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  1. À quatre jours du scrutin, les conservateurs se sont bien défendus vendredi d'avoir détourné l'argent des contribuables pour rescaper les grandes banques canadiennes. Pour en lire plus...
  2. Publié le 01 octobre 2008 à 07h52 | Mis à jour à 07h54 Sommes-nous prêts? Alain Dubuc La Presse Je suis un optimiste. Je ne crois pas que le Canada sera emporté dans la tourmente américaine. Notre économie sera certainement affectée par ce qui se passe au sud de la frontière. Mais parce qu'elle est solide, parce que nos institutions sont différentes, le choc sera limité. Mais nous serons bousculés. Ça va brasser. Le ralentissement, déjà mesurable, sera plus prononcé. Et la possibilité que les choses aillent plus mal que prévu n'est, hélas, jamais à écarter. Serons-nous prêts? Pourrons-nous compter sur des dirigeants capables d'inspirer confiance, de bien réagir, de naviguer dans la tourmente? Si l'on se fie à ce qui s'est dit sur ce sujet, pourtant central, dans cette campagne électorale, il n'y a pas de quoi être rassurés. La performance la plus préoccupante est celle du chef conservateur Stephen Harper, dont les politiques doivent être scrutées avec plus d'attention, parce qu'il est premier ministre et qu'il le restera fort probablement. À ma connaissance, M. Harper est le seul leader d'un pays industrialisé à ne pas s'inquiéter publiquement de la crise mondiale, à ne rien proposer et à faire le pari du «business as usual». J'ai déjà critiqué la loi du silence des conservateurs. Mais plus les événements déboulent, plus ce minimalisme est insupportable. Il est vrai que l'économie canadienne est saine et solide. Mais on ne peut pas se borner à évoquer du bout des lèvres les «turbulences internationales» et à vanter les éléments fondamentaux de l'économie canadienne. Ça devient surréaliste. Les conservateurs peuvent bien rappeler ad nauseam qu'ils ont baissé la TPS de 7 à 5%, pour bien illustrer le fait que le devoir économique d'un gouvernement se limite à bien gérer les finances publiques et à baisser les impôts. La TPS à 5%, ça fait une belle jambe aux industriels qui ont du mal à exporter aux États-Unis, aux entreprises craignant un resserrement du crédit ou aux travailleurs dont le REER est en train de fondre. Ce minimalisme s'explique par le désir de M. Harper de rassurer l'électorat et de proposer l'image d'un leadership responsable. Mais il trahit aussi une idéologie de la non-intervention, et une rigidité qui ne lui permet pas de modifier son dogme quand les événements l'exigent. Même le président Bush, pourtant franchement néo-libéral, n'a pas hésité pas à intervenir. M. Harper, le seul à ne rien dire et à ne rien faire, est devenu une espèce de Martien en Occident. Ce qui est dommage, c'est que les libéraux n'aident pas beaucoup à ramener le débat là où il devrait être. Stéphane Dion et son entourage tirent à boulets rouges sur les conservateurs, décrivent en termes apocalyptiques leur gestion passée, affirment que la performance économique canadienne est la pire du G8, annoncent que Stephen Harper, émule de George W. Bush, amènera l'économie dans un mur. Ce sont des attaques inutilement grossières. Car la vérité toute nue est déjà accablante: les conservateurs n'ont rien fait et ne veulent rien faire. Peut-être que ces débordements s'expliquent parce que les libéraux n'ont pas, eux non plus, d'idées très claires sur la voie à suivre. Il est évident que Stéphane Dion, héritier de la tradition libérale, se distingue clairement de son adversaire conservateur, qu'il n'est certainement pas un apôtre de la non-intervention. Mais que ferait-il au juste? Il ne s'agit pas de prendre les grands moyens. La situation canadienne n'a rien à voir avec celle des États-Unis. Nous avons un problème: notre dépendance face au marché américain et notre vulnérabilité aux soubresauts mondiaux. Mais nous avons des atouts: un système financier sain, une économie diversifiée et résiliente, des finances publiques saines, une culture économique qui ne mène pas autant aux excès, et un système politique où le pouvoir, centralisé, permet la prise de décision. Il n'est donc pas question d'injecter des milliards dans la relance ou de se lancer dans des plans de sauvetage improvisés. Mais il y a certainement des choses à faire. Des exemples? Abandonner, pour l'instant, toutes les promesses électorales, pour bâtir un fonds de contingence et se donner ainsi une marge de manoeuvre. Ou encore, proposer des initiatives qui montreraient que quelqu'un est à la barre, prêt à intervenir si cela est nécessaire. Par exemple, doter le Canada d'une sorte de cellule de crise, pour suivre de près l'évolution de la conjoncture, pour coordonner les actions avec les provinces, pour avoir un diagnostic précis de l'état de santé de nos institutions financières, pour atténuer les risques d'un resserrement du crédit. On parlera beaucoup d'économie lors des débats des chefs de ce soir et de demain soir. Pour échanger des insultes, ou pour montrer un sens du leadership?
  3. Est-il trop tard pour Harper ? Hélène Buzzetti Édition du lundi 01 décembre 2008 Les compromis conservateurs n'arrêtent pas le projet d'une coalition PLC-NPD Ottawa -- Les concessions accordées par les troupes de Stephen Harper au cours du week-end n'ont pas apaisé les velléités de l'opposition. Au contraire, la coalition Parti libéral-NPD qui désire se substituer au gouvernement minoritaire conservateur prend de plus en plus forme. Il ne lui manque plus qu'un chef et, selon les informations du Devoir, Stéphane Dion entend proposer à son caucus ce matin de devenir ce premier ministre recherché. Il a l'appui de Bob Rae. Le réseau anglais de Radio-Canada a indiqué hier soir qu'une entente avait été conclue entre le chef libéral, Stéphane Dion, et le leader néo-démocrate, Jack Layton, accordant au NPD le quart des sièges dans le cabinet ministériel de coalition. Selon cette entente, le ministère des Finances serait confié à un député du Parti libéral. Au cours du week-end, les troupes de Stephen Harper ont battu en retraite sur plusieurs fronts. D'abord, le gouvernement met de côté son idée d'abolir les allocations d'État versées aux partis politiques: le 1,95 $ versé pour chaque vote obtenu sera plutôt gelé (et non plus indexé selon l'inflation). Les conservateurs s'engagent à faire de son abolition une promesse électorale défendue au cours d'une prochaine campagne. Ensuite, le gouvernement renonce à suspendre le droit de grève des fonctionnaires fédéraux. Enfin, le ministre des Finances, Jim Flaherty, s'engage à déposer un budget plus tôt que prévu: le 27 janvier prochain au lieu de la dernière semaine de février comme cela est la norme à Ottawa. L'interdiction faite aux fonctionnaires de s'adresser aux tribunaux pour faire respecter l'équité salariale n'est pas levée. Ces annonces n'ont pas eu l'heur d'apaiser les ardeurs de l'opposition. «C'est trop peu, trop tard. On ne se retrouvera pas une fois de plus comme Charlie Brown sur le dos parce que Lucie a retiré la balle», a lancé le député du NPD, Thomas Mulcair, au cours d'une conférence de presse hier soir. Selon M. Mulcair, ces tentatives d'utiliser la crise économique comme un prétexte pour faire passer des mesures de droite ont révélé le vrai visage du parti de Stephen Harper. «Pendant des années, M. Harper a tenté de faire croire aux Canadiens qu'il n'avait pas un ordre du jour caché alors qu'il rassurait sa base qu'il en avait bien un. Cette fois, le chat sort du sac. Nous ne lui laisserons pas une autre chance», dit-il. Rencontres au sommet Les chefs des trois partis d'opposition se sont rencontrés en soirée hier pour s'entendre sur les mesures que prendrait la coalition pour venir en aide à l'économie. Le PLC et le NPD ont discuté intensément samedi et hier matin pour déterminer la forme que prendrait ce gouvernement de coalition. La rumeur la plus persistante veut que le cabinet comporterait 30 ministres, dont 10 néodémocrates. Le but hier soir était de présenter à Gilles Duceppe le fruit de ces discussions et s'assurer ainsi l'appui de ses troupes. D'autre part, les trois prétendants à la direction libérale -- Bob Rae, Michael Ignatieff et Dominic LeBlanc -- se sont aussi rencontrés tard hier soir à Toronto dans un contexte où la coalition se cherche un chef. À cette rencontre, Bob Rae, que plusieurs disent tirer de l'arrière dans la course, s'est fait le défenseur de Stéphane Dion. Il a demandé à ses adversaires de se rallier à la proposition de M. Dion à l'effet qu'il reste le chef jusqu'à ce qu'un vainqueur soit couronné en mai. «Il y a une course au leadership légitime en cours et M. Rae ne voit aucune raison de changer cela», a confié un proche conseiller de M. Rae. Selon cette source, «M. Rae est à l'aise [avec le fait que M. dion soit le chef]et il encourage les deux autres de faire de même.» Les clans de MM. Ignatieff et LeBlanc n'ont pas voulu commenter la rencontre hier soir. Quelles mesures de stimulation? Dans leur énoncé économique, déposé jeudi et à l'origine de toute cette crise politique, les conservateurs ont choisi de réduire les dépenses de l'État de 4,3 milliards de dollars afin d'afficher un surplus plutôt que d'injecter des sommes et de stimuler l'économie. Il n'est pas assuré que les conservateurs dévoileront dans le budget les mesures attendues par l'opposition. Au cours d'une conférence de presse téléphonique hier, le ministre Jim Flaherty a encore présenté le tout au conditionnel. «Nous utiliserons de la stimulation temporaire si cela est nécessaire», a-t-il déclaré. Il a répété qu'il n'imiterait pas les États-Unis dont l'approche a consisté à «disperser l'argent en espérant que cela fonctionnerait». Le ministre aime rappeler que les diminutions d'impôts et la baisse de la TPS déjà consenties, et qui seront toutes en vigueur le 1er janvier, représenteront un stimulus d'une valeur de 2 % du PIB canadien. Or, c'est justement ce que la communauté internationale demande aux gouvernement nationaux d'investir pour sauver l'économie mondiale. Est-ce donc à dire qu'Ottawa juge avoir déjà assez fait? Le ministre reste vague. «Aiderons-nous un secteur précis ou certains secteurs précis? La réponse est probablement que oui.» Le secteur de l'automobile doit présenter d'ici vendredi un plan de relance et ce n'est qu'à ce moment que le gouvernement entend étudier la possibilité de l'aider. Plus tôt dans la journée, le lieutenant pour le Québec, Christian Paradis, avait déclaré que ce serait une «hérésie» si le Canada agissait avant de savoir ce que les États-Unis feraient à ce chapitre. «Ce serait garrocher de l'argent par les fenêtres.» Geste antidémocratique Les conservateurs ont répété au cours du week-end que la tentative de déloger le gouvernement s'apparente à un coup d'État. L'opposition a vite fait de rappeler que Stephen Harper avait une opinion bien différente il y a quatre ans. En septembre 2004, alors que Paul Martin dirigeait un gouvernement libéral minoritaire, l'opposition avait rédigé une lettre à l'intention de la gouverneure générale de l'époque, Adrienne Clarkson. «Nous faisons valoir avec respect que les partis d'opposition, qui ensemble représentent une majorité à la Chambre, sont en discussions très étroites. Nous croyons que si le gouvernement vous demandait de dissoudre la Chambre, vous devriez consulter, comme la pratique constitutionnelle le veut, les chefs de l'opposition et considérer toutes les options avant d'exercer votre autorité.» Cette lettre du 9 septembre était signée par Gilles Duceppe, Jack Layton et... Stephen Harper. En outre, les conservateurs, qui se moquent de la légitimité d'une coalition ayant besoin de l'appui des «séparatistes» du Bloc québécois, oublient de mentionner qu'en 2006, lorsqu'ils n'avaient que 124 sièges à la Chambre des communes, ils avaient eu besoin eux aussi des bloquistes pour faire adopter leur premier budget. Michael Ignatieff a d'ailleurs déclaré qu'aucun compromis ne serait fait avec le Bloc québécois sur des questions touchant l'intégrité du Canada. «C'est hors de question de compromettre l'unité nationale de notre pays.» Écoute électronique La crise politique prend par ailleurs une tournure imprévue. Le NPD songe à intenter une poursuite contre le Parti conservateur pour avoir effectué de l'écoute électronique illégale. Le Parti conservateur a en effet pu participer à un appel-conférence de Jack Layton avec ses députés samedi. M. Layton y a dit que toutes ces discussions de coalition n'auraient pas pu être possibles n'eussent été des discussions préalables avec le Bloc québécois «il y a longtemps». Pour les conservateurs, il s'agit d'une preuve que l'opposition veut renverser le gouvernement parce qu'elle le peut et non parce qu'elle est insatisfaite de l'énoncé économique. Le Bloc québécois et le NPD ont nié ces allégations, expliquant qu'en situation minoritaire, les partis d'opposition sont en contacts continuels. Les conservateurs ont admis avoir obtenu accidentellement les coordonnées pour se joindre à l'appel. Selon Thomas Mulcair, un député d'arrière-banc conservateur a écouté la conversation à l'insu des néodémocrates. La transcription d'une partie de l'appel a été distribuée aux journalistes. «Nous avons déjà contacté des spécialistes en droit des médias pour voir si le Code criminel a été enfreint, car il s'agit ici d'avoir intercepté, enregistré et diffusé un appel. Ça montre leur désespoir.»
  4. Les électeurs de trois circonscriptions québécoises ont modifié le tableau politique fédéral, ce soir, en infligeant une défaite aux libéraux dans Outremont aux dépens du Nouveau Parti démocratique (NPD) et en faisant de Denis Lebel, dans Roberval-Lac-Saint-Jean, le 11e député conservateur québécois à Ottawa. Ces résultats, surprenants par les majorités dégagées, auront des conséquences majeures pour le Bloc québécois et le Parti libéral, qui devront trouver une explication à ce revers cuisant et tenteront de procéder aux ajustements nécessaires. Dans Outremont, le cauchemar des libéraux s'est concrétisé. Le néo-démocrate Thomas Mulcair, ancien ministre québécois de l'Environnement, a réussi à rallier le vote habituellement acquis au Bloc pour infliger la défaite au candidat libéral, Jocelyn Coulon. Avec 125 boîtes de scrutin dépouillées sur 168, M. Mulcair menait avec 49 pour cent des votes, contre 29 pour cent pour M. Coulon. Le Bloc québécois suivait avec 10 pour cent, et les conservateurs avec 8 pour cent. Mais la victoire de M. Mulcair, qui devient ainsi le deuxième député québécois dans l'histoire du NPD, représente surtout une défaite amère pour les libéraux. L'élection partielle, pour le chef Stéphane Dion, s'est transformée en un test de son leadership puisqu'il devra expliquer à ses troupes comment il a pu perdre un comté dans sa propre province. La gifle des électeurs est d'autant plus cinglante pour M. Dion que ce dernier avait personnellement choisi M. Coulon pour représenter son parti. La nervosité et les sueurs froides ont rapidement fait place à la morosité au local de campagne libéral, lundi soir, au rythme où les résultats étaient dévoilés. «Il va falloir qu'il y ait des choses qui changent dans l'entourage du chef. On ne peut pas se présenter comme ça aux prochaines élections», a dit un libéral sous le couvert de l'anonymat. Dans son discours, lundi, le chef libéral a admis que la défaite était un «moment difficile», tout en ajoutant que son parti saura rebondir. Si les libéraux n'avaient aucune raison de se réjouir, lundi, ce n'était pas le cas des conservateurs où le coeur était à la fête. En faisant élire leur 11e député québécois dans le comté de Roberval-Lac-Saint-Jean, les conservateurs de Stephen Harper ont réalisé, lundi soir, ce qui leur avait échappé de très peu lors de l'élection générale de janvier 2006. Le candidat vedette des conservateurs, le maire de Roberval Denis Lebel, a fait mordre la poussière à sa plus proche rivale, la bloquiste Céline Houde. La libérale Louise Boulanger suivait loin derrière, au troisième rang. Avec 187 boîtes de scrutin dépouillées sur 194, M. Lebel menait avec 60 pour cent des votes, contre 27 pour cent pour Mme Houde et 10 pour cent pour Mme Boulanger. Le lieutenant québécois de Stephen Harper, le ministre Lawrence Cannon, semblait le premier surpris de l'ampleur de la victoire de son parti. «C'est une expression stupéfiante du vote populaire», a-t-il admis en entrevue téléphonique à la Presse Canadienne. Ce revers sera dur à avaler pour le Bloc québécois qui dominait le comté depuis 1993 avec le flamboyant Michel Gauthier. Mais même M. Gauthier avait vu les conservateurs gagner du terrain et gruger sa majorité lors des élections générales. En fait, les troupes de M. Harper ont toujours soutenu que la circonscription de Roberval-Lac-Saint-Jean aurait pu faire élire leur 11e député du Québec si la campagne de 2006 avait duré quelques jours de plus. Le Bloc pourrait se consoler avec les résultats dans Saint-Hyacinthe-Bagot, un comté qu'il détient depuis 1993 et qu'il a su conserver. Malgré sa victoire, la bloquiste Eve-Mary Thaï Thi Lac n'a pas été en mesure de répéter les majorités qu'obtenait le député sortant, Yvan Loubier. Son plus proche rival, le conservateur Bernard Barré, la talonne de près. Par ailleurs, au bureau du directeur général des élections, on a indiqué que le vote s'était bien déroulé. Reste que les directeurs de scrutin ont d faire face à au moins cinq personnes, dont un homme, désirant voter le visage voilé. Dans Roberval-Lac-Saint-Jean, une femme s'est présentée avec un foulard couvrant sa figure, expliquant que son geste s'inscrivait en réaction au débat qui a fait rage la semaine dernière.
  5. La Calgary du Québec LE Devoir, Hélène Buzzetti Édition du lundi 15 septembre 2008 La région de la Vieille Capitale est bleue partout Le premier ministre Stephen Harper a accordé beaucoup d'attention à Québec dans les derniers mois. Il a lancé sa campagne dans la Vieille Capitale, qu'il avait aussi visitée lors du Carnaval. D'une région à l'autre, les batailles seront féroces au Québec entre les principaux partis politiques. D'ici au scrutin du 14 octobre, Le Devoir vous présente un portrait des enjeux et des forces en présence dans plusieurs régions. Aujourd'hui: la ville de Québec et ses environs. Québec -- Bleue. Québec, la ville et sa banlieue, est bleue. D'un bout à l'autre. Parfois pâle, parfois foncé, mais toujours de la couleur du ciel. Rouge? Orange? Vert? Il faudra repasser plus tard. Peut-être. Avec ses mille chantiers et une économie dopée par son 400e anniversaire, cette petite Calgary québécoise semble avoir définitivement tourné le dos au Parti libéral du Canada. Un peu comme l'Alberta. C'est ce qui frappe lorsque l'on sillonne les huit circonscriptions formant la grande région de Québec en ce début de campagne électorale fédérale. On n'y voit que les pancartes électorales du Bloc québécois et du Parti conservateur. Les affiches libérales sont absentes totalement, tout comme celles du NPD et du Parti vert d'ailleurs. La grosse machine libérale n'est pas au rendez-vous cette fois non plus. «On est tout seuls sur le terrain», lance Jacques Chabot, organisateur politique pour le Parti québécois et le Bloc québécois. «On ne voit personne!» En effet, la campagne a bien mal commencé pour le Parti libéral dans la région. Son candidat dans Québec, Simon Bédard, a dû démissionner pour cause de propos incendiaires au sujet des Mohawks de Kanesatake. Le nouveau candidat n'était pas encore choisi hier au moment d'écrire ces lignes. Résultat: la formation de Stéphane Dion a perdu une bonne semaine de campagne. «Il nous a rendu service en réitérant ses propos», explique un organisateur libéral influent de Québec désireux de rester dans l'ombre. «Là, ça devenait clair. On n'avait pas le choix de s'en débarrasser. Au contraire, s'il avait renié ses propos tenus il y a près de 20 ans, ça aurait été plus délicat: il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idée.» M. Bédard était animateur de radio lorsqu'il avait suggéré que l'armée rentre dans la réserve pendant la crise d'Oka et nettoie la place, quitte à ce qu'il y ait «50, 100, 125 morts». Le départ de M. Bédard a probablement fait plus mal... à Christiane Gagnon, la bloquiste qui détient la circonscription, la seule à avoir résisté à l'hécatombe de 2006. Dans une ville qui se délecte de la radio-poubelle, Simon Bédard aurait pu ravir des votes à la candidate conservatrice et ainsi rendre la victoire plus facile à Mme Gagnon. Pour les libéraux qui cherchent à accéder au pouvoir, un siège bloquiste est à tout le moins un siège en moins pour Stephen Harper... Loin des micros, cet organisateur libéral l'admet: son parti espère au mieux ravir Louis-Hébert avec son candidat Jean Beaupré. Avocat, M. Beaupré fait partie d'une multitude de conseils d'administration. Pourtant, il n'a pas encore de local électoral... tout comme son collègue de Beauport-Limoilou, Yves Picard. Il faut dire que l'élection partielle provinciale en cours dans Jean-Talon, pour faire entrer le ministre de la Santé Yves Bolduc à l'Assemblée nationale, draine les ressources. Et contrairement à la croyance populaire, tous les organisateurs libéraux provinciaux ne sont pas conservateurs au fédéral. L'objectif du Parti conservateur à Québec est justement de remporter Québec, le seul siège lui ayant échappé en 2006 (puisqu'il a choisi de laisser le champ libre au controversé animateur de radio André Arthur dans Portneuf). Pour cela, ils misent sur Myriam Taschereau, une femme dynamique bien au fait de la joute politique. Elle était jusqu'à avant le déclenchement de l'élection une employée du Parti conservateur, s'occupant de l'organisation électorale du parti dans les régions du Québec. Elle a travaillé à faire élire Maxime Bernier en Beauce et a déjà été attachée politique du député adéquiste Janvier Grondin (Beauce Nord). Sûre d'elle, Mme Taschereau s'est attiré quelques railleries en déclarant que l'élection serait «facile». «Je voulais dire que faire la campagne serait facile, pas la gagner», rectifie-t-elle au Devoir. Le parti lui avait déjà demandé d'être candidate dans le passé, mais étant chef d'une famille monoparentale, elle avait refusé. «Lorsqu'on m'a demandé cette fois-ci, j'ai commencé par dire non, par habitude. Mon fils m'a dit: "maman, tu n'as plus aucune raison de dire non. J'entre en 1re secondaire et mon père revient vivre à Québec." [...] C'est une décision que nous avons prise ensemble», dit-elle de son fils de 12 ans. Des conservateurs ont déclaré à la blague à un journaliste de la région, sous le couvert de l'anonymat bien sûr, que la dame, dégourdie et de belle apparence, était une autre Josée Verner: susceptible de faire tourner les têtes avec sa photo sur les affiches. «Elle est jolie, et les médias vont se l'arracher!» Christiane Gagnon entend lui livrer une chaude lutte. Elle en est à sa sixième élection et avait récolté en 2006 une avance confortable de 6000 voix. «J'entends des choses que je n'entendais pas il y a un an. À l'époque, les gens voulaient laisser au nouveau gouvernement le temps de faire ses preuves. Là, les conservateurs ont un bilan, et j'entends les gens dire qu'ils n'ont pas le goût de les suivre. [...] Les députés conservateurs ont été absents, muets dans la région.» De fait, le Parti conservateur n'a pas gagné la partie pour autant à Québec. Si la réélection de Josée Verner (Louis-Saint-Laurent), Jacques Gourde (Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière) et Steven Blaney (Lévis-Bellechasse) paraît assurée tellement leurs majorités de 2006 étaient confortables, il lui faudra se battre pour conserver les trois autres sièges: Beauport-Limoilou (Sylvie Boucher, 820 voix de majorité), Louis-Hébert (Luc Harvey, 231 voix) et dans une moindre mesure Charlesbourg (Daniel Petit, 1372 voix). Sans surprise, ce sont ces trois sièges que lorgne le Bloc québécois. Le parti de Gilles Duceppe mise sur Éléonore Mainguy pour ramener Beauport-Limoilou dans le giron souverainiste. Éléonore Mainguy s'est fait connaître en passant par le plateau de la populaire émission Tout le monde en parle. Auteure de l'ouvrage Les jeux sont faits, confidences d'une ex-croupière, elle y dénonce les casinos d'État devenus des manufactures à dépendance. Elle y décrit la dépendance à laquelle elle assistait -- et participait -- quotidiennement au casino de Charlevoix. Le personnage colle bien à la circonscription: Beauport-Limoilou, une des plus pauvres du Canada, abrite un hippodrome, et la dépendance au jeu y est fréquente. Il y a cependant un hic: Mme Mainguy a accouché... dimanche dernier, le jour du déclenchement des élections. Encore vendredi, son local électoral était vide. Mme Mainguy a été choisie en juin, alors qu'elle était enceinte d'environ six mois. «On s'attendait à ce que l'élection soit en octobre 2009, comme le prévoit la loi, explique un de ses organisateurs, Serge Châteauvert. L'enfant aurait eu un an et demi. On a été surpris.» «Je serai disponible par téléphone», explique en entrevue la jeune mère allaitante. Elle dit compter sur une équipe de 200 bénévoles pour faire le porte-à-porte à sa place. «Ça fait des mois que je rencontre les intervenants du milieu. Les conservateurs n'ont pas encore gagné les coeurs des gens de Beauport-Limoilou.» Son adversaire, la députée Sylvie Boucher, reconnaît qu'elle fait campagne différemment. De son propre aveu, elle avait été la première surprise de gagner en 2006. «On ne fait pas la même campagne qu'en 2006. Là, j'ai une équipe, j'ai des bénévoles.» La dernière fois, elle n'avait pu compter que sur ses deux filles, son ex-mari et sa mère vieillissante... Dans Louis-Hébert, le candidat bloquiste a été choisi mercredi soir, au terme d'une investiture opposant deux jeunes candidats. Pascal-Pierre Paillé l'a emporté par une poignée de votes seulement, laissant beaucoup d'amertume dans le camp adverse. L'expérience politique et la notoriété du jeune Paillé sont limitées. Luc Harvey n'en tire pas de conclusion. «Lorsque je me suis présenté la dernière fois, j'étais à 4 % dans les sondages et j'ai fini député. J'ai appris à me montrer extrêmement respectueux et à ne pas pécher par excès de confiance.»
  6. Pouvoir fédéral de dépenser: Charest ne se formalise pas du peu de progrès Le lundi 16 juin 2008 Sylvain Larocque Presse Canadienne Plus d'un an après avoir promis de mobiliser l'Assemblée nationale dans le but de conclure avec Ottawa une entente pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser, le premier ministre Jean Charest ne se formalise pas du cul-de-sac dans lequel le dossier semble être plongé. Interrog é sur le sujet lundi, en marge de la Conférence de l'Alliance entre les Etats du Sud-Est des Etats-Unis et les provinces canadiennes, qui se tient à Savannah, en Géorgie, M. Charest a dit espérer qu'Ottawa «clarifie les responsabilités des uns et des autres». Il s'est toutefois empressé d'ajouter qu'il incombait aux conservateurs de faire avancer le dossier. Au début du mois, le quotidien Le Devoir a révélé que les fonctionnaires fédéraux avaient terminé la rédaction d'un projet de loi sur la question, mais que les conservateurs s'abstenaient de le déposer aux Communes par crainte que le Québec ne le vilipende. Selon le journal, le projet de loi permettrait à une province de se retirer avec «juste» compensation financière de tout nouveau programme fédéral à frais partagés, à la condition que celle-ci mette en place un programme semblable. Or, Québec veut que la mesure s'étende à tous les programmes fédéraux qui tombent dans les champs de compétence provinciaux, que les provinces y contribuent financièrement ou non. Dans son discours d'ouverture, en mai 2007, Jean Charest avait soutenu qu'il ne revenait pas au gouvernement fédéral de dire à Québec «où et comment» dépenser ses fonds. Lundi, M. Charest a assuré qu'Ottawa ne l'avait pas informé de la teneur de son projet de loi. Quant à savoir à quel moment le dossier pourrait débloquer, le chef libéral s'en remet totalement au gouvernement fédéral. http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPACTUALITES/80616208/1019/CPACTUALITES
  7. Les taux de réduction des gaz à effet de serre atteints l'an dernier sont 10 fois moins élevés que les prévisions des conservateurs à Ottawa, montre un rapport d'Environnement Canada. Pour en lire plus...
  8. Publié le 19 novembre 2008 à 18h53 | Mis à jour à 19h05 Le discours du Trône risque de susciter le mécontentement au Québec Fannie Olivier La Presse Canadienne Ottawa Le discours du Trône présenté aujourd'hui risque de faire des vagues dans un Québec en pleine campagne électorale, alors que de nombreuses mesures mises de l'avant par les conservateurs s'opposent aux positions traditionnellement défendues au Québec. Ainsi, par la voix de la gouverneure générale Michaëlle Jean, le premier ministre Stephen Harper a laissé entendre aux Québécois qu'ils pouvaient s'attendre à voir leur poids diminuer à la Chambre des communes au profit des provinces de l'Ouest et de l'Ontario. Une réforme du Sénat est également prévue, ce à quoi s'est traditionnellement opposé le Québec, tout comme à la mise sur pied d'une commission unique des valeurs mobilières, une autre des propositions conservatrices. Le Protocole de Kyoto, qui fait par ailleurs consensus au Québec, paraît définitivement écarté de la ligne de mire des conservateurs dans ce discours du Trône, et rien n'est mentionné sur un éventuel réinvestissement dans les programmes culturels, sabrés au printemps. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a dit constater qu'aucune de ses recommandations auprès de M. Harper n'avaient été retenues et que son parti allait conséquemment voter contre le discours du Trône. Se portant à la défense des orientations choisies par le gouvernement conservateur, le nouveau lieutenant de Stephen Harper au Québec, le ministre Christian Paradis, a fait valoir que des passages du discours portaient sur une «charte du fédéralisme d'ouverture» et, qu'à nouveau, on y trouvait la volonté des conservateurs de limiter le pouvoir du fédéral de dépenser. M. Paradis a dit ne pas voir de problème à ce que le poids du Québec fléchisse aux Communes et trouve que cela est simplement démocratique. Selon lui, les Québécois n'ont qu'à faire plus d'enfants s'ils veulent conserver la même proportion de députés en Chambre. «C'est juste, il faut être démocrate. Si le Québec veut avoir plus de sièges, faudrait peut-être faire plus d'enfants. Moi, j'en ai trois déjà», a-t-il lancé. Il a également souhaité rassurer le Québec au sujet de la commission des valeurs mobilières commune, une idée à laquelle s'oppose tant l'Assemblée nationale que l'Autorité des marchés financiers (AMF). «Il n'y aura rien qui sera obligatoire pour personne, ce sera sous une base volontaire (...). Rien ne sera imposé à aucune province d'aucune manière que ce soit», a-t-il spécifié. Les détracteurs d'une telle commission des valeurs mobilières craignent notamment que le secteur financier délaisse Montréal au profit de Toronto. Déception des chefs provinciaux Les chefs des partis provinciaux, qui en étaient à leur quinzième jour de campagne, ont tous réagi au discours du Trône des conservateurs en manifestant leur déception. Le chef libéral Jean Charest, qui a indiqué qu'il commenterait le discours plus en détails dans le futur, a néanmoins fait savoir qu'il ne resterait pas les bras croisés si des mesures allaient à l'encontre de l'intérêt du Québec. «Le point de départ, à nouveau, c'est de pouvoir bien identifier nos intérêts à nous, et bien les défendre», a-t-il indiqué. Selon la chef péquiste Pauline Marois, M. Harper marginalise le Québec avec ce discours du Trône. «Il fait exactement la preuve que de reconnaître la nation québécoise, ça ne voulait strictement rien dire», a-t-elle lancé, ajoutant qu'il fallait livrer bataille au fédéral pour protéger les droits de la province. Même le chef adéquiste Mario Dumont, qui avait pourtant appuyé M. Harper lors de la dernière campagne électorale fédérale, a exprimé son mécontentement. «Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que les besoins du Québec, ils sont secondaires, a-t-il déclaré en point de presse à Sainte-Thérèse. Je le sens comme ça, je trouve ça très malheureux. Je pense que de la part du gouvernement fédéral, ça engage mal la suite des choses.» Il est allé jusqu'à avancer qu'à ses yeux, «c'est comme si on était en train de préparer, au niveau de l'avenir du Canada (...) une ronde Canada (de négociations constitutionnelles) sans le Québec».
  9. Publié le 21 novembre 2008 à 20h09 | Mis à jour à 20h13 Les conservateurs vont réduire le budget de Radio-Canada Bruce Cheadle La Presse Canadienne Ottawa Les partis de l'opposition reprochent au gouvernement conservateur d'amadouer le public alors qu'il se prépare à faire des coupures dans le budget du réseau de Radio-Canada, sa cible idéologique préférée. Les libéraux et les néo-démocrates affirment que le gouvernement de Stephen Harper a déjà commencé à préparer le terrain, évoquant une économie en difficulté et des renseignements sur les dépenses exécutives du réseau divulguées en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Dans un premier temps, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a rappelé la fin de semaine dernière la subvention fédérale d'un milliard de dollars que reçoit annuellement Radio-Canada. Alors qu'il se trouvait à Winnipeg, M. Flaherty soulevait l'idée de vendre des actifs fédéraux pour équilibrer le budget du gouvernement. Une lettre sévère du ministre du Patrimoine, James Moore, a par la suite mis en garde la direction de Radio-Canada de freiner ses dépenses, après qu'un «excédent rapporté» eut été distribué dans divers succursales du média, mercredi. Une série d'histoires concernant les dépenses pour l'année 2006 du président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, avaient également attiré d'autres critiques au radiodiffuseur public, qui est jugé par certains comme étant trop dépensier. Radio-Canada a depuis répliqué que les dépenses ne dépassaient pas les limites établies par la société. Une note à l'interne, rédigée par le président de Radio-Canada, Hubert Lacroix, et distribuée au personnel cette semaine, qualifiait certaines des histoires rapportées dans les médias de «contenu sale, hors contexte» qui mélangeait les dépenses personnelles de M. Lafrance aux dépenses qu'il a déclarée comme étant corporatives. La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de patrimoine, Libby Davies, a dénoncé que les messages successifs témoignent d'un gouvernement qui «prépare le terrain» pour frapper d'un dur coup son soufre-douleur. Le député libéral Scott Brison a quant à lui déploré qu'au moment même où les conservateurs augmentent les dépenses fédérales, ils démontrent une volonté de procéder à une diminution des dépenses basée sur des motifs idéologiques. M. Brison a par ailleurs prédit que l'approche d'une récession servirait d'excuse à d'autres coupures.
  10. Publié le 03 juin 2009 à 18h44 | Mis à jour à 18h46 La loi 101 ne sera pas appliquée aux entreprises fédérales du Québec Marie Vastel La Presse Canadienne Ottawa Une majorité de députés fédéraux s'est prononcée mercredi contre un projet de loi du Bloc québécois, qui proposait l'application de la loi 101 aux entreprises fédérales du Québec régies par le Code canadien du travail. Comme l'avaient laissé pressentir mardi le chef libéral, Michael Ignatieff, et son lieutenant québécois, Denis Coderre, les députés libéraux présents lors du vote se sont prononcés à l'unanimité contre le projet de loi C-307, déposé aux Communes en février dernier par le leader parlementaire du Bloc, Pierre Paquette. Les conservateurs, qui s'étaient déjà opposés à la proposition des bloquistes lorsque ceux-ci ont présenté un premier projet de loi similaire en 2007, ont réitéré leur position mercredi après-midi. Comme il s'agissait d'un projet de loi privé, les députés n'étaient pas tenus de respecter la ligne de parti. Mais les votes cumulés des libéraux et des conservateurs, qui sont tous demeurés fidèles à la prise de position de leurs chefs, ont bloqué le projet de loi des bloquistes. Les élus du Nouveau Parti démocratique ont de leur côté, comme la première fois, appuyé l'initiative du Bloc. Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a déploré l'issue du vote et reproché aux conservateurs et libéraux, dont les deux chefs étaient par ailleurs absents en Chambre, de dire une chose et de faire son contraire. «Ca démontre que les conservateurs et les libéraux, quand ils reconnaissent la nation québécoise, ce n'est que symbolique. Mais dès que l'on propose des choses concrètes à cette reconnaissance, comme la langue - on ne peut pas reconnaître une nation sans reconnaître sa langue - ils sont contre», a-t-il scandé à sa sortie des Communes. Les libéraux se contredisent également, selon M. Duceppe, puisqu'ils affirment appuyer la loi 101, mais s'opposent à son application dans les institutions fédérales. Le porte-parole du Parti libéral en matière de Langues officielles, Pablo Rodriguez, a cependant rétorqué qu'une telle application de la loi serait tout d'abord anticonstitutionnelle, puisqu'une loi provinciale - comme la loi 101 - ne peut pas avoir préséance sur la loi fédérale qui ordonne le respect des deux langues officielles. «Ce projet de loi-là, en plus de brimer les droits de la minorité anglophone (du Québec), vient ouvrir la porte et permettre aux autres provinces de dire qu'elles aussi ne veulent plus offrir de services en français. (...) Et à cause de cela, on risque de ne pas avoir plus de français, au contraire, on risque d'avoir moins de français à travers le Canada. Et c'est pour cela qu'on s'y oppose», a-t-il justifié. Mais le chef bloquiste a rejeté cette explication. «La loi 101 n'empêche d'aucune façon qu'il y ait des services en anglais. Mais elle dit que la langue officielle, la langue de travail, doit être le français. Dans les hôpitaux et les CLSC il y a aussi des services en anglais, mais la langue de service est le français», a-t-il détaillé. Puisque des banques, des aéroports ou même Poste Canada ne sont pas assujettis à la loi 101, leurs employés peuvent, par exemple, se faire imposer des réunions en anglais. Cette situation toucherait entre 200 000 et 250 000 travailleurs de la province, selon le Bloc.
  11. Harmonisation de la TPS et de la TVQ Vers une entente Ottawa-Québec La Presse Canadienne 29/04/2009 17h11 Le conflit entre Québec et Ottawa entourant l'harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale ainsi que la compensation monétaire l'accompagnant pourrait être en voie de se régler. Les conservateurs de Stephen Harper ont, contre toute attente, appuyé aujourd'hui une motion du Bloc québécois voulant que le gouvernement fédéral négocie de bonne foi avec Québec en vue d'harmoniser la TVQ avec la TPS. Cette motion prévoit une compensation de 2,6 milliards $ pour le Québec et insiste également sur le fait que Québec continuerait à administrer les taxes harmonisées, comme le souhaite le gouvernement de Jean Charest. Cependant, si l'on en croit les paroles du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, les conservateurs ont plusieurs réserves sur cette motion pour laquelle ils ont malgré tout voté. Après le vote, le ministre a soutenu que le gouvernement appuyait l'idée générale de la motion, mais pas nécessairement les détails. Cette précision du ministre a laissé perplexe le chef bloquiste Gilles Duceppe, qui a fait valoir que la motion était claire, unanime, et que les conservateurs allaient devoir respecter les engagements qu'ils avaient pris en votant pour la motion. Par ailleurs, M. Flaherty a indiqué qu'il avait discuté en après-midi avec son homologue québécois, le ministre des Finances Raymond Bachand, et que la première étape de la négociation consistait en des discussions sur les aspects techniques de l'harmonisation.