chanson en attendant l'appel du ministère de l'Immigration... - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Ping a commencé ses cours de français à la fin du mois d'août. Mais après réflexion, Lyn et lui ont décidé qu'il vaudrait mieux que l'un des deux retourne en Chine pour mieux subvenir aux besoins de la famille. « Je reste ici pour accompagner mon fils dans son apprentissage. Et ma femme est partie travailler à Hong Kong. » Et qu'en pense Di Han ? « Il pense toujours à sa mère », dit Ping, la mine triste. Ils se parlent au téléphone deux fois par jour. Si tout se passe bien, Lyn pourrait revenir s'installer ici pour de bon dans deux ans, espère Ping. Il envisage de retourner aux études à ce moment-là. Il espère pouvoir mettre à profit ses compétences en médecine ou encore se lancer dans le commerce. Vivre seul avec son fils lui pèse un peu. D'autant plus qu'en Chine, il menait une vie de privilégié, avait des domestiques qui s'occupaient de tout, sans compter l'aide des grands-parents. « Je n'ai jamais fait la cuisine ni le ménage. C'est la première fois ! » - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Après trois mois dans la classe d'accueil de l'école publique du quartier, Di Han a changé d'école. Ping trouvait le rythme d'apprentissage trop lent. Il a décidé d'envoyer son fils dans une école privée. Et deux soirs par semaine, il lui fait suivre d'autres cours de français. Quand j'ai revu Ping pour la dernière fois, un soir d'hiver, il avait les traits tirés et avait perdu beaucoup de poids. L'appartement surchauffé était en désordre, des livres de français s'empilaient sur la table de la cuisine. « Des fois, je doute et je me dis : est-ce que je suis malade ? Mais je pense que c'est le stress dans mon esprit qui fait ça. » Une vie écartelée entre deux continents, une nouvelle culture, une nouvelle langue à apprivoiser, un statut de médecin perdu... Tout cela pour quoi ? Tout cela dans l'espoir que le jeune Di Han devienne médecin, rappelle Ping. « C'est mon rêve. » La nuit venait de tomber. Son fils, épuisé, dormait sur le divan, les bras croisés sur son chandail de Mickey Mouse.
  12. Nous avions déjà un fil pour les rénos de la Place des Arts mais puisque le travail intérieur est terminé depuis 2013 et que l'extérieur semble partiellement complété, j'ai divisé le fil en 2 nouveaux fils, soit un pour les travaux intérieurs qui sont terminés à 100% et un pour les travaux extérieurs qui sont toujours en cours. http://www.stephanegroleau.com/ http://www.stephanegroleau.com/ http://www.stephanegroleau.com/ http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanebrugger.com http://www.stephanegroleau.com/
  13. Son nom est associé aux fils de funambules qui traversent les chapiteaux. Le voilà qu'il fait le saut dans les fils de téléphone. Pour en lire plus...
  14. Tab. de bord --> Modifier vos options --> Options d'affichage des discussions --> Système d'affichage des discussions Essayer Arborescent ou Hybrid et voir laquelle qui plaît le mieux!
  15. La rémunération du chef de la direction de Saputo , Lino Saputo fils, a bondi de 46,6%, à près de 2,35 millions de dollars au cours de la dernière année. Pour en lire plus...