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  1. Bienvenue à Silicon Valley, PQ Alain Mc Kenna, collaboration spéciale 05 septembre 2007 - 07h46 Montréal est-il la Silicon Valley du Canada? En tout cas, s'il ne l'est pas, il le deviendra, croit Tom Sweeney, cofondateur et directeur de Garage Canada, société en capital de risque qui a ouvert ses portes en mars dernier, à Montréal. Avec sa communauté d'entrepreneurs, d'investisseurs et de blogueurs, la métropole prend de plus en plus l'allure de la capitale canadienne des TIC. «Notre philosophie est simple: on veut avoir les entreprises en démarrage le plus près possible de nos bureaux et c'est pour ça qu'on est à Montréal», dit-il. «Il est en train de se créer une culture d'entrepreneuriat qui se compare de plus en plus à la Silicon Valley.» M. Sweeney constate toutefois que dans la chaude banlieue de San Francisco, le climat est plus propice aux nouvelles idées parce que les universitaires, les entrepreneurs et les investisseurs se côtoient davantage. «C'est pour ça que nous commanditons des événements comme BarCamp et DemoCamp», ajoute-t-il, faisant allusion à des rencontres un peu improvisées où les technophiles montréalais discutent de leurs divers projets internet. «C'est exactement le genre de rendez-vous qui génère des idées pouvant se transformer en start-ups.» Le Québec séduit Au Canada, Montréal est la ville où il s'investit le plus d'argent dans la recherche universitaire. C'est aussi à Montréal où le capital de risque est le plus important. Même à l'échelle continentale, la métropole québécoise se classe tout près du sommet, comme pôle d'attraction dans les TIC, selon une étude publiée la semaine dernière par Montréal International. Pourtant, les entrepreneurs montréalais constatent qu'il y a un manque majeur de capital de départ, ces fonds qui permettent de passer de la recherche et développement (R&D) à une première commercialisation. Si ça peut les consoler, Garage Canada constate que le problème est le même à l'échelle du pays. «Au Canada en ce moment, c'est plus facile d'investir dans un puits de pétrole que dans les travaux d'un chercheur universitaire», dit Tom Sweeney. Pour les technos, il n'y a que la Colombie-Britannique qui fasse aussi bien que le Québec. Là-bas, le gouvernement offre des avantages fiscaux très alléchants aux investisseurs qui désirent devenir des anges financiers. Ici, depuis quelques années, on a préféré laisser la place aux investisseurs privés. «En fait, ailleurs au Canada, le Québec est perçu comme la province qui s'est le plus améliorée du côté du capital de risque, en donnant aux investisseurs privés un rôle plus important.» Au fil des derniers mois, la Belle Province a d'ailleurs été la seule province à hériter de nouveaux groupes d'investisseurs, comme Garage Canada. Le pays n'avait pas vécu cela depuis 2003, assure M. Sweeney. Ça mène à des situations auxquelles on ne se serait jamais attendu. Par exemple, un entrepreneur ontarien, ou même américain, qui vient chercher son capital de démarrage à Montréal. Et qui songe à y déménager s'il le faut! C'est en partie pourquoi Garage Canada va annoncer, cet automne, la mise en place d'un nouveau programme de financement en capital de démarrage qui invitera les gens de partout au pays, ou d'ailleurs dans le monde, à venir chercher leur financement ici, à Montréal, à condition de s'installer dans la métropole québécoise. Son cofondateur résume: «On espère attirer ici, avec notre argent, des entreprises en démarrage et des entreprises un peu plus grosses. On peut parfois investir à l'extérieur du Québec quand les promesses de rendement sont bonnes, mais comme je le disais, notre philosophie est que le capital de risque est une activité locale.»
  2. Les Québécois deviennent de plus en plus entrepreneurs Publié le 20 mai 2016 à 22h02 GILBERT LEDUC Et si les Québécois avaient finalement attrapé la piqûre de l'entrepreneuriat? Les premiers résultats d'une enquête du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) - qui sera publiée en juin - portant sur l'activité entrepreneuriale dans plusieurs économies développées à travers le monde tendent à confirmer le bien-fondé de cette assertion. Cette semaine, à l'occasion du 41e congrès de l'Association des économistes québécois, le professeur Marc Duhamel, de l'Institut de recherche sur les PME de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), a levé le voile sur l'un des volets de cette enquête réalisée dans le cadre d'un projet d'envergure internationale - lancé il y a près d'une vingtaine d'années - visant à évaluer les activités entrepreneuriales dans une centaine de pays. Les experts mesurent, entre autres, le taux d'activité entrepreneuriale émergente, c'est-à-dire l'activité entrepreneuriale des personnes âgées de 15 à 64 ans qui amorcent le démarrage de leur entreprise et qui ont versé moins de 42 mois de salaires. Selon le scoop révélé par Marc Duhamel, le taux d'activité entrepreneuriale émergente au Québec est de 13,3 %, ce qui place la Belle Province au premier rang parmi une trentaine de pays et régions. Le Québec devance notamment le Canada (13,2 %), les États-Unis (11,9 %) et l'Allemagne (4,7 %). L'an dernier, le Québec (10,5 %) se classait au neuvième rang. «Il s'agit d'un portrait très encourageant de la situation entrepreneuriale au Québec», a souligné l'économiste de l'UQTR. Un résultat qui est lié aux constats émis, ces dernières années, par la Fondation de l'entrepreneurship qui publie annuellement l'Indice entrepreneurial québécois, un outil mesurant l'intérêt des Québécois à se lancer en affaires. L'an dernier, l'Indice entrepreneurial québécois notait une légère hausse des taux d'intentions d'entreprendre et de démarches par rapport à 2014, principalement en raison du dynamisme des jeunes de 18 à 34 ans. Génération différente François Gilbert est pdg d'Anges Québec, un regroupement de 180 anges investisseurs. «Je passe ma vie avec des jeunes entrepreneurs qui veulent se lancer en affaires», a-t-il précisé. Il n'a pas besoin de consulter des études et des enquêtes pour se rendre compte de l'engouement des jeunes pour l'entrepreneuriat. «La volonté d'entreprendre est perçue de plus en plus positivement par les jeunes», a-t-il mentionné. «Il y a quatre ou cinq ans, lorsque je me rendais rencontrer les finissants de l'École de technologie supérieure à Montréal pour parler d'entrepreneuriat, il y avait une vingtaine de personnes dans la salle. Cette année, elles étaient au moins 80. «J'entends encore les responsables dans les universités me supplier de les aider pour faire connaître l'entrepreneuriat aux étudiants. Aujourd'hui, ces derniers cognent à leurs portes pour soumettre des projets d'entreprise.» François Gilbert a constaté également que la jeune génération d'entrepreneurs est bien différente des précédentes. Les jeunes vont préférer se lancer en affaires en groupe plutôt qu'en solitaire parce qu'ils désirent avoir une vie plus équilibrée et ne pas se taper des semaines de travail de 80 heures. «Ils veulent faire de l'argent. Ils veulent créer des emplois. Ils veulent surtout être des entrepreneurs responsables et respectueux du milieu dans lequel ils vivent», a ajouté M. Gilbert en signalant le cas d'un jeune brasseur qui tient à donner 5 ¢ pour chaque bouteille de bière vendue à des projets communautaires. «Dépassé, le Québec inc.» Par ailleurs, il a noté que les jeunes gens d'affaires ne se reconnaissent pas dans le fameux Québec inc. «C'est un peu dépassé. Il va falloir probablement le recréer, le Québec inc.» Le pdg d'Anges Québec a également insisté sur l'apport des immigrants. «Il ne faudrait pas sous-estimer l'envahissement des entrepreneurs français présentement au Québec. Les jeunes Français trouvent la situation actuelle décourageante dans leur pays. Ils sont très nombreux à mettre le cap sur le Québec.» Pour François Gilbert, les entrepreneurs québécois, en général, ont encore des croûtes à manger pour rayonner à l'étranger. «Nos entrepreneurs sont excellents pour développer des produits. Il faut maintenant qu'ils apprennent à les vendre.» Pdg de Teralys Capital, le plus grand investisseur spécialisé en innovation au Canada, Jacques Bernier croit, pour sa part, que le Québec a tous les atouts dans son jeu pour se démarquer économiquement. «Les entrepreneurs sont beaucoup plus ouverts sur le monde que nous l'étions, il y a 20 ou 30 ans. Ils bénéficient d'avantages structurels et fiscaux très favorables et de la chaîne de financement la plus complète au Canada.» «Nous devons maintenant passer d'un environnement de start-up à celui d'un scale-up. Nos entreprises qui réalisent actuellement des ventes de 10 millions $ doivent viser les 100 millions $.» L'agence de rencontre des fortunés et des jeunes pousses Costco et Yahoo! n'ont pas toujours été des multinationales. À une époque, elles n'étaient que de minuscules entreprises en démarrage. Pour les aider à faire leurs premiers pas, elles ont pu bénéficier des billets verts d'anges investisseurs. «Au Québec, un ange investisseur doit avoir au moins 1 million $ disponible pour investir», explique François Gilbert, pdg du réseau Anges Québec qui rassemble 180 membres. «En passant, des gens riches au Québec, il y en a beaucoup plus que l'on pense. Et ce ne sont pas toujours les plus visibles.» «Les anges sont des hommes et des femmes qui ont eu une belle carrière, qui ont vendu leur entreprise, qui ne veulent plus être des entrepreneurs à temps plein, mais qui veulent demeurer actifs», poursuit François Gilbert, qui participait, cette semaine, au 41e congrès de l'Association des économistes québécois. «Ce qu'un ange fait de plus important pour un entrepreneur, ce n'est pas d'investir de l'argent dans sa compagnie, mais plutôt d'investir du temps pour lui. Pas pour le contrôler. Pour l'aider à devenir meilleur.» L'entrepreneur qui se lance en affaires fracasse d'abord son petit cochon. Il demande aussi de l'amour en espèces sonnantes et trébuchantes - du love money - à ses parents et amis. Il se tourne également vers le capital de risque. «Les anges, eux, mettent de l'argent sur la table au moment où personne ne veut le faire.» Aux États-Unis, sur une période de 10 ans, le capital de risque a investi, en moyenne, 29,4 milliards $US par année dans les entreprises en démarrage. Les anges investisseurs, pour leur part, ont déplié 22,6 milliards $US. L'apport du love money est encore plus considérable : 60 milliards $US. Quant au nombre d'investissements, le capital de risque en a réalisé 3606 en 2014. Les anges, 73 000. 110 M$ pour le démarrage Depuis 2008, les membres d'Anges Québec ont réalisé 97 investissements dans 64 entreprises. «Dans 50 % des cas, il y a eu deux ou trois investissements dans la même entreprise», fait remarquer François Gilbert. C'est le cas, notamment, du fabricant des produits de thérapie cellulaire de Québec, Feldan Therapeutics, qui a bénéficié de trois rondes de financement de la part d'Anges Québec. En tout, c'est 41 millions $ que les anges ont sortis de leurs poches. Pour lui assurer un bon rendement, un ange détient un portefeuille comptant généralement de 10 à 15 investissements. En s'avançant pour épauler une jeune pousse, Anges Québec entraîne souvent d'autres partenaires. Ceux-ci ont suivi et ont mis à leur tour 52 millions $ sur la table. Avec les 16,6 millions $ provenant du fonds d'investissement Anges Québec Capital commandité par Investissement Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ afin d'accompagner financièrement les membres du réseau d'Anges Québec, «c'est 110 millions $ qui ont été investis dans le démarrage d'entreprise chez nous», a indiqué François Gilbert. De l'argent, les anges en font tomber du ciel dans toutes les régions du Québec et dans tous les secteurs de l'économie. Le pdg déplore, par contre, l'absence de projet du côté du secteur manufacturier. «Malheureusement, le manufacturier au Québec, c'est out! Il faut se préoccuper de la situation. C'est beau de parler de relève d'entreprise et d'amélioration de la production, mais il faut que nous fassions d'autres bébés dans le manufacturier.» http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201605/20/01-4983850-les-quebecois-deviennent-de-plus-en-plus-entrepreneurs.php
  3. Comme une fleur qui réussit à pousser au milieu d'un ouragan, le nouveau CELI connaît un bon démarrage malgré la crise financière. Pour en lire plus...
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